Pages

jeudi 26 juillet 2018

Les Pagres au Madai et Tenya


Le plus beau Pagre de la journée


J'organise une sortie entre copains. Gilles, Christophe et Kevin m'accompagnent pour cette sortie prospection. Je cible une espèce bien particulière, le Pagre (Pagrus Pagrus). Depuis que je l'ai péché l'année dernière aux Roches Douvres, ce poisson me fascine. C'est un formidable combattant. Pagrus est le nom latin de ce poisson qui peut être traduit par vorace.

Après avoir de nombreuses fait de nombreuses recherches sur internet pour connaitre son habitat,son mode vie, son alimentation, .... J'ai commencé par étudier les cartes marines à la maison. J'ai reçu de nombreux conseils par différents passionnés. Valentin et Thierry m'ont mis sur la voie pour le choix des différents leurres et leurs animations.

Fort de tout ça maintenant il ne reste plus qu'à chercher. Patience et persévérance sont les deux mamelles du pêcheur !!

On part donc sur les points que j'ai repéré sur les cartes marines. J'ai prévenu mes coéquipiers du jour que ce sera surement difficile mais pas impossible.

Après une demi heure de route nous voila sur le premier point. Je me place un peu au hasard. Gilles, Kevin et Christophe mettent un madai, pour ma part je mets un tenya. On décide de mettre un morceau d'appat (gambas crues) sauf Christophe qui laisse son madai sans nourriture.Il y a 30 mètres de fond.

On est calé au fond depuis 5 minutes et on prends tous des touches sauf Christophe. Après plusieurs ferrage dans le vide, c'est Gilles qui fait la première dorade grise.  

Dorade grise au Madai

Je replace la dérive. On laisse nos leurres au fond en prenant soin de ne pas trop gratter le fond. C'est même un peu difficile de ne pas faire d'animation. Je m'autorise à faire quelques mouvements de scion très lentement. Les dorades grises viennent rapidement sur nos leurres. Elles arrivent à nous dépouiller nos crevettes avec une dextérité déconcertante. On ne compte plus le nombre de louper. Ça ferre dans le vide sans arrêt. C'est la qu'on voit que la technique reste à affiner.

Christophe ne fait pas de bruit quand tout à coup, je vois sa canne pliée en deux. Il me semble que c'est un beau poisson. Je relève rapidement ma ligne pour prendre l'épuisette. Le combat dure. Le poisson ne rend pas les armes au contraire, il donne des coups de tête violent. C'est un sparidé de bel taille. J'observe sous le bateau pour tenter de voir une silhouette. Je commence à appercevoir une forme sous le bateau. C'est un pagre. Il fait des départ de droite à gauche. Quel fabuleux combattant. Christophe est hyper concentré. Il arrive en surface.Je le mets à l'épuisette rapidement. C'est un pagre de 40 cm.

Christophe avec le pagre, Kevin en arrière plan montrant le madai
Enfin, j'ai trouvé un spot à pagre depuis le temps que je le cherchais. J'en ai pasé du temps sur l'eau à la recherche de ce poisson. Ce n'est pas un monstre mais quel combattant. Je n'ose même pas imaginer quelle puissance dégage un pagre de 3 ou 4 kilos.

Après quelques dérives et quelques dorades grises, je me décide d'aller sur une autre zone.

 J'observe les courants. je tente de comprendre le plan d'eau. Je me place de manière à passer non loin d'une cassure. Je trouve une belle veine de courant. C'est un véritable autoroute à poisson. Le petits poissons se faisant emporter par ces courants pendant que les gros poissos attendent que la nourriture soit à porter pour les manger.

Le bateau est placé, il ne reste plus qu'a mettre nos lignes à l'eau. Le fond est plutôt propre. Je scrute le sondeur et je commence à voir la fameuse cassure. Il descend doucement  de 25 à 35 mètres. Je relache régulièrement ma tresse pour coller le plus possible avec le relief. Tout à coup, je prends une grosse cartouche. Je suis un peu surpris mais je parviens à ferrer dans le fraction de seconde qui suit. Le poisson me fait un gros départ pourtant il  me parait pas très lourd. C'est des coups de tête de sparidés. Il n'est pas décidé à monter, quelle défense !!!.

Le voila sous le bateau, c'est un pagre. Je vois ses reflets rose, l'eau est extrèmement clair. Kevin prend l'épuisette et le met au sec. C'est un poisson de 39 cm.

Le capitaine est heureux

Je suis aux anges. Il en aura fallu des sorties pour parvenir à les trouver. En fait, je pense que c'est la technique que je ne comprenais pas.

Sur les dérives suivantes un nombre de touches impressionnantes typique de la dorade grise. Chacun y va de sa dorade grise. Pas de gros spécimen mais une quantité impressionnante.


Kevin

Kevin fait ses poissons avec sa canne à truite. Il faut dire que c'est un passionné de pêche en float tube principalement en rivière et lac. Malheureusement après avoir flirté avec le fond, il casse. Il prend sa canne casting. Bien lui en pris puisqu'il fait un joli pagre sur la dérive suivante.

Premier pagre pour Kevin

Le temps de décrocher le poisson, je vois une belle détection au fond jus. Je préviens tout le monde. Le fond remonte fort. En remontant son leurre pour ne pas accrocher le fond, Gilles est attelé. Ce n'est pas la défense du pagre. Il remonte tranquillement un bar de 45 cm. Le madai est un leurre qui prend tout type de poisson.



Bar de 45 cm

Release
Je décide de changer de spot pour aller prospecter une autre zone. Elle ressemble à celle que l'on vient de pêcher.

Le courant commence à faiblir. Je passe sur un spot à lieus jaunes. On change de leurre pour mettre des slugs. Après quelques dérives Christophe et Kevin font des petits tacauds. 

Du coup je préfère changer de zone pour essayer de trouver un nouveau spot à pagre. Après une dizaine de minutes nous voila arrivés. Je place le bateau au petit bonheur la chance. On change nos leurres pour remettre les madaï.

Je suis le dernier à mettre ma ligne à l'eau. Je laisse filer la tresse. Je n'ai même pas le temps d'arriver au fond que je suis attelé. Gros départ avec de petit coup de tête. C'est un sparidé et vu le combat, je pense à un pagre. Il arrive sous le bateau et je confire que c'est bien un pagre. Il arrive en surface mais l'épuisette n'est pas prête. Ce qui devait arriver arriva, le poisson se décroche au bord du bateau. Malgré cela, je suis fou de joie. Je viens de trouver un nouveau spot à pagre. La configuration du fond est assez proche du spot précédent. Et dire que je connais plein de spot qui sont dans la même configuration. 

Je me replace pour tenter de valider le point. C'est Gilles qui fait un joli pagre de 42 cm. C'est son premier. Il détient le record du bateau.

Premier pagre pour Gilles
les dérives se suivent mais ne se ressemblent pas. Plus aucune touche. Je me déplace d'une centaine de mètres. Kevin et moi faisons un doublé de dorades grises.

Dorade grise pour Kevin
On fait quelques dorades grises chacun. Le temps passe vite. Même si on ne prend pas un poisson à chaque fois, au moins on a des touches sans arrêt.

Kevin fait le dernier pagre de la journée à 1 cm du record du bateau.


On voit bien le madaï



Pagre breton

Il est maintenant temps de rentrer. Moi qui me moquait des madaï de Kevin (Wasabi de chez Hart) qui ne pèchent pas, je tournerai ma langue sept fois dans ma bouche la prochaine fois.

