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mercredi 19 avril 2017

Selective Barracouda tour 2017

Je me suis inscrit avec Jérémy et Alexis (big boss TOOTAZ) à la sélective du Barracuda tour. Je vous invite à aller voir son site qui a fait peau neuve. L'épreuve est organisée par le chantier naval Cras nautique dirigé par M. Yann Plusquellec. Il est également concessionnaire Bénéteau qui fabrique les fameux Barracuda 7 et 9. Il a également tout une gamme de bateaux à moteurs, de pneumatiques et de voiliers.
 
C'est donc de bon matin que je me dirige vers Saint Quay Portrieux en compagnie d'Alexis. Jérémy nous retrouve à la cale. Le bateau est rapidement mis à l'eau. On se dirige dans le nouveau port de Saint Quay. Nous sommes accueillis avec le café et croissant au bar de l'écluse. C'est un moment convivial. D'ailleurs, même si je ne suis pas sur mes terres, je connais bon nombre de participants. La plupart d'entre eux font partie de l'association Fish à l'affiche. Il y a du beau monde Franck Choron guide de pêche, Thierry Meheut (ALCEDO Saint Brieuc), Julien Bertho (ATM Communication) Dimitri, Jean-Marie, Fred, Eric, Julien, Martial, ...
 
L'équipe Navionics s'est déplacée également pour l'évènement avec Fred Lavion (Directeur commercial MC-TECHNOLOGIE).
 
La zone de pêche est suffisamment grande pour ne pas être les uns sur les autres.
 

 
 
Jérémy nous a rejoints et on prend le petit déjeuner en terrasse. Yann nous fait le débriefing. Il met l'accent sur la sécurité et la convivialité. Deux bateaux commissaires seront là pour assurer la sécurité et les photos. Julien a même amené son drone pour donner de la hauteur aux vidéos.
 
Yann Plusquellec

Yann au micro
 
Tout le monde est attentif
 
On est chaud bouillant pour la compétition. Alexis s'est occupé de la stratégie. Il a bien étudié la zone de pêche sur les cartes marines. Il a noté quelques points à prospecter en priorité. Chacun a son rôle dans l'équipe. Alexis la stratégie, Jérémy la technique et moi le pilotage.
 
Le tee shirt et la casquette magique TOOTAZ pour la compétition

On voit déjà l'ambiance sur le bateau

Dimitri et Eric Pas de stress non plus

Préparatif avant de partir sur le ponton d'honneur

Yann Plusquellec et Fred Lavion nous joyeux commissaires

Dernier nœud avant de partir


Dimitri en plein préparatif

 
Le départ est donné. On regarde les participants partir pour aller sur une zone sans bateau. C'est parti. On n'a pas fait 500 mètres que Jérémy a déjà perdu sa casquette. Elle a coulé direct.

C'est parti
Alexis nous préconise d'aller pêcher dans une zone de faible profondeur autour du phare de l'île Harbour. On va tenter en finess avec des leurres souples de 10 à 20 grammes. Je mets un Crazy  rose de chez fish en tête off shore. Jérémy un petit shad et Alexis un petit Jig. On peigne méthodiquement la zone. Après quelques lancés, je sens une petite tape. Une petite animation et pendu. Ce n'est pas très gros mais il se débat bien. Je le ramène au bateau c'est un lieu jaune. Yes on ne sera pas bredouille.
 
Mon premier lieu jaune à la volée dans 4 mètres d'eau
Jérémy annonce également poisson. C'est une petite vieille mais elle fait la taille. Waouh, ça commence fort. Première dérive et déjà 15 points. Alexis, Monsieur stratégie !!
 
Bien sur, inutile de vous dire que tous les poissons sont remis à l'eau.
 
Petite vieille à la volée
 
Je replace la dérive un peu plus haut que la première. Après quelques lancés, c'est Jérémy qui fait un lieu jaune toujours à la volée.
 
Un beau lieu jaune
 
Je lance directement derrière Jérémy et je touche un lieu également. On est sur zone depuis 15 minutes et nous avons déjà 35 points.
 
C'est maillé mais que c'est petit tout de même.
 
Sur la troisième dérive, Jérémy fait une petite vieille. On la mesure et elle fait la maille.
 
