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mardi 13 septembre 2016

Lieus, Tacaud Turbo

Toute la famille est réunie en ce début septembre. Il n'en fallait pas moins pour organiser une sortie en famille. Samedi les conditions n'étant pas au rendez-vous, nous sommes allés faire un tour de voilier. Dimanche en revanche, les conditions météo sont au top. On va prendre le bateau à Christophe et le mien. On se retrouve tous à la maison. La cale de mise à l'eau est déjà bien encombrée.

Je vois Philippe, un membre de l'association Fish à l'affiche. C'est le spécialiste, pour ne pas dire le sorcier (tellement son savoir est immense), de la pêche des homards à pied. Cela fait 35 ans qu'il la pratique, c'est pour dire !! On reste un peu discuter sur la cale. Je peux admirer son Bombard qu'il vient d'acquérir.


Les bateaux sont mis à l'eau. Le fiston et la pêcheuse de fiston à bord du 3D tender 550, Damien et Christophe sur le Pro 470. C'est parti pour une bonne demi-heure de route. 
 
La mer ressemble à lac. Pas une seule ride sur l'eau. C'est la morte-eau. En règle générale,  j'apprécie les petits coefficients mais là, ils sont extrêmement bas 31.

Je me place sur un plateau que j'ai du mal à pêcher lorsque les coefficients sont trop forts. On peux y dériver à plus de 4 nœuds. Du coup, j'y ai marqué quelques points sur le GPS. Je place la dérive. Ce sera Black Minnow Kaki 160 pour Marie, Magic Eel 220 pour Vincent et moi. Il ne faut pas attendre longtemps. C'est Marie qui fait le premier lieu jaune. Ce n'est pas qu'une pêcheuse de fiston mais belle est bien une pêcheuse tout court.

Marie tout sourire
 
 Sur la dérive suivante c'est le fiston qui en découd avec un autre lieu jaune. Celui-là, il est hyper combatif. Il faut dire qu'avec sa canne 5-15 gr UL, il a pris du plaisir.

Vincent tient un beau lingot doré.
 
 Christophe et Damien ne sont pas en reste sur leur bateau.

Un lieu jaune également pour Damien
J'ai assez prélevé sur ce spot. Je me déplace d'un demi-mile pour tenter ma chance sur un autre coin. Encore sur la première dérive, je fais mon premier lieu jaune. Puis c'est au tour du fiston mais le poisson réussi à se décrocher. Incompréhensible, le ferrage dans la règle de l'art, la ligne toujours tendue, tête plombée neuve avec un hameçon bien piquant.. on examine le leurre. On trouve bien des traces sur le haut du leurre.

Le fiston va se faire atteler plusieurs fois d'affiler et toujours le même scénario, le poisson lâche prise. Je fais directement l'ascenseur et la une grosse cartouche. La canne est pliée en deux. Le poisson commence à partir dans un gros rush et claque ça casse. Je suis dégouté. Je relève ma ligne. Mon nœud de raccord fluoro-agrafe n'a pas tenu. Je me suis dépêché pour le faire, ça m'apprendra.

Je réussis à faire un deuxième lieu jaune. Pendant ce temps, Christophe fait un turbo, en grattant le fond.

Premier turbo de la saison
 
 Les poissons ne sont pas très gros, entre 45 et 60 cm.

Comme tout à l'heure, il est temps d'abandonner ce point. Je décide d'aller sur des points un peu plus au large pour essayer de faire de plus gros poissons. J'ai commis une erreur de stratégie. Non seulement on a fait de la route mais on ne fait pas de poisson. Christophe, tire son épingle du jeu, en faisant un très gros tacaud (55 cm).

Marie en profite pour faire une reposette.

On pourrait croire qu'il fait froid mais pas du tout !!

On fait route. Le fiston décide de s'arrêter à la chambre à Bréhat pour vider le poisson. On en profite pour piquer une tête dans l'eau. Les goélands sont de plus en plus effrontés. En effet, l'un d'eux n'a pas hésité à venir chercher sa pitance dans le ventre du poisson.

Un petit self fish
Après cet intermède, on rentre à la cale.

retour cote à cote à 18 nœuds
 J'ai croisé l'Eulalie et son patron Dominique. On a prévu de se faire une sortie pêche un soir. Il ne reste plus qu'à attendre une fenêtre météo.