Conclusion :

Tout d'abord une belle fenêtre météo qui nous permit de faire cette sortie entre copains. 

Le travail de prospection est toujours aussi valorisant surtout lorque l'on trouve les poissons. Un grand merci à tous ceux qui m'ont donné des astuces pour pêcher ce fabuleux poisson. La technique est assez particulière. Je suis loin de la maitriser mais je commence à comprendre bien des choses. Je valide tout cela. Je vous ferai un petit topo la dessus.

Je ne regrette pas toutes les heures passées sur l'eau à la recherche de ce magnifique poisson. Mes prochains défis seront de trouver des émissoles et des dorades royales.

Les leurres du jour :

Une mention spéciale 
              - Madaï Hart shirmp en 75 gr toutes couleurs confondues.
              - Madaï Hayabusa free slide doré 56 gr.
Le Candy Shirmp de chez Fiiish en orange.
Le Wasabi de chez Hart couleur orange et vert en 80 gr et 120 gr.

Vous trouvrez ces artiches chez Valentin (Ac'scion pêche).

Matériel Utilisé :

Canne :
      - Smith Dragonbait 72H                                   2,18 m              Puissance 7-40 g
      - Rod House 706 IM Blank North Fork           2,20 m              Puissance 10-40 g
      - Grauvel Tecklon Royal 702                           2.10 m              Puissance 8-30 gr
Moulinet ;
      - Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
      - Shimano Exage 4000
Tresse : Power Pro 9 kg rouge
Fluoro carbone 28 centième
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Combiné : Mc technologie Lowrance ELITE 9 TI,

lundi 18 juin 2018

FESTI FISH 2018

Alexis, Valentin Jérémie et moi organisons un concours de pêche autour de Bréhat. Pour y parvenir la route a été longue et parsemée d'embuches.
 
J'ai en tête cette compétition qui avait eu lieu en 2012 autours de Bréhat qui m'avait marqué à l'époque. Tous ces bateaux et ces kayaks qui étaient rassemblés dans l'archipel. J'étais sorti avec le fiston pour aller les voir évoluer.
 
Depuis maintenant trois ou quatre ans, je harcèle, gentiment, Alexis, le président de l'association Open de Bréhat pour qu'il relance cette compétition de pêche dans l'archipel de Bréhat. C'est tout naturellement que j'associe Valentin d'Ac'scion pêche de Paimpol à ce projet. Après de longues heures de conversation entre nous, la machine repart. Il faut revoir les statuts, faire une assemblée générale et nommer un nouveau bureau, envoyer le tout à la préfecture pour la mise à jour.  Ensuite après quelques réunions du bureau et beaucoup de palabre et de délire, la trame est faite. Jérémie nous rejoint pour nous épauler. 
 
Il faut écrire le règlement intérieur, trouver la zone, entreprendre les démarches officielles (natura 2000, Direction départementale des territoires et de la mer), mairie de Lézardrieux, ...
 
La réglementation sur la capture du bar à changé notre optique. Nous allons privilégier un concours multi espèces ou le bar n'est qu'une espèce parmi tant d'autres. L'idée c'est que les pêcheurs du coin puissent se retrouver et partager une journée sur l'eau. La pêche aux leurres souples, durs, en métal mais également à la traine, aux appâts est également acceptée. Bien évidement les engins dit dormants sont interdits.
 
Nous avons fait le choix de ne pas être sponsorisé pour garder notre indépendance. Du coup, nous n'avons pas de lots à gagner, seulement un nom sur un trophée. Le trophée sera exposé au magasin de Valentin.
 
Tout se cale petit à petit. La route est encore longue.
 
Cela dit, on garde à l'esprit un petit challenge amical entre pêcheurs.
 
Vous l'aurez compris, on compte sur vous pour passer un bon moment sur l'eau.

Pour suivre l'actualité, rendez-vous sur le groupe Facebook association Open de Bréhat, sur le Blog FEST FISH https://festifish.blogspot.com/  ou au magasin Ac'scion pêche.
 

mardi 22 mai 2018

Nouveau record pour Juju


Le plus gros poisson de la journée


Je planifie une sortie avec ma fille et Tom son ami. C'est la première fois qu'il va à la pêche. On prend le chien de Juju avec nous. C'est la première fois que j'emmène un chien à bord. C'est une première pour lui également. Tout c'est super bien passé. C'est un chien adorable et sympa.

Christophe, nous rejoindra sur l'eau avec son bateau. Je prépare tout le matériel.


Prêt à partir
 
La mise à l'eau est vite réalisée. Il faut dire que le dimanche la cale est plutôt tranquille. On peut même garer la voiture facilement. Christophe a déjà mis son bateau à l'eau. On va partir en convoi.
 

 
 
Je me rends sur un spot de pêche. Je n'ai pas exploré cette année. Je creuse dans ma mémoire pour essayer de trouver la manière de l'aborder. La première dérive sert surtout à voir la direction du courant. Je monte les leurres à Juju et Tom. Le chien se positionne à l'avant du bateau et commence à faire une sieste.
 
Je donne à Juju et Tom des Fire Eel jaune fluo et marron clair. Je prends un jig Sanagi de chez Powerline. Je me replace, tout en donnant quelques conseils à Tom. C'est parti les leurres sont à l'eau. Il est bien attentif. D'ailleurs,  il ne met pas longtemps à comprendre. Le plus dur, pour lui est de savoir s'il est bien au fond.
 
Astuce : Le leurre souple met environ une seconde pour descendre d'un mètre. Il suffit donc de compter dans sa tête. Je trouve que cela ne suffit pas. Alors je mets mon doigt au ras de la bobine. La tresse est juste un peu freinée. Lorsque le leurre touche le fond la tresse se stoppe. Je ferme le pick-up. Je soulève ma canne pour ne pas rester croché au fond. Ensuite je contrôle la descente en gardant la tresse tendue jusqu'à ce que je ressente un toc. Je vous l'accorde dès que le courant est fort c'est beaucoup plus dur. Il faut s'entrainer sur un fond de sable. C'est moins risqué.
 
les dérives s'enchainent sans faire le moindre poisson. Finalement, les pissons ont déserté cet endroit
 
Je vais aller sur d'autres points. Après quelques dérives, je vois Christophe avec la canne bien cintrée. C'est une magnifique vieille commune. Elle aborde de belles couleurs rouilles.
 
Le mousse transformé en Capitaine
 
Sur la dérive suivante, il fait de nouveau une magnifique vieille. Je vais peut-être lui changer son surnom de mousse pour le roi de la Couguar Bretonne.

les autres dérives ne donnent rien. La matinée a passé bien vite. Je propose à tout le monde de s'arrêter manger. Juju me rappelle qu'elle pêche mieux le ventre plein !!

On amarre les bateaux et on se laisse dériver tranquillement.

Pause déjeuné sur une mer d'huile


J'en profite pour refaire les nœuds


Bon le bilan de cette matinée est plutôt médiocre. En plus, j'ai un peu la pression. Je souhaite que Tom puisse prendre un poisson pour sa première sortie de pêche en mer. Je définis une nouvelle stratégie avec Christophe. On tombe d'accord sur le spot. Il ne faut pas se rater. C'est parti pour 20 minutes de navigation. Comme on peut le voir sur les photos, nous allons affronter une mer ....... d'huile.