 
 
Alexis me demande d'aller prospecter une belle veine de courant un peu plus au nord de l'île Harbour. Je cale tant bien que mal la dérive. Ce n'est pas facile, le courant rebondi sur une roche et nous fait prendre des trajectoires un peu différentes. Il y a un peu plu de fond. Il va falloir changer nos leurres. Jérémy et Alexis au Jig et je reste sur le Crazy Sand Eel rose. Je change juste de tête plombée pour mettre une tête deep.
 
Je vais rester sous le bateau en verticale tout comme mes compagnons de jeu. C'est un fond de sable avec 18 mètres d'eau. On continue la dérive. Je commence à voir de la vie sous le bateau. Jérémy et Alexis font un lieu chacun. Premier doublé de la journée.
 
Doublé de lieus jaunes
Les points s'enchainent vite. Cela fait pas une heure qu'on est sur l'eau que nous avons déjà 60 points. Le courant commence à faiblir. Je me dépêche de replacer la dérive.
 
C'est à mon tour de faire une vieille.
 
vieille commune.
 
Avant que l'on arrive à l'étale et sur les conseils d'Alexis, on va tenter de trouver des bars. La zone est parfaite. Des têtes de roche un peu partout dans des fonds de 5 à 10 mètres. L'emplacement idéal pour les bars. Je tombe sur une belle détection sur le sondeur. Jérémy est attelé et Alexis aussi. Alexis bataille dur, ça sent le bar mais, surprise, c'est un grosse vieille.
 
C'est pas énorme.

Grosse mémère.

Bon le quota de veille est atteint. On va continuer à chercher les bars. On passe de poste en poste à la recherche du Graal.


On prospecte sur une bonne partie de l'archipel sans trouver les bars. On fait une dizaine de vieilles, des maquereaux mais pas une seule écaille argentée. On aura tout tenté, malgré tout, sans jamais rien lâcher.
 
Retour à l'heure prévue pour sortir le bateau de l'eau. Un peu d'attente à la cale mais cela nous a permis de discuter avec bon nombre de participants. 
 
Tous les participants se retrouvent au chantier naval CRAS NAUTIQUE pour partager un repas autour du barbecue. Une organisation au top. De belles rencontres autour de notre passion.


Le casse croûte

Le jury se réunit pour faire les calculs.

Les résultats se font du dernier au premier pour laisser un peu de suspense. Les participants sont appelés les uns après les autres. Il ne reste plus que 3 équipes qui n'ont pas été invités au podium. Nous sommes sur le podium mais à quelle place. Jean-Marie est troisième, Yann nous appelle et nous sommes 2ème. J'avoue que je suis fier de cette deuxième place avec 75 points.

2ème place
Le grand vainqueur est l'équipe de Fred Chaix, Franck Choron et Lionel Willerval.

L'équipe vainqueur qui défendra les couleurs de
CRAS NAUTIQUE à la Barracuda tour 2017
Un grand merci à Yann Plusquellec et à toute son équipe qui ont organisé cette journée fantastique. Que du bonheur, j'ai hâte de participer l'année prochaine.

Un grand merci aux partenaires qui ont offert des lots à tous les participants.

Conclusion :

C'est difficile de pêcher un secteur que l'on ne connait pas. Je suis venu une seule fois pêcher à Saint Quay mais c'était en dehors de la zone. Le décor est juste magnifique. Les bars ne sont pas encore arrivés en masse. Il faut juste voir les résultats pour s'en convaincre. Ils commencent juste à arriver. Félicitations à ceux qui ont réussi à tirer leur épingle du jeu.

Je remercie mes coéquipiers, Alexis et Jérémie, qui m'ont accompagné dans cette aventure. On s'est marré toute la matinée.

La prochaine fois, je lirai bien le règlement. Je pensais que nous avions le droit à 5 vieilles alors que c'était 10. Nous n'avons pas comptabilisé 5 vieilles tant pis pour nous.

Je félicite Fred et son équipe ainsi que tous les participants.

L'association Fish à l'affiche place trois équipes aux trois premières places.

Le leurre du jour :

Sans contestation possible les jigs .
 