Eulalie au premier plan et la nébuleuse
 
Conclusion :

Une bien belle journée. Quelques lieus jaunes pour agrémenter notre table. Christophe a sorti une dizaine de poissons, du lieu jaune, de la vieille, du tacaud et un turbo.

J'ai fait le mauvais choix en allant au large. Je sais pourtant que les lieus jaunes s'éparpillent autours des cailloux lorsque le courant est faible. Je suis resté les chercher sur mes points habituels. Je note ces informations dans ma mémoire pour ne pas faire deux fois la même erreur.

Le leurre du jour :

Difficile à dire tant la  journée a été difficile. Le fiston a mis un jig (jugulo casting), les prises se sont multipliés.

jeudi 8 septembre 2016

Sortie expresse aux bars

J'appelle Christophe fort de mon expérience la veille pour lui monter la technique de la pêche à gratter. On va faire le début de la montante. On se rejoint à la maison après le boulot.
 
Il nous faut quelques minutes pour arriver sur la zone. Je lui prête une canne light, en l'occurrence la Teklon 702 de chez Grauvell. Je prends la canne du fiston. Je place les dérives mais le vent les perturbe. Il faut sans cesse déplacer le bateau. Ce n'est pas discret de démarrer le moteur et se replacer. 
 
Tout d'abord, un petit rappel de la manière d'effectuer des lancés. Ce n'est pas toujours facile la coordination index poignet. Maintenant que le cours est terminé, il n'y a plus qu'a mettre en pratique. Je sais que les bars sont arrivés dans les iles, je les ai trouvés hier après-midi.
 
Après quelques lancés, j'ai des suivis. Un poisson est même sorti de l'eau au moment où je soulevais le leurre hors de l'eau. La session s'engage bien. Je pêche dans deux mètres de fond. Mon leurre est un peu lourd du coup, je vais le laisser au fond. Christophe s'applique à lancer correctement son leurre. Il laisse également un peu de matériel mais c'est un peu logique dans ces conditions.
 
Après quelques centaines de lancées, le niveau de l'eau a bien remonté. Les courants sont bien marqués. C'est bien plus pêchant ainsi. Je positionne le bateau sur une nouvelle dérive maintenant que les cailloux sont bien recouverts d'eau. Je m'applique à envoyer le leurre sur le spot d'hier. J'ai un peu accéléré le mouvement du leurre. Je sens un léger toc. Je fais une tirée un peu plus sèche. Je laisse descendre le leurre et Fish on !!
 
Le leurre est assez loin du bateau. Je sens que le poisson est bien lourd.  Il commence par me prendre du fil. J'ai peur de casser. Je serre tout de même le frein du moulinet. J'arrive à le brider. Je sens bien les coups de tête du poisson. Par de doute possible c'est caractéristique de la défense du bar. Je vois à une cinquantaine de mètres du bateau une grosse gerbe d'eau. Je vois les reflets argentés. J'ai passé la barrière de cailloux. Je peux le ramener sereinement. Il n'est pas décidé. Il me fait de rushs de folie. Je prends mon temps. La canne encaisse bien ces départs. Le poisson s'aide du courant. Je suis aux anges. Il vient tout doucement. Je profite de chaque instant. Il arrive près du bateau. Christophe a saisi l'épuisette. Encore quelques rushs et il est dans l'épuisette.

Bar pris en finess
Encore quelques dérives qui ne donnent rien. Il faut rentrer. Que le temps passe vite dès lors qu'on est sur l'eau.

A l'insu de mon plein gré


Conclusion :

Bien belle fin d'après-midi sur l'eau en compagnie de Christophe. Le fait de pêcher avec une nouvelle technique, me donne l'impression de repartir de zéro. Il faut tout réapprendre. Les spots, le placement, la lecture de l'eau, les courants, les heures marées, ...

Le gros avantage de cette pêche, c'est que les spots ne sont pas trop éloignés de la côte. Les poissons bougent beaucoup. Il faut bouger sans cesse pour les suivre.

Le leurre du jour :

Le Xingu 10,5 cm couleur BB (Jinza) sur tête plombée de 14 gr. Leurre très résistant. C'est un leurre d'eau douce à la base. Il marche très fort en mer :)

mardi 6 septembre 2016

Des lieus et des bars

J'invite les copains du fiston à une partie de pêche. Les conditions météo sont excellentes. Le programme de la journée est de trouver quelques lieus jaunes sur les plateaux du semi-large.

