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mercredi 3 août 2016

Les bars du fiston

Le fiston et la pêcheuse de fiston débarquent dans les côtes d'Armor pour le week-end. Il n'en fallait pas plus pour organiser une sortie en mer. Je regarde la météo. Je prépare la stratégie à mettre en place. Finalement on fera toute la montante. Départ à 10h30 de la maison pour se rendre à la cale proche de la maison. Ce n'est pas la foule ce matin pourtant nous sommes fin juillet.
 
Je vais lui faire découvrir le spot ou j'ai fait mon dernier gros bar dans 1 mètre d'eau. Le fiston va piloter le bateau. C'est plutôt agréable de se faire conduire. Je reprends la barre pour entrer dans la passe. Je place le bateau pour attaquer la première dérive. En ce début de flot le courant n'est pas encore établi. Le vent d'ouest bien établi nous ramène inlassablement vers les cailloux. C'est difficile d'être discret dans ces conditions ou il faut replacer le bateau toutes les 3 minutes. Marie en profite pour peaufiner sa technique de lancer. Ce n'est pas facile de trouver le bon moment pour lâcher la tresse au moment du fouetter.
 
Après quelques dérives, le fiston a une attaque. Il ramène le leurre au bateau. Il reste une belle écaille de bar sur l'hameçon. Au vu de celle-ci, la bar devait être aux alentours des 60 à 70 cm. Du coup on insiste un peu mais plus rien. Du coup on va aller au petit large pour tenter de trouver les lieus jaunes.
 
C'est parti pour un quart d'heure de route. Arrivés sur zone, les conditions ne sont pas bonnes. Vent contre courant veut dire mer formée. On va essayer de pêcher dans ces conditions pendant plus d'une heure. Pas une attaque pendant tout ce laps de temps. Je vois Dam et Clem qui n'arrivent pas non plus à trouver les poissons hormis quelques petits lieus jaunes.
 
Je retourne à la côte pour une pêche tout en finesse. J'essaye de trouver un coin un peu protégé du vent. Je rentre dans un archipel d'ilots. Il faut être attentif pour naviguer dans ce dédale de cailloux. Le fiston est à l'avant du bateau en vigie. Je pose le bateau en observation. On va casser la croute. A peine on a commencé notre repas qu'on voit une chasse de sternes.
 
Le repas va attendre. Je me place à une portée de lancé de la zone de chasse. Après plusieurs lancés, pas un seul poisson ne s'est laissé tenter par nos leurres. Du coup, on fini notre casse-croute tranquillement. Le paysage est à couper le souffle. J'ai placé le bateau dans un lagon aux eaux bleues turquoise. Des pavés de granit qui avec le soleil prennent des couleurs roses orangées.

Visiblement le spot est prometteur mais pas moyen de piquer un poisson. Le vent a forci un peu. Après une heure à peigner la zone méticuleusement, je décide de retourner sur le premier spot.

Un peu de route dans ce champ de mines et nous voilà arrivé. Je place le bateau sur un champ de laminaires. On change de leurre. Le fiston met son leurre fétiche, un keitech 4 pouces  marron foncé avec une tête de 10 gr. Je reste fidèle au one up 4 pouces blanc avec une tête de 14 gr. Marie un xlayer aru avec tête de 10 gr.

Sur le premier lancé du fiston au moment où le leurre touche la surface, deux bars sont surpris et sautent hors de l'eau. les poissons sont bien présents. La motivation est à son paroxysme. Quelques lancés plus tard le fiston est attelé. La canne est bien cintrée. Je pense que ce n'est pas un pin's. La défense est lourde mais pas extraordinaire. Tout à coup, il commence à partir dans des rushs de folie. Un coup à gauche, un coup à droite, des coups de tête qui font cintrer le carbone. Sur une canne 5-15 gr, le bonheur est extrême. Le fiston a la banane jusqu'aux oreilles. Il me regarde de temps en temps et me dit tu as vu ce qu'il me met. Il fait bien attention de garder sa tresse toujours tendue. Le combat dure. Le poisson n'est pas décidé à se rendre. Marie a mis l'épuisette à l'eau. Après plusieurs minutes, le fiston parvient à l'envoyer dans l'épuisette. On le sort de l'eau. C'est un joli bar de 55 cm.

Bar de roche reconnaissable à sa robe foncée

Respect pour ce fabuleux poisson


Après les photos, il est temps de se replacer. Je préfère faire le grand tour afin de ne pas faire fuir les poissons. Je me replace à peu près sur la même dérive. Marie fait d'énormes progrès dans ses lancés. Il lui ai prêté la nouvelle canne, la Teklon royal 702.

Le flot recouvre maintenant un caillou ou le fiston vient de faire le premier bar. Il lance parfaitement le leurre afin de le laisser planer dans la veine de courant qui vient de se former. Une ou deux animations minimalistes et pendu !! un premier coup de tête plutôt mollasson. il commence à moulinet. Il pense avoir à un pin's mais comme tout à l'heure ça part fort. Il fait un rush d'une vingtaine de secondes. Il le laisse partir. La canne se plie mais ne rompt pas. Il s'arrête et remonte à la surface. Là on voit la caudale, c'est un gros pépère. Il récupère quelques secondes et c'est reparti de plus belle. Je remonte ma ligne pour profiter du spectacle. Il s'appuie sur le courant pour partir dans des rushs de folie. Le frein du moulinet est bien réglé. Je suis sur une zone dégagée, aucune crainte de casse sur un caillou. Il savoure chaque instant. Ca fait maintenant plus de cinq minutes et le poisson  commence à faiblir. Il rend les armes petit à petit. Arrivé au bateau il fait un dernier baroude d'honneur. Marie pose l'épuisette dans l'eau. Le fiston guide le poisson dedans.

C'est un superbe bar de 65 cm.

Que du bonheur !!

La joie est communicative

On insiste un peu sur le spot.

Toujours pas lassé du paysage !!


Le fiston fait une superbe vieille commune. Elle a même réussi à se caler sous un caillou. Un petit coup de moteur et elle arrive en surface. Après quelques dérives sans aucune touche, je me mets en mode prospection. Je sais maintenant que les bars chassent sur ce secteur. Je reviendrais une prochaine fois pour valider définitivement le point.