Les leurres sont à l'eau, principalement du Fire Eel. Juju en jaune fluo, Tom en bleu et jaune (allez  ASM Clermont, c'est un clin d'œil à Alexis). Je prends un rouge et noir (allez Toulouse). Christophe un bleu.

Sur la deuxième dérive, je sens un toc. Je commence l'ascenseur. Je ressens de nouveau un toc, au troisième toc, je ferre. Pendu !!! Je prends la canne à Tom et je le laisse remonter le poisson. Après quelques tours de manivelle, il laisse un peu de mou dans la tresse. Le poisson arrive à se décrocher. Je sais que maintenant il ne fera pas la même erreur. Pendant ce temps, Christophe fait son premier lieu jaune. Tom m'indique qu'il souhaite prendre un poisson par lui même, du début à la fin.

Je me replace mais je foire mon replacement. On laisse la dérive se terminer pour mieux se replacer. Je m'applique tout en prenant mon temps. Je suis sur les bons rails. Les leurres sont au fond. Je sens une petite tape mais le poisson ne suit pas mon ascenseur. Tom commence le sien et bing pendu. Il est content, c'est son premier poisson. Au vu du rush qu'il lui a mis, je lui annonce un gros lieu jaune. La moitié de la canne est dans l'eau. Il me regarde les yeux interrogatifs. Et là, je fais comment. Je peux ressentir cette poussée d'adrénaline qui l'envahit. Après quelques conseils, il arrive à faire baisser la pression. Il se concentre pour ne pas faire la même erreur que précédemment. Après quelques gros rushs bien amortis par la canne et le moulinet, il le remonte tranquillement. Juju voit le poisson bien avant nous grâce à ses lunettes de soleil polarisantes. Il perce la surface. Il le dirige vers l'épuisette comme un pêcheur confirmé. Il est au sec. Je le mesure. Il fait 74 cm pour plus de 4 Kg. Et dire que c'est son premier poisson. Il va avoir du mal à faire mieux la prochaine fois, enfin qui sait !!!

Cette photo résume son bonheur

Avec les bras tendu, il pose comme un pro :)

C'est l'euphorie dans le bateau. Celui-là, il lui a bien fait mal aux bras. Je suis certain qu'il n'oubliera pas cet instant, tout comme je me souviens parfaitement de mon premier poisson fait il y a plus 45 ans. Pourtant, il n'était pas aussi gros que celui-ci.

Je propose à l'équipage de remonter la dérive. Les dérives suivantes ne donnent rien. Christophe fait un autre lieu jaune. Je change de spot.

Je cale ma dérive et c'est parti. Le courant nous amène tranquillement sur le point noté sur le GPS. On s'approche du caillou. Le fond commence à remonter. Juju commence à faire l'ascenseur quand tout à coup la canne plie en deux. Le moulinet se fait bien entendre avec un premier départ de folie. Juju est assise à l'avant du bateau et la position semble inconfortable. Je sens bien qu'elle hésite à se mettre debout de peur de perdre le poisson dans la manœuvre. Alors elle continue à moulinet sans s'arrêter même lorsque le poisson prend de la tresse. Heureusement qu'elle est sportive et qu'elle a de la force dans les bras. D'ailleurs, ils commencent à chauffer mais c'est une battante. Le combat dure. Elle récupère la tresse mètre après mètre. Je commence à voir la silhouette du poisson sous le bateau. Nous l'encourageons pour le dernier sprint final. Je le mets à l'épuisette. Whaoouu, je pense que c'est son nouveau record. On le mesure c'est un beau lieu jaune de 76 cm. Juju, tu es une championne !!!!


Le sourire jusqu'aux oreilles. Le chien en ferait bien son casse-croute

On est dans le "money time" et je n'ai pas fais de lieu jaune. Je m'applique. Les animations doivent être minimalistes. Je gratte le fond à un mètre au-dessus du fond pour ne pas accrocher. Je sens une petite tape. Je commence l'ascenseur. Au bout de trois ou quatre tours de manivelle, une nouvelle tape. Je continue toujours à la même vitesse et c'est pendu. J'assure le ferrage en levant brusquement ma canne. Il part dans un gros rush pour regagner le fond. L'adrénaline monte. je commence à le ramener mais je sens que c'est un beau poisson mais pas aussi gros que celui de Juju. Il s'épuise assez rapidement et je le remonte pas trop vite. Je parviens à le ramener à la surface. Tom est à l'épuisette. Il est rapidement mis au sec. C'est un lieu jaune de 67 cm.

Lieu jaune de 67 cm, portant des marques bizarres sur le corps.

La journée est bien entamée. Je décide donc de rentrer.

Conclusion :

La matinée n'a pas été facile mais on sauve la session l'après-midi.

Quel plaisir de partager ma passion avec ma fille et son copain. J'adore ces moments où la famille est réunie. Juju a claqué son nouveau record sur le lieu jaune. Tom place la barre déjà haute pour son premier poisson. Je pense qu'il s'en souviendra longtemps. Ils se sont chambrés ces deux-là sur le chemin du retour.

Le chien a été adorable. Il a vite trouvé sa place sur le bateau sans jamais nous déranger. A l'avant le museau face au vent lorsqu'on faisait route et couché sur la trappe de mouillage à l'arrêt. Je te ramène quand tu veux.

Juju a pris un vrai plaisir avec ma canne Smith. D'une part elle est très légère et d'autre part elle est très raisonnante sous réserve que la tresse soit tendue bien sur.

La technique de pêche en vertical est très efficace pour les lieus jaunes.

Leurres utilisés :

Le Fire Eel de chez Delalande avec des têtes plombées de 60, 80 et 100 gr. Les coloris bleu et jaune, rose et marron.

Matériel Utilisé :

Canne :
      - Smith Dragonbait 72H                                    2,18 m              Puissance 7-40 g
       - Rod House 706 IM Blank North Fork           2,20 m              Puissance 10-40 g
       - Tecklon Royal 702  Grauvel                          2.10 m              Puissance 8-30 gr
Moulinet ;
      - Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
      - 2 Shimano Exage 4000
Tresse : Power Pro 9 kg rouge
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Combiné : Lowrance ELITE 9 TI

mardi 15 mai 2018

Sortie prospection avec le Fiston : Jig contre Souple

Le plus gros de la journée

Toute la petite famille est réunie pour une petite semaine. Il manque juste Cancan qui est partie au défi des ports de pêche défendre les couleurs du Lycée Maritime de Paimpol au Grau du Roi.

Je profite pour faire une sortie avec le fiston. Je vais changer de plateau pour trouver je l'espère des nouveaux spots. On va donc profiter de cette météo extraordinaire pour prospecter. J'affectionne tout particulièrement ces journées sans vent pour tenter de trouver le spot !! Les coefficients de marée sont très bas, les temps de prospection seront donc plus longs. A mi- marée, on peut voir nettement les veines d'eau. On devine facilement le relief tumultueux. On découvre des cailloux qui ne sont pas marqués sur les cartes. C'est un temps d'observation privilégié.

Je m'éloigne pas trop de la côte. Rapidement on trouve une belle veine d'eau. On voit nettement que le courant s'accélère sur les deux côtés du caillou. J'aime beaucoup et cela ressemble pas mal à un autre spot qui abrite des lieux jaunes.  J'arrête le bateau. Le fiston va mettre son leurre fétiche, le Magic Eel de chez Sakura tête 50 gr. Pour ma part je mets un jig un Slash Beat de chez Megabass en 60 gr.

Je scrute le sondeur pour voir si les poissons sont là. Le fiston a branché son téléphone en wifi sur le Combiné. Ca lui permet d'avoir sur son téléphone portable la même vue que moi.

