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mardi 17 octobre 2017

Pêche du bar en finess dans l'archipel de Bréhat

Le plus gros de la journée pour Valentin
 
 

Fabien notre copain Normand et Pro staff Delalnde vient d'annuler notre sortie en mer sur les terres normandes pour cause de météo défavorable. On a bien pensé à toi tout au long de cette journée.

 Il n'en fallait pas plus pour organiser une partie de pêche avec Alexis et Valentin. Après avoir mis au point la stratégie le samedi après-midi, on se donne rendez-vous à la cale. J'arrive à la cale et je vois Alexis en train de s'échauffer sur la cale en faisant quelques lancés. Valentin vient tout juste d'arriver également. On décharge le matériel des voitures et en un temps trois mouvements le bateau est mis à l'eau. Les conditions météos sont pas terribles mais la passion l'emporte.
 
Valentin a décidé de ne pêcher qu'aux leurres durs et Alexis qu'aux leurres souples et pouvoir ainsi tester le matériel qu'ils proposent aux clients dans le magasin Ac'scion pêche. Quant à moi, je ne m'interdis rien.

On a mis au point une stratégie le samedi et le dimanche on a fait tout le contraire. Je commence par les emmener dans l'estuaire. Nous sommes en début de descendante et le courant est presque nul. Difficile dans ces conditions de faire du poisson. Pour autant le poisson est bien présent, Alexis va nous le prouver très rapidement.
 
Modeste mais c'est le premier
Après quelques lancés sur cette zone, on ne s'éternise pas. Je vais placer le bateau pour faire les bordures. Sachant que Valentin est aux leurres durs, il ne faut pas trop de fond.  Je tâtonne un peu. Les mouettes, qui sont fidèles alliées, plongent de-ci de-là. Je fais quelques sauts de puces pour tenter de débusquer les poissons. Valentin voit un poisson qui saute hors de l'eau. Du coup on s'arrête pour tenter notre chance.
 
Alexis en grande forme ce matin, il va de nouveau piquer un petit bar. El là, on prend cher. On ne fait pas beaucoup de poisson mais en tout cas on n'arrête pas de rigoler.
 
Alexis en action de pêche
Après avoir peigné toute la zone, je les emmène dans l'archipel de Bréhat. Après une quinzaine de minutes de route, je me place sur les tables à huitres. On pêche dans moins de 3 mètres d'eau.
 
J'ouvre enfin mon compteur. Je viens de faire un nouveau record. Le plus petit bar, il fait 15 cm sur un one up 5 pouces (10,5 cm + 1 cm de tête plombée). Je ne l'ai même pas pris en photo.
 
Valentin ouvre également son compteur. Il l'a pris au Jig en ramenant à pleine balle. Un Jig est-il considéré comme un leurre dur, ça chambre.
 
A peine maillé mais bien combatif
Au vu des photos on voit bien qu'il fait toujours beau en Bretonnie :) On a essuyé un crachin toute la matinée avec des températures sommes toutes agréables. Il en fallait plus pour nous décourager.
 
Alexis s'échappe définitivement au score en faisant 2 autres bars sur cette zone.
 
Petit Labrax
 
 C'est à mon tour de faire un bar tout juste  maillé.


Bar de 45 cm
J'ai un spot non loin ou j'ai fait de nombreux bars l'année dernière. Malheureusement, un bateau est sur ce spot. J'attends qu'il parte pour aller le prospecter. Au premier lancé de Valentin, il a un suivi sur son leurre de surface. Il a vu très nettement le remous suivre son leurre. Il relance. Après quelques animations, c'est pendu. Il a pris ce bar dans mois d'un mètres d'eau. Il a ramené canne haute pour ne pas laisser le poisson sonder et se mettre sous les tables à huitres.  Le leurre est bien engamé mais le poisson ne saigne pas . Il faut dire que Valentin a mis des hameçons simples à la place des triples.

Il l'a bien gobé

Je replace le bateau. C'est Alexis qui est attelé. Au même moment, on entend un splach derrière le bateau. C'est un poisson qui vient de sauter. Valentin voit le rond sur l'eau et jette son leurre dur. Une animation Walking the dog, courte et rapide. Le poisson suit le leurre et l'attrape. Valentin ferre et c'est encore poisson. Il commence à le brider puis plus rien. Il maudit ses hameçons simples sur le coup.

Petit labrax deviendra grand

En ce jour de marée, l'eau descend très vite et pour ne pas être pris au piège, je décide de quitter ce spot.

Je cherche avec mes camarades les petites veines de courant susceptible d'abriter les bars. Le courant faibli de plus en plus. Du coup je me rapproche des cailloux. Je recherche un peu de courant.  Je me laisse guider pas mes compères qui ont une bonne expérience dans ce domaine.

Je stoppe le bateau. On commence à faire quelques lancés. Valentin nous fait une démonstration de précision. Il annonce ou il va lancer et le leurre tombe parfaitement au bon endroit. Il me reste du chemin à parcourir :)

Je vois une belle détection sur le sondeur. Des bars actifs juste devant un caillou. Je replace la dérive à décaler la déive de 20 mètres. Il y a environ 14 mètres de profondeur. Il s'agit de faire une traction lente. Le leurre doit  passer le plus naturellement possible devant les poissons. A ce jeu, c'est Alexis qui nous fait une démonstration. Il pousse même le vice à nous commenter en direct sa technique. On est plié de rire. voila ce que ça a donné : "tu lances le leurre à cet endroit, tu le laisses bien descendre sans fermer ton pick-up, bien sur. Puis tu fais une longue tirée en soulevant ta canne. Tu récupères tranquillement la tresse en baissant ta canne et hop c'est pendu. En plus, il ne fait trois fois de suite. La démonstration !!! Pour moi ce sera maintenant non plus Alexis mais "El professor"

Entre-temps un bateau s'approche pour nous dire qu'il y a un phoque en train de se prélasser au soleil sur un caillou. Il passe en plein sur notre dérive avec son moteur 2T en marche. Au moment où il nous demande si ça mord, Alexis ferre un bar. On éclate de rire avec Valentin. El professor a encore frappé.