J'en profite pour aller prospecter les différents cailloux sans résultat. Je pense que les mois de septembre, octobre et novembre seront plus propices. Les bars sont arrivés à la côte mais pas en grand nombre. Cette année, ils sont arrivés tard et pas en grand nombre. Peut-être qu'ils sont restés au large pour se nourrir. Il faut dire qu'ils n'ont pas été dérangés par la pêche loisir. On fera le bilan en fin d'année :)

Conclusion :

Ca me fait toujours plaisir de pêcher avec les enfants. On peut ainsi partager des moments de pur bonheur. En plus au retour, on se refait la pêche. Le fiston apprend plus vite que moi. Il ressent la pêche. Marie fait d'énormes progrès pas toujours récompensés. La technique du lancé n'est pas facile et il faut se laisser du temps pour y arriver. En ce qui me concerne, je continue à m'améliorer. Cette pêche dans les ilots est bien différente de celle que je pratique au semi-large. Il va falloir que je trouve un parcours. Les bars ne restent pas longtemps sur les mêmes postes. De toute façon, c'est ce que je préfère dans la pêche. J'observe, je cherche, je mets en place une stratégie. J'écoute également les conseils que l'on peut me fournir.

Le fiston aura fait tous les poissons du jour.

Un petit coucou à Michel de Plélo et à son fils, des fidèles lecteurs du blog que j'ai eu le plaisir de rencontrer sur la cale à mon retour de mer. Leurs encouragements à continuer de publier m'ont fait plaisir.

Les leurres du jour :

Valentin d'Ac'scion pêche m'avait donné des leurres finesses pour la Sailtica Fishing. Vincent y a trouvé son leurre fétiche (on en a tous un). C'est le Keitech Shad Impact dans la couleur 440. J'aime bien les One up, les Xlayer et les Xingu. Je vais bientôt essayer Nitro Shad 90  et les Magic Eel en 12,5.

 
 

vendredi 29 juillet 2016

Lunker du soir

J'organise une sortie en semaine après le boulot avec Gilles et Christophe. La météo n'est pas bonne du vent et de la bruine. Peu importe, le fait d'être sur l'eau en compagnie des potes suffit à mon bonheur.

Dam  devient partenaire de la société Grauvell. C'est une marque bien connue des pêcheurs en eau douce, un peu moins par les pécheurs en mer. Il a reçu en dotation pour l'année beaucoup de matériel. Sachant que je suis souvent sur l'eau, il m'a demandé de tester une de ses cannes qu'il a reçues en dotation.
Il s'agit d'une canne spinning, la Teklon royal 702. 
Ses caractéristiques :
- Carbone japonais  haut module 72T,
- Anneau Fuji k Alconite, double et mono patte
- Porte moulinet Fuji, talon court,
- Mesure 2.10m ou 7',
- Deux emmanchements pour un encombrement de 1,14m,
- Poids 130 gr,
- Puissance 8-30 gr mais peut prendre 135 gr en vertical,
- Accroche leurre.
-



Je suis comme les gamins qui ont reçu leur nouveau jouet, j'ai hâte de la tester en condition réelle.

Au vu du temps, je vais aller faire un tour dans l'estuaire. Après plusieurs dérives qui ne donnent rien, je change de spot. Je me rends à la côte pour faire les bordures. Le premier poste ne donne rien. Le vent qui souffle à 15 nœuds et les petits coefficients de marée contrarient la dérive. Le doute commence à m'envahir, où vais je bien pouvoir aller pour être un peu à l'abri du vent?

C'est à ce moment que je sollicite ma mémoire. Je me rappelle une sortie avec Pierre sur son point magique. Cela fait longtemps que je n'y suis pas retourné. Ni une ni deux c'est parti pour un quart d'heure de navigation. Je place le bateau. Gilles a des tapes. C'est bon signe, il y a de la vie la dessous. Sur la troisième dérive, Gilles fait le premier poisson de la soirée. C'est un bar de 45 cm. Ce n'est pas un monstre mais je peux dire que celui-ci fait vraiment plaisir. De plus c'est un poisson bien combatif. Gilles est un spécialiste de la pêche en eau douce. Il maitrise parfaitement les pêches tout en finesse.

On insiste un peu sur le point mais ce sera le seul poisson sur ce spot. Les bars sont bien arrivés à la côte. C'est une bonne nouvelle. Il reste une heure de descendante. Je change de spot. La configuration est complètement différente. En effet, je vais faire du raz cailloux dans des profondeurs allant de 1 à 4 mètres.

Après avoir slalomé dans l'archipel, je vais descendre une veine de courant entre deux iles. On change nos leurres pour descendre en grammage. Christophe en 10 gr et Gilles et moi en 14 gr. J'en profite pour essayer de nouveaux leurres.

Sur le premier lancé, je m'applique. Le leurre tombe parfaitement à l'endroit désiré. Je ferme le pick-up et je commence à animer. Sur la deuxième animation, je prends une cartouche. Gros ferrage et pendu !!!! Le poisson part dans un rush de folie. Je laisse la canne et le moulinet faire leur travail. Je me contente juste d'attendre. La canne est bien cintrée. Le moulinet, un 3000, n'arrête pas de chanter. Je commence à avoir un peu peur de tout casser. Cela dit la canne encaisse bien les coups de tête. Elle a une grosse réserve de puissance. A chaque fois que le bar remonte à la surface, il fait une grosse gerbe d'eau. L'eau étant  transparente, je vois le poisson aller à gauche puis à droite. C'est un moment magique. Je serre le frein à mort pour pouvoir le rapprocher du bateau. Dans un dernier rush , il part sous le bateau. Encore un instant de panique mais j'arrive à le brider. Gilles pose l'épuisette dans l'eau. Je manœuvre tout doucement pour le mettre dedans. Je réalise que c'est un bon gros bar bien ventru.

Lunker de 71 cm
 
La canne a bien rempli le boulot. Dépuceler une canne avec un lunker que demander de plus. Je vois tout son potentiel. Cette canne est extrêmement résonnante sans être une trique pour autant. Je remercie Dam et Alexis pour m'avoir initié à la pêche à la volée avec des leurres lights dans des petites profondeurs. C'est une technique bien à part. Elle procure une telle satisfaction. Bien entendu rien de tout cela n'aurait été possible sans la canne qui va bien.

Gilles et Christophe sont motivés comme jamais, quant à moi je me remets de mes émotions. Je fais un grand tour pour replacer le bateau. Je me positionne bien en aval pour ne pas effrayer les poissons.