J'ai donné rendez-vous à Jean Mye et Dav à la maison. C'est parti pour une après-midi de pêche. J'ai trouvé les lieus jaunes de belle taille la semaine dernière. Je me dirige sur ce point déjà validé.

Arrivé sur place j'observe les courants. C'est d'autant plus facile qu'il n'y a pas de vent. On voit les veines de courant, les résurgences produites par les cailloux. Du coup, je me place en bordure de courant. Sur la première dérive c'est Jean-Mye qui fait plier la canne. Je commence l'ascenseur et je suis également attelé. Premier doublé de la journée. Deux beaux lieus jaunes. C'est Dav qui est à l'épuisette. Le Magic Eel a encore montré son potentiel.

65 cm pour Jean-Mye et 60 cm pour moi
La stratégie est la bonne. Les lieus jaunes sont bien présents à la limite de la veine de courant. Du coup je me replace sur la même dérive.

Le scénario est le même, Jean Mye fait le premier un poisson et je lui emboite le pas immédiatement. C'est parti pour le deuxième doublé de la journée. Dav quant à lui s'occupe parfaitement de l'épuisette.

Je me replace. C'est la copie conforme des deux premières dérives. Encore un doublé et encore Dav à l'épuisette. On commence à se moquer. L'ambiance est à la rigolade sur le bateau. De tout façon Dav nous annonce, qu'il ne prendre pas les petits lieus jaunes. Il se concentre uniquement sur les steaks (plus de 70cm).

J'aurai pu rester sur ce spot faire quelques dérives de plus mais il faut savoir être raisonnable. Je n'ai pas l'intention de dépouiller l'endroit.

A partir de maintenant ce sera de la prospection. Du coup je vais aller sur des zones que je n'ai pas l'habitude de pêcher. C'est parti pour une demi-heure de navigation. Je m'éloigne un peu des côtes pour rechercher des poissons un peu plus gros. Le coefficient de marée est important. On va tapisser un peu les cailloux de la zone prospectée. J'insiste un peu tout de même. C'est en fin de dérive que je m'emmêle ma ligne avec celle de Dav. Je commence à remonter nos deux lignes lorsque tout à coup je prends une décharge et puis plus rien. En fait le poisson a pris le leurre de Dav. Je me dépêche de remonter ma ligne pour la démêler. Le poisson est très lourd. La canne fait le boulot. Je suis à l'épuisette et je parviens à le mettre au sec. C'est un steak de 76 cm. Il faut croire qu'il a des visions prémonitoires !!!

C'est du lourd
Le quota que je me suis fixé est atteins. Je reviens à la côte pour essayer de prendre du bar en finness. On va troquer nos leurres de 50 à 70 gr pour des leurres de 7 à 14 gr.

Je me dirige vers un point où le fiston avait touché quelques bars dans quelques mètres d'eau. Arrivés sur place nous ne sommes pas seuls. Un ostréiculteur, après sa marée, fait quelques passages sur le spot. Après quelques lancés, nous avons des suivis. C'est bon signe, les bars sont là.

Après plusieurs dérives, la marée a monté. Certains cailloux sont maintenant sous l'eau. Ils sont autant d'abri pour les bars. Je me suis inspiré de la technique du Fiston. Je lance assez loin le leurre. Pour cela il faut une canne spécifique. La Teklon 702 fait parfaitement le travail. Ensuite je reste à gratter sur le fond avec une animation minimaliste pour décoller le leurre de temps en temps. Je ne maitrise pas totalement celle-ci mais je m'améliore. Il faut dire que le plus dur c'est de trouver le bon grammage, en fonction des différents paramètres (vent, courant, hauteur d'eau, humeur du capitaine, ...).
Il faut tout de même une canne résonnante afin de bien ressentir les obstacles au fond.

La dérive est très longue ce qui permet de faire de nombreux lancés. Sur l'un d'eux, je sens un petit toc sur le leurre. Je ferre immédiatement et pendu. C'est un barset qui n'a pas su résister au Xingu 10,5 de chez Jinza.sur une tête plombée de 14 gr.

