Pages

vendredi 24 février 2017

Lieus Jaunes deuxième partie

Christophe me propose de prendre son bateau pour aller valider le point marqué la veille. J'ai un rendez-vous le matin mais  je suis disponible à midi et demi. Il passe me prendre à la maison.

Le bateau est vite mis à l'eau. On mange les sandwichs préparés par Christophe tout en faisant route. En passant devant Bréhat un mur de brume. Christophe ralentit. Je me mets à l'avant pour faire la veille. Il nous faut pas loin d'une heure pour arriver sur le spot. La mer est complètement lisse. Pas un souffle de vent.

Je rentre le point GPS sur appareil pour être sur de trouver la bonne dérive rapidement. Le capitaine place le bateau parfaitement. Je mets le Fire Eel bleu en 80 gr de chez Delalande. Il a morflé un peu hier mais il se tient plutôt bien. Christophe n'a pas de Fire Eel, Valentin Ac'scion pêche/Tootaz n'a pas encore été livré. Je pense que c'est juste une question d'heures. Il met un Majikeel marron clair en 70 gr de chez Sakura.

Les trois premières dérives ne donnent rien. Auraient-ils disparu? Je vérifie tout de même le point sur le GPS. Je comprends mieux, j'ai fait une erreur en le rentrant. Je corrige l'erreur.  Toujours vérifier deux fois quand on rentre un point GPS. Voilà une leçon à retenir.

Christophe nous replace de façon à passer au bon endroit. Tout en dérivant, j'ai un œil sur le sondeur. C'est bon ils sont juste derrière le caillou. On ouvre nos pick-up. Les leurres descendent et touchent le fond. C'est parti pour l'ascenseur. J'ai une première tape, je continue. Pendu. Il me fait un gros départ puis plus rien. Christophe, lui par contre, est bien attelé, ça envoie du lourd avec des rushs de 5 à 6 secondes.  Heureusement que son frein est bien réglé. Christophe le remonte tout doucement. Le lieu a le temps de bien décompresser. Il est bien plus combatif sur toute la colonne d'eau. De toute façon avec sa canne, il vaut mieux prendre son temps. Je suis à l'épuisette guettant une ombre dorée sous le bateau. Là c'est un gros pépère.  Je le mesure 78 cm sous la toise. Je peux dire sans hésiter que le point est définitivement validé. Il ne reste plus qu'à déterminer pendant combien de temps les poissons sont présents.

Il a une arme secrète, la casquette magique !!

Je prends la photo avant que le capitaine nous replace.

La dérive est parfaite. J'anime mon leurre tout doucement sur le fond. Quelques petites tirées un peu sèches pour bien faire travailler le leurre. Je garde ma tresse bien tendue tout le temps de la descente. Il arrive que les poissons prennent le leurre pendant cette phase.

J'ai un œil sur le sondeur pour voir à quel moment, je vais commencer l'ascenseur. Je commence à voir la paroi rocheuse. Je mouline tout doucement. Je prends une tape. Je continue toujours sur le même rythme. Christophe a également des attaques. Je stoppe. Je laisse le leurre entre deux eaux pendant 4 à 6 secondes sans bouger. Puis je redémarre et c'est pendu. Gros ferrage pour assurer la prise. Je vois la canne de Christophe complètement cintrée. C'est un doublé. A voir les rushs, on a deux jolis poissons. Je me charge de l'épuisette. En un temps trois mouvements, ils sont mis au sec. Verdict 70 cm pour Christophe, 76 cm pour moi.

Le fameuxx Selfish

La dérive est bonne, on se replace. Christophe se fait  démonter l'agrafe sur un énorme poisson. On le voit bien sûr la photo.

Gros poisson, grosse agrafe !!
On aurait pu faire un doublé. En revanche, le mien est bien pendu et surtout bien nerveux. Au ferrage, il est parti direct au fond. Quelle puissance sur ce premier départ, il m'a pris 15 à 20 mètres de tresse. Une dizaine de mètres sur les rushs suivants. Pourtant mon frein est plutôt serré. Christophe le met dans l'épuisette. Je le mesure 80 cm. Le record du fiston n'est pas encore battu (83 cm). 

Joli steak de 80 cm.

Je fais un cavalier seul dans la dernière ligne droite. Je pense que le Fire Eel fait la différence. Christophe et moi avons la même dérive bien sur, les mêmes animations, des slugs imitant les lançons, même couleur (bleu). Une seule explication logique, le Fire Eel de chez Delalande prend beaucoup plus de poissons que le Majikeel. Est-ce le rattle dans son corps qui a fait la différence?
Lieu jaune de 74 cm


Lieu jaune de 78 cm
Il est temps de rentrer. En chemin, je reçois un SMS de Valentin qui m'annonce qu'il a été livré de sa commande Delalande.


Magasin Ac'scion pêche à Paimpol


Conclusion :

Un peu de vent et beaucoup de brume mais pas trop froid, ça c'est pour la météo. Une partie de pêche ultra courte mais passionnante. Le point est définitivement validé.

Il va falloir étudier de nouveau les cartes à la maison pour essayer de trouver des nouveaux points. Je vais laisser ce point tranquille un moment pour qu'il se repeuple.

Encore un bon moment passé sur l'eau en bonne compagnie. Cela fait du bien de se faire conduire de temps en temps.
 
Les leurres du jour :
 
Le Fire Eel couleur bleu de chez Delalande. 
 
Le Majikeel marron clair en 22 cm de Sakura.  

Chaque fois que je teste des nouveaux leurres, il me faut un temps d'adaptation pour trouver la bonne animation. On ne fait pas nager le leurre de la même manière. Certains ont besoin d'être brusqué, d'autre au contraire sont tout en délicatesse. Pour avoir une idée de la manière de faire, je descends le leurre 1 ou 2 mètres sous le bateau. Je teste les différentes animations. C'est Damien Février, guide pêche sur Paimpol, qui m'a initié. J'observe la réaction du leurre. Par chez nous l'eau est suffisamment claire pour le voir évoluer sous l'eau. Pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir une eau claire, on peut le faire dans une piscine, un bassin, un lavoir, une baignoire à vos risque et péril ;), ...