Gilles lance à peu près au même endroit que sur la dérive précédente. Après deux ou trois animations, il est attelé. Il le remonte sans difficulté. C'est un barset qui repart directement à l'eau. Malheureusement je n'ai pas de vivier à bord pour le rejeter en fin de dérive.

Je laisse le bateau continuer sa dérive. C'est Christophe qui annonce poisson. Il a fait un maquereau de compétition 41 cm. Je pense que c'est la première fois que j'en vois un aussi gros. Il a pris sur un black Minnow 120 sur tête de 10 gr.

La bruine a raison de notre motivation. On rentre tranquillement à la maison. En chemin, on assiste à une grosse chasse de sternes. On s'arrête, on fait quelques lancés mais rien.

Je croise les affaires maritimes au retour.

Conclusion :

Le test de la nouvelle canne Teklon Royal 702 est réussi. Il va falloir maintenant l'apprivoiser. Elle est tellement résonante que je ferre même les algues :)  Je peux maintenant sentir le leurre touchant le fond. J'aime assez le look de cette canne sobre et discret. Le prix affiché sur internet aux alentours de 130-150 € €, la place en très bonne position. La qualité de fabrication est parfaite.

Comme vous avez pu le constater ces dernières années, j'aime pêcher en vertical dans des fonds de 20 à 50 mètres, Il faut dire que je suis plutôt autodidacte dans la pêche. Maintenant qu'Alexis et Dam m'ont fait découvrir la pêche à la volée et à gratter, je comprends mieux leur enthousiasme à m'en parler.  

La compétition (Salltica Fishing) et le changement de terrain m'ont ouvert les yeux. Il faut pratiquer plusieurs techniques de pêche. Ne pas rester dans ces certitudes mais avoir une ouverture d'esprit.
 
Un grand merci à Gilles et Christophe. Malgré le mauvais, ils ont toujours été de bonne humeur et de bonne compagnie. 

Les leurres du jour :

Le Xingu 10.5 colorie BB de chez Jinza avec une tête plombée Berkley deep jig de 14 gr.


mercredi 27 juillet 2016

Un record de bar en chasse un autre

Je communique depuis des mois avec Fabien qui a également un blog "Comme un rêve de pêche". Il faut dire que nous avons la même passion. C'est Alexis, le Big Boss de Tootaz, qui organise une rencontre entre passionnés de pêche. Tout naturellement, on se retrouve au magasin Ac'scion pêche. Je vais enfin pouvoir rencontrer Fabien. Le numérique c'est bien mais la réalité est bien mieux.
 
Alexis a tout organisé autour de la météo est des disponibilités de chacun. Ca tombe bien, Fabien et moi sommes en vacances. Après un petit briefing la veille au soir, on prendra deux bateaux. Kevin Brochen le patron de la société Nauti services prête un semi rigide Tornado 580 à Alexis. Il est équipé d'un moteur Tohatsu de 90 cv, quant à moi, je prendrai le 3D Tender 550.
 
Les équipes sont faites : Fabien et Alexis sur le Tornado. Jean, Damien et moi sur le 3D tender.
 
Nous nous rejoignons tous sur la cale de Paimpol. Nous sommes en mode battle mais une battle sympathique tout de même. Il faut dire qu'Alexis veut faire découvrir nos paysages à Fabien. La météo est fabuleuse. Pas un souffle de vent et un soleil omniprésent toute la journée.
 
Nous sommes les premiers à quai et je décide de partir en premier. Son moteur de 90 cv et sa fabuleuse carène, le Tornado, n'aura pas de mal à nous rattraper. Il nous faut une demi-heure pour rejoindre le premier poste. Après quelques lancés, on voit le Tornado arriver à fond les manettes. Je pense, à vu de nez, qu'ils sont à plus de 40 nœuds. En plus avec ce boudin en hypalon orange, on ne peut pas se tromper. Je vous rassure, il existe en plusieurs coloris.

Alexis veut tenter l'aventure sur un plateau. Nous nous concentrerons sur un autre. Le premier qui pêche averti l'autre. On va multiplier nos chances de toucher du poisson.
 
Dam a un point non loin de notre position. Il va falloir pêcher en traction light. Les bars sont derrière un caillou. Je place le bateau de façon à avoir le caillou par le travers du bateau. C'est parti. Jean, Dam et moi lançons nos leurres juste derrière le caillou. Bien qu'on ne le voit pas, il provoque de nombreux remous. La première dérive ne donne rien. Je me replace un peu plus près des remous. Après trois lancés, Dam est attelé. Pas de doute, les bars sont bien là. Dam est dans son jardin. Il maitrise parfaitement la technique de la traction light, de la volée. Je prends conscience que je vais devoir améliorer ma technique. Il faut dire que Dam est un excellent guide pêche.
 
Premier Bar de la journée
 
J'ai à peine démarré le moteur que Dam appelle Alexis pour le chambrer. Ca commence fort !!!
 
Le courant n'est pas assez fort. Je décide d'aller un peu plus au large pour essayer de toucher quelques lieus jaunes. Je vais également faire profiter de mon expérience de la verticale à Dam et Jean.
 
On prend la route tranquillement et après un quart d'heure de route nous voila arrivé. On change de leurre pour mettre des slug.
 
Mes points sont marqués sur le GPS. Je n'ai aucun mal à placer le bateau. Les lignes sont à l'eau. Sur cette pêche en verticale, il faut taper le fond. Il faut décoller le leurre tout doucement entre 50 cm et 1 m. Jean a des tapes. C'est à ce moment qu'il faut faire l'ascenseur. Ni une ni deux au bout de quelques tours de moulinet, la canne est pliée en deux. Le moulinet commence à chanter. Jean est content. Il a la banane jusqu'aux oreilles. Les rushs s'enchainent. C'est du lourd. Après quelques minutes, je vois arriver un beau lingot doré. Je prends l'épuisette et je le mets au sec. C'est le premier steak de la journée. Il m'avoue que ces avants bras ont chauffé par l'effort. 
 
Steak de 71 cm
Comme on peut le voir sur la photo, la météo est de notre côté. Pas de vent, pas de houle, pas de nuage et un grand soleil.
 