Du coup, je regarde l'heure et il est grand temps de manger. On sort le casse-croûte. Valentin nous a pris le ravitaillement au "Fumoir de Paimpol" sur les quais. Un vrai régal, du saumon, du haddock et du lieu jaune.

 Je laisse le bateau dériver. Effectivement, le phoque est bien sur le caillou. Il nous observe prêt à bondir dans l'eau pour s'échapper. C'est une chance de le voir dans son habitat naturel.

On fait les comptes, c'est Alexis qui est le champion de la matinée avec ses 7 bars, 5 pour Valentin et 2 pour moi .

Il n'est pas trop farouche celui là

Il retourne à l'eau tranquillement

Nous sommes à l'étale de basse mer. Valentin veut aller faire un tour dans son jardin. Pendant le temps du parcours, Alexis fait une petite sieste après le casse-croûte. Je sais, ce n'est pas beau mais je balance.

Une micro-reposette

On parvient sur le spot. Valentin qui a réussi à prendre des bars aux jigs, aux leurres de surfaces va faire une entorse au règlement (qu'il s'est imposé) et mettre un leurre souple mais attention, pas n'importe lequel. Un corps de black minnows et une tête avec un hameçon de 4.0. Pour tout dire quand il nous a fait voir son leurre, Alexis et moi  avons explosé de rire. Sauf qu'au bout d'une dizaine de lancer il s'écrit poisson. Ce n'est pas possible, il a pris  un bar myope.

C'est le début de la renverse. Je vais aller dans un endroit que j'apprécie beaucoup. D'ailleurs Valentin et Alexis sont conquis. Le lieu est juste magnifique. Une belle dérive, très longue dans un décor idyllique. L'eau est turquoise. Peu de fond mais avec des courants et contre courants partout. On peut pêcher de tous les côtés du bateau. J'y ai fait de très beaux poissons.  compte rendu en cliquant sur le lien

Je vais faire trois bars coup sur coup, puis deux autres pas bien gros mais ils font plaisir. Je remonte rapidement au classement. Valentin veut prendre un poisson aux leurres durs à bavette. Bien lui en pris, il fait trois bars sur deux dérives.


On rigole bien sur le Lodennañ

Une journée marquée par la bonne humeur

Valentin a trouvé le combo sur cette dérive. Un tide Minnow 140 blanc nacré. Alexis met le même et ils font un festival. Je me contente de compter  les point. Les bars ne veulent pas de leurres souples. 

Un bar de 50 cm
 
Il est temps de rentrer à la maison après cette journée bien remplie. C'est Alexis et Valentin les champions du jour avec 10 bars chacun. Valentin décroche un poisson au ras du bateau et lui coute la victoire. Je suis sur la troisième marche du podium loin derrière mes coéquipiers. 


Petit selfie sur le chemin du retour.
 
Conclusion.
Il est temps de rentrer à la maison après cette journée bien remplie. C'est Alexis et Valentin les champions du jour avec 10 bars chacun. Valentin décroche un poisson au ras du bateau et lui coute la victoire. Je suis sur la troisième marche du podium loin derrière mes coéquipiers. 
 
Les leurres du jour.
 
Tous les leurres testés ont pris du poisson. Une mention spéciale pour le Zclaw original et l'Astuerie 90 en surface, le Tide Minnow 140 juste sous la couche d'eau, le Nitro Shad 90, le Black Minnow 90, le One-up 5" pour les leurres souples.
 
 
Matériel Utilisé.
 
Canne Smith Dragonbait 72H  2,18 m 7-40
Moulinet Stradic 4000 Ci4 FBXG
Tresse Power Pro 9kg rouge
Bateau 3D tender 550 Patrol
Combiné GPS-Sondeur ELITE 9TI Totalscan
 


mardi 10 octobre 2017

Gros Bars de l'estuaire




Le plus gros poisson du jour



J'organise une sortie avec Christophe en fin d'après-midi, Dany et Marc nous accompagnent dans cette nouvelle aventure. On se retrouve tous à la maison. Je vais retourner sur un spot que j'ai trouvé avec mon fiston. D'ailleurs j'y suis allé de nombreuses fois dont celle ci ou celle la le record de ma fille.

Mise à l'eau de Lodennañ

La nuit tombe vite en ce début d'automne, je vais donc aller sur des spots pas trop loin. Il ne faut qu'une dizaine de minutes pour arriver sur la zone.

Passage sous le pont de Lézardrieux
En ce début d'automne, les températures sont plutôt agréables. 

Je suis arrivé un peu tôt sur le spot mais qu'importe, on va patienter tranquillement. Les premières dérives ne donnent rien. En me replaçant, je me plante. Marc décide de passer au leurre dur. Il lance son leurre à la côte. Marc fait une animation classique en Walking the dog court et et rapide avec des pauses régulières (2 à 3 secondes).  Il voit un suivi sur son leurre. Je tourne mon regard vers son leurre.  Je vois un gros remous derrière le leurre. Marc ferre énergiquement et c'est pendu. Le poisson plonge directement pour chercher le fond. Il s’essuie un beau combat. Le canne plie. On entend la douce mélodie du moulinet. Le poisson arrive  tranquillement au bateau. Il voit le bateau et repart dans un gros rush. Marc tente de le brider mais il n'est pas fatigué. Marc a la banane. On s'est tous arrêtés de pêcher pour regarder Marc manœuvrer le poisson. Après quelques rushs, je le mets au sec. C'est un beau poisson. Marc est ravi. Je sors la règle et il accuse 72 cm sous la toise. C'est un lunker. Le premier pour Marc cette année.