 

mardi 18 avril 2017

Session gros lieus jaunes !

Il faut profiter du beau temps tant qu'il est là. Je cale une sortie avec Romain et Jean. Le départ se fait aux aurores à 7 heures. Au moment de partir Jean manque à l'appel du semi-large. Après quelques minutes d'attente, je pars.
 
Nous allons voir le soleil se lever tout en rejoignant le spot de pêche. Des couleurs à couper le souffle !
 
On devine l'île de Bréhat

Une palette de couleur à couper le souffle



Je m'arrête sur un spot à bars pour voir s'ils sont arrivés. Je mets un Nitro Shad 90  Bleu avec une tête plombée de 35 grammes et Romain en fait de même. Je cale la première dérive. Pas beaucoup d'activités sur le sondeur. Je me replace en me décalant de 25 mètres. Romain arrive au fond, fait quelques animations et pendu. Un petit rush mais, il m'indique que ce n'est pas un gros. Il parvient sans difficulté à le mettre à bord. C'est le premier bar de l'année 2017. Bien sûr, il est reparti grandir.

Premier bar de l'année 2017 sur le Lodennan

Je replace la dérive et c'est à mon tour de faire un bar de la même taille. Cela fait plaisir de voir qu'ils sont revenus. J'ai hâte d'aller les traquer dans l'archipel de Bréhat en finess dans quelques mètres d'eau. Il va falloir compter environ un à deux mois pour pratiquer cette pêche.
 
On fait une troisième dérive qui ne donne rien. Il est temps maintenant d'aller un peu plus au large pour montrer ma technique de l'ascenseur à Romain. Il débute la pêche à la canne. Cela dit c'est un formidable apnéiste. Il a cet avantage de savoir comment évoluent les poissons sous l'eau. Je suis certain qu'il se servira de cette expérience.
 
Après une vingtaine de minutes sur une mer plate nous voila arrivé sur la zone. On change nos leurres pour mettre le Fire Eel pour Romain et un Magic Eel pour moi. Le courant est un peu fort. J'ai un peu de mal à ressentir le toc du leurre au fond. Je vois un  collègue de boulot sur un bateau voisin. On passe lui dire bonjour. Il pêche aux lançons vivants en grattant le fond. Les lieus jaunes ne sont pas trop actifs me dit-il. Il va falloir gratter le fond pour tenter de les faire mordre.
 
Les premières dérives ne donnent rien. On change de leurres. On essaye tout ce qu'on a dans nos boîtes comme pour se rassurer. J'arrive à faire le premier lieu jaune de la journée. Par contre, il a fait quelques rushs au ferrage.
 
Le premier lieu jaune de la journée
Je les ai trouvé. Reste plus qu'à mon invité de mettre en pratique la fameuse technique de l'ascenseur. Je replace la dérive. Romain et moi descendons nos leurres. Il faut quelques minutes pour arriver sur le spot. Les leurres sont bien au fond il n'y a plus qu'à attendre d'être au bon endroit. Romain est concentré comme il se doit. Il commence son ascenseur et je vois sa canne se plier en deux. Il fait un gros ferrage. C'st pendu. Comme d'habitude, il se prend un gros départ. Il kiff mon Roro.


Pas cintré la canne !!
Le combat dur quelques minutes. Le poisson n'est pas décidé à se laisser faire. Malgré tout il le remonte tranquillement. Il arrive à la surface. C'est une belle planche. Je prends l'épuisette et je le mets au sec.


Beau steak !!
Sur la dérive suivante c'est à mon tour de faire plier le carbone. Il m'a mis la misère celui-là. Des gros rushs, du moulinet qui hurle et les bras qui chauffent.


Encore un beau steak

 Il va falloir partir, Romain a un impératif horaire. J'annonce alors dernière dérive. Bien sûr, on est concentré comme jamais. Je sens un petit gratouillis sur le leurre. Je commence mon ascenseur et pendu. Romain m'annonce également poisson. Eh bien, on va finir en beauté par un doublé. Dans l'excitation on a même pas pris de photos.

La mer s'est calmée tout au long de la matinée et on rentre sur une mer d'huile.