Après la photo et la joie communicative de Jean, je replace la dérive. Les leurres sont mis à l'eau. Le bateau est bien positionné. Je vais passer sur le banc de lieus jaunes. Dam voit son leurre se faire titiller. Il hésite à faire l'ascenseur. Jean se fait également attaquer mais il n'arrive pas à ferrer. Par contre il m'écoute et fait l'ascenseur. Au bout d'une dizaine de tour de moulinet le leurre est arrêté net. S'ensuit un gros départ. Quant à moi pas une seule attaque. J'insiste auprès de Dam pour qu'il fasse l'ascenseur. Avec un peu de réticence, il s'applique à le faire quand même. Je vois bien qu'il le fait plus pour me faire plaisir. Mais au bout de quelques tours de manivelle, il a également un gros stop. Voilà le premier doublé de la journée. Je suis cantonné à l'épuisette aujourd'hui. Deux jolis lieus de 66 cm pour Dam et 70 pour Jean. Dans l'excitation j'ai même pas pris de photos.
 
On appelle Alexis et Fabien pour qu'ils viennent nous rejoindre sur le plateau. Le fish est bien présent.
 
On se replace, le courant  commence à forcir. Lorsque le courant passe les 2,5 nœuds, les lieus jaunes ne mordent plus. J'annonce une dernière dérive sur ce plateau avant de passer au casse-croute.
 
La dérive va être assez courte. C'est reparti. Nous sommes tous au taquet. Je m'applique mais pas une seule petite attaque, rien de rien. En revanche c'est encore Jean qui fait le show. De nouveau l'ascenseur et bingo encore un poisson. C'est encore du lourd. Je suis encore à l'épuisette. J'ai remarqué que lorsque nous sommes trois à bord, celui qui est placé au milieu pêche beaucoup moins que les autres. Je ne me cherche pas d'excuse. c'est juste une constatation.. Je suis aussi content de voir un de mes partenaires de jeu prendre du poisson que si c'est moi qui l'avais pris.
 
 
Il est sérieux Jean !!
Dans l'euphorie on fait une dernière dérive sur le spot. Jean est de nouveau attelé mais lors de la remontée il laisse du mou dans la tresse. Le lieu jaune en a profité pour ce faire la malle. Dam explique à Jean la technique.

On casse la croute puis direction les plateaux à bars.

Jean nous a concocté un pique-nique royal. Alexis et Fabien viennent de nous rejoindre. On peut ainsi admirer le superbe Tornado.


Elle a de la gueule cette carène
Il s'agit du High Performance  d'une longueur de 5,80 m pour 2,35 m de large. La coque pèse 320 kg. Il est homologué pour 8 personnes. Il est équipé dans cette version d'une grande console centrale et de deux sièges jockey, d'un moteur Tohatsu de 90 cv. Alexis l'a poussé à plus de 40 nœuds. le plan d'eau est très calme, mais il est passé plusieurs fois dans mes vagues et il n'a pas bronché. J'imagine lorsque les conditions sont exécrables le bonheur et le sentiment de sécurité que peut procurer ce bateau. A mon avis il doit avoir un passage dans la vague incomparable. Pour tout dire c'est un bateau Danois mais racheté par un chantier Britannique. Pas de fioriture sur ce bateau juste l'essentiel pour être d'une efficacité remarquable.

Je regarde l'heure. Il va falloir tout remballer au plus vite sinon on risque de rater les bars.

Les plateaux à bar ne sont pas très loin. Il y a souvent un passage mais ça ne dure qu'une demi-heure.

On change encore de leurre pour mettre ce coup-ci des shads. La première dérive ne donne rien. Je suis passé à 50 mètres du point. Je me replace tout en m'appliquant. Dam est devant. Il a des tapes. Un poisson vient jouer avec lui. Puis gros ferrage et pendu. Je me retourne et j'entends Jean qui dit poisson. Il rajoute, c'est super lourd. Je ne vois pas les coups de tête. Je pense qu'il est croché au fond. Je soulève un peu sa canne et là je lui dis qu'il est attelé à un très gros bar. Jean est hyper concentré. Il se remémore la technique que lui a enseignée Dam quelques heures auparavant. Le poisson est posé sur le fond. Jean le travaille tout doucement pour ne pas casser. Il a une tresse de 12 centièmes et un fluoro de 30 centièmes. Heureusement que le frein est parfaitement réglé. Dam a remonté le sien, il fait 67 cm. Dam le guide pas à pas et lui indique comment faire pour remonté le poisson. Je suis encore à l'épuisette. Après plusieurs minutes, je vois une silhouette argentée énorme à 10 mètres sous le bateau. C'est à ce moment que le bar repart dans un gros rush. Jean a l'air désemparé. En plus il n'a pas encore vu le poisson. C'est reparti pour une session pompage. Il arrive en surface. Il guide le poisson parfaitement dans l'épuisette. Je le sors de l'eau c'est un monstre. Je le mesure et le verdict est sans appel 86 cm. C'est le nouveau record du bateau. Et dire que j'avais invité Victor à cette partie de pêche mais il ne pouvait pas venir. Ça a fait un heureux, n'est ce pas Jean.

Jean n'en revient pas !!!

C'est le plus gros que Dam a vu en cette année 2016.

Après quelques photos, nous avons décidé de le remettre à l'eau. Après l'avoir bien oxygéné, il est reparti en pleine forme. C'est un excellent géniteur. Il nous a donné beaucoup de plaisir et de sensations. Je suis certain que Jean s'en rappellera longtemps de cette sortie.

Le temps de prendre les photos, de féliciter Jean et de faire la release, les bars ont bougé. Malgré plusieurs dérives, nous n'en toucherons plus un seul.

Dam a de la famille à manger ce soir. Nous allons faire un tour aux maquereaux. Pendant ce temps Alexis et Fabien vont faire un festival. Fabien va faire deux records 75 cm pour le bar et 78 cm pour le lieu jaune.

Nous sommes arrivés sur une balise bien connue des pêcheurs du coin. C'est une zone à maquereaux. Dam met une mitraillette, Jean et moi sommes au petit jig. Jean fait les deux premiers pour je fais mon premier poisson de la journée. Un superbe maquereau de 20 cm ;). On va faire en tout et pour tout 8 maquereaux. Jean a même réussi l'exploit de prendre une pierre avec son jig.