Lunker pour Marc

Malgré les triples du leurres, le poisson ne saigne pas du tout. Marc décide de le remettre à l'eau. Un beau geste pour ce beau reproducteur et la génération futur. Marc s'est imposé la double maille. Il ne garde que les poissons entre 2 et 3 kilos (entre 55 et 65). 

Christophe fait un joli rouget grondin sur la dérive suivante. Il lui a pris son leurre à la descendante.

Je replace la dérive mas ce coup ci je m'applique. Christophe et moi lançons en même temps nos leurres. Je percute sa canne et le bout du scion casse net. Bien sur, je n'ai pas de canne supplémentaire sur le bateau. Je m'arrête de pêcher pour la réparer. Après un atelier réparation avec les outils du bord, je parviens à réparer. Nous allons pouvoir de nouveau pêcher.

D'ailleurs sur la dérive suivante, Christophe annonce poisson. La réparation va-t-elle tenir? En plus ce n'est pas vilain. La canne est complètement cintrée. L'action de pêche ne semble pas être compromise. Christophe parvient à le ramener au bateau.  

Labrax de 64 cm

Marc et moi faisons un petit bar. 

Je montre l'animation à Dany. La méthode que j'appelle tic-tic (pêche à la volée) On cherche le fond plus on fait deux petites tirées sèches en levant la canne, on récupère la bannière en baissant la canne et ainsi de suite. Du coup, à sa quatrième ou cinquième animation, il annonce poisson. Très grosse attaque  sur sa petite canne  qui se solde par une casse. Je ne comprends pas. Je regarde le frein du moulinet. Il est complètement serré. Une erreur de débutant !!

A partir du moment où on rate un poisson, il faut en général 20 à 30 minutes pour que ça morde à nouveau (Ce n'est pas toujours vrai bien sur).

Je change  de spot. Je l'ai trouvé avec mon fiston. J'y ai fait de beaux poissons. Sur le premier passage, je fais un petit bar. Je le remets à l'eau. Je relance, à la première animation, mon leurre et directement. Je suis surpris. Je ferre mollement. Une grosse gerbe d'eau en surface et plus rien au bout de la ligne. Marc lance à proximité et il fait un petit bar. Non loin de la zone, j'aperçois un phoque. C'est toujours un plaisir de voir ces mammifères évoluer dans leur milieu naturel.  

Ce spot est plutôt poissonneux aujourd'hui.  C'est à Dany de faire son premier bar à la volée. Je pense qu'il a compris la technique. Il ne croche plus et il prend du poisson. Il a dû bataillé dur avec sa petite canne. Ce coup-ci, son frein est bien réglé. Des rushs de malade dans quelques mètres d'eau. Un plaisir qu'il a pu savourer. Il explose son record avec ce bar de 65 cm.

La joie du pêcheur

Le phoque est toujours présent. Je vais retourner sur l'autre zone.

Plusieurs dérives infructueuses, alors que le sondeur affiche des poissons. Je me rapproche des bordures. Marc se remet au leurre dur. Christophe annonce poisson. C'est encore un beau poisson au vu de la pliure de la canne et du chant du moulinet. La canne tient toujours. Christophe a la banane jusqu'aux oreilles. Un beau combat qui se termine dans l'épuisette tenue de main de maître par Dany.

Labrax de 63 cm

Sur les dérives suivantes Christophe, Dany et Marc font des petits bars calibrés entre 30 et 45 cm. La présence du phoque a proximité ne leur a pas cloué le bec. 

La température a chuté en même temps que le soleil décline. Il faut rentrer avant la nuit, toutes les bonnes choses ont une fin.

retour tranquille à la cale

Conclusion

Une belle session de pêche avec de nombreux bars. Ce n'est pas ma journée. Je casse la canne à Christophe, je fais deux pins, je n'arrive pas à ferrer le gros bar, je me foire sur la vidéo. Il y ades jours comme ça.

Cela dit, je suis tellement content que mes invités aient fait de beaux poissons. Marc et son lunker, Dany son nouveau record de bar pris à la volée dans 3 mètres d'eau. Christophe qui nous a fait une démonstration avec ses 8 bars dont 2 de plus de 60 cm. 

Pour clôturer le tout un temps estival avec un beau soleil sans le moindre souffle de vent.

Pêcher à quatre en vertical pas de soucis mais en lancer ramener, ce n'est pas évident. A deux c'est le grand luxe, à trois c'est bien.

Les leurres du jour

En surface
 
  • Le ZCLAW rattling 10 cm couleur 092 marron foncé

Souple
  • Le SWAT SHAD vert 13 cm monté avec sa tête articulée de chez Delalande (Christophe).
  • Le Nitro Shad bleu 90 tête Nitro de chez Illex (Marc)
  • Le Black minnow 120 tête off shore de chez Fiiish (Dany)

Matériel utilisé

Canne  : SMITH Dragonbait seabass 72H 2,18 m 7-40 gr
Moulinet : SHIMANO Stradic 4000 Ci4  XGFB 

lundi 25 septembre 2017

Journée difficile qui fini bien

Le plus gros poisson du jour
 
 
 
Le fiston est en vacances. Du coup j'organise une sortie avec Jean-Mye son copain d'enfance. On part le matin de bonne heure et bien sur de bonne humeur. On a planifié la sortie et je me suis occupé de la stratégie. Le fiston a ciblé en priorité le bar.

On part de la cale proche de la maison. En chemin on croise le bateau des phares et balises situé à Lézardrieux.



Bateau des phares et balises


C'est le début de la descendante. Je vais aller explorer les plateaux du semi-large. Après avoir traqué les labrax pendant deux heures, force est de constater qu'ils ne sont pas là où je les cherche.

J'ai encore vu une belle chasse de fous de bassan avec des thons rouges en dessous. Une belle quantité d'individus. D'ailleurs, je les ai bien vu sur le sondeur. On a juste admiré le spectacle. Je comprends mieux pourquoi je n'ai pas trouvé les bars sur des plateaux qui sont tout de même assez proches. Je ne vois que deux possibilités, soit ils ont fui la zone, soit ils se cachent.