Une belle matinée de pêche
 
 Conclusion :

Les bars commencent à arriver au petit large. Dans moins d'un mois, ils seront à la côte. La température de l'eau n'a pas encore atteint le 12 degrés.

On s'est bien marré toute la matinée. Romain a, je l'espère, compris la technique de l'ascenseur. Il ne lui reste plus qu'à la mettre en pratique sur son nouveau bateau.


Le leurre du jour :

Je sortirai deux leurres de lot. Tout d'abord le Fire Eel de chez Delalande ensuite le Magic Eel de chez Sakura.

vendredi 14 avril 2017

Gros lieus jaunes au semi-large

J'appelle Ben membre de la Team Golden Royal, habitué à pêcher en surfcasting, à quitter le plancher des vaches pour le petit large. J'ai fait le salon de la pêche avec lui et je lui avais promis de l'emmener faire une sortie en mer. Christophe nous accompagne dans cette nouvelle aventure.
 
La météo, en ce début avril, est plutôt clémente. Les températures sont fraiches le matin mais elles montent rapidement. L'eau se réchauffe. Elle arrive à 12 degrés. C'est bon signe. Comme souvent, je vais aller au semi-large chercher les lieus jaunes. Il faut environ une bonne demi-heure de route pour atteindre les plateaux.
 
Cela fait longtemps que je ne suis pas aller sur ce spot. Avoir de nombreux coins de pêche permet de laisser les zones se reposer et se repeupler. A mon avis les poissons appellent les poissons et le fait de vider une zone peut, à terme, la vider. C'est tentant de venir régulièrement sur sa zone dit de confort. C'est pour cette raison que je prospecte toujours à la recherche de nouveaux spots.
 
Les coefficients sont importants, la fenêtre de pêche ne sera pas très grande. En ce qui me concerne c'est deux heures avant et après l'étale de marée haute ou basse.

On commence par prendre un café et un croissant que Christophe a amené. A peine servi, je reverse tout mon café. Je suis le boulet du jour.
 
On arrive sur le plateau. Les premières dérives ne donnent rien. Les poissons sont difficiles à localiser. Finalement après de nombreuses dérives infructueuses c'est Christophe qui ouvre le bal. Les lieus sont en chasse sur des sardines. Ils se déplacent assez vite derrière le banc.

Le premier de la journée
 Je les ai trouvés mais je sais que ça va être dur de les suivre. Malgré tout après quelques dérives je parviens à les retrouver. Je vais faire coup sur coup deux lieus jaunes. Ils ne sont pas énormes (55 et 57 cm).

Les dérives suivantes ne donnent rien. Pourtant on s'applique. Les lieus jaunes sont rivés au fond en semi-léthargie. Je comprends mais un peu tard qu'il faut bien gratter le fond pour réussir à les faire mordre.

Le courant commence à faiblir. Il est temps de s'arrêter de pêcher pour casser la croûte. Ben nous a régalés avec ses provisions.

On a pris le temps de manger tranquillement. De toute façon, les poissons ne mordent pas à l'étale. Je prends mon mal en patiente. Je veux absolument que Ben puisse prendre un beau poisson. C'est l'objectif principal de la journée. D'ailleurs il met toutes les chances de son coté en mettant la valeur sur du moment le Fire Eel.

Couleur du moment

Après quelques dérives, c'est ben qui annonce poisson. Ce ne pas bien gros mais il est content d'ouvrir son compteur, Un magnifique coquette avec des couleurs extraordinaires. Je prends la photo et elle repart immédiatement à l'eau.

Je suis encore en Guadeloupe !!

Je replace la dérive. Je vois un peu de détection sur le sondeur bien calé sur le fond. J'invite tout le monde à descendre les leurres bien au fond et à remonter lentement. Je sens un toc. Je commence à remonter lentement. Le poisson est là mais je ferre dans le vide. Je ne bouge pas et je laisse le leurre sans aucune animation pendant quatre à cinq secondes. Je commence à remonter, grosse attaque, je ferre et pendu. Le premier rush me fait dire qu'il est joli. Il me fait un beau combat jusqu'à la surface. Christophe me dit qu'il a vu quelque chose sous le bateau qui se déplace assez vite. A force de regarder la silhouette se déplacer, il s'agit d'un requin taupe. Je me dépêche de mettre le poisson au sec pour ne pas me le faire coquer. Du coup on arrête de pêcher pour l'admirer.
 