Je retourne sur le plateau à lieus jaunes et Dam est stoppé net à la descente. C'est un poisson mais il ne se défend pas beaucoup. C'est juste lourd. Il arrive en surface. C'est un magnifique Saint Pierre. De nombreuses légendes entourent le Saint Pierre. La plus connue serait que Saint Pierre sur demande du Christ ait tenu le Saint Pierre entre ses doigts. Cette marque serait restée gravée à jamais sur ces flancs. Cette légende est peu probable étant donné que la mer de Galilée n'est pas l'habitat de ce poisson (dans toutes légendes il y a une part de vérité).

Sur la dérive suivante je prends la canne du fistion une 5-15 gr et je mets un leurre de 4 pouces avec une tête plombée de 17 gr. Dam me dit, si tu te fais atteler ta canne va prendre la misère.  À peine il a fini sa phrase que j'ai un poisson qui part dans un gros rush. je laisse du mou pour qu'il se décroche. Je ne veux pas abimer la canne. En revanche les sensations sur une canne finesse sont décuplées. Je ne sais pas quelle taille il peut faire mais j'ai eu l'impression que c'est un balaise.

Saint Pierre
Le reste de l'après-midi, on va se balader dans l'archipel de Bréhat. On retrouve Alexis et Fabien. On va pêcher dans 3 mètres d'eau à la volée au-dessus des parcs à huitre. J'utilise des leurres de 4 pouces en 10 gr. Je me laisse guider par Dam qui tente de me donner les bases pour cette pèche très technique. Je suis bien attentionné. Je lance trois quarts amont, je laisse le leurre descendre 2 à 3 secondes. Je donne des petits coups de poignet pour le faire voler dans la couche supérieure.

Après ce petit entrainement sur une pêche tout en finesse, on rentre à Paimpol fatigué mais heureux.

En conclusion :

Je regrette de ne pas avoir pu discuter un peu plus avec Fabien. Ce n'est que partie remise une prochaine fois. Alexis lui a fait découvrir notre terrain de jeu. La baie de Paimpol, l'archipel de Bréhat, les ilots devant Ploubazlanec. Jean invité de dernière minute à la place de Victor a pris le plus grand nombre de poissons et surtout les plus gros. J'ai pu faire voir ma technique de l'ascenseur à Dam. En contrepartie il m'a fait découvrir la pêche finesse dans quelques mètres d'eau. Un grand moment de partage.

Le fait de remettre à l'eau ce magnifique bar de plus de 25 ans a suffi à mon bonheur. Jean ne c'est pas fait prier. C'est avec fierté qu'il lui a rendu sa liberté. C'est en éduquant cette nouvelle génération de pêcheurs à être respectueux que l'on pourra continuer notre passion. Je fais le parallèle avec la ceinture de sécurité. Dans mon jeune temps, on ne la mettait pas. Aujourd'hui, tout le monde la met sans même se poser de questions. Il faut du temps mais les mentalités changent. Je ne suis pas adepte du tout no-kill. J'aime bien garder du poisson pour le manger en famille. Cela dit mon congélateur ne déborde pas de poissons.

Un bon moment de rigolade sur le bateau

Les leurres de la journée :

Le Magic Eel vert de chez Sakura, le sayori shad de chez Xorus en bleu pour Dam.



Si vous voulez les coordonnées de Dam

 
 

mardi 5 juillet 2016

Sortie voilier mouvementée

Samedi, une sortie en mer mais pas pour aller à la pêche. La solitaire du figaro est de passage à Paimpol. C'est l'occasion de sortir le voilier et le semi-rigide. De toute façon, le vent est beaucoup trop fort pour aller sur les plateaux du semi-large. Les enfants se sont levés de bonne heure pour aller faire de la voile. Mes nièces vont les accompagner. Quant à nous nous allons les rejoindre en semi-rigide pour partager le casse-croute.


l'Hirondelle sous voile (la semaine passée)
A 9h30, ma fille m'appelle, le safran est cassé. Ni une ni deux, je pars immédiatement avec le Semi-rigide. Entre-temps, les voiles sont affalées. Le bateau est à l'ancre. Je les rejoins sur zone en moins d'une demi-heure. Tout le monde va bien.

Arrivée des sauveteurs

 Je les trouve en train de prendre un café et déguster un pain au chocolat (Loulou, ce n'est pas une chocolatine !!).


Plus de safran mais toujours le sourire
Après une analyse vite faite, le safran est cassé en deux, au-dessus de la ligne de flottaison. La navigation retour va se faire avec le moteur hors-bord. Le bateau est  manœuvrant. Je vais les accompagner jusqu'à Saint Riom.

Loulou à la barre


Une fois le bateau mis en sécurité au mouillage, je vais chercher mon épouse et ma belle-sœur.

Du coup, je n'ai pas pris ma canne à pêche. C'est dommage, j'ai vu quelques bars sautés devant le bateau.

Le soleil commence à faire son apparition. On est un peu à l'abri du vent. Tout c'est bien passé, l'équipage a été parfait. C'est l'heure de se restaurer.

Qui a dit qu'il ne fait pas beau en Bretagne !!
Après avoir passé un bon moment à l'ancre, il est temps de rentrer. Je vais les accompagner jusqu'au port de Paimpol. En chemin quelques vieux gréements se rendent également dans la baie de Paimpol pour le départ de la Solitaire du Figaro Bompard.


La Nébuleuse
Toutes voiles dehors
Passage dans le chenal de Saint Riom

 
L'Etoile Moleine


La force tranquille




Candice à la manœuvre, Sylvie à la photo

Bateau du Lycée Maritime de Paimpol - Pierre Loti
Armada des bateaux de la solitaire du Figaro
Retour au port sans encombre



Conclusion :

Une bien belle journée au final même si elle a mal commencé. Juju a tellement fait pour ce projet de rénovation du voilier que je suis un peu déçu pour elle. Elle nous tous remis le pied à l'étriller pour que ce projet, qu'on avait dans les cartons, se concrétise.

Je suis quitte pour refaire un safran. Sans le côtes, ça risque d'être un peu compliqué.




mardi 28 juin 2016

Homard Breton

Le mois de juin n'aura pas été exceptionnel côté météo. Même si les températures sont plutôt de saison, le vent est omniprésent. Qu'importe, c'est le temps idéal pour sortir le voilier. Le fiston, la pêcheuse de fiston, Dav et mon épouse vont sortir en mer à bord de l'hirondelle (Voilier) de bonne heure et de bonne humeur. Je les rejoindrai plus tard à Bréhat pour un pique-nique en famille.
 