Du coup, changement de stratégie. On retourne au bord pour tenter de les débusquer dans quelques mètres d'eau. On croise un beau vieux gréement.
Vieux gréement sous voile

Après plus d'une heure a balayé le spot, le fiston parvient à faire le premier bar de la matinée. Il vient de changer de leurre pour mettre un Power Tail de chez Fiiish qu'ils ont pris la veille chez Valentin au magasin Ac'scion pêche. Du coup le moral de l'équipe remonte en flèche.


Bar de 48 cm

Jean-Mye lance son leurre. Il passe au-dessus du caillou et tombe juste derrière. Il mouline à fond pour ne pas rester accroché. Dès qu'il l'a passé, il s'écrit poisson. C'est une belle orphie que je surnomme l'espadon breton. Il parvient à la faire décrocher au bord du bateau.
 
Quelques bars de petite taille suivent les leurres mais ils ne sont pas décidés. Il est l'heure de manger. On se place dans l'anse de la corderie à Bréhat un peu à l'abri du vent.


La corderie à Bréhat
On attend patiemment que le courant reprenne. La stratégie va bon train. Que faire ? Choisir les bordures au risque de faire chou blanc comme ce matin. Ou aller chercher les bars un peu plus au large sur des passages bien connus. Je m'arrête pour faire une photo.

Le phare du Paon
 
Je décide de faire le début de la montante au semi-large. Il sera temps de revenir faire les bordures si on ne les trouve pas.
 
Une petite demi-heure de route sur une mer un peu cabossée. Arrivé sur place, le vent de sud contrarie les dérives. On arrive tout de même à faire quatre maquereaux pour les rillettes. J'arrive même à faire deux maquereaux sur le même leurre (Jig).
 
Le vent n'est pas chaud. Du coup, je retourne à la côte. Je vais faire un peu de prospection, cela ne peut pas être pire.
 
On passe sur des leurres un peu plus léger. Je me laisse tenter par un black Minnow de chez Fiish. La pluie de ces derniers jours a rendu l'eau chocolat. Dans ces conditions, les vibrations sont plus importantes que la couleur. Le Black Minnow a cet avantage d'être un leurre qui vibre beaucoup. Le fiston met son nouveau leurre pour tester également les vibrations de sa caudale. Il s'agit du Power Tail de 3,8 cm en 10g de chez Fiiish. Jean-Mye quant à lui prend one-up 4 pouces avec une tête de 18g.
 
J'ai un peu mal à mon bras. Je décide de prospecter en vertical sous le bateau. Le fiston et Jean-Mye sont à la volée. Les premières dérives ne donnent rien. Je passe sur un autre secteur.
 
La dérive se passe bien. le bateau avance lentement à moins d'un nœud. Je vois un peu d'activité au fond et entre deux eaux. Je commence à remonter tout doucement le leurre. Je sens une tape timide. Je continue à moulinet tout doucement. Le leurre se fait stopper net. Gros rush de démarrage. Après autant de frustration tout au long de la journée, je ne bouge pas mon plaisir. D'autant qu'il s'appuie sur le courant pour se défendre. Au bout de quelques minutes, il arrive en surface. Il donne de grands coups de queue. Je me rends compte que c'est un beau labrax. En voyant le bateau, il sonde. Le moulinet est bien réglé et la canne encaisse bien ses coups de tête. Le fiston parvient à l'attraper avec l'épuisette. Je le mesure il fait 64 cm.
Labrax bien ventru

64 cm de pur bonheur

Avec ce joli poisson, la motivation bat son plein. Je repositionne le bateau pour faire la même dérive. Il faut battre le fer quand il est chaud.

Le bateau avance lentement vers le point que je n'ai pas oublié de marquer sur le combiné Lowrance. Je fais le même type d'animation que précédemment. au moment où je passe sur le point, je l'anime lentement et direct, c'est pendu !! Je sens que ce n'est pas aussi lourd que le précédent. Je le ramène au bateau.  C'est un bar de 52 cm.

Les poissons sont actifs. Ils sont nettement décollés du fond. Je replace la dérive. Jean-Mye change son One-Up pour un black Minnow.

Le bateau dérive un peu plus vite. Il passe rapidement sur le point sans succès. Je remonte et je lance derrière le bateau afin de faire repasser mon leurre sur le spot. Je vois également que les poissons sont maintenant entre deux eaux. Je pêche à la volée. A la quatrième ou cinquième animation j'ai une tape. J'anime deux fois sèchement puis je laisse le leurre descendre et une nouvelle fois je suis attelé. Cela ne me semble pas très gros. Quand tout à coup, il part dans un gros rush. Finalement, je revois mon estimation au vu de la violence des coups de tête. Chaque fois que je lui reprends du fils, il sonde. Après quelques minutes je le vois percer la surface. Au même moment le fiston est également attelé. Ca bagarre dur sur sa canne 5-15g. C'est Jean-Mye qui est à l'épuisette.

Bar de 65 cm Bien ventru


Bar de 54 cm



Je me replace. Le vent a forci un peu et le courant commence à diminuer. Moralité, je ne passe pas sur le point. Jean-Mye fait son premier bar de la journée.
 
Les dérives s'enchainent et les bars également. On en fera une petite dizaine sur ce spot. Malgré tout, la fatigue commence à se faire sentir. J'annonce dernière dérive avant de rentrer à la maison. Je clôture la session en faisant un bar de 46 cm.
 
Conclusion
 
Une journée complète en mer nous a épuisé. J'ai cherché les bars un peu partout sans les trouver. Au bord, au petit large (entre 2 et 4 miles des côtes) pour finir par les trouver dans l'estuaire. Journée très difficile. Pourtant, ils sont bien à la côte.
 