Je replace le bateau. Je vais faire 6 bars d'affilé (de 35 à 60 cm) sur la même dérive au même endroit avec la même technique. Je peux donc valider la technique du Fiston. D'ailleurs il ne manquait plus que lui pour la dream team soit au complet. Dav parvient à en faire deux en linéaire.

Le plus gros de la journée 60 cm
 Il est temps de rentrer après cette magnifique après-midi en mer.

Conclusion :

Comme d'habitude, une super journée sur l'eau avec les potos du Fiston. La stratégie mise en place a fonctionné à merveille. Je garde quelques poissons pour agrémenter notre table.

Une nouvelle technique de valider sur des poissons calés sur le fond. Et dire qu'il me reste tellement à apprendre. Pour progresser, il n'y a pas de recette miracle, il faut aller sur l'eau. Il faut surtout être patient et persévérant. Ne pas hésiter à se remettre en question.
 
Le leurre du jour :

Sans contestation possible le Magic Eel de chez Sakura pour les lieus jaunes et le Xingu de chez Jinza pour les bars.


jeudi 1 septembre 2016

Lieus jaunes

J'ai rencontré Marc aux puces nautiques de Binic organisé par l'association Fish à l'affiche. Le courant est bien passé. Nous péchons sur le même secteur. Tout naturellement nous avons décidé de nous faire une sortie en mer. Le tout, c'est de trouver un créneau.

Il m'appelle pour en connaitre un peu plus sur la technique de l'ascenseur. Je lui propose une sortie pour aller sur les plateaux du semi-large à la rechercher des lieus jaunes. Je vais lui faire voir cette technique simple que j'ai perfectionnée tout au long de mes sorties en mer. Je propose à Marc une démonstration plutôt qu'un long discours. Christophe et Gilles nous accompagneront sur leur bateau. Toute l'équipe se retrouve sur la cale. Les bateaux sont mis à l'eau rapidement.

Je me dirige sur un spot au petit large. Je ne l'ai pas péché cette année. Les lieus sont habituellement de belle taille. Après quelques dérives, c'est Marc qui fait le premier poisson. Un lieu jaune de 40 cm, très vite remis à l'eau. Marc et moi avons la même philosophie de la pêche. Une pêche responsable et raisonnée.

Les poissons ne sont pas très gros. Je vais sur un autre poste. Les premières dérives ne donnent rien. On voit juste au sondeur de gros bancs de chinchards. Gilles valide en mettant une mitraillette à l'eau. Christophe nous propose un café croissant. Il ne faut pas nous prier pour accepter de faire une pause.

Pendant la pause, je mets en place une nouvelle stratégie. Je me dirige sur un point que j'avais marqué avec le fiston en début d'année.

Marc parvient à sortir une très grosse vieille. Heureusement qu'il a pris son aiguille pour percer la vessie natatoire. Elle est ainsi repartie dans son élément sans demander son reste.

Sur la dérive suivante on fait notre premier doublé. Malheureusement encore des lieus jaunes de petites tailles. Sur le bateau de Christophe, c'est un peu le même scénario. Pas mal de poisson mais des petits. Le courant a repris. Je vais tenter un autre point.

On fait un peu de route. Le courant, malgré ces mortes-eaux est de 2 nœuds. Le laps de temps pour pêcher ne va pas être long, une heure tout au plus.

Sur la première dérive C'est Marc qui touche un beau poisson. Je tente l'ascenseur, j'ai une belle touche mais je n'arrive pas à ferrer le poisson. Pendant ce temps, Marc prend plaisir à batailler avec le poisson. Il est monté très fin avec un bas de ligne en fluorocarbone. Le poisson arrive en surface et je le mets dans l'épuisette.

Marc est fier de sa prise, un lieu jaune de 66 cm

Je replace la dérive, les poissons sont bien présents. Marc remet le couvert. J'en profite pour faire l'ascenseur au même moment. J'ai une petite attaque. Je continue à mouliner et bingo pendu. Premier doublé steak de la journée.

Steak 71 cm

Steak 70 cm
Sur le bateau de Christophe on entend les moulinets chanter. Gilles fait une belle vieille.

Un mérou breton !


Après quelques dérives et des poissons plus petits, je change de spot pour aller voir s'il ne reste pas quelques bars plus près de la côte.