Il s'agit d'un requin taupe d'environ 2 mètres. Il passe très près du bateau à moins d'un mètre. C'est la deuxième fois que je vois un requin en Bretagne. La première fois il s'agissait d'un requin renard. Bien entendu il est inoffensif pour l'homme. C'est simplement l'agitation du poisson et d'un repas facile qui l'a attiré à la surface. Ben pour sa première sortie en mer sur mon bateau a une chance extraordinaire de pouvoir assisté à ce moment magique.


La casquette magique Ac'scion pêche

C'est bizarre mais après cette période de disette, tout l'équipage est motivé comme jamais. Je me replace. C'est au tour de Ben de faire un poisson. Alors là, le moulinet chante. Il siffle de longues secondes. La canne est complètement cintrée. Je vois les coups de tête du poisson qui sont retransmis en direct dans le scion de la canne. Je peux vous dire qu'il est heureux. C'est rare de pouvoir faire d'aussi beaux lieus jaunes en surf casting.

Ben tu poses comme un pro, il te manque juste la casquette !!

Le banc de poissons est maintenant bien localisé. La pêche en devient plus facile et la technique de l'ascenseur est bien comprise par Ben. Je suis satisfait qu'il ait réussi à faire un joli poisson. La technique de l'ascenseur peut paraître facile mais il faut un peu de technique malgré tout. Ben ne cause pas beaucoup mais il écoute et apprend vite.

Beaucoup du courant sur le spot
 
Je fais deux nouveaux lieus jaunes sur les dérives suivantes. Puis Ben prend un tacaud.

Christophe a ouvert le bal ce matin mais depuis rien de rien. Même s'il ne le dit pas, il doit commencer à trouver le temps long. Au moment on il ne s'y attendait le moins, il sent une petite attaque au fond. Il remonte son leurre et c'est pendu. Il lui met des rushs costauds. Il a le sourire jusqu'aux oreilles.


Un peu flou mais beau poisson.

Il est temps de rentrer Christophe a des impératifs familiaux. Du coup on ne sera pas trop tard à la maison.
 
 
Retour à la cale à 20 nœuds
 
Le phare de la croix
 
 
Conclusion :
 
Une journée placée sous le beau temps Breton. Un bon moment de partage avec Ben et Christophe.
 
Une rencontre magique avec un requin taupe. Ce souvenir restera gravé dans ma mémoire. Il faut absolument préserver ces grands prédateurs.
 
Cela fait maintenant un an et je suis toujours aussi satisfait de ma canne Grauvelle Teklon Royal 702 (8-30 gr). Quelle plaisir pour un budget abordable d'avoir une canne de cette qualité. J'apprécie avant tout sa sensibilité. La canne ne fait pas le pêcheur mais il faut avouer que c'est plaisant d'avoir du bon matériel.
 
Les leurres du jour :
 
Ben a utilisé le Fire Eel de chez Delalande. Christophe et moi plutôt le Magic Eel de chez Sakura. Aucune couleur n'a fait la différence.
 
J'ai essayé le nouveau leurre de chez Kerfil bien connu comme distributeur de la  gamme de moulinet TICA. Il n'a pas pris de poisson mais je ne l'ai pas testé suffisamment longtemps. Cela dit, les seiches vont bientôt mourir dès qu'elles auront pondu. Il fera peut-être la différence à ce moment-là.
 
 

vendredi 31 mars 2017

Pêche Exo en Guadeloupe

Une fois n'est pas coutume, je quitte la métropole pour aller voir ma fille en Guadeloupe. Je vous passe les plages paradisiaques, les cocotiers, le sable blanc et l'eau turquoise. Alexis et Fabien qui revenaient d'un séjour en Gwada m'ont dit d'aller absolument faire une sortie de pêche en mer. J'ai longtemps hésité mais je me suis laissé convaincre. J'ai embarqué le fiston dans cette aventure. Le rendez-vous est pris avec un guide de pêche local. Il s'agit de Julien Brossel alias Madatet Fishing.
 