A voir les comptes rendus, on peut penser que la pêche c'est facile et qu'il suffit de lancer son leurre pour attraper des poissons. Ne vous y trompez pas, la pêche, c'est passionnant mais compliqué. On a tous des journées ou rien ne se déroule comme on le souhaite. Cette année, j'ai fait quelques belles bredouilles. Cela dit, même sans poisson, la pêche reste un loisir formidable. De toute façon, les meilleurs moments de la pêche sont ceux qui précèdent et ceux qui suivent celle-ci. Avant de partir, on pense à tous les poissons qu'on va faire et au retour on refait cette partie de pêche. Entre les deux, on est dans l'action. La pêche reste pour moi un moment privilégié où je m'évade du quotidien pour m'échapper de tous les tracas du quotidien. Une soupape de sécurité face à tous les soucis, tout du moins pendant ce laps de temps.   
 
Cela dit, j'ai passé un excellent moment avec Jean-Mye et le fiston. Il fallait être patient pour voir quelques écailles argentées. J'ai beaucoup de mal à trouver les poissons lorsqu'il y a des vents de sud. Non pas qu'ils ne mordent pas mais plutôt que je ne sais pas où les trouver. J'ai beaucoup de mal à placer le bateau correctement.
 
Les leurres du jour  

Ce fut une journée où tous les leurres ont été essayés.
 
Le fiston et Jean-Mye ont essayé le Power Tail de chez Fiiish en 10g. Ce leurre qui peut évoluer dans toutes les couches d'eau entre 1 et 10 mètres. Il émet de très fortes vibrations. Il faut tout de même faire bien attention de ne pas le faire trainer sur  le fond au risque de le perdre. Il peut faire la différence les jours ou les poissons sont difficiles. D'ailleurs tous les poissons fait le matin, l'ont été avec ce leurre. Un autre avantage, c'est qu'au moindre rayon de soleil, il envoie des éclats de lumière dans tous les sens. Les poissons peuvent donc le repérer très facilement.
 
 
 
Dans l'estuaire, les leurres souples ont été plus prenants avec une mention particulière pour le Black Minnow et le One-Up. Ces leurres sont tout de même extrêmement fragiles.
 
J'ai acheté un Asturie 130 pour vérifier son efficacité. Je n'ai pas fait un seul poisson avec. Cela ne veut pas dire qu'il ne pêche pas.     
 
Test de l'Astuerie 130 et du Smith en texan

vendredi 8 septembre 2017

Fratrie est réunie pour le coup du soir

Le plus gros poisson de la soirée

Je décide d'aller faire un tour à la pêche après le boulot. Les jours raccourcissent mais je tente un court créneau du soir. Ce soir la fratrie est réunie. La météo n'est pas formidable mais la passion l'emporte sur la raison. Pour autant je ne vais pas prendre de risque. Je décide de rester dans l'estuaire bien à l'abri.

Le bateau est vite mis à l'eau. Il nous que quelques minutes pour arriver sur le lieu de pêche. Le vent est bien présent mais il ne contrarie pas trop les dérives.

La fraterie
 
 
Il n'y a pas trop d'eau sur le premier spot. Je me rends directement sur le deuxième. Après quelques dérives, l'activité n'est pas là. J'insiste un peu sur cette zone. C'est Dany qui a le premier poisson de la soirée. C'est un magnifique rouget grondin.
 
Je me replace en décalant la dérive d'une cinquantaine de mètres. Dany et Blandine emmêlent leur ligne. Du coup je fais quelques lancés, en travers du courant. Je pratique la traction lente en laissant le leurre sur le fond. Soudain, je sens une petite tape dans le leurre. J'hésite entre un poisson et une algue. Il faut dire qu'avec ma nouvelle canne Smith, je ressens tout ce qu'il y a au fond. je décide donc de ramener en linéaire sur quelques mètres. Au troisième tour de moulinet, le leurre est aspiré par un poisson. Je ferre et c'est pendu. Gros départ !!! je jette un coup d'œil vite fait au sondeur, j'ai juste 6 mètres d'eau. Je vois également des poissons en activité. Pendant ce temps le poisson est bien énervé.  Je me contente juste de le brider canne haute. La canne (Dragonbait 7-40 de chez Smith) a une réserve de puissance phénoménale et le frein du Stradic est bien réglé. Je ne suis pas inquiet. Dany est à l'épuisette. On commence à voir le poisson malgré la couleur chocolat de l'eau. Pas de doute c'est un joli bar. Il continue à me faire des rushs. Il commence à fatiguer. J'en profite pour le ramener au bateau.


Bar de 66 cm

Après la photo, je profite de la fonction trackback de mon sondeur Lowrance Elite 9 TI. Je fais défiler l'historique. Je trouve le banc de bars en activité. Je profite pour marquer ce point. J'adore cette fonctionnalité qui n'existait pas sur mon précédent sondeur.
 
Je replace le bateau. Je sais par expérience que cette frénésie ne va pas durer longtemps. Je scrute le sondeur. Je vois très nettement les poissons en chasse sur une boule de fourrage. J'ai une attaque mais il lâche l'affaire. C'est Dany qui annonce poisson. En ferrant le poisson, il a failli se casser la figure par-dessus bord. Il n'en fallait pas moins pour déclencher un fou rire sur le bateau. Blandine prend l'épuisette. Ce n'est pas le plus gros des bars mais il a le sourire jusqu'aux oreilles. Il m'explique qu'il a senti un petit toc. Il a décidé de remonter sa ligne, c'est à ce moment que le bar a mordu.


Bar de 40 cm

Blandine remonte son leurre. Il est bien déchiré. Elle n'a pas senti la touche visiblement. Les dérives suivantes ne donnent rien.
 
Les températures continuent de descendre. Je décide donc de rentrer à la maison.
 
Conclusion
 
C'est la première fois que la fratrie était réunie pour une partie de pêche.
 
Les leurres du jour
 
Je reste fidèle au Jinza avec une tête plombée de 15 grammes (8 à 10 mètres d'eau).
 