Sur la troisième ou quatrième dérive, je parviens à faire un petit lieu jaune de 54 cm. J'ai mis la casquette magique que j'ai gagnée lors de la selective Barracuda tour. Merci Yann et toute l'équipe de Cras Nautique, elle est validée.





Je me replace. J'ai vu sur le sondeur qu'ils étaient sur le haut de la tête de roche, posté en attendant la nourriture. Sur la dérive suivante je remets le couvert. Ce coup-ci, il est un peu plus gros 65 cm. Dans un peu plus de 20 mètres d'eau, c'est un poisson bien combatif, partant dans des rushs tout au long de la remontée. Même en surface, il a repris de la tresse.


Lieu jaune.

Le Jig, c'est fantastique. Merci à Gildas S, Valentin, Alexis et Jérémy pour m'avoir fait voir comment animer ce morceau de ferraille.

Maintenant que le point est validé, je pars explorer d'autre veine de courant. Je retrouve un peu les mêmes conditions 200 mètres plus loin. Je regarde les résurgences pour placer le bateau au mieux. Le courant ne me porte pas dans la bonne direction. On passe pile au-dessus du caillou. Je croche mais j'arrive à sauver le leurre.
 
Astuce : lorsque le leurre croche le reflexe et de tirer comme un malade pou le faire décrocher. En fait, il faut ouvrir le pick-up attendre une demi-seconde et le fermer puis donner quelques à-coups pas trop appuyés pour qu'il se décroche. Cela dit, ça ne marche pas à chaque fois.

Je me replace en ajustant ma dérive. J'anime toujours mon jig en le faisant voler au ras du fond. Je viens chercher le fond. Je remonte de 30 à 40 cm. Je fais de grandes tirées puis je le remonte de 5 à 6 mètres. Je fais une pause.  Je le laisse descendre et ainsi de suite. Attention la touche se produit souvent lors de la descente du leurre lorsqu'il plane.

D'ailleurs mon leurre se fait stopper avant d'être arrivé au fond, ferrage et poisson. Je sens bien que le poisson est tout petit. Je le remonte tout doucement pour qu'il puisse repartir en pleine forme. Je ne fais pas de photos. Plus vite il est remis à l'eau plus il a de chance de repartir.

Je refais un autre lieu jaune du même calibre (environ 45 cm reparti grandir) . Ils sont de petite taille. Du coup, on repart prospecter.

C'est l'heure de l'étale. Ce matin j'ai fais le break. Le fiston 0 - 5 pour moi. Pour une fois qu'il ne met la misère !! Mais attention la journée n'est pas finie.

On sort le casse-croûte. Il va falloir faire attention le fiston n'est jamais aussi bon qu'après avoir mangé.

On se laisse dériver tout doucement en attendant que la marée tourne. J'étudie la carte pour mettre en place la stratégie de l'après-midi.

Je tente un caillou marqué sur la carte mais après une dizaine de dérives, le fiston fait une très grosse vieille. Ma fille Juju  la fera le soir en carpaccio, une tuerie.

Le soleil tape fort et je tombe la veste. Je regrette de ne pas avoir pris un short et des claquettes. Je me déplace un peu sur un point que j'avais noté à la maison en étudiant les cartes marines. Je place le bateau. Il n'y a qu'une étendue de sable, pas un seul caillou à l'horizon. Du coup je cherche le caillou. après quelques passages je fini par le trouver. C'est dans ce cas que le side est important. Je me replace pour passer au raz du caillou. Je ne vois pas de détections sur le sondeur. Je continue à faire l'ascenseur et j'ai une petite tape. Je ferre mais rien. Le fiston anime son leurre au fond et tout à coup il s'exclame "Poisson". Il commence à le remonter. La canne se cintre d'un coup et le moulinet commence à chanter. Visiblement c'est un beau poisson. Lui qui n'avait rien fait de la matinée, îl commence fort. La canne encaisse bien les puissants coups de tête du poisson. Il lui fait un joli combat, sans jamais rendre les armes comme c'est souvent le cas avec les lieus jaunes. Il faut dire que dans 20 mètres d'eau, ça envoie du lourd comme on dit. Je commence à voir la robe dorée du lieu jaune sous le bateau. J'ai l'épuisette à la main. Le fiston guide le poisson vers celle-ci. Je le mets au sec. Il fait 70 cm. Lunker pour le fiston.

Lunker

Sous un autre angle
 Le point est bien marqué. je vais remonter la dérive assez loin du point pour ne pas effrayer les poissons. Le bateau file doucement. Je continue avec le jig mes animations saccadées. Le fiston est plutôt à gratter avec son Magic Eel. Le point se rapproche et je commence l'ascenseur. Après une dizaine de tour je fais un stop de 3 à 4 secondes et je retourne au fond. Le fiston commence son ascenseur. Il a une tape, puis une autre et ferrage mais manqué. Je l'entends maugréer. Il laisse son leurre sans aucune animation puis la canne se plie en deux. Il retrouve le sourire direct. La canne une IM 706 de chez Rodhouse  fait bien le boulot. Je remonte ma ligne pour prendre l'épuisette.  Il arrive en surface. C'est un beau lieu jaune de 65 cm.

La classe le fiston
Le point est largement validé. Je pense même que c'est un hot spot. Je me replace. Je change de Jig pour en mettre un plus léger. Le bateau file vers le point. Je reste sur une animation minimaliste du coup. Je viens toucher le fond. Je remonte de 50 cm. Je fais de petites tirées en laissant le jig plané à la descente.  Je fais une longue pause sans bouger. Au même moment, le fiston et moi sommes attelés. on peut entendre les freins de nos moulinets en stéréo. Maintenant, il va falloir gérer la remontée des poissons et l'épuisette. En tout cas ça bagarre bien. Je remonte mon poisson en premier. Je gère l'épuisette dans ma main gauche et la canne dans la main droite. La manœuvre s'effectue à merveille. Le poisson est au sec. Le poisson du fiston arrive également dans l'épuisette. C'est le premier doublé de la journée. Que du bonheur. 60 pour le fiston et 65 en ce qui me concerne.

Self fish comme dirai Juju

Sur les deux dérives suivantes c'est le fiston qui fait les poissons, un de 52 cm (reparti grandir un peu) et un de 65 cm. Je vais maintenant laisser ce spot au repos pendant quelque temps. Je reviendrai l'année prochaine à la même saison pour y trouver, je l'espère quelques beaux lieus jaunes. C'est une zone où je ne vois pas beaucoup de bateaux. Je vais maintenant étudier les cartes marines pour essayer de trouver un coin qui y ressemble.

Lieu jaune de 52 cm avant sa remise à l'eau



Lieu jaune de 65 cm

Conclusion :

Une météo géniale avec un soleil bien chaud par moments, pas un souffle de vent nous a permis de bien observer les veines de courant, les résurgences et les oiseaux. On a vu des fous de bassan toute la journée passer au-dessus de nous. On a observé également un vol de cormorans d'une centaine d'individus, des guillemots de trôle pouvant plonger à plus de 150 mètres.

Une belle journée de prospection avec le fiston. J'adore ces journées à traquer les poissons et observer la nature dans sa version sauvage. J'ai également réussi à marquer plusieurs nouveaux points sur mon électronique.

Bien que le fiston ne pêche pas souvent, il a le sens de la pêche. De toute façon pas de planche à voile ni de kite et encore moins du surf avec cette météo.