La troisième partie en cours d'écriture. A bientôt pour de nouvelles aventures

mercredi 22 février 2017

Lieus jaunes au semi-large

Enfin une fenêtre météo et en plus pendant les vacances. Il n'en fallait pas plus pour organiser une sortie en mer. Ce sera Jean-Mye et Christophe qui seront mes partenaires de pêche. On se donne rendez-vous à la maison au petit matin. Je vais  faire la fin de montante et la descendante. Les températures sont plutôt fraiches. J'ai dû gratter le pare-brise. La brume fait son apparition. La visibilité ne dépasse pas 100 m.

Après avoir bien étudié les cartes marines tranquillement à la maison, je définis la stratégie. Je vais faire un tour sur des spots bien connus pour faire quelques poissons. Ensuite je me consacrerai à faire de la prospection.

Mes coéquipiers sont toujours à l'heure. Christophe et Jean-Mye ne sont pas allés pêcher depuis plusieurs semaines. Alors ils sont impatients d'en découdre.

La descente du Trieux se passe bien mais devant Loguivy de la mer une brume s'épaissit. Je ralentis l'allure. On fait une veille méticuleuse pour ne pas heurter un autre bateau. Heureusement que j'ai un GPS sinon j'aurai fait demi-tour. Je n'oublie pas de regarder la direction que je prends sur la boussole. Au cas où le GPS ne fonctionnerait plus , je n'aurai qu'à rajouter 180° pour revenir à ma position de départ (tenir compte également de la vitesse du courant).


Seule éclaircie de la journée 

On va droit sur le mur de brouillard

Après plus de 45 minutes de route, j'arrive sur le premier spot.  La mer est complètement lisse, pas du tout de vent. S'il n'y avait pas cette brume, ce serait la journée parfaite.

Je place le bateau sur la première dérive. Il est temps de mettre nos leurres souples.

Le bateau ne dérive pas comme d'habitude. C'est normal, il n'y a pas du tout de vent.

Je me replace en fonction de la dérive précédente pour passer pile poil sur le point marqué. C'est un fond sableux juste avant une grosse roche. je bateau s'approche tout doucement du point. je commence à voir sur le sondeur le début du caillou. Là, ce n'est plus un caillou. C'est plutôt une cathédrale. Je laisse encore un peu mon leurre fleureté avec la paroi rocheuse au risque d'y laisser mon bas de ligne. Il faut dire qu'il y a toujours un petit décalage entre la vue du sondeur et la réalité. c'est dû en partie au cône du sondeur. Je touche le caillou. je commence à remonter mon leurre. après cinq à six tours de moulinet, je suis stoppé. Je fais un gros ferrage. Yes !!  le poisson est pendu. Il me fait un joli rush. Nul doute que c'est un lieu jaune. Il s'épuise assez vite. Je peux le remonter assez facilement. C'est un lieu jaune de 60 cm.


Premier poisson de la journée

Nos trois leurres fétiches sont à l'eau ; pour Christophe et Jean-Mye le Magic Eel en 22 cm marron de chez Sakura et pour moi le Fire Eel de chez Delalande que Valentin et Alexis d'Ac'scion pêche/Tootaz m'ont demandé de tester.  On commence par faire une pause pain au chocolat avec un café bien chaud (merci Jean-Mye)
 
C'est reparti pour une nouvelle dérive. les poissons sont bien présents autours du caillou. La brume est toujours aussi épaisse.
 
C'est au tour de Christophe de faire chanter le frein du moulinet et de cintrer sa nouvelle canne. Il a le sourire jusqu'aux oreilles. Il ne parle plus que par onomatopée (Whaouh, Raaah, Han, Bim, Argh;, ...). Au même moment j'ai une tape mais sans suite. Il met de longues minutes à remonter son poisson. il faut dire qu'avec une canne 7-28 gr et une tresse de 10 centièmes, il faut prendre son temps pour ne tout casser.
 
Jean-Mye et moi commençons à voir la silhouette dorée sous le bateau. C'est un beau poisson qui crève la surface.
 
Lieu jaune de 59 cm.

Les dérives suivantes ne donnent rien. Le courant a bien faibli. J'en profite pour faire la pause déjeuner. Aujourd'hui on mange en fonction de la marée. C'est Jean-Mye le cuistot du jour. On a le droit à un superbe casse-croûte tout fait et des clémentines en dessert.

Tout en mangeant, la brume est de moins en moins épaisse. Le soleil n'arrive pas à percer. Malgré tout, il ne fait pas froid. On discute stratégie tout en nous régalant. J'ai trouvé sur la carte à la maison un point qui semble prometteur. C'est le moment d'aller prospecter.

On se dépêche de ranger le matériel pour faire route tranquillement dans ce brouillard assez épais. C'est parti pour une demi-heure de navigation.

Je positionne le bateau. La profondeur a changé. on était sur de fond de 25 à 30 mètres pour maintenant dépassé les 40 mètres. Le courant n'est pas trop fort. Je décide de garder mon Fire Eel. Jean-Mye et Christophe gardent leur Magic Eel.

Les premières ne donnent rien. Pas question pour autant de partir de ce spot. Je déplace la dérive de 25 mètres à chaque dérive afin de peigner toute la zone.

Je fais quelques petits ascenseurs pour essayer d'exciter les poissons. Sur une animation, je sens un petit toc. Je continue à remonter tout doucement. Je fais un stop de 4 à 5 secondes. Je me remets à mouliner. Je n'ai pas le temps de faire un tour de manivelle que je prends un châtaigne dans l'avant-bras. La canne plie d'un coup sec et direct, le moulinet se met à siffler. Là, c'est du lourd. Je le laisse faire. Je me contente de laisser le poisson faire ses rushs. Je commence à me demander si c'est bien un lieu jaune tellement le combat est âpre. Après quelques longues minutes, je vois la robe dorée du lieu jaune sous le bateau. Christophe le met au sec avec l'épuisette. 82 centimètres, à deux centimètres du record du bateau.