Un One Up gris clair pour Dany avec une tête de 20 grammes.
 
Blandine a pris un Crazy Sand Eel taille 3 avec une tête plombée de 20 grammes.

mardi 29 août 2017

Pêche des lieus jaunes aux leurres de surface sur le plateau des Roches Douvres

Le plus gros poisson de la journée

Valentin du magasin Ac'scion pêche et Alexis de la boutique en ligne Tootaz m'invitent à participer à une partie de pêche sur le mythique site des Roches Douvres. C'est Franck Choron guide de pêche qui va nous guider pour cette journée. Je vous invite à parcourir son site internet

Fabien, bloggeur et Pro staff Delalande bien connu dans le milieu de la pêche nous accompagne. Vous trouverez son compte rendu en cliquant sur le lien.

Le phare des Roches Douvres à mi-chemin entre Paimpol (30 kms) et les iles Anglo-normandes (40 kms). C'est le dernier phare construit sur les côtes françaises. C'est également le plus spacieux mais c'est surtout le phare européen le plus éloigné de la côte. 
Il s'élève à plus de 64 mètres de haut. Il porte à 24 miles. Il vient récemment d'être inscrit au patrimoine des monuments historiques (31 décembre 2015).

Ce chantier de construction a duré 7 ans  (1947-1954). 11 000 tonnes de matériel ont été acheminées et plus d'une centaine d'ouvriers ont participé à sa construction. Le phare a été automatisé en 2000.

J'ai la chance de connaitre deux anciens gardiens. Yvon y a passé pas loin d'un an alors qu'il venait d'avoir tout juste 18 ans. Il m'a raconté bon nombre d'anecdotes. Il y a même appris à faire des bateaux dans des bouteilles. Il faut dire qu'il a eu beaucoup de temps libre qu'il a fallu occuper. C'est un passionné de chasse sous-marine et il y a fait quelques jolis homards et des bars énormes. Je n'oublie pas non plus Auguste qui a passé plus de vingt ans sur ce phare avec des relèves tous les 20 jours. Il est intarissable lorsqu'il raconte ses aventures sur ce phare.

Je suis passé en voilier en prenant soin de ne pas trop m'approcher. En revanche, je n'y ai jamais pêché. 

Autant vous dire que la semaine précédant cet événement, j'étais excité à l'idée d'y aller. D'ailleurs je n'étais pas le seul à être impatient.

Le rendez-vous est donné pour 4h du matin sur le port de Lézardrieux. Le réveil n'a pas eu le temps de sonner que je suis déjà debout. Je suis chargé de préparer le café et les gâteaux.

Franck arrive au port. Il commence sa routine. Débarquement des bidons d'essence, préparation du matériel et surtout musique pour la bonne humeur. La nuit est étoilée, pas un nuage et surtout pas du tout de vent. La traversée va être sympathique. Fabien et Alexis nous rejoignent au port. On commence à se chambrer et à rigoler. C'est parti pour une heure de route. Franck n'utilise pas son GPS pour aller sur la zone. La lumière du GPS est trop forte même en la réglant sur la position nuit. Il préfère piloter à vue en suivant les feux de nuit. On voit bien mieux ainsi les dangers qui se trouvent sur l'eau. De plus les yeux s'habituent bien à la nuit. Une fois quitter le chenal du Trieux, on aperçoit le feu des Roches Douvres, bien qu'il soit à 20 miles nautiques de notre position.

Le bateau est hyper confortable avec ses sièges jockeys. Ils sont même munis d'amortisseurs pour notre plus grand confort. La route se fait au rythme de la radio. Franck allume le sondeur au pied de ce majestueux phare.

Le phare des Roches Douvres


Le phare en mer le plus éloigné mais aussi le plus confortable
 
Je suis étonné de voir que les fonds varient de 5 à 15 mètres. Le bateau est positionné. Nous montons des leurres de surface. J'ai opté pour l'asturie 130. Franck précise qu'il faut des leurres sans bavette. C'est parti. J'avoue que faire des lieus jaunes au leurre de surface me laisse dubitatif mais je ne mets pas un seul instant la parole de Franck. Le bateau dérive tout doucement. Le coefficient de marée est franchement bas (38). Après une vingtaine de lancer, je vois le leurre de Franck se faire attaquer. Le lieu jaune a fait une chandelle de près d'un mètre hors de l'eau. Il arrête son animation et laisse le leurre se faire balloter par le petit clapot. Une deuxième grosse attaque et c'est pendu. La canne est complètement cintrée. Franck bride le poisson avant qu'il ne réussisse à regagner le fond. Alexis prend l'épuisette et parvient à le mettre au sec. C'est l'euphorie dans le bateau. Je n'y croyais pas mais il faut avouer que Franck a raison. Cela tombe bien c'est notre guide pour la journée. Je suis à la lettre les conseils de Franck. Animation très rapide canne haute en faisant des pauses toutes les 3 à 4 secondes. J'entends Alexis à l'autre bout du bateau s'écrier poisson. Pendant ce temps j'ai également une attaque mais le lieu n'a pas réussi à le prendre. Je viens de me réconcilier avec les leurres durs.

L'objectif d'Alexis est atteint. Il voulait absolument prendre un lieu au leurre de surface. Quand on sait que le lieu quitte rarement le fond, c'est un véritable exploit. Le jour se lève petit à petit. On assiste à un joli lever de soleil. Je m'arrête de pêcher quelques instants pour admirer la vue. On arrive à voir les lumières de Jersey au loin.

Il devient dangereux de pêcher sur cette zone. Franck se déplace pour aller taquiner les lieus et les bars aux leurres souples dans une dizaine de mètres d'eau. Franck nous dit de pêcher à la volée. Je mets un Nitro shad 120 bleu avec une tête de 30 grammes. Après quelques lancés, je fais un petit lieu jaune. Au même moment Alexis est également pendu. C'est le premier bar de la journée.