Comme on dit au foot, on a eu chacun notre mi-temps. Le matin les lieus jaunes étaient réceptifs au Jig et l'après-midi aux leurres souples. Je dirai match nul.

Leurres utilisés :

Magic Eel 220 couleur marron clair ou vert  de chez Sakura avec des têtes plombées de 50 gr
Slash Beat couleur bleu de chez Megabass en 60 gr
Metal Spot bleu de chez Flashmer en 40 gr

Matériel Utilisé :

Canne :
      - Smith Dragonbait 72H                                    2,18 m              Puissance 7-40 g
       - Rod House 706 IM Blank North Fork           2,20 m              Puissance 10-40 g
Moulinet ;
      - Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
      - Shimano Exage 4000
Tresse : Power Pro 9 kg rouge
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Combiné : Lowrance ELITE 9 TI

Casquette magique : Suzuki offert par Cras Nautique Paimpol.


jeudi 26 avril 2018

Lieu jaune, Nouveau record pour le mousse !!

Le big block de la journée


le blog est en léthargie en ce moment, non pas que je ne fasse plus de sortie mais je n'arrive plus à me motiver pour écrire des articles. Cela fait maintenant quelques années, plus de  6 ans pour être précis et 200 articles. Je n'arrive pas à me renouveler d'une part par manque de temps et d'autre part un peu de lassitude s'installe au fil des articles. Cela dit, vous êtes nombreux à me suivre et à m'encourager à poursuivre.
 
Je regarde la météo depuis le début de la semaine et tous les indicateurs sont au vert. Pas de vent, du soleil et des températures qui dépassent les 20 degrés, What Else ?
 
Il faut que je prospecte un peu avant la sélective "BARRACOUDA TOUR Beneteau" organisé par Yann Plusquellec le Boss du chantier Cras Nautique.
 
On ne va pas partir trop tôt, Loïc vient de Saint Malo. Arrivé à la cale le parking est déjà presque complet. Dimitri et Eric sont en train de mettre leur bateau à l'eau.

Départ dans la bonne humeur

C'est sur une mer d'huile que nous naviguons direction le semi-large. Après une petite demi-heure, j'arrive sur le spot. Pas un bateau à l'horizon, c'est agréable. Je place le bateau et c'est parti. Christophe et Loic mettent  un Fire Eel, quant à moi j'opte pour un gros Jig que Valentin le boss du magasin Ac'scion pêche à Paimpol m'a demandé de tester le Slah Beat de chez Megabass couleur Bleu whasi. Son corps fuselé lui permet de descendre rapidement mais on peut également l'utiliser avec des animations de type slow jigging.  C'est d'ailleurs cette technique que je vais utiliser.
 
Les lignes sont à l'eau. La première dérive est catastrophique, je passe à 100 mètres de mon point de référence. Le courant est très fort malgré le coefficient de 70. Comme on dit dans le jargon, ça pousse fort. Je prends mon temps pour essayer de placer la deuxième dérive. Ce coup-ci je passe une cinquantaine de mètres en dessous du point. J'enrage de ne pas arriver à placer correctement ma dérive. De plus les bateaux commencent à arriver.

Je vois Damien, le guide de pêche qui arrive également sur la zone. Un petit coucou de loin. C'est le moment de pêcher j'irai le salut plus tard.
 
La troisième est la bonne. Le bateau arrive rapidement sur le point marqué sur le GPS. C'est Christophe qui fait le premier poisson. Il n'a pas l'air vilain à voir la courbure de la canne et le bruit du moulinet. Je pense même que le frein à l'air un poil trop serré. Le Fire Eel est toujours aussi efficace. Le poisson arrive tranquillement au bateau. Je me charge de l'épuisette. Je la casse en la soulevant. Je m'y reprends à plusieurs fois pour mettre le poisson au sec. C'est un beau lieu jaune de 71 cm.
 
Le sourire de Christophe en dit long !! 
 
Le dicton du jour pourrait être "Qui place la dérive correctement, fait du poisson".
 
On peut voir sur la photo qu'en Bretagne, il pleut toujours, c'est venteux et les conditions de mer sont horribles.
 
La bonne nouvelle, c'est que les poissons sont présents, ils reviennent tout doucement du large. Il faut dire que la température de l'eau est de 10 degrés alors que l'année passée à cette époque on était plus proche des 13 degrés. Les boules de poissons fourrages sont bien présentes.
 
Après la photo d'usage et les congratulations du capitaine pour le mousse, je me replace. Mon leurre arrive au fond. Je fais quelques animations sèches pour bien faire voler le Jig. Je commence mon animation en slow jigging. J'ai à peine remonté de quelques tours de manivelle que je prends une grosse châtaigne. Je fais un gros ferrage. Comme c'est la première fois que Loïc vient à la pêche, Je lui passe ma canne pour qu'il puisse remonter le poisson. Il sent bien la force du lieu jaune, surtout dans ses premiers rushs. Je remonte son leurre. Je prends l'épuisette tout en lui donnant quelques conseils. Je vois sur le sondeur le poisson monter tout doucement. On commence à voir un beau lingot sous le bateau.
 
Lieu jaune de 73 cm
 
Loïc ne cache pas sa joie. Je pense qu'il va se rappeler de cette sortie de pêche. Il a mis sa casquette magique.
 
Valentin, le boss d'Ac'scion pêche à Paimpol, je te remercie de m'avoir fait connaitre ce Jig. Pour ma part je le valide sans soucis.
 
J'essaye de me replacer mais j' éprouve  des difficultés à le faire. Dès lors que je me place bien, c'est plus facile pour faire du poisson. Après quelques dérives pour régler la mire, le bateau est sur la bonne trajectoire. Je vois la canne de Christophe qui commence à vibrer. Au même moment il fait un gros ferrage. Après quelques rushs de malade, il pense que c'est un joli poisson encore plus lourd que le précédent. Effectivement, il n'arrive pas à le décoller du fond. Il parvient juste à brider le poisson. Chaque fois qu'il arrive à le décoller du fond, il repart dans un rush. Il faut attendre qu'il se fatigue un peu pour pouvoir commencer à le remonter. Je commence à le voir sous le bateau. Il repart dans un rush pour prendre une vingtaine de mètres de tresse. Christophe est tout en maitrise. Il arrive enfin à la surface. Je le mets dans l'épuisette. Ma réparation de fortune ne marche pas et elle complètement démantibulée. Peu importe le poisson est bien au sec. Je le mesure c'est un lieu jaune de 81 cm. C'est le nouveau record de Christophe. C'est un très beau poisson. 

lieu jaune de 81 cm

Après quelques dérives infructueuses,  C'est au tour de Loïc de faire son premier poisson tout seul comme un pêcheur aguerri. Le poisson l'a pris directement à la descente de son leurre, preuve qu'il a bien écouté les conseils que nous lui avons prodigués. Il a la banane jusqu'aux oreilles. Ca y est, il est converti.


Bravo Loïc



Je prendrai un beau poisson également mais problème de photo.
 
On mange le casse-croûte que Christophe a préparé pendant la renverse de courant. La pêche a été bonne et il est l'heure de rentrer. Je profite de la marée haute pour faire une visite touristique de l'archipel de Bréhat à Loïc. Je me promène au ralenti dans tout ce dédale d'iles. Bien entendu, il ne pas s'y aventurer sans une bonne connaissance.
 