Lieu jaune de 82 cm
 
Bien que ce soit la première fois que je viens sur ce spot, je commence à comprendre la technique qu'il faut utiliser pour déloger du fond ces beaux poissons.  En remontant la dérive j'explique à mes camarades de jeux la technique que j'utilise. Christophe a une première tape, il commence l'ascenseur et c'est parti. Jean-Mye et moi commençons également l'ascenseur. Je prends une tape mais il ne suit pas mon leurre. C'est Jean-Mye qui se fait stopper propre et net. C'est le premier doublé de la journée. je suis au milieu des deux et j'entends les moulinets chanter en stéréo. Je pense qu'on peut dire que le point est définitivement validé pour aujourd'hui. Je mets les deux lieus jaunes dans l'épuisette 66 cm pour Christophe et 63 cm pour Jean-Mye. l'eau est plutôt froide mais leur défense est spectaculaire. 


Lieus jaunes pour les mousses
Jean-Mye fait les deux poissons suivant

La joie dans le bateau est communicative

video




Que du bonheur, 69 cm

Lieu jaune de 74 cm
 
La journée se termine avec quelques beaux poissons. La brume ne nous aura pas quitté de la journée.
 
Conclusion :
 
Une bonne partie de pêche comme je les aime. Des copains, de la convivialité, de la bonne humeur et un bon casse-croûte, que demander de plus (peut-être le soleil !!). La brume a un côté aigre-doux. Une sensation d'être seul sur l'eau mais stressante en navigation. Je suis heureux de posséder un GPS qui fonctionne bien.
 
Je suis content de voir que l'étude des cartes marines à la maison peut déboucher sur une belle pêche. En plus,  ça me permet de m'évader même lorsque je suis à terre.
 
J'aime de plus en plus ma canne Grauvel Teklon Royal 702. C'est un véritable plaisir de remonter des gros lieus jaunes.  

Les leurres du jour :
 
Deux leurres ont tiré leur épingle du jeu. Tout d'abord le Fire Eel de chez Delalande. A croire qu'il a été fait exclusivement pour la pêche aux lieus jaunes. Cela fait longtemps qu'un leurre ne m'avait pas autant surpris. Il vient de détrôner, sans contestation possible, le Magic Eel. J'ai hâte de tester le Néo Shad sur les bars.
 
Le Magic Eel de chez Sakura a fait le boulot. Cela reste un très bon leurre malgré tout. Je pense que je vais l'abandonner progressivement.
 
Les Shad n'ont pas donné de bons résultats sur cette session. 

mardi 31 janvier 2017

Les lieus jaunes au coeur de l'hiver

Mon pote Gilles est venu passer quelques jours en Bretagne. C'est un passionné de pêche. Il a pratiqué toutes les pêches possibles, en eau douce où il s'occupait d'une école de pêche mais également en mer de la manche à la Méditerranée en passant par l'océan Indien et j'en passe. Autant dire que la pêche, ça lui parle !!
 
C'est décidé on va sortir samedi pour aller rechercher les lieus jaunes.
 
Je passe voir Valentin et Alexis au magasin Ac'scion pêche vendredi soir pour préparer l'atelier entretien moulinet et noeuds qui aura lieu en février. Il reste quelques détails à régler. Damien (guide pêche sur Paimpol) et Clem arrivent au magasin. Tout en papotant, je leur indique que je sors le lendemain. Son bateau est en révision. Je leur propose de nous accompagner. Il ne leur a pas fallu beaucoup de temps pour me dire qu'ils seraient des nôtres.
 
Le rendez est pris pour le samedi matin à 10h30 à la cale. 
 
Je vais chercher le bateau qui est dans un hangar bien à l'abri des intempéries. Le thermomètre indique -7 degrés. Il va falloir s'habiller chaudement. Je ne me rappelle pas être sorti par des températures aussi extrêmes. Le temps de faire la route le bateau est complètement givré. À 10h00, les températures sont bien montées. Il fait maintenant 1 degré. Le ciel est bien bleu et le soleil bien présent. L'eau est à 9 degrés.
 
Gilles est habillé chaudement 
bien faire chauffé le moteur avant de partir.

tout le monde est chaud bouillant pour aller taquiner les lieus jaunes. Le coefficient de marée est bien bas. Je suis assez fan de ces petits coefficients. D'une part la dérive n'est pas trop rapide et d'autre part on y laisse moins de leurres sauf pour certain qui se reconnaîtront tout au long du récit ;)

C'est parti !!

Après une petite demi-heure de route, j'arrive sur le spot. Valentin m'a demandé de tester quelques leurres. Je mets un leurre Jinza Xingu en 14 cm . Gilles va tester le tout nouveau Fire Eel de chez Delalande. Damien et Clément  vont tester les leurres Jinza sur les lieus jaunes. Ils ont été validés sur les bars la saison passée.
 
C'est parti. je positionne le bateau sur un spot bien connu. J'ai la pression j'emmène un guide pêche ;)
 
J'ai positionné le bateau en amont du spot. Il ne reste plus qu'à se laisser dériver sur le point marqué au GPS lors de ma dernière sortie. Je laisse descendre le leurre tranquillement. Il touche le fond. Je commence mes animations plutôt lentes dans l'ensemble. Je décolle le leurre d'environ un mètre du fond et je contrôle la descente. Avant d'avoir touché le fond, le leurre s'arrête. Je ferre, bingo, c'est pendu. Le poisson part dans un joli rush. La canne amortie bien la violence de ce premier départ. Après quelques minutes, il arrive en surface et Clément le met dans l'épuisette.
 
La Teklon a encore montré son efficacité
 
C'est étonnant de voir à quel point la vue d'un poisson motive toute l'équipe. Après quelques dérives sur le point, Clément parvient à faire une vieille. Le courant est faible, bien trop à mon gout. Quand on commence à faire des vieilles c'est qu'il n'y a pas assez de courant.

Je me déplace pour aller chercher une zone où le courant devrait être un peu plus fort. Clément fait un petit lieu jaune qui repart dans son élément avant la photo.

Je me replace et c'est Gilles qui fait son premier poisson. Un petit lieu jaune qui repart également grandir. il faut dire que Gilles a ferré pas mal de cailloux, pourtant ça ne lui ressemble pas. Il faut que tu reviennes plus souvent :)

Damien est positionné sur l'avant du bateau. Ce n'est pas la meilleure place. Son leurre passe après tous les autres et en plus il pêche en aveugle puisqu'il ne voit pas le sondeur.

C'est l'heure de l'étale et les matelots ont faim. Si je ne veux pas une révolte, il vaut mieux passer à table. Ce sera casse-croûte pour tout le monde, le tout arrosé d'un petit muscade. On fini par un café pour nous réchauffer.