Je passe sur des leurres bien plus légers. Pas une seule touche, aucune détection sur le sondeur. Je me dirige vers Bréhat pour nous restaurer. Marc nous a préparé un repas bio savoureux. Tout est gouteux avec de vrai saveur. Je ne me rappelle pas avoir manger des bananes aussi bonnes. Que dire du pâté de tête et des anchois à l'huile d'un producteur Lorientais, le tout arrosé d'un Quincy. Marc en quatre mots ;  tu nous as régalé.

On est malheureux ;)
Gilles et Christophe vont continuer la session, quant à Marc et moi nous rentrons.

Conclusion :

Au final, les lieus jaunes sont difficiles à localiser. Beaucoup de petits spécimens. Peut être y voit on la pression de pêche sur ces poissons depuis que le bar est protégé. Il reste tout de même du poisson. Marc est venu dans mon jardin au petit large, nul doute qu'il me fera découvrir le sien au ras des côtes.

Je suis content de faire partie de l'association Fish à l'affiche. Un grand merci à tous ses membres fondateurs Doudou, stef, Ju, ... d'avoir été à l'initiative de cette formidable aventure.

Les leurres du jour :

Sans contestation le majik Eel en 16,5 cm bleu et vert avec tête plombée entre 40 et 50 grammes.




mercredi 3 août 2016

Les bars du fiston

Le fiston et la pêcheuse de fiston débarquent dans les côtes d'Armor pour le week-end. Il n'en fallait pas plus pour organiser une sortie en mer. Je regarde la météo. Je prépare la stratégie à mettre en place. Finalement on fera toute la montante. Départ à 10h30 de la maison pour se rendre à la cale proche de la maison. Ce n'est pas la foule ce matin pourtant nous sommes fin juillet.
 
Je vais lui faire découvrir le spot ou j'ai fait mon dernier gros bar dans 1 mètre d'eau. Le fiston va piloter le bateau. C'est plutôt agréable de se faire conduire. Je reprends la barre pour entrer dans la passe. Je place le bateau pour attaquer la première dérive. En ce début de flot le courant n'est pas encore établi. Le vent d'ouest bien établi nous ramène inlassablement vers les cailloux. C'est difficile d'être discret dans ces conditions ou il faut replacer le bateau toutes les 3 minutes. Marie en profite pour peaufiner sa technique de lancer. Ce n'est pas facile de trouver le bon moment pour lâcher la tresse au moment du fouetter.
 
Après quelques dérives, le fiston a une attaque. Il ramène le leurre au bateau. Il reste une belle écaille de bar sur l'hameçon. Au vu de celle-ci, la bar devait être aux alentours des 60 à 70 cm. Du coup on insiste un peu mais plus rien. Du coup on va aller au petit large pour tenter de trouver les lieus jaunes.
 
C'est parti pour un quart d'heure de route. Arrivés sur zone, les conditions ne sont pas bonnes. Vent contre courant veut dire mer formée. On va essayer de pêcher dans ces conditions pendant plus d'une heure. Pas une attaque pendant tout ce laps de temps. Je vois Dam et Clem qui n'arrivent pas non plus à trouver les poissons hormis quelques petits lieus jaunes.
 
Je retourne à la côte pour une pêche tout en finesse. J'essaye de trouver un coin un peu protégé du vent. Je rentre dans un archipel d'ilots. Il faut être attentif pour naviguer dans ce dédale de cailloux. Le fiston est à l'avant du bateau en vigie. Je pose le bateau en observation. On va casser la croute. A peine on a commencé notre repas qu'on voit une chasse de sternes.
 
Le repas va attendre. Je me place à une portée de lancé de la zone de chasse. Après plusieurs lancés, pas un seul poisson ne s'est laissé tenter par nos leurres. Du coup, on fini notre casse-croute tranquillement. Le paysage est à couper le souffle. J'ai placé le bateau dans un lagon aux eaux bleues turquoise. Des pavés de granit qui avec le soleil prennent des couleurs roses orangées.

Visiblement le spot est prometteur mais pas moyen de piquer un poisson. Le vent a forci un peu. Après une heure à peigner la zone méticuleusement, je décide de retourner sur le premier spot.