Le départ se fait au départ de la marina de Rivière Sens non loin de Basse-Terre. Nous sommes cinq pour cette sortie (Thierry, Fred, Pascal, le fiston et moi).


Préparation du matériel de pêche
Les derniers nœuds avant le départ vers la grande aventure.
La mer est bien démontée ce matin avec un bon vent d'est de 20 nœuds. D'ailleurs à peine sortie de la marina c'est du costaud. Heureusement, le bateau, un 28 pieds passe bien les vagues (environ 1,5 à 2 m). N'empêche qu'on est bien trempé mais c'est de l'eau chaude. Il nous faut pas loin d'une heure pour rejoindre son premier spot. Il s'agit d'un BCP. Il s'agit ni plus ni moins qu'un corps-mort moillé par 1.400 mètres de profondeur, avec un bout de 3.000 mètres, appartenant le plus souvent à un professionnel. 

La technique de pêche est complètement différente de celle que je pratique en Bretagne. Tout d'abord, on pêche par 1.400 mètres de fond. Autant dire qu'on ne risque pas d'accrocher le fond. Ensuite, les cannes à Jigs sont très courtes (1,5 m), les moulinets surdimensionnés (de 10 000 à 20 000) et les cannes de traine légère en 2,30 m avec les mêmes moulinets. Je n'ai pas vu le matériel de traine lourde.

C'est parti, Julien place la dérive en fonction du BCP. on va commencer par prendre les Jigs de 120 gr qu'on va laisser descendre entre 50 et 80 mètres. Il s'agit ensuite de caler le talon sous l'aisselle et à remuer frénétiquement la canne tout en remontant le leurre. La technique est assez compliquée. Julien nous donne des conseils et nous reprend lorsque la technique n'est pas correcte. Il a un rôle d'observateur et d'instructeur. C'est un plaisir de se faire guider par Julien.. 

C'est Fred qui ouvre le bal avec un joli thon noir de 3kg. On se replace. C'est Pascal qui fait également un thon noir de 2,5 kg. Après quelques dérives le spot ne donne plus rien. Julien décide de nous envoyer sur un autre BCP. nous continuons à nous éloigner de la côte.

Arrivé sur le point, Julien avec ses yeux d'expert repère une dorade coryphène en surface en chasse sur des poissons volants. Julien et moi préparons les appâts sur les grosses cannes, les autres sont au Jig. Julien place un gros morceau de bonite et laisse filer la ligne pickup ouvert et il me la donne. Le fil se déroule tout doucement au gré des vagues. Après quelques instants le fil part. Julien me demande d'attendre entre 5 à 10 secondes avant de ferrer. Et bien je peux vous dire que ces secondes ne passent pas bien vite. J'attends encore et encore . Je ferme le pickup, je tends un peu la ligne et la très gros ferrage. Le poisson est bien piqué. La dorade part dans un rush de folie me prenant une centaine de mètres de tresse. Le frein du moulinet est pourtant bien serré. C'est dire la puissance de ce poisson. Je n'arrive toujours pas brider le poisson. Je parviens juste à le stopper de temps en temps. Alors là, c'est du pur bonheur. Les bras morflent bien, pas moyen de mettre le talon de la canne sur ma hanche. Julien m'indique que plus je la brutalise plus elle se défend. Globalement, il faut y aller en douceur. Il est également important de laisser la dorade le plus longtemps possible près du bateau pour maximiser les chances d'en prendre plusieurs. Elles vivent généralement en banc.
 
 
Concentration maximale

La canne est pliée pourtant c'est une véritable trique

Belle dorade coryphène
 
La casquette Ac'scion pêche a fait le déplacement. Encore une fois, elle m'aura porté chance.
 
Sur la dérive suivante c'est Fred qui fait un thon mais il ne parviendra à remonter qu'un demi thon noir. Un Barracuda ayant prélevé son repas.
 
Julien replace le bateau. Il est confiant. Il en a vu une ou deux en surface.
 