Chacun trouve sa place.

Ca caille tout de même

Sur le bateau ça chambre. Entre Damien qui n'a pas fait un poisson de la matinée, Gilles et Clément qui ont décoré toutes les têtes de roches sur notre parcours. Heureusement que j'ai réussi à faire un poisson correct le matin sinon ça aurait été ma fête !!!
 
Le courant commence à reprendre et c'est l'heure de repartir à la quête du Graal. Damien a réussi à prendre la place à l'arrière.
 
Pas de poisson sur le nouveau spot. J'insiste un peu en peignant la zone. Malgré toutes ces dérives, Gilles et Clément vont faire chacun une petite vieille commune.
 
Ce n'est pas la peine de rester, pourtant il est relativement poissonneux d'habitude. la mer s'aplatit pour devenir presque lisse.
 
Du coup je décide de revenir sur notre premier spot. Le courant a bien repris. Gilles Clément et Damien commencent à laisser quelques leurres.
 
Je décide de changer pour mettre un Fire Eel de chez Delalande. Fabien du blog "Comme un rêve de pêche" et Nicolas du blog "Royalelabrax" m'ont vanté ce leurre. Valentin m'en a fourni un pour que je puisse le tester et me faire une idée précise. C'est un leurre qui a été développé par les pêcheurs pour les pêcheurs. La journée est ensoleillée avec un grand soleil. Je mets donc un leurre jaune fluo. Il a un petit rattle dans la queue du leurre. La texture semble résistante tout en étant hyper souple. J'espère qu'il ne déchirera pas au premier poisson.
 
Je descends le leurre. Je l'anime tranquillement sur le fond en faisant bien attention de ne pas le perdre. J'ai passé le spot mais je laisse la dérive continuer tout de même. J'ai remarqué que lors des grandes mortes-eaux, les lieus jaunes ne restent pas collés au cailloux. Ils se promènent souvent à proximité sur les zones de sables.
 
Damien annonce poisson. Ce n'est pas du tout lourd. C'est une vieille commune !! C'est son premier poisson de la journée. Je peux vous dire qu'après trois mois sans pêcher, il est content de sentir un poisson au bout de sa ligne.
 
Quelques instants après, je prends une tape au fond. Je commence l'ascenseur. Au bout de trois ou quatre tours de manivelle, le leurre est happé. Je fais un gros ferrage. C'est pendu. Damien se fait démonter au même moment. C'est le premier doublé de la journée. C'est Gilles qui est à l'épuisette du coup. Damien se régale. Je parviens à remonter le mien pendant que Damien se bat avec son poisson. C'est un lieu de 60 cm. Le Fire Eel de chez Delalande a fait le boulot. Cela ne fait pas 5 minutes qu'il est à l'eau qu'il prend déjà du lieu jaune.

Je me dépêche pour pouvoir assister à la fin du combat de Damien. On commence à voir la silhouette dorée sous le bateau. Wahouuu, c'est sur c'est un bon gros steak.

Lieu jaune de 78 cm

Gilles a cassé. Je lui laisse ma canne pendant que je vais refaire le nœud. En plus, je me suis fait mal à l'avant bras. C'est surement la vieillerie :)

Il descend le leurre. Son leurre est gobé avant même d'avoir touché le fond. Gros ferrage!! Le carbone plie bien. Le moulinet pourtant réglé assez fort en frein, se met à chanter. Je les ai trouvés. Là, ça envoie du bois aussi.

Il n'y a pas à dire ce leurre fluo est pas mal du tout. C'est certain il équipera ma boîte de pêche. Tous ceux qui l'ont essayé me l'ont affirmé "l'essayer c'est l'adopter".
 
Il a pas l'air mais il est super content !!


































Le bateau ne dérive pas trop vite. Damien change son leurre pour mettre un Crazy Sand Eel 150 avec la tête plombée de 30 gr. Il lance son leurre derrière le bateau. Il tente de une pêche à la volée. Bien lui en a pris, il fait un petit lieu de 50 cm.

Clément fait de même avec un Black Minnow 120 et sa tête de 25 gr. Il fait une énorme vieille commune, avec à la clé un joli combat.

Mais pourquoi on touche les poissons quand il est l'heure de rentrer à la maison. :). Peut-être pour préserver la ressource. Je décide d'arrêter et de faire route vers la cale.

Conclusion

J'aime vraiment ces pêches hivernales. Bien évidemment le matin, le froid est bien mordant. Il faut juste se couvrir un peu plus. On ne rencontre pas grand monde sur l'eau. J'adore ce sentiment d'être seul au monde.
 
Pas mal de casses sur ces plateaux rocheux. J'ai réussi l'exploit de ne pas en perdre. Je suis nettement avantagé, j'ai un accès direct au sondeur.
 
Une dizaine de lieus jaunes et une dizaine de vieilles communes.
 
Avec ce coefficient de 37, il fallait chercher les jaunes autour des cailloux. Ce n'est pas la première fois que je peux le vérifier. 

On a eu énormément de touche sans pouvoir ferrer. J'apprends que les copains ont trouvé des maquereaux de compétition. Dire que je les ai cherché cet été sans succès !!

Les leurres du jour

Deux leurres sont sortis du lot ;

Tout d'abord le Fire Eel de chez Delalande en 18 cm couleur jaune fluo. C'est un Slug (leurre souple allongé) qui imite le lançon. Il est très souple en étant extrêmement souple. Plusieurs poissons à son actif sans qu'il soit abimé. J'ai l'impression que le rattle (billes) dans on corps a peut-être fait la différence, en cette journée de grandes mortes-eaux. Seul l'avenir nous le dira.

Ensuite une mention spéciale pour les leurres de chez Jinza. Le Xingu en version 14 cm, couleur blanc pailleté. Tout comme le Fire Eel c'est un leurre souple mais très résistant. C'est un hybride entre le slug et le shad. Il est longiligne avec une caudale. Il nage tout seul, pas besoin de l'animer violemment.
 
Pour la volée dans une vingtaine de mètres d'eau le  Crazy Sand Eel 150.  
 