Je pars de la cale proche de la maison avec Candice et ma sœur. Je n'ai pas oublié de prendre les cannes à pêche et la boîte de leurres. On ne sait jamais, on pourra peut être se faire une petite session après le casse-croute.
 
Je rencontre David sur la cale qui revient d'une session pêche sur les parcs avec quelques beaux bars de pris. Ils sont à la côte. Il me dit qu'il aurait bien gardé un bar. Il faudra attendre encore quelques jours pour en  savourer un. Je pense que ce moratoire pour le bar est une bonne chose. Je pense également qu'il faudrait qu'il soit appliqué partout en France notamment au sud du 48ème parallèle. 
 
Sur le chemin, je vois plusieurs vieux gréements. Je ne peux m'empêcher de bifurquer pour aller les observer de plus près. Je suis fasciné par ces vieilles coques qui malgré les années sont toujours sur l'eau. 
 
La nébuleuse
 
 
 
Sous vent arrière
 
L'Eulalie, d'une conception un peu plus récente mais reprenant les plans et le savoir-faire d'époque. Dom vous fait découvrir l'archipel de Bréhat. Pour plus d'informations vous pouvez consulter son site internet.
 
Superbe bateau.
 
A chaque fois que je le croise, je ne manque jamais de venir le saluer. Il me demande parfois d''embarquer  des passagers pour qu'ils puissent prendre des photos de l'Eulalie en entier. Il vous fera passer en fonction de la marée par les coins et recoins tous aussi beaux les uns que les autres. Il se prépare à partir pour Brest 2016 et ainsi participer à ce rassemblement de vieux gréements.
 
Je rejoins le reste de la tribu dans la Chambre à Bréhat. C'est l'occasion de faire un pique-nique tous ensemble sur l'hirondelle.
 
Après avoir mangé, Le fiston et Dav m'accompagnent pour tenter de prendre du poisson. Avec ce vent d'ouest de 20 nœuds, ce n'est pas possible d'aller sur les plateaux du semi-large. La mer est vraiment trop démontée. Ce sera pêche à la volée , en traction légère ou à gratter au ras de la côte. Je vais troquer mes leurres souples plombés de 55 à 70 grammes pour de grammage allant de 15 à 21 grammes. dans des fonds de 5 à 10 mètres, il n'est pas possible de faire de la verticale.
 
J'ai pris mes cannes légères. 2 cannes en 7/28 grammes et le fiston sa canne 5/15 gr. J'ai toujours en projet une canne légère home made. Je continue à faire le cahier des charges. Je pense que je vais aller voir Yoyo qui avance bien sùr ce projet. Il a déjà fait son banc de montage. Reste maintenant à mettre de l'argent de côté  :)
Le banc

Le moteur
 
Je dispose d'un petit créneau de 1h30 pour pêcher. Je vais prospecter l'est de Bréhat pour être à l'abri du vent. Je cherche des fonds de 5 à 10 mètres avec un peu de courant, des cailloux et l'eau bien oxygénée. Je place le bateau dans un dédale de cailloux. Heureusement que je connais le secteur. Je suis tout de même sur le qui vive tant le secteur est dangereux.
 
Vincent met un Crazy Sand Eel n°3 vert de chez Fiiish, Dav un Diego Shad de chez Powerline et moi un leurre que m'a préconisé Valentin d'Ac'scion pêche, malheureusement je n'ai pas retenu le nom du leurre (Alzheimer me guette !!!).
 
Chacun trouve sa place sur le bateau. C'est tout un sport pour faire des lancers à trois sur le bateau. Ca y est, l'équipe est rodée. Vincent à gauche lance en revers, Dav à droite lance normalement et moi au milieu par-dessus ma tête. J'avoue que la place du milieu n'est pas la meilleure. En contrepartie, je vois le sondeur parfaitement.

Vincent est attelé, la canne se plie en deux. Il annonce tout de suite que ce n'est pas un monstre. Je veux bien le croire, le frein est resté muet. Pas besoin d'épuisette. C'est un tout petit lieu jaune de 34 cm. Il est reparti bien vite dans son élément après la photo. Et dire qu'il fait la maille !!!

Le fiston commence à maitriser la technique. Il faut dire qu'il a eu de bons partenaires à la Sailtica Fishing. Il a beaucoup appris lors de ces deux journées. Ses partenaires de jeux n'ont pas été avares de conseils. C'est ce que j'aime dans ce type de compétition, le partage.

Et dire qu'on est à l'abri !!
Il est temps de rentrer les filles s'impatientent. Il ne reste plus beaucoup d'eau sous le voilier.

Le fiston déplace le voilier pour le mettre dans le mettre en sécurité. Un petit café et il est temps de rentrer. Les jeunes rentent dormir sur le voilier. Nous sommes à marée basse. Dav et Vincent vont  enfiler leurs combinaisons de plongée pour une partie de chasse sous-marine dans l'espoir de trouver un homard. Dav est un grand spécialiste de la pêche du homard en apnée.

De retour à la maison, j'envoie un SMS pour leur demander ce qu'ils ont fait. Je reçois direct la photo d'un joli bleu.



Breizh attitude !!
 
 Encore une superbe journée de passée.

Conclusion :

Il ne manquait que la fillotte pour la réunion de famille soit parfaite. Il faut dire qu'elle a beaucoup œuvré pour que le voilier soit remis en service. Elle nous a donné un bon coup de pied dans les fesses pour que ce bateau ne finisse pas sa vie abandonné sur un parking à bateau au sec. Chacun d'entre nous a mis la main à la pâte. Le résultat est génial.

Le leurre du jour :

C'est le Crazy de chez Fiiish qui a fait le boulot. Je ne pense pas que les autres leurres ne soient pas bons mais Dav et moi ne maitrisons pas la technique. Je vais y travailler sérieusement.

 
 

mardi 14 juin 2016

Steak de lieus jaunes

L'association Fish à l'affiche organise une sortie kayak samedi matin au départ de Plouha. Malheureusement, j'ai promis à mon beau-frère une sortie pêche sur les plateaux du semi-large. J'espère qu'Édouard dit "Doudou" renouvellera cette expérience.
 
Départ de la maison à 10h pour faire la fin de la montante et début de la descendante. C'est la morte-eau. Contrairement à pas mal de mes copains pêcheurs, j'aime bien ces coefficients plutôt bas. Ils sont souvent synonymes de jolis poissons. De nombreux bateaux sont déjà partis au vu des remorques garées. Je me rends directement au semi-large. Un petit vent de nord-ouest et un temps gris nous accompagnerons toute la journée. La température de l'eau (14,5°) reste bien fraiche pour la saison. L'année dernière, elle était plus chaude de 2 degrés.
 