Alexis fait son premier bar
Les poissons s’enchaînent du lieu jaune, des bars. A n'en pas douter le spot est bon pour ne pas dire excellent.  Et dire que le coefficient de marée est de 38 alors je n'ose pas imaginer ce que ce serait avec un coefficient de 70 ou 80. Fabien a mis son leurre fétiche. Un Delalande bien sûr !! Il s'agit du DJ Line couleur argent holo dos bleu pailleté. 

Je suis surpris de pouvoir faire des lieus jaunes à la volée dans 10 à 15 mètres d'eau avec des petits grammages. La technique est assez simple. Ce qui est essentiel dans cette pêche, c'est d'avoir une bonne tresse et surtout d'avoir une bonne canne. Pour la tresse, je me suis fait conseiller avec Valentin et Alexis. Pour la canne, j'ai lune Dragonbait Seabass 72h de chez Smith. Une canne fantastique, très tactile et hyper résonante. Cette canne est donnée pour 7-40 g. Elle accepte 70 grammes en verticale tout en gardant la même courbure. Je l'utilise tout le temps tellement elle est polyvalente.  

Je lance loin. je ferme le pick-up. J'attends que le leurre touche le fond en laissant  la tresse bien tendue. A partir du moment où je sens le toc du fond, je commence l'animation. Je suis canne basse. Je fais deux tirées sèches pour finir canne haute. Je rembobine tout en baissant ma canne et revenir parallèlement au plan d'eau. Dès que la canne est revenue à son point d'origine, je recommence cette animation. Il faut toujours que la tresse soit tendue. Il faut également ferrer à la touche au risque de rater le poisson et pourrir la zone pour de long instant (en général 15 à 20 minutes sans touche). 

Le bateau dérive lentement. On passe par moment, sur des cailloux qui sont à fleur d'eau. Franck, toujours prêt à mettre l'ambiance, nous indique qu'ils ont poussé dans la nuit. Il faut vraiment connaitre parfaitement le secteur pour s'y aventurer. Le GPS n'est d'aucune utilité dans ce chaos de cailloux.

Le courant commence encore à faiblir. Je sors le café et les gâteaux. On se pose juste quelques minutes. J'arrive tout de même à renverser le café de Franck. Le boulet mon deuxième surnom !!

Chaque fois que Franck replace le bateau, il a toujours une anecdote à nous raconter. Dès que l'on parle pêche, il est intarissable. On rigole bien, les blagues fusent. L'Auvergnat et le Normand ont pris cher. J'ai passé une partie de la matinée à rigoler de bon cœur. 


Discussion entre passionnés
Franck décide de nous amener sur un spot où les poissons passent régulièrement. Il nous faut quelques minutes pour l'atteindre. Il s'agit d'une remontée de cailloux. Il se crée une grosse vague qui déferle. Il faut lancer son leurre au plus près de la déferlante et laisser son leurre arrivé au fond avant d'animer. Les bars sont postés. Ils attendent que la nourriture, chahuté dans la vague, leur tombe dans la gueule.  

Franck et Alexis nous font une démonstration. Pour ma part je n'arrive qu'à prendre du lieu jaune. Ce doit être une question d'animation.

Fabien à décider de pêcher à contresens. Au bout de quelques lancés, il s'écrit "Poisson". On se retourne et j'entends le moulinet qui hurle. Il est canne haute et encaisse les gros départs et les coups de tête du poisson.  Là, c'est un sérieux client. j'arrête de pêcher pour voir Fabien aux prises avec ce beau poisson. Je le sens un peu stresser. Je le comprends avec toutes ces têtes de roche. Il ne faut pas que la tresse touche un caillou. Il est assurément concentré. Il le bride parfaitement, l'empêchant de retourner au fond. Je le vois arriver en surface. C'est un magnifique poisson. Il est bien nerveux. Il donne des coups de tête à gauche et à droite pour se libérer. Fabien continue de s'appliquer. il se rapproche tout doucement. Dès qu'il aperçoit le bateau, il sonde pour aller chercher le fond. Heureusement que la canne de Fabien amortit bien les rushs. Le frein de son moulinet est parfaitement réglé. Il arrive au bord du bateau et Franck le saisi  et le met dans l'épuisette. Fabien ne réalise pas encore mais la joie commence à l'envahir. C'est l'euphorie sur le bateau. On le mesure. C'est un beau lunker de 78 cm. 

Lunker pour Fabien
 Fabien est un excellent pêcheur. Malgré un terrain de jeu différent, il arrive à sortir de beaux poissons. Il est même à deux doigts de son record de bar.

Franck replace le bateau. Toute l'équipe est gonflée à bloc. Les poissons sont actifs. Il faut en profiter. C'est Alexis qui ouvre le bal avec un bar de 50 cm. Puis c'est Franck avec le même spécimen.


Alexis a la banane.

Franck un guide de pêche passionné

Quant à moi je suis abonné aux lieus jaunes. J'ai un seul bar et en plus un pin's de 25 cm.

C'est l'étale. Fabien propose qu'on se ravitaille avec des bons produits locaux. Fabien est passé au nouveau magasin le fumoir à coté d'Ac'scion Pêche. Je me suis régalé. Je vous invite si vous passez dans le secteur d'aller y faire un tour.


Le fumoir sur le port de Paimpol
Un petit aperçu
Alexis demande à Franck si c'est possible d'aller chatouiller les pagres. Franck a un spot pas trop loin et nous propose de nous y amener. Je suis comme un gosse à Noël qui attend son cadeau. Franck nous précise que le spot est bon mais il faut beaucoup plus de courant. Il va quand même tenter mais peut être sans résultat. Je mets un madai

La dérive est parfaitement placée. Il passe sur les points notés sur son GPS mais aucune activité. Je profite pour faire des maquereaux. Je me fais charrier par toute la bande. Je parviens même à faire un joli rouget grondin. Je change le madai pour mettre un jig. On se déplace d'une centaine de mètres. Je continue mon festival sur les maquereaux. Mes petits camarades continuent leur moquerie. C'est mon quart d'heure.