J'ai testé également le Tumbler Shad en 13 cm de chez Smith.  Une grosse caudale, une souplesse extraordinaire mais résistant tout de même. Un Rolling à couper le souffle même en animation très lente. J'ai hâte de le tester sur les bars.

mercredi 4 janvier 2017

Les lieus jaunes de la fin d'année 2016

⥹Les conditions anticycloniques exceptionnelles vont me pousser à faire un tour sur l'eau en cette fin décembre 2016. Toutes les conditions sont réunies pour faire la dernière sortie de l'année. Ce coup-ci, c'est vraiment la der. La mer ressemble à un lac, le soleil est bien présent et pas un seul nuage. La seule ombre au tableau, ce sont ces températures bien fraiches le matin.
 
Je décide donc de ne pas partir trop tôt. J'appelle Vincent et Jean-Marie (Mye). On se donne rendez-vous à la maison. La stratégie est simple ; essayer de trouver les lieus jaunes sur les plateaux du semi-large.

C'est un plaisir de naviguer sur une mer aussi plate. J'arrive sur mon premier point. on fait quelques dérives. Nous avons quelques tapes mais les poissons ne mordent pas. Je constate tout de même un peu de vie sur le sondeur. Sur l'ascenseur les poissons suivent mais font demi-tour. Les leurres sont bien à la verticale du bateau et le sondeur me permet de bien suivre nos différentes lignes. Je reste toujours émerveillé avec cette technologie, même si j'ai un combiné d'entrée de gamme. Je n'ose même pas imaginer ce que j'aurai avec un sondeur dernier cri et une dalle plus importante 7 pouces, 9 pouces voir plus avec une sonde de bonne qualité.

Après quelques dérives sur ce point, je décide de me déplacer de 3 ou 400 mètres. Vincent commence à me charrier. Il est venu sur le secteur de Bréhat pour sortir un gros lieu jaune. Il faut dire que malgré ses prospections sur le secteur de Saint Quay Portrieux, il n'a pas encore réussi à prendre un gros lieu jaune. Il faut dire que les courants sont moins forts et la profondeur n'est pas aussi importante que sur nos spots.

Je lui annonce la couleur. Vincent tu vas faire le premier poisson et ce sera à mon tour, par contre Jean-Mye sera à l'épuisette. Je lui montre la surface de l'eau à quelques centaines de mètres du bateau où se forme un petit clapot. Je lui indique que c'est là que se situe le poisson . La dérive se poursuit tranquillement et on approche de l'endroit indiqué. Vincent a une première tape. Sur l'animation suivante, il annonce poisson. Il commence par prendre un gros rush. Il est aux anges. Je fais l'ascenseur et le leurre s'arrête net. Je suis attelé. C'est un doublé. Jean-Mye fait l'ascenseur pour le triplé mais il a juste une tape. Du coup, c'est à lui revient l'honneur de mettre dans les poissons dans l'épuisette. 64 cm pour Vincent et 58 cm pour moi. On voit bien sur la photo, les lieus jaunes ont été pris sûr la zone qui frisotte à l'arrière du bateau. Chercher les remous, vous trouverez peut-être les lieus jaunes.


Les premiers lieus jaunes de la journée

Après les congratulations d'usage, Vincent nous propose de prendre un café et un croissant. Après cet intermède plutôt sympathique, il est temps de remettre le bateau sur la bonne dérive. Vincent et Mye vont faire tour à tour une vieille commune chacun. Par contre plus de lieus jaunes sur les cailloux.

Je change de spot pour aller valider un point que j'ai trouvé depuis peu. Je profite pour m'arrêter prendre une photo de la Horaine. Cet endroit a été le lieu d'un dramatique accident en fin d'année 2016. J'aurai dorénavant, en passant devant cette baise, une pensée à tous ces marins professionnels qui vont braver les intempéries pour gagner leur vie.
 


La Horaine dans le nord-est de Bréhat
 Il fait tout de même faire attention aux cailloux qui sont assez nombreux autour de la Horaine. C'est parti pour un quart d'heure de navigation sur ce plan d'eau lisse. Que dire de ce soleil qui nous irradie sans le moindre nuage.

J'arrive à bon port. Je place le bateau sur la dérive. L'absence de vent me fait dérive à coté de mon point GPS. Jean-Mye a des touches mais rien de concret. Il fait l'ascenseur plusieurs fois d'affiler. Enfin, à la descente son leurre se fait arrêter net avant d'avoir touché le fond. Gros ferrage, c'est pendu. Et c'est parti pour un tour. La canne bien cintrée. Le moulinet  envoie du son.

Jean-Mye en pleine concentration
Après quelques rushs bien appuyés, le poisson arrive à la surface. Je suis à l'épuisette. Au moment où je la baisse le poisson fait un dernier piqué. Le fil s'est emmêlé dans l'épuisette et on a failli le perdre. J'arrive à le mettre au sec.

Steak pour Jean-Marie


C'est un beau lieu jaune de 72 cm, on peut le classer dans la catégorie des steaks.

Le sourire du pêcheur, heureux de sa prise.

Je suis content, chacun a fait un beau poisson. On refait quelques dérives sur ce spot mais on a bien quelques tapes mais les poissons décrochent rapidement. Ce doit être des petits lieus jaunes.

C'est l'étale de marée basse. On va arrêter de pêcher pour casser la croûte. Je n'ai pas vu la matinée passée. Du pain de la charcuterie et une bière feront notre bonheur. Et comme toujours on refait la partie de pêche du matin.

Je connais un spot de début de marée montante ou les poissons peuvent être de belle taille. En plus il n'est pas très loin. Le courant n'a pas encore complètement tourné. Les dérives ne me font pas passer au bon endroit. En revanche, le sondeur m'indique une grosse activité sous le bateau. Nous avons tous des tapes mais rien au bout de l'hameçon. Vincent va tout de même prendre un modeste lieu jaune de 40 cm.

Je replace la dérive et c'est au tour de Jean-Marie d'en faire un de 44 cm.

En fin de dérive, Vincent se fait atteler par un très gros poisson. La canne est pliée en deux. Il part dans un gros rush qui n'en finit pas. Au vu des coups de tête, c'est du lourd. Puis tout à coup, on entend comme un coup de fouet. Il vient de casser. Vincent est dépité. Mais que s'est-il passé? l'explication est simple. Vincent a mis son doigt sur la bobine. Grave erreur, le lieu jaune est un poisson très puissant surtout dans ses premiers rushs. Il faut le laisser s'épuiser. Bien sur cela ne s'applique pas lorsqu'on pêche sur les épaves, il vaut mieux prendre une tresse et un fluoro plus gros. En tout cas, il aura eu au bout du fil un gros poisson. Les sensations sont là et ce n'est que partie remise.