Le voyage se passe sans encombre. Le bateau, un 3D Tender 550 Patrol, passe toujours aussi bien. Je suis surpris de voir aussi peu de bateaux sur l'eau à moteur sur l'eau. En revanche beaucoup de "voileux" sont de sortie. Je ne vais pas me plaindre, nous sommes les seuls sur le spot.
 
Je cale la première dérive. Je ne passe pas sur les points marqués. C'est normal, le vent est travers au courant. On relève les lignes et je me replace. C'est mieux mais pas encore parfait. Je sens que le vent va nous embêter aujourd'hui.
 
Sur la troisième dérive, Jean-Loup croche et casse. On verra par la suite que c'est une filière de casier en plein milieu de notre dérive. En effet les bouées sont sous l'eau. Je remets une agrafe et un autre leurre. C'est reparti pour une nouvelle dérive. Je décide de passer de l'autre côté du caillou. Cette option est payante puisque Jean-Loup fait le premier poisson de la journée. Au terme d'un joli combat avec des rushs de folie, je vois arriver une belle masse dorée sous le bateau. Je le mets dans l'épuisette. C'est un lieu jaune  de 78 cm.


Lieu jaune
Les poissons sont bien calés mais de l'autre côté du caillou. Je replace la dérive. Le courant faiblit mais pas le vent. Je suis obligé de calculer mon  positionnement à chaque fois que je me replace.

Un bateau nous a rejoints sur zone. Il est à deux ou trois cents mètres de nous.

La dérive est bonne. Le bateau dérive tranquillement. Je scrute le GPS pour donner le top départ à l'ascenseur. Jean-Loup commence à remonter.  Je vois les attaques en direct sur sa canne. Il continue, fait un stop de trois à quatre secondes puis il continue sa remontée. Au deuxième tour de moulinet, la canne plie en deux. Je commence également à faire l'ascenseur. Première attaque, je continue. Deuxième attaque, je ferre énergiquement, pendu !!!!! C'est le premier doublé de la journée. On remonte nos poissons. Les commentaires vont bon train, entrecoupé au moment des rushs par des Oh la vache, il n'est pas content, j'ai mal au bras, ...

Il faut gérer l'épuisette tout en remontant le poisson. Pas de problème, que des solutions. Les deux poissons sont mis au sec. Jean-Loup fait encore un beau lieu jaune 75 cm et 68 cm pour moi. Les poissons sont mis dans mon nouveau sac glacière  Hpa acheté à Ac'scion pêche Tootaz.

Pas le temps de prendre des photos, je replace la dérive. C'est Jean-Loup qui fait un festival aujourd'hui. Encore un beau spécimen, le frein est pourtant réglé assez fort. Malgré cela, il lui prend pas mal de tresse. Je suis cantonné à l'épuisette. C'est le jour des steaks 70 cm.


Jean-Loup admire sa prise.

Un goéland marin nous accompagne depuis maintenant quelques dérives. C'est le plus gros goéland que l'on trouve sur les côtes Bretonnes et même le plus gros goéland du monde. Il fait partie de la famille des laridés. Il a une envergure pouvant aller jusqu'à 1.80 mètres. On ne note pas de différence de plumage entre le mâle et la femelle. En revanche le mâle est beaucoup plus imposant que la femelle. Il a le dos et les ailes noires, le reste du corps blanc. il est omnivore. Il n'hésite pas à s'attaquer à des oiseaux de mer ou des canards même adulte. Il peut mettre également à son alimentation des mammifères terrestres tels que les rongeurs (lapin, rat, souris, ...). Il a une technique bien particulière, il jette en vol, les œufs ou les coquillages sur les cailloux pour les briser. Il n'est pas rare de voir ce phénomène sur la vieille cale de Pors Even.
  
On voit passer quelques fous de bassan. Je ne peux m'empêcher d'admirer leur vol si gracieux.
 
C'est le moment de l'étale. On range le carbone pour passer à table. Sylvie nous a préparé un bon casse-croute. Aujourd'hui elle va aux 7 iles en kayak avec le pôle nautique de Paimpol-Goëlo basé à Loguivy de la mer. 
 
Le fiston n'est pas en reste. Il a rejoint ses potes à Douarnenez pour une partie de pêche sous-marine. D'ailleurs, ils ont fait deux bleus (homards) et un gros sar de 42 cm. Il a juste oublié sa canne pour faire coup du soir.
 
Sar du Finistère


Il est fier le Vincent

Du bleu du bout du monde

Cuisson en mode baroudeur
 
Le temps de manger et le courant a basculé. La brume commence tout doucement à se lever. Je n'arrive plus à voir l'ile de Bréhat. J'analyse, sur la première dérive, le vent et le courant. Tous les paramètres sont à revoir. J'arrive à me placer correctement sur la deuxième dérive. Jean-Loup et moi faisons l'ascenseur. Au dixième tour de manivelle la canne de Jean-Loup est complètement cintrée. Le combat commence fort. Il part directement au fond sur le premier rush. Quant à moi rien de rien même pas une attaque. Je vais prendre l'épuisette et mettre les poissons au sec. Encore un beau lieu jaune de 71 cm pour Jean-Loup.
 
Le vent continue de forcir et les dérives sont de plus en plus difficiles sans compter que le leurre n'est plus sous le bateau. De ce fait on fait une dernière dérive. Devinez qui est attelé ? Et bien oui, c'est encore Jean-Loup. Celui-ci sera plus petit 58 cm.
 
Conclusion :
 
Jean-Loup a fait la majorité des poissons. Il va falloir que j'affine ma technique. Des conditions météorologiques qui se sont dégradées tout au long de la journée. Je n'ai pas l'impression qu'on soit début juin. Enfin ne nous plaignons pas d'autres régions sont plus gravement touchées par les intempéries.
 
Les leurres du jour :

J'ai persisté toute la journée avec un magic Eel couleur aru en 22, cm avec une tête 70 gr. Jean-Loup a pris un leurre souple que j'avais gagné à la Sailtica Fishing. Il ressemble au nitro shad slim en 25 cm en bleu avec une tête plombée de 90 gr. J'ai essayé un inchiku en 80 gr avec un maniement minimaliste.