Je laisse partir le bout de thon frais accroché à l'hameçon. Le fiston a la deuxième canne. Comme précédemment, la ligne se déroule le poisson à pris le morceau de thon. Je laisse partir en comptant tout doucement jusqu'à 10. je ferme le pickup et ferrage de mammouth, suivi d'un deuxième ferrage pour être sùr. C'est reparti pour un tour. Le fiston annonce également poisson. Premier doublé de la journée et en plus c'est le fiston. Ce poisson a une défense fabuleuse. Il a des couleurs fantastiques, du bleu, du jaune du vert fluo.Je comprends mieux qu'on puisse devenir addict à cette pêche. On parvient à rapprocher les poissons au bord du bateau et Julien les attrape pour les mettre au sec.
 
Grand moment de partage
  
Nous faisons quelques dérives. Je laisse ma place à l'arrière du bateau pour aller Jigger un peu sur l'avant. Thierry fait sa première dorade coryphène. Il a quelques problèmes d'équilibre sur le bateau dù à cette houle courte et haute. Il parvient tout de même à remonter son poisson.
 
Pendant ce temps, je laisse mon Jig descendre sur 80 mètres. Le Jig s'arrête. Ce n'est pas normal. Je ferme le pickup et je ferre mais rien au bout. Je commence à jigger de façon brutale comme me l'a appris Julien. J'ai à peine remonté le jig que je suis stoppé par un poisson. Encore un gros départ. La défense n'est pas la même. Cependant ça tire très fort. Julien me demande de remonter le plus vite possible avant qu'un Barracuda ne s'empare du poisson. Il est tellement puissant que je n'arrive pas à gagner ne serait-ce qu'un centimètre. Il commence à fatiguer et ce n'est pas trop tôt. Je parviens à le remonter vers la surface. Il y a tout de même 80 mètres, plus tout le fil qu'il m'a pris au démarrage. Il fait encore quelques rushs mais de moins en moins puissant. Je commence après de longues minutes à le voir sous le bateau. Julien le saisi habillement. Julien se saisit du poisson. Pas besoin d'épuisette, je dois être en 80 centièmes.
 
Quand je vois la puissance qu'un poisson, estimé à 5 kg, j'aimerai bien me confronter à un thon de 10 ou 20 kg. 

Un peu de vagues

Le spot semble être épuisé pour l'instant.

Nous allons faire un peu de route encore plus au large, environ 40 kms, l'équivalent des Roches-Douvres chez nous. On arrive sur le spot et là tous les indicateurs sont au vert. On aperçoit très nettement deux frégates que les locaux appellent les mal-finis. Ils sont justes au-dessus du spot de pêche. Julien nous annonce que c'est un très bon signe. D'ailleurs on voit très nettement les poissons volants. Ils volent sur deux à trois cents mètres. Ils sont chassés par les dorades coryphène. Julien s'est arrêté pour préparer le matériel. On va mettre quatre cannes à l'eau. Les unes après les autres. Je suis le premier en action, suivi du fiston de Fred et Pascal. Nos apparts sont à l'eau. Mon fil commence à partir. Il ne faut pas ferrer trop tôt au risque de rater et de faire fuir toute la colonie. J'ai la pression. Je suis les conseils avisés de notre guide de pêche. Je ferre comme un fou une fois puis une deuxième fois pour être sûr que le poisson est bien piqué. Bingo, c'est parti pour une séance de musculation. Le fiston aussi c'est parti, puis Fred et Pascal. une quadruplé de dorades. Ca part dans tous les sens, les moulinets chantent de partout. C'est l'euphorie dans le bateau. Julien  d'une main experte se saisit des poissons les uns après les autres. C'est le fiston qui a réussi à faire la plus belle.
 
Une belle dorade coryphène
A peine les poissons remontés que Julien prépare les lignes pour la prochaine dérive. Les frégates sont toujours au dessus du spot. Il reste encore quelques poissons sur la zone.