On refait la dérive. Le courant monte en intensité. Je ne vais pas pouvoir y rester trop longtemps. C'est de nouveau Vincent qui fait un poisson. Là encore c'est un gros poisson. Au même moment Jean-Marie fait aussi un poisson. Vincent a du mal à brider le poisson pendant que Jean-Marie annonce que c'est petit. Vincent a une minute d'inattention et le poisson décroche. Jean-Marie fait une toute petite vieille. Encore un joli poisson de décroché pour Vincent. Un peu de mou dans la ligne et ça ne pardonne pas. Je vous dis pas comment il s'est fait charrier le pauvre. Il a pris cher.

On voit au large la brume qui commence à tomber. Les températures baissent d'un coup. Je me dis qu'il est temps de revenir à la maison.

retour dans l'estuaire
Conclusion

Encore un moment de partage entre passionnés. De la bonne humeur, une météo fantastique, de beaux poissons même s'ils ont été difficiles à trouver, voila la définition d'une bonne partie de pêche.

 La température de l'eau ayant bien baissé, les beaux lieus jaunes arrivent à la côte.

Les leurres du jour

Vincent a parié sur les leurres de chez Fiiish (Black Minnow et Crazy), Jean-Marie et moi sur les leurres Sakura (Magic Eel). Je n'ai pas testé la pochette de leurre que j'ai gagné chez mon détaillant habituel (Ac'scion pêche). 

mardi 20 décembre 2016

La der de 2016

Le fiston et la pêcheuse de fiston sont parmi nous ce week-end. Les conditions météo sont favorables. Il n'en fallait pas tant pour organiser une sortie en mer. Le départ se fait néanmoins dans une brune assez épaisse. Je mets le bateau à l'eau et le fiston commence par charger les bottes.
 
A la sortie du chenal, la brune commence à se dissiper. C'est Marie qui est à la barre. Je peux ainsi me reposer tranquillement sur le siège avant.

Route pêche avec un grand sourire

Il ne nous faut qu'une petite demi-heure pour nous rendre sur les plateaux du semi-large. Nous voilà en action de pêche. Après plusieurs dérives et plusieurs spots, par la moindre touche.

Marie a jeté l'éponge. Elle a trop froid aux mains. Elle n'arrive pas à pêcher avec les gants. Le courant est assez fort encore. Je décide donc de faire une petite pause pour prendre une boisson chaude. Chaque fois que je prends la thermo, j'ai une petite pensée pour Sophie et Arnaud qui me l'ont offert.

C'est mi-marée, le courant est beaucoup trop fort pour pêcher sereinement. Je commence à perdre quelques leurres. Le fiston réussi tout de même à faire le premier lieu jaune de la journée (50 cm). Le combat ne restera pas dans les annales.

Pas très gros mais il fait plaisir


Je tente une ou deux dérives sur un spot bien agité. Sur moins de 100 mètres on passe d'une mer d'huile à une mer très agitée avec des vagues de plus de deux mètres. Je vois des détections de folie sur le sondeur. Ils sont là. On a quelques timides attaques. Deux ou trois fois on aura les poissons sur la ligne mais ils parviennent à se décrocher sans comprendre pourquoi. La ligne est pourtant toujours en tension. En remontant la dérive, le bateau surf sur une vague. Le nez du bateau rentre dans la vague précédente. Du coup je charge une cinquantaine de litres d'eau. Le fiston a pu tester sa nouvelle salopette. Rien à dire elle est étanche.

Le fiston et moi commençons à avoir une petite faim. Du coup, on va se déplacer sur une zone moins agitée. En chemin je rencontre Dimitri sur son bateau. On reste papoter quelques minutes. Ils sont bien meilleurs que nous, ils ont fait trois lieus jaunes dont un gros pépère.

Je m''arrête pour la pause repas. Le fiston s'est occupé de tout. Un vrai régal ce pique-nique (pain frais et charcuterie) Chocolat et fruit, le tout arrosé d'un jus de pomme bio. Le soleil commence à chauffer. On tombe la veste rapidement. Incroyable ce temps au mois de décembre. L'eau est encore à 13° au petit large.

Je me déplace une nouvelle fois. Je me souviens que j'avais trouvé ce point avec la bande de copains du fiston. La dérive n'est pas parfaite. Au moment où je demande au fiston de remonter sa ligne, il a une grosse attaque. Marie se saisit de l'épuisette et va rejoindre le fiston sur la plage avant. Le carbone plie et le moulinet se fait entendre. Même si on ne peut pas ressentir les bons gros coups de tête, on voit bien les mouvements de la canne. Celui-là c'est un nerveux. On le voit sous le bateau. Il remonte tranquillement. Marie, d'un geste assuré, le met dans l'épuisette. Je suis content pour le fiston. Il a réussi encore une fois à tirer son épingle du jeu. Il mesure 69 cm. il manque juste 1 cm pour être qualifié de steak.


Du jaune dans le bleu

Je prends les photos sans perdre de temps. Je replace la dérive. Finalement elle est parfaite cette dérive. Je prends bien soins de ne pas repasser sur le point pour ne pas effrayer les poissons.

Les leurres sont à l'eau. je gratte les cailloux, en faisant attention de ne pas crocher. Je sens le toc caractéristique. Je commence mon ascenseur. Un deuxième toc, je ferre mais dans le vide. Il part directement sur la ligne du fiston. Là, il se fait démonter. Encore un gros départ. Ca plie bien, le scion est dans l'eau par moments. Celui-là, il va falloir l'avoir à l'usure.  Le fiston fatigue bien le poisson. J'entends Marie, qui est à l'épuisette et concentrée, il est énorme !!!

En effet, un steak de 72 cm.

Steak

Je regarde l'heure et j'annonce que ce sera la dernière dérive. Le fiston va terminer en beauté et faire une belle vieille que Marie se charge d'attraper avec l'épuisette.

La mer est complètement lisse pour rentrer. C'est Marie qui nous ramène à bon port.