Je ne saurai dire si c'est la couleur bleue, la forme du leurre ou l'animation  qui ont fait la différence.

mercredi 1 juin 2016

Trio gagnant !

J'ai pas mal de retard dans mes posts. Voici le compte rendu de ma sortie pêche avec Jean-Mye et Dav deux copains du fiston. Après avoir fait quelques des bars de plus de 80 cm et des lieus jaunes de même taille (compte rendu ici). Dav est chaud bouillant.
 
Le rendez-vous est donné à la maison à 9h00. Je mets le bateau à l'eau sur la cale proche de la maison. Les hauturiers sont partis plus tôt ce matin. Il faut dire que les conditions météorologiques sont au top ce matin. Je vais aller prospecter un peu plus au large afin de trouver des lieus jaunes de belle taille.
 
Après une heure de route à 20 nœuds, nous voila sur un spot que j'ai repéré sur la carte. Je suis presqu'à 6 miles des côtes. Je fais attention de ne pas me mettre en infraction. J'ai le permis hauturier mais pas l'équipement de sécurité s'y référent. De plus, par choix personnel,  je ne souhaite pas me mettre en pavillon belge. On commence à pêcher par 60 mètres de fond. Les premières dérives ne donnent rien. Cependant je vois des échos prometteurs sur le sondeur.
 
Le courant commence petit à petit à faiblir. C'est à ce moment que l'on faire nos premières prises. Dav est le premier en action. La canne est pliée en deux. Le moulinet chante. Je vois Dav avec le sourire jusqu'aux oreilles. Visiblement c'est un beau poisson. Le moulinet est parfaitement bien réglé. Le poisson donne de bons coups de tête. Il bataille dur. Il lui faudra plusieurs minutes pour le remonter à bord.

Dav en mode admiratif !!
 
Gilles et Christophe  nous rejoignent sur zone.
 
Comarmor en action
 
Je replace la dérive. On arrive tout doucement sur le spot, à la force du courant. Je scrute attentivement le sondeur. Je vois le banc de lieus jaunes. Les poissons sont en activité. D'ailleurs, Jean-Mye ne tarde pas à faire l'ascenseur. Il commence à remonter, petite attaque, il continue sans s'arrêter puis gros cartouche. Il fait un ferrage dans les règles de l'art, pendu. Le carbone est cintré, le moulinet chante et Jean-Mye commente. Que du bonheur !!

C'est encore un beau poisson. Je me concentre sur le visage de Jean-Mye. Je ne peux m'empêcher de rigoler en voyant toutes ces mimiques, un vrai sketch. Il a ma canne Shimano (merci Yoyo) avec le moulinet Tica 6000 (merci Valentin). J'adore le bruit rauque de ce moulinet. Quand je l'entends chanter, je sais maintenant par expérience que c'est un beau poisson. Il profite, pendant tout le temps du combat, de chaque instant au maximum. Il le laisse se fatiguer tranquillement. Je sors l'épuisette et hop à bord. Encore un steak de 76 cm.

Steak pour Jean-Mye

Pendant ce temps la Gilles et Christophe font également de beaux poissons.

Pas terrible le photographe (dédicace à Gilles)


Christophe fait même un bar qui repart directement à l'eau après la photo.

La casquette Ac'scion pêche !!
 
 C'est reparti pour une nouvelle dérive.

Nous arrivons tout doucement sur l'étale. Le courant est faible. Je dois ajuster mes dérives pour passer précisément sur le point GPS. J'ai changé de grammage pour passer de 70 à 50 gr. J'anime tranquillement au fond, je sens une petite attaque. Je commence l'ascenseur. Nouvelle attaque, le poisson suit le leurre. Il s'arrête net, gros ferrage. A mon tour de me faire plaisir. Ca envoie, il débute par un Big rush. Je pense qu'il essaye de se replacer dans sa zone de confort au ras du fond. Je fais comme les Shadocks, je pompe. La canne encaisse bien les coups de tête. C'est un grand plaisir de combattre ce fabuleux poisson qu'est le lieu jaune. Il n'est pas trop endurant mais ces premiers rushs n'ont rien à envier au bar. Je dirai même qu'il est bien plus puissant. Si sa vessie natatoire se dégonflait au fur et à mesure de la remontée, ce serai lui le poisson roi sur nos côtes. Je trouve sa chair merveilleusement bonne. je le préfère largement au bar.

Le poisson est mis au sec un lieu jaune de 71 cm. Dav est également attelé. Encore un beau steak de 75 cm.


Combatif le bougre !!
 
 Le quota que je m'étais fixé est bientôt atteint. J'annonce qu'il reste une ou deux dérives avant de rentrer à la maison.  Tout l'équipe est concentrée. Jean-Mye commence mal, il s'accroche sur le fond. J'ai quelques tapes mais le poisson ne suit pas. C'est finalement Dav qui remet le couvert. Pour sa première au semi large, il fait fort. La chance du débutant, je ne pense pas. C'est un vrai passionné de pêche et ce depuis des années. Il pratique plutôt du bord en surfcasting mais également aux leurres durs.

Dernier steak de la journée 76 cm

On aurait pu rester encore 2 ou 3 heures. Mais à ces profondeurs, on ne peut pas remettre les poissons à l'eau. Je reviendrai maintenant que le point est validé. A part Christophe pas d'autre bateau sur ce spot. Dès qu'on s'éloigne un peu des côtes, c'est plus tranquille.

On s'arrête à la corderie à Bréhat. Christophe et Gilles nous ont rejoins. Christophe nous offre un café et un petit pain au chocolat. On profite bien du soleil .C'est même difficile de partir de cet endroit paradisiaque.


Je m'émerveille toujours de ces paysages somptueux

Conclusion :

Un nouveau spot de validé perdu au bout du monde, une météo géniale, une bonne matinée de rigolade et quelques jolis poissons c'est peut être ça la recette du bonheur.

Ca fait longtemps que Dav n'est pas venu à la pêche avec moi. Je ne doute pas qu'il reviendra maintenant qu'il est revenu dans la région. Il manque juste le fiston pour que la team soit au complet.

Les leurres du jours :

Les Majikeel 220 surtout en couleur jaune orangée. En fonction du courant j'ai adapté les grammages des têtes plombées passant de 70 gr à 50 gr.

Le Crazy Sand Eel 220 en couleur verte fluo avec des têtes de 60 gr.