On se replace et comme à chaque fois on remonte la dérive en mettant deux lignes de traine légère à l'eau. Ce coup-ci, je laisse mon tour pour que chacun puisse pêcher. Le fiston laisse filer le leurre en forme d'octopus une cinquantaine de mètres derrière le bateau. Il annonce poisson. Je suis sur l'avant du bateau. J'entends parfaitement la douce mélodie du  moulinet. Julien coupe les gaz et commence à mettre les lignes à l'eau et les distribue aux pêcheurs. Très vite Thierry et Fred sont également attelés. Après le quadruplé sur la dérive précédente, c'est maintenant un triplé. On n'a pas le temps de s'ennuyer. Les mauvaises conditions météorologiques sont propices à de belles pêches de l'avis de Julien. Les poissons sont beaucoup moins méfiants surtout avec cette eau très claire. Les pêcheurs sont heureux et ça se voit au sourire sur tous les visages. Le fiston tire une nouvelle fois son épingle du jeu en faisant une belle dorade.

  

Les frégates sont toujours présentes. Il reste donc encore des dorades coryphènes. Julien s'active pour remettre en état les lignes. Il refait tous les nœuds et met de nouveaux hameçons. Il coupe un bon morceau de thon et le positionne méticuleusement sur la ligne.
 
Ce coup-ci, je me mets à la canne à jig pour essayer de peaufiner ma technique. Le fiston a également troqué la canne à dorade pour passer au jig.  Je laisse descendre mon leurre entre 80 et 100 mètres. Je commence à jigger comme un fou. C'est plutôt physique comme pêche. Je remonte jusqu'au bateau. Je redescends aux mêmes profondeurs. Il ne faut pas loin de 2 minutes pour attendre ces profondeurs. Ca a l'avantage de laisser reposer les avant-bras. Je repars avec un rythme endiablé. Je sens une petite tape mais je continue et là le leurre se fait stopper net. Gros départ sur le premier rush. Le fiston est aussi attelé. Pendant ce temps, c'est Fred et Pascal qui sont attelés. Encore une quadruplé avec deux thons et deux coryphènes. Le thon est à l'air de bonne taille. Je me dépêche de le remonter pour pas me le faire couper en deux. Le fiston a un thon pas trop gros. Les poissons partent dans tous les sens, les lignes commencent à s'emmêler mais Julien nous donne tous les conseils pour que tout se passe bien. 
 
Julien en train de faire le pitre !!
  
Décidément, ce spot regorge de poisson. Julien prépare de nouveau les cannes avant de replacer la dérive.

Sur la dérive suivante encore une dorade coryphène de prise par Fred mais également un thon par Fred qui aura eu la mésaventure d'être coupé en deux à la remontée par un barracuda. D'ailleurs, il a suivi demi thon jusqu'en surface. Julien parvient à le gaffer.


Dentition impressionnante



Un monstre de puissance armé par une mâchoire impressionnante.

Le temps passe vite lorsqu'on ne s'ennuie pas. Julien tient à se rapprocher de la côte avant la nuit. Nous allons explorer un dernier BCP avant de rentrer. La mer est bien formée et nous rentrons à 16 nœuds. Il nous faudra presque une heure de route.

Le dernier spot ne donne rien. Julien parvient tout de même à faire quelques poissons Bourse (Je ne suis plus trop sur) pour donner au maître de port de la Marina qui raffole de ce poisson dont la peau est très toxique.

Tout en faisant route, j'assiste à un superbe coucher de soleil. Il fait bien nuit à notre arrivée à la Marina. Je garde un beau thon noir que nous dégusterons le lendemain une partie en tartare et une autre partie en steak.

Conclusion

Merci Alexis de m'avoir convaincu de faire cette partie de pêche avec Julien. J'ai beaucoup aimé cette sortie. C'est une belle expérience que j'ai pu partager avec le fiston.

J'ai appris de nouvelles techniques que je vais essayer d'adapter à la Bretagne. Qui sait peut-être que je vais être surpris.

Je vous recommande vivement Julien BROSSEL. C'est un guide qui est gentil, déconneur, à l'écoute et très didactique, bref un excellent guide de pêche. Il vit sa passion à fond. Le bateau est spacieux et pour l'avoir vécu, il passe bien en mer. Je sais que je vais me souvenir longtemps de cette partie de pêche.

La casquette Ac'scion pêche que j'ai ramenée de la métropole pour me porter chance.

Les leurres du jour

les jigs pour le thon en vertical sous le bateau.
Les octopus pour les dorades coryphène.
Les appâts frais pour ces même dorades


A plus pour de nouvelles aventures halieutiques !!