Conclusion

Une journée en famille c'est génial. Pouvoir partager sa passion avec ses enfants, ça n'a pas de prix. Une vraie complicité !!

Que ce fut dur ! J'essaye de comprendre ce qui a changé par rapport aux autres années. Au vu des conditions météo je pense que ce sera la dernière de 2016.

les leurres

Sans aucun doute le Nitro Slim Shad 180 de chez Illex couleur sardine avec une tête de 50 gr






  

vendredi 16 décembre 2016

Une partie de pêche entre membres de Fish à l'affiche

Après un an d'existence, l'association Fish à l'affiche fait son assemblée générale. Une cinquantaine de membres ou futurs membres sont présents, sans compter tous ces qui se sont excusés et qui auraient aimé être parmi nous. A cette occasion, je rencontre bon nombre d'adhérents et plus particulièrement Dimitri. Nous habitons à moins de 5 minutes l'un de l'autre. Du coup, on se planifie une sortie le dimanche.

J'ai rendez-vous avec Dimitri à 8h30 à la cale. Je recule tranquillement et une roue de la remorque glisse dans la douve. Impossible de la sortir. Gros moment de stress, la remorque est au milieu de la route. Je vais chercher deux cônes de signalisation pour baliser. J'arrive à dételer la remorque. J'appelle Dimitri à la rescousse pour sortir le bateau. Tout s'arrange. On peut partir faire un tour en mer à la recherche des lieus jaunes. Pour un 11 décembre, c'est presque l'affluence, 4 bateaux sont déjà partis.

La brune est bien épaisse au lever du jour. Sans GPS je serai resté à la maison. Je fais route tranquillement sur les plateaux du semi-large. La mer est un peu formée. Il nous faut une demi-heure pour arriver à destination. on va pêcher dans des fonds de 15 à 25 mètres. Dimitri choisit un Crazy Sand Eel rose en 60 gr. Je mets un Magic eel en 50 gr. Dimitri va enfin pouvoir essayer ses nouvelles cannes jaunes. la première dérive sert surtout à voir comment on se place par rapport au point que j'ai déjà marqué. Dimitri accroche le fond et casse après quelques minutes. Pendant que je remonte la dérive il prend sa deuxième canne. Je remarque que sa tresse est trop légère et ne laisse pas le droit à l'erreur. Je place le bateau correctement. J'ai quelques détections sur le sondeur. Je fais le premier poisson. Une énorme vieille de 56 cm.
 
La casquette magique Tootaz
Sur la dérive suivante, encore une détection sur le sondeur. Je fais voir à Dimitri ma fameuse technique de l'ascenseur. Je prends un petit lieu jaune. Il applique la technique et là, il prend une grosse cartouche. La canne est pliée en deux et le frein est parti pour un récital. Il a la banane jusqu'aux oreilles. Tout à coup, sur une énième gros rush, la tresse casse nette. Je lis la déception sur son visage. Ce poisson devait être joli au vu du combat qu'il a mené. Du coup ni une ni deux je lui prête mon moulinet garni d'une tresse plus costaud.

On refait une dérive mais les poissons ne sont plus actifs. C'est l'heure de l'étale. Dimitri me propose un café et un croissant en attendant que le courant reprenne.

Après cette pause bien agréable, je vais sur un spot qui marche bien en début de marée montante. Au bout de quelques dérives, Dimitri prend son premier lieu jaune de la journée en pratiquant l'ascenseur. Sa nouvelle canne à pêche est dépucelée :)


Dimitri tout sourire
Dimitri a acheté sa canne chez Ac'scion pêche. Je m'empresse d'envoyer un SMS avec la photo à Valentin. Je sais qu'il travaille tous les jours de la semaine en décembre, dimanche compris. Du coup, il me renvoie un message. J'offre une tresse à celui qui fait le plus gros poisson de la journée. C'est un super geste commercial, un grand merci Valentin pour ce lot.

Le courant est maintenant trop fort. Je décide de retourner sur le point GPS du matin. Dimitri va faire un festival de veilles.

Un superbe mérou breton

Le brouillard tombe d'un coup et la visibilité est réduite à 100 ou 200 mètres. C'est dans ces conditions extrêmes que j'apprécie le GPS. Le reste de la journée sera consacré à valider les postes de l'année dernière. On ne sait jamais, il peut y avoir de bonne surprise. Le principe est de prospecter une ou deux dérives puis de changer de poste si le poisson n'est pas présent.

Je fais route malgré le brouillard pour me rendre sur un poste à gros lieus jaunes. Ce poste est un peu moins soumis au courant et de ce fait plus facile à pêcher.

Hormis quelques petites vieilles et petits lieus jaunes rien de bien extraordinaire. Le soleil refait son apparition. Il est déjà 13h00. Je n'ai pas vu la matinée passée. On en profite pour se restaurer. Dimitri a mis les petits plats dans les grands. Du pain frais et de la charcuterie, sans oublier une petite bière, la base en mer. Dimitri le sait bien, il faut soigner l'intendance en mer.

C'est reparti pour la deuxième partie de la journée. La stratégie est simple. Je continue de prospecter. Je cherche les enrochements sur la carte. Je tiens compte également du courant qui n'est pas uniforme sur la totalité de la zone. J'échange beaucoup avec Dimitri. Il est d'ailleurs très attentif.

On arrive à prendre quelques vieilles par-ci par-là. Mais ou sont les gros lieus jaunes !!! J'aimerai que Dimitri puisse tester sa canne sur un beau poisson.

Je teste une roche que j'avais pêchée l'année dernière avec mon frangin à la même époque. Les leurres sont à l'eau. Dimitri a une belle tape. Il commence à remonter mais pas de poisson à suivre. Il ouvre le pick-up et laisse descendre son leurre. A la première animation la canne est pliée. C'est un poisson. Le frein commence sa mélodie. Je n'oublie pas de marquer le point sur le GPS. Je commence l'ascenseur on ne sait jamais. Après trois ou quatre tours de manivelle, je suis stoppé. Gros ferrage, pendu !! Gros rush, je laisse le frein du moulinet faire son office. Pendant ce temps Dimitri a remonté sa ligne. C'est une magnifique vieille de plus de trois kilos. A mon tour de remonter le poisson. Je vois un beau lingot doré  remonté vers la surface. Assurément c'est le plus beau poisson (68 cm) de la journée pour l'instant.