En remontant le bateau, le treuil a lâché. Heureusement que nous étions trois pour pouvoir le remonter à la main. Du coup, je suis passé au chantier CRAS NAUTIQUE. La bonne nouvelle c'est qu'il en avait un en stock. Une demi-heure plus tard, le treuil neuf est opérationnel.
 
Conclusion :
 
Le mousse a encore une fois dépassé le Capitaine. J'ai même l'impression de ne plus savoir pêcher. Cependant j'ai toujours le flaire pour trouver les spots. Il va falloir que je me ressaisisse rapidement pour la sélective Barracuda tour du 5 mai 2018. Je me suis inscrit avec Seb cette année. Un fameux pêcheur de surf casting bien connu sur les réseaux sociaux. De plus, nous sommes tous les deux membres de l'association Fish à l'Affiche. Un lien pour ceux qui ne connaissent pas cette association ou qui voudraient nous rejoindre.
 
 
Les leurres du jour :
 
Le Fire Eel de chez Delalande dans les coloris flashy et marron
Le Jig  Slah beat de chez Mégabass couleur Whasi

Matériel Utilisé :

Canne :
      - Smith Dragonbait 72H                                    2,18 m              Puissance 7-40 g
       - Rod House 706 IM Blank North Fork           2,20 m              Puissance 10-40 g
Moulinet ;
      - Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
      - Shimano Exage 4000
Tresse : Power Pro 9 kg rouge
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Combiné : Lowrance ELITE 9 TI 

vendredi 19 janvier 2018

Tripes, Fish an Rock'n roll

Le plus gros poisson de la journée


Etre membre d'une association comme Fish à l'affiche permet à des passionnés de se rencontrer et parler de notre passion commune. Elle permet aussi de partager des sessions de pêche. C'est dans cet esprit et grâce au groupe Facebook de l'association (réservé uniquement aux membres) que j'invite Eric puis Jean-Marie. Le rendez-vous est donné à la maison pour une partie de pêche au semi-large (1 à 5 miles des côtes). Eric se charge du casse-croûte. Il nous prépare des tripes à la mode de Caen. Jean-Marie s'occupe de l'apéro quant à moi je tenterai de trouver le bon spot. Je n'ai qu'un seul impératif c'est de rentrer pas trop tard.
 
Jean-Marie m'appelle un peu désespéré. Eric n'est pas au rendez-vous et impossible de le joindre. Après avoir attendu 40 minutes, il prend la route tout seul. Jean-Marie est à l'heure. On part donc directement à la cale après avoir chargé le matériel. Je prends quelques fruits pour le repas du midi :) Jean-Marie me fait remarquer que ce midi on mangera des tripes à la mode de QUAND. Rico, tes oreilles ont dû siffler, on s'est bien moqué de toi !!!
 
Le bateau est vite à l'eau et c'est le départ au semi-large dans une mer calme. Ce vent de Nord-Est fait monter un petit clapot. Le 3D tender 550 Patrol passe bien les vagues.
 
J'ai passé la mise à jour du GPS tranquillement dans le canapé à la maison. J'ai quelques réglages qui ont sauté. Le plus embêtant c'est que je n'ai plus mes points GPS. Ils ne sont pas effacés. Ils sont justes cachés. J'arrête le bateau. Je l'éteins et je le rallume, tous mes points sont visibles. Plus de peur que de mal.
 
Nous arrivons à bon port après une demi-heure de route. Je vois le bateau de Dimitri. Il est accompagné d'Eric. On passe leur dire bonjour. On va pêcher entre membres de l'association.
 
Dimitri et Eric
Je fais les trois ou quatre plateaux aux alentours mais c'est complètement vide, pas la moindre activité. Etant donné que je dois rentrer de bonne heure, je ne peux pas changer complètement de stratégie. Dimitri ne trouve pas non plus les poissons.   

Je vais tenter les points de montante. Je positionne le bateau pour être en mesure de passer le plus près du point noté sur la carte. Je mets mon leurre à l'eau. Je viens de passer sur un leurre souple.  Je vais aller gratter le fond et faire une série d'ascenseurs pas trop loin du point marqué sur mon élite 9TI. Le bateau dérive lentement. Je m'applique à faire monter et descendre mon leurre.

Tout à coup alors que je commence à perdre espoir, je sens un toc sur le leurre. Je continue à remonter à la même vitesse. Il revient. Je faire un gros ferrage. C'est pendu.  Le départ est violent, j'annone à Jean-Marie que c'est un beau poisson. Je lui propose de faire également l'ascenseur, on ne sait jamais peut-être qu'un autre poisson se laissera tenter. Il bataille dur, sur certain rush le scion de la canne est dans l'eau. Je resserre un peu le frein du moulinet. Malgré cela il reprend du fil. Je me demande même s'il est bien pris par la gueule. Je continue à le remonter petit à petit. Le poisson arrive doucement à la surface mais je suis emmêlé avec la ligne de Jean-Marie. Il gère parfaitement et parvient rapidement à libérer ma tresse. Il prend l'épuisette et le met au sec. C'est un beau lieu jaune de 72 cm (à vu d'œil).

Ma canne, la Dragonbait de chez Smith a fait le boulot. Je l'apprécie de plus en plus. Elle possède une réserve de puissance phénoménale. Elle est très légère et surtout très résonnante. De plus, armée d'un Stradic CI4+ lui aussi très léger, en fait un combo fantastique.
 
Lieu jaune estimé à 72 cm
 
On prend les photos d'usage et c'est reparti pour une nouvelle dérive. La casquette magique Ac'scion pêche a encore une fois porté chance. La superstition quand tu nous tiens. Les dérives suivantes ne donnent rien. Je suis surpris, en général, les lieus vivent en groupes de plusieurs individus de même taille. La seule explication rationnelle est que cet individu est sorti du groupe. Plusieurs causes, la première, le coefficient de marée très faible disperse les poissons sur le plateau rocheux en quête de nourriture. La deuxième, c'est les conditions météorologiques désastreuses enchainant les tempêtes les unes après les autres. Conjugué avec un vent de secteur Nord-Est très froid. Cela dit ce n'est que pure supposition de ma part.
 
Les premières dérives ne donnent rien. Les suivantes non plus d'ailleurs :)  Je sors le café pour nous réchauffer un peu. Le fond de l'air est plutôt froid. Heureusement que le soleil nous irradie un peu. On s'est rapproché de Dimitri pour partager notre café. Nous sommes en train de papoter et Dimitri me fait remarquer que des Fous de Bassan sont en train de plonger. En rigolant, je lui dit que les thons ne sont peut-être pas encore partis. On voit des ailerons sortir de l'eau mais ce sont des dauphins communs.
 




 
 
Un grand moment de bonheur. Ils sont venus directement au bateau. Ils sont très curieux. Ils passent au ras du bateau en se tournant sur le côté pour nous observer. C'est magique de partager ce moment sur l'eau avec ces mammifères marins.
 
Ils sont partis comme ils sont venus. Il s'agit d'un groupe d'une dizaine d'individus. J'ai beau en voir régulièrement, je suis en contemplation devant ces animaux.
 
Je ne pense qu'ils soient en chasse mais plutôt en ballade. Du coup les lieus jaunes sont peut-être cachés dans les algues sans bouger. C'est pour cela qu'ils ne mordent pas !!
 