Un peu de route dans ce champ de mines et nous voilà arrivé. Je place le bateau sur un champ de laminaires. On change de leurre. Le fiston met son leurre fétiche, un keitech 4 pouces  marron foncé avec une tête de 10 gr. Je reste fidèle au one up 4 pouces blanc avec une tête de 14 gr. Marie un xlayer aru avec tête de 10 gr.

Sur le premier lancé du fiston au moment où le leurre touche la surface, deux bars sont surpris et sautent hors de l'eau. les poissons sont bien présents. La motivation est à son paroxysme. Quelques lancés plus tard le fiston est attelé. La canne est bien cintrée. Je pense que ce n'est pas un pin's. La défense est lourde mais pas extraordinaire. Tout à coup, il commence à partir dans des rushs de folie. Un coup à gauche, un coup à droite, des coups de tête qui font cintrer le carbone. Sur une canne 5-15 gr, le bonheur est extrême. Le fiston a la banane jusqu'aux oreilles. Il me regarde de temps en temps et me dit tu as vu ce qu'il me met. Il fait bien attention de garder sa tresse toujours tendue. Le combat dure. Le poisson n'est pas décidé à se rendre. Marie a mis l'épuisette à l'eau. Après plusieurs minutes, le fiston parvient à l'envoyer dans l'épuisette. On le sort de l'eau. C'est un joli bar de 55 cm.

Bar de roche reconnaissable à sa robe foncée

Respect pour ce fabuleux poisson


Après les photos, il est temps de se replacer. Je préfère faire le grand tour afin de ne pas faire fuir les poissons. Je me replace à peu près sur la même dérive. Marie fait d'énormes progrès dans ses lancés. Il lui ai prêté la nouvelle canne, la Teklon royal 702.

Le flot recouvre maintenant un caillou ou le fiston vient de faire le premier bar. Il lance parfaitement le leurre afin de le laisser planer dans la veine de courant qui vient de se former. Une ou deux animations minimalistes et pendu !! un premier coup de tête plutôt mollasson. il commence à moulinet. Il pense avoir à un pin's mais comme tout à l'heure ça part fort. Il fait un rush d'une vingtaine de secondes. Il le laisse partir. La canne se plie mais ne rompt pas. Il s'arrête et remonte à la surface. Là on voit la caudale, c'est un gros pépère. Il récupère quelques secondes et c'est reparti de plus belle. Je remonte ma ligne pour profiter du spectacle. Il s'appuie sur le courant pour partir dans des rushs de folie. Le frein du moulinet est bien réglé. Je suis sur une zone dégagée, aucune crainte de casse sur un caillou. Il savoure chaque instant. Ca fait maintenant plus de cinq minutes et le poisson  commence à faiblir. Il rend les armes petit à petit. Arrivé au bateau il fait un dernier baroude d'honneur. Marie pose l'épuisette dans l'eau. Le fiston guide le poisson dedans.

C'est un superbe bar de 65 cm.

Que du bonheur !!

La joie est communicative

On insiste un peu sur le spot.

Toujours pas lassé du paysage !!


Le fiston fait une superbe vieille commune. Elle a même réussi à se caler sous un caillou. Un petit coup de moteur et elle arrive en surface. Après quelques dérives sans aucune touche, je me mets en mode prospection. Je sais maintenant que les bars chassent sur ce secteur. Je reviendrais une prochaine fois pour valider définitivement le point.

J'en profite pour aller prospecter les différents cailloux sans résultat. Je pense que les mois de septembre, octobre et novembre seront plus propices. Les bars sont arrivés à la côte mais pas en grand nombre. Cette année, ils sont arrivés tard et pas en grand nombre. Peut-être qu'ils sont restés au large pour se nourrir. Il faut dire qu'ils n'ont pas été dérangés par la pêche loisir. On fera le bilan en fin d'année :)

Conclusion :

Ca me fait toujours plaisir de pêcher avec les enfants. On peut ainsi partager des moments de pur bonheur. En plus au retour, on se refait la pêche. Le fiston apprend plus vite que moi. Il ressent la pêche. Marie fait d'énormes progrès pas toujours récompensés. La technique du lancé n'est pas facile et il faut se laisser du temps pour y arriver. En ce qui me concerne, je continue à m'améliorer. Cette pêche dans les ilots est bien différente de celle que je pratique au semi-large. Il va falloir que je trouve un parcours. Les bars ne restent pas longtemps sur les mêmes postes. De toute façon, c'est ce que je préfère dans la pêche. J'observe, je cherche, je mets en place une stratégie. J'écoute également les conseils que l'on peut me fournir.