Franck a un dernier point à explorer. On voit une superbe détection sur le sondeur. Je n'ai jamais vu ce type de détection avant. Franck est catégorique c'est une détection de pagres. D'ailleurs c'est Alexis qui fait le premier pagre de la journée. Ce n'est pas un monstre mais il fait plaisir. Fabien en fait également un. C'est son premier pagre. Il ajoute ainsi une nouvelle espèce à son palmarès.

Premier pagre pour Fabien
Franck nous replace. Il me donne quelques tuyaux. J'applique sa méthode à la lettre. Je prends une belle tape. Le poisson est au bout de la ligne mais j'oublie de le ferrer. Et, il se décroche rapidement. Je suis frustré, comment ai je pu commettre cette erreur de débutant. Alexis en profite pour faire une magnifique coquette.

Sur la dérive suivante, je laisse couler le jig. Je suis pris lors de la descente du leurre. Je ferme le pick-up et je ferre dans la foulée. C'est pendu. Je sais tout de suite que j'ai affaire à un pagre. Je le travaille tout en douceur. Il est hyper combatif. Une boule de muscle ce poisson. Je commence à voir sa robe rouge. Yes !!!! mon premier pagre. Mon objectif de la journée est atteint. Je suis aux anges. Rien ne m'aurait fait plus plaisir ce jour-là. J'en rêvais, c'est maintenant chose faite. Encore merci à Franck de m'avoir ammené sur le spot. Un immense merci à Valentin et Alexis de m'avoir donné l'occasion de participer à cette journée fabuleuse. Je peux vous assurer que j'ai vécu mon rêve.

Mon premier pagre
Franck décide de laisser les pagres tranquille. On retourne aux bars. Changement de technique. On va pêcher dans la mousse au plus près des têtes de roches. Franck et Alexis nous font une démonstration, prenant les bars les uns après les autre. J'emmagasine un maximum d'informations pour le futur. La technique parait simple mais elle extrêmement difficile à réaliser. Je vais essayer de l'appliquer dans l'archipel de Bréhat. Il faut connaitre parfaitement son secteur pour pouvoir pratiquer cette pêche. On pêche au ras des cailloux avec une houle d'un mètre. Franck n'hésite pas à placer le bateau au bon endroit. Il faut parfois ressortir en marche arrière.On ne peut pas faire demi tour.

Avant de partir des Roches Douvres, Franck tient à nous montrer le sanglier des roches. On va pouvoir créer la légende des Roches Douvres.

C'est l'histoire d'un sanglier qui voulait rejoindre l'Angleterre à la nage, en chemin il rencontre une sirène qui .........

Bon ok, je deconne, c'est surement le vent du large :)

Le sanglier des Roches Douvres
Il est temps de se rapprocher de la côte. C'est avec une certaine nostalgie que je vois s'éloigner ce Phare perdu au milieu de nulle part.  En chemin, Franck nous place sur un spot à lieu jaune. C'est Fabien qui réussi à dégainer le premier. Normal, il a mis le Fire Eel de chez Delalande.

Lieu jaune costarmoricain
Il est midi passé et tous les pêcheurs sont crevés. Fabien fait même une petite sieste sur le chemin du retour. Je sais c'est pas beau mais je balance. Tout ça pour dire que le bateau est hyper confortable et spacieux.

Se lever à trois heures du matin laisse des traces Fabien !!
On rentre tranquillement à 18 nœuds. Le bateau de Franck est très confortable pour naviguer mais également pour pêcher.

La bête !!
Conclusion

Une journée extraordinaire dans un lieu mythique. Le premier rempart des marins, redouté et respecté. Le paradis des pêcheurs. Je ne remercierai jamais assez Valentin et Alexis de m'avoir emmené dans cette aventure.

Un grand merci également à Franck qui nous a guidés toute cette matinée. Sa connaissance de la zone nous a permis de faire un grand nombre de poissons. J'ai plus appris en une journée que pendant toute une année.

Une bande de copains qui s'amuse qui pêche et qui ne se prenne pas la tête. J'ai hâte maintenant de faire le match retour en Normandie avec Fabien :). Fabien est notre porte-bonheur météo. Chaque fois qu'il est venu partager une partie de pêche le soleil fut de la partie. Il n'aura vu la Bretagne que sous le soleil. Il bat presque son record de bar. Depuis qu'il vient en Bretagne, il arrive toujours à tirer son épingle du jeu. Alexis et Fabien ressentent la pêche. Ils ne font pas que pêcher, ils vivent la pêche. Ils ont un sixième sens pêche. J'apprends énormément en leur compagnie. Mon cerveau emmagasine les informations qui j'en suis sur, me serviront tout au long de mes prochaines parties de pêche.

Nous avons fait monter à bord un nombre incalculable de poissons. J'ai vu, de mes yeux vus, l'attaque d'un lieu jaune au leurre de surface. Je croyais que c'était une légende mais Alexis et Franck peuvent en attester.

La défense du pagre est tout simplement géniale. C'est un poisson très combatif. Je me demande ce que cela donne sur un gros spécimen de 3 à 5 kilos.

Les leurres du jour

Fabien n'a utilisé que des leurres Delalande, le DJ Line pour le bar, le Fire Eel pour le lieu et le madaï Salty Ruber. Il n'a pas cédé une seule seconde à la tentation de prendre un leurre d'une autre marque.

Franck est un adepte du Nitro de chez Illex dans toutes les tailles et tous les coloris.

Alexis a dévalisé la boutique Ac'scion pêche et a testé toutes les nouveautés en magasin avec beaucoup de succès.

Pour ma part, j'ai testé les madaï et les jigs  sur le pagre, le nitro de chez Illex et bien sur le Magic Eel.