Finalement, je vais faire de la prospection. J'ai repéré à la maison des coins susceptibles d'abriter des poissons. Il va maintenant voir si mon intuition est bonne. Le spot est à une portée de fusil. Après quelques minutes de navigation, je m'arrête. J'arrive en fin de descendante et le courant est très faible. Je me mets un peu au hasard. Le but est de peigner le spot. Sur la première dérive Jean-Marie a une petite attaque. D'ailleurs le sondeur montre une petite activité au fond.  Il procède à l'ascenseur mais le poisson ne suit pas. Il redescend mais son leurre reste accroché au fond. Du coup on ne sait pas si c'est un poisson.

Il est l'heure de retourner à la maison. Je suis frustré de ne pas avoir réussi à faire prendre à Jean-Marie un beau lieu jaune. Finalement ce n'est pas grave. On a passé un bon moment sur l'eau. C'est certain on se refera une sortie, pourquoi pas sur son terrain de jeu de l'autre côté de la baie..

Je m'arrête en chemin pour tenter un dernier spot. Elle ne donne rien. Dimitri rentre également. On se retrouve à la cale et on refait le match.

Conclusion

Pas d'activité sur le spot, juste un beau lieu jaune en quatre heures de pêche. Un bon moment de partage avec Jean-Marie. Eric tu as bien fait de rester à la maison, on a simplement raté les tripes à la mode de Caen. Pourtant tu nous as mis l'eau à la bouche avec ta photo.

Au plaisir de les gouter la prochaine fois !!


Une belle rencontre avec les dauphins. Je ne me lasse pas de voir ces mammifères marins évoluer dans leur habitat naturel. On se rend compte à quel point ils ont l'air intelligent.

Un grand merci à Dimitri et à Eric qui nous ont offert un sandwich que nous avons apprécié. C'est cela la solidarité des marins.

Les leurres du jour :

Le Magic Eel vert de chez Sakura en 16,5 cm avec une tête plombée de 65 gr.

Matériel Utilisé :

Canne :
      - Smith Dragonbait 72H 2,18 m puissance 7-40 g
       - Rod House 706 IM Blank North Fork 2,20 10-40 g
Moulinet ;
      - Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
      - Shimano Exage 4000
Tresse : Power Pro 9 kg rouge
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Combiné : Lowrance ELITE 9 TI   

vendredi 12 janvier 2018

Lieu jaune, nouveau record


La plus belle poutre de la journée

Mon neveu et mes nièces sont de passage en Bretagne. Ils m'ont demandé de leur organiser une sortie en mer avec Tonton. Je surveille la météo de près. Je trouve une date sans vent et avec un beau soleil. C'est donc Eva, Jeanne et Maël qui m'accompagnent. Éva adore pêcher mais on n'a pas encore eu l'occasion d'y aller ensemble. Jeanne est déjà venu plusieurs fois et je crois qu'elle adore ça. Quant à Maël, il est exilé en Australie. Nous nous suivons par images interposées. C'est un chasseur sous-marin qui n'a jamais pratiqué la pêche avec une canne. Il suit le blog. Cela lui permet de garder le contact avec la famille à l'autre bout du monde.

Au travers des photos qu'il poste sur Facebook, je le suis également. Je suis impressionné par les poissons énormes qu'il fait en apnée. Des poissons qui sont plus grands que lui. C'est un chasseur sous-marin hors pair. Il chasse le plus souvent possible. Il me raconte même qu'il est capable de faire 3000 kilomètres dans son weekend pour assouvir sa passion. Ce pays qui est un continent est immense. Voici un aperçu des prises qu'il fait en apnée et au fusil.

Wahoo ou appelé le Thazard  Bâtard de (20 kg et vitesse de pointe de 80 km/h)

Thon dent de chien
Nous avons d'ailleurs beaucoup échangé sur l'interdiction de la pêche du bar pour les récréatifs. Il m'indique qu'en Australie, les pêcheurs récréatifs cotisent l'équivalent de 30 euros par an. Autant dire que la manne financière est énorme. C'est une cotisation obligatoire. En contrepartie, cet argent sert à surveiller la ressource et à la protéger. Ils créent des récifs artificiels pour protéger les poissons.  Ils suivent la ressource au plus près et au plus vite. Ils peuvent monter ou descendre les quotas sur les poissons. C'est une instance indépendante des instances politiques. Je trouve cette organisation plutôt pas mal. Je vais faire quelques recherches sur le net pour voir comment cela fonctionne.

Jeanne, Éva et Maël me rejoignent à la maison. Le vent est complètement tombé et le soleil est généreux. Les températures commencent à monter 3° à 8 heures mais 7° à 10 h. Je mets le bateau à l'eau sur la cale près de la maison. En sortant du Trieux, je n'ai toujours pas de stratégie mais plutôt deux options. je finis par choisir l'option où je vais perdre le moins de leurres possible.

J'arrive donc sur les plateaux du semi-large. Je ne suis pas le seul bateau sur zone. Je compte pas moins d'une dizaine d'embarcations. Une chance le secteur est grand et chacun y trouve sa place sans être les uns sur les autres. Je place le bateau afin de placer sur le spot. Le relief du fond se compose d'un fond de sable et au fur et à mesure qu'on dérive on passe sur une alternance de fonds rocheux et de fond de sable. Les lieus jaunes se trouvent auprès des cailloux ou dénivelés.

Je commence par faire un cours rapide sur l'utilisation de la canne à pêche et du moulinet. Je leur explique la technique à employer sur ce secteur. Ils sont impatients mais très attentifs aux conseils que je leur fournis.

Maintenant que la théorie est enseignée on passe aux travaux pratiques. Je compte bien leur faire prendre quelques poissons. La pression est sur mes épaules.

Chacun a choisi son leurre. Des leurres colorés pour les filles et des leurres imitatifs pour les gars. Tous les leurres sont bien au fond. Maël est le premier à l'oeuvre. Le poisson est au bout de la ligne mais il ne l'a pas ferré. Au bout de quelques tours de moulinet, un peu de mou dans la tresse. Il se décroche. Maël aura appris qu'il ne faut pas laisser de mou dans la ligne (tresse tendue) et qu'il faut ferrer les poissons. Il redescend, le leurre s'arrête. Il semble s'être accroché sur le fond. Il pense à une grosse algue. Comme tous les pêcheurs débutants, il veux remonter très vite. On attend tous de voir cette fameuse algue quand je vois une silhouette dorée sous le bateau. C'est son premier poisson à la canne. C'est l'euphorie sur le bateau. Maël se lâche. On se met tous à rigoler. La bonne humeur est communicative.

C'est étonnant, le poisson n'a pas combattu un seul instant. Je vérifie le frein du moulinet mais il est bien réglé. C'est la première fois que je vois ça. Toujours est-il que ce lieu jaune est de belle taille avec 72 cm sous la toise. Elle est bizarre ton algue Maël (petit clin d’œil).

La joie est communicative. 

Le  reste de la matinée est vite résumé. Rien de rien sur tous les plateaux que je prospecte. Mais ou sont-ils?

La mer est lisse comme un lac, le soleil nous chauffe bien. C'est Jeanne qui sonne l'heure du casse-croûte. On ne risque pas d'en manquer, tout est en double. Une mauvaise communication visiblement. Je souhaite aller tout de même voir un autre point. Après une dizaine de minutes de route nous voila sur le spot. La dérive ne donne rien. Du coup on sort les victuailles. Il est 13h30 et tout le monde a faim finalement. Pendant qu'on mange, je laisse le bateau dériver tranquillement. J'ai toujours un œil sur le sondeur, on ne sait jamais. Le courant est en train de tourner tout doucement.  Au moment de sortir le café, j'aperçois une belle détection derrière un petit caillou. J'ai l'impression qu'ils sont calés. Je marque le point.