Que la force de TOOTAZ soit avec moi !!!
 
Le vent commence à ce lever tout doucement. Je fais quelques dérives mais plus aucun poisson ne veut mordre malgré de belles détections.

Il est malheureusement l'heure de rentrer, la nuit vite en cette période hivernale.

Conclusion

J'ai rencontré Dimitri grâce à l'association Fish à l'affiche. Nous ne nous connaissions que par l'intermédiaire de Facebook. J'avoue que j'ai passé une journée super sympa avec un pêcheur vraiment passionné et forcement passionnant. En plus nous pêchons sur les même plateaux du semi-large. Dimitri a également un 3D tender mais dans la série Xpro le 535.

Je pense que l'on se refera une sortie ensemble très rapidement.

Les leurres du jour

Dimitri a plutôt mis des leurres Fiiish Black Minnow 160 et Crazy Sand Eel 220 et un Sayori Shad. Pour ma part j'ai pris du poisson avec le Magic Eel 220, le Nitro Bold Shad 180 et le Jinza Xingu en 14 cm.

En discutant, nous avons le même fournisseur de matos de pêche Ac'scion pêche. Je vous rappelle que le magasin est ouvert tous les jours de la semaine et qu'en plus il organise une tombola gratuite tous les jours. Un ticket de caisse est sorti au hasard et vous permet vous faire remboursé votre achat.  Sans compter que les tickets sont remis en jeu pour gagner 3 gros lots dont un paddle. Alors n'hésitez plus !!!

jeudi 8 décembre 2016

Prévisions météo pour sécuriser ses sorties en mer

Nous avons vu dans les articles précédents, les horaires de marées, le site Prévimer, il reste maintenant à faire le focus sur les prévisions météorologiques.

J'utilise plusieurs sites internet.

Windyty

Le fiston est fan de planche à voile, kite, surf, voile et pêche. Il m'a fait découvrir un site que je ne saurai que trop vous recommander. Il s'agit de Windyty.


https://www.windytv.com/?48.426,-4.316,6


C'est un site internet et une application Smartphone totalement gratuit. Tout d'abord, l'ergonomie du site est géniale. Tout est graphique et interactif. Il a été conçu pour fonctionner sur tablette, sur PC ou Smartphone. L'écran n'est pas encombré et les informations essentielles sont en haut, en bas et sur les côtés laissant la plus grande place à la carte.




Application mobile


Pour ceux qui font la Regatta Chanel, ils ne seront pas dépaysés.

Maintenant comment l'utiliser et surtout quels sont les usages pour la pêche.

La première chose à faire c'est de rechercher la zone qui nous intéresse. Pour se faire on clic sur la loupe et on entre la ville choisie. Dans la copie d'écran, vous verrez Paimpol en Côtes-d'Armor (France). la molette de la souris permet d'agrandir ou de diminuer la zone.





Ma copie d'écran n'est pas très visible mais ça devrait le faire.

Sur la partie Gauche de l'écran (1), on trouve les informations et les prévisions météo de la zone choisie.


Les prévisions a 5 jours, un grand classique. On trouve les températures, le vent, la pression atmosphérique, le taux d'humidité et la pluie sous forme de tableau.

Dans la partie basse on a un météogramme (vue graphique de la météo) un peu plus visuel. On voit la température et la couverture nuageuse, les précipitations et pour finir le vent. J'avoue que je ne suis pas un grand fan de cette présentation sauf pour le vent. Sur ce schéma on voit que dimanche le vent tombe complètement. Je sens que je vais aller faire un tour en mer dimanche :)

 On peut cacher cette vue en cliquant sur le bouton rouge fermer les détails(2).

On peut paramétrer l'écran principal (3)


En ce qui me concerne, j'aime bien avoir la vitesse du vent en Km/h. Je change également la carte d'arrière-plan pour avoir celui du Google map. Faites des essais pour voir le rendu qui vous satisfait.

En revanche je vous déconseille de changer les animations des particules, c'est vous qui voyez !

On peut également choisir la langue.

Je vais aborder maintenant l'utilisation de l'outil. Tout est tactile même la version web. Il suffit de cliquer sur l'écran pour voir s'afficher les données (4). On retrouve les informations essentielles sur le point précis ou se trouve le curseur. en cliquant sur "détails", on ouvre la fenêtre 1.

Par défaut, c'est le vent qui s'affiche. toutefois on peut avoir bien plus d'informations dans le menu 5.



On y trouve le vent, les vagues, ...

Mais ce que je préfère par-dessus tout c'est l'animation sur plusieurs jours. C'est tout simplement génial. Il existe une barre tout en bas de l'écran (6). Lorsqu'on place la souris sur la zone la fenêtre s'agrandit.


Il suffit de cliquer sur pour commencer l'animation

On peut presque devenir un prévisionniste météo. vous trouverez ci-dessous un exemple. on voit très nettement les perturbations se déplacer.




Météo Consult Marine


Un deuxième site que j'utilise, Météo Consult Marine, deux avis valent mieux qu'un.

http://marine.meteoconsult.fr/meteo-marine/meteo-abords-du-port/manche/previsions-meteo-paimpol-239-0.php


C'est un site internet et/ou une application Smartphone. C'est totalement gratuit. Rien de bien compliqué sur ce site. Une interface graphique un peu austère, en revanche les prévisions sont très justes. C'est Météo France tout de même.




Il suffit de cliquer sur le jour pour avoir plus de renseignements. Je serai sur l'eau dimanche maintenant que c'est confirmé



Conclusion

La météo est une des clés essentielles pour une sortie en mer réussie. C'est aussi et surtout un impératif de sécurité pour les navigateurs que nous sommes. Tous les acteurs de la sécurité sont unanimes pour dire que la sécurité commence par la consultation des prévisions météo.

Maintenant que vous avez les outils, je vous conseille de farfouiller dans les différents écrans pour trouver votre bonheur.

Il existe de nombreux outils comme Windguru peut être un peu trop orienté planche à voile, kite et surf. C'est un très bon site mais je ne le trouve pas assez didactique. Cela dit je vais régulièrement le voir tout de même.

Il faut aussi savoir faire demi-tour quand les conditions ne sont pas corrélations avec les prévisions.