On se dépêche de finir de manger. J'ai l'impression que je les ai trouvés un peu par hasard. Il ne reste plus qu'à confirmer. Je place le bateau un peu en amont de la détection. Il s'agit d'un fond de sable pour l'instant. J'ai les yeux rivés au sondeur. J'attends avec impatience le caillou. Ils sont normalement juste derrière. Ça y est le caillou est là.

Je demande à tout le monde de relever les lignes de 4 ou 5 tours de manivelles pour ne pas se prendre le caillou. Je leur demande de se tenir prêt à ouvrir le pick-up pour envoyer le leurre au fond. On a passé le caillou et on redescend tous nos leurres. C'est Jeanne qui prend le premier poisson. Gros cintrage de canne et gros départ, typique du lieu jaune. Elle a ses bras qui commencent à chauffer. Il n'est pas décidé à se laisser faire sans combattre. Elle reprend de la tresse mais il continue à faire des départs. Pendant ce temps, Maël et moi avons une tape sur nos leurres. Mais rien n'y fait. ils ne mordent pas. Jeanne continue tranquillement à mouliner. J'aperçois le beau lingot sous le bateau. Je prends l'épuisette. Jeanne le dirige directement dans celle-ci. C'est un superbe lieu jaune. Il mesure 74 cm. C'est un beau steak.

Lieu jaune pour Jeanne
Maël croche dans le fond et casse le bas de ligne. Je n'ai pas surveillé le sondeur et au premier caillou ça croche.

Je replace la dérive. Je refais le bas de ligne de Maël. Je lui laisse ma canne en attendant. Ce coup-ci j'ai retenu la leçon, tout en faisant mon nœud je regarde le sondeur. Je donne le tempo pour savoir précisément quand il faut ouvrir le pick-up et descendre son leurre. Je constate qu'ils gobent les leurres à la descendante. C'est Éva qui fait son tout premier poisson. Le poisson est lourd et il faut le remonter. Ça chauffe bien les bras, n'est ce pas Éva !!

C'est un beau lieu jaune de 58 cm.

Tenir le poisson dans ses mains, ça c'est fait  !!!!

On  y retourne. Il faut profiter quand les poissons sont présents. je replace la dérive correctement. J'ai la double vue sur le combiné. D'un côté la carte et de l'autre le sondeur. Etant donné qu'ils sont localisés à un endroit bien précis, je peux guider mes apprentis pécheurs. On est tous concentrés. Ils attendent les instructions. Attention caillou, on remonte de quatre ou cinq tours de manivelle. On arrive sur le point ouvrer le pick-up du moulinet pour aller au fond. A ce petit jeu, c'est Éva qui est attelée. Il lui met un cartouche sur le premier départ. Celui-ci, il est joli. D’ailleurs la canne est complètement cintrée. Il lui prend pas mal de tresse sur ce premier départ. Je remonte ma ligne pour la guider. Le ferrage a été timide, je lui demande de garder sa ligne bien tendue. Petit à petit elle arrive à le remonter. Il doit être joli. Il lui fait quelques rushs dont elle se souviendra. 

Je commence à voir un beau lingot doré une dizaine de mètres sous le bateau. Il fera un beau baroude d'honneur en voyant le bateau. Finalement, il arrive en surface. Je le mets dans l'épuisette. Je le mesure. Verdict 69 cm.

Toujours la banane

Je me replace. Maël veut essayer un jig. Il est intrigué par ce morceau de métal. Je lui laisse ma canne. Je lui explique un peu l'animation de ce leurre. Un véritable aimant à poisson.

Je n'ai pas bien positionné le bateau. Le courant commence à pousser comme on dit par chez nous. On va passer à une cinquantaine de mètres du point. Je laisse tout de même le bateau dériver. On s'approche. Je demande à Maël de faire l'ascenseur. Peut-être que les lieus jaunes verront le leurre de loin. Il remonte d'une dizaine de tour de manivelle. Un stop de trois à quatre secondes. Il ouvre le pick-up pour faire retomber le leurre au fond. Une animation ou deux sur le fond puis il remonte tranquillement d'une dizaine de tour. Il a une attaque. Je lui demande de ne surtout pas s'arrêter. Il continue encore quelques tours. Tout à coup la ligne se stoppe net. C'est parti pour un beau combat. Sur une canne légère comme la dragonbait de chez Smith, c'est du pur bonheur.

Il gère parfaitement la situation. Après quelques minutes, le poisson perce la surface de l'eau. C'est un beau lieu jaune de 68 cm.

Beau poisson Maël

C'est le cinquième poisson. J'annonce donc dernière dérive. Il faut savoir être raisonnable. Je m'applique pour replacer le bateau.

Je laisse ma canne à Maël et je prends la sienne (Celle de mon père). J'ai le Fire Eel aux couleurs du stade toulousain (Rouge et noir). C'est un clin d’œil à Alexis.

Je laisse le leurre descendre sur le fond de sable. Ensuite je regarde le sondeur pour voir le caillou et ne pas laisser les leurres s'accrocher au fond. Je commence à voir le caillou. Je remonte ma ligne de quelques tours de manivelle. Ils sont toujours là. J'ouvre le pick-up. Je contrôle la descente avec mon pouce gauche. La tresse se stoppe. je ferme le pick-up. Je fais une animation. je sens un toc. je commence à mouliner lentement. Je fais une pause en m'arrêtant de mouliner. j'attends deux à trois secondes sans bouger. Je redémarre l'ascenseur. et là ma ligne s'arrête net. Je ferre fermement. C'est pendu.

Le poisson fait un très gros départ. Là, ça envoie du bois. J'ai affaire à un beau poisson. J'ai une tresse plutôt fine. Je n'ai pas trop de frein sur le moulinet. Je le laisse donc se fatiguer. Petit à petit, je commence à lui reprendre de la tresse. Auprès de longues minutes, je parviens à remonter à la surface. Maël le met au sec avec l'épuisette. Celui-là il est joli. C'est le nouveau record du bateau avec 84 cm. Et dire qu'il aura fallu attendre la dernière dérive pour que je fasse un poisson. 

Nouveau record lieu jaune avec 84 cm

C'est une belle dernière dérive. On rentre tranquillement à la maison.

Conclusion :

Une bien belle journée ensoleillée. Je n'ai pas vu la mer aussi plate depuis un moment. Maël et Éva ont pris leur premier lieu jaune à la canne. Jeanne a également pris son lieu jaune mais elle est habituée maintenant. 

Une matinée compliquée qui se termine en apothéose. J'ai marqué un nouveau spot sur mon GPS. 

Les lieus jaunes se rapprochent tout doucement de la côte. C'est bon signe, cela veut  dire que la ponte se termine.

Les leurres du jour :

Le Magic Eel 22 cm avec des couleurs naturelles, tête plombée 80 gr.
Le Fire Eel  22 cm tête plombée 80 gr.
Les Jigs de 80 gr.

Matériel Utilisé :

Canne :
      - Smith Dragonbait 72H 2,18 m puissance 7-40 g
      - Grauvel Tecklon  Royal 702 2,10 m puissance 8-30 g
      - Rod House 706 IM Blank North Fork 2,20 10-40 g
Moulinet ;
      - Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
      - Shimano Exage 4000
Tresse : Power Pro 9 kg rouge
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Electronique : Lowrance Elite 9 TI Totalscan