Le fiston aura fait tous les poissons du jour.

Un petit coucou à Michel de Plélo et à son fils, des fidèles lecteurs du blog que j'ai eu le plaisir de rencontrer sur la cale à mon retour de mer. Leurs encouragements à continuer de publier m'ont fait plaisir.

Les leurres du jour :

Valentin d'Ac'scion pêche m'avait donné des leurres finesses pour la Sailtica Fishing. Vincent y a trouvé son leurre fétiche (on en a tous un). C'est le Keitech Shad Impact dans la couleur 440. J'aime bien les One up, les Xlayer et les Xingu. Je vais bientôt essayer Nitro Shad 90  et les Magic Eel en 12,5.

 
 

vendredi 29 juillet 2016

Lunker du soir

J'organise une sortie en semaine après le boulot avec Gilles et Christophe. La météo n'est pas bonne du vent et de la bruine. Peu importe, le fait d'être sur l'eau en compagnie des potes suffit à mon bonheur.

Dam  devient partenaire de la société Grauvell. C'est une marque bien connue des pêcheurs en eau douce, un peu moins par les pécheurs en mer. Il a reçu en dotation pour l'année beaucoup de matériel. Sachant que je suis souvent sur l'eau, il m'a demandé de tester une de ses cannes qu'il a reçues en dotation.
Il s'agit d'une canne spinning, la Teklon royal 702. 
Ses caractéristiques :
- Carbone japonais  haut module 72T,
- Anneau Fuji k Alconite, double et mono patte
- Porte moulinet Fuji, talon court,
- Mesure 2.10m ou 7',
- Deux emmanchements pour un encombrement de 1,14m,
- Poids 130 gr,
- Puissance 8-30 gr mais peut prendre 135 gr en vertical,
- Accroche leurre.
-



Je suis comme les gamins qui ont reçu leur nouveau jouet, j'ai hâte de la tester en condition réelle.

Au vu du temps, je vais aller faire un tour dans l'estuaire. Après plusieurs dérives qui ne donnent rien, je change de spot. Je me rends à la côte pour faire les bordures. Le premier poste ne donne rien. Le vent qui souffle à 15 nœuds et les petits coefficients de marée contrarient la dérive. Le doute commence à m'envahir, où vais je bien pouvoir aller pour être un peu à l'abri du vent?

C'est à ce moment que je sollicite ma mémoire. Je me rappelle une sortie avec Pierre sur son point magique. Cela fait longtemps que je n'y suis pas retourné. Ni une ni deux c'est parti pour un quart d'heure de navigation. Je place le bateau. Gilles a des tapes. C'est bon signe, il y a de la vie la dessous. Sur la troisième dérive, Gilles fait le premier poisson de la soirée. C'est un bar de 45 cm. Ce n'est pas un monstre mais je peux dire que celui-ci fait vraiment plaisir. De plus c'est un poisson bien combatif. Gilles est un spécialiste de la pêche en eau douce. Il maitrise parfaitement les pêches tout en finesse.

On insiste un peu sur le point mais ce sera le seul poisson sur ce spot. Les bars sont bien arrivés à la côte. C'est une bonne nouvelle. Il reste une heure de descendante. Je change de spot. La configuration est complètement différente. En effet, je vais faire du raz cailloux dans des profondeurs allant de 1 à 4 mètres.

Après avoir slalomé dans l'archipel, je vais descendre une veine de courant entre deux iles. On change nos leurres pour descendre en grammage. Christophe en 10 gr et Gilles et moi en 14 gr. J'en profite pour essayer de nouveaux leurres.

Sur le premier lancé, je m'applique. Le leurre tombe parfaitement à l'endroit désiré. Je ferme le pick-up et je commence à animer. Sur la deuxième animation, je prends une cartouche. Gros ferrage et pendu !!!! Le poisson part dans un rush de folie. Je laisse la canne et le moulinet faire leur travail. Je me contente juste d'attendre. La canne est bien cintrée. Le moulinet, un 3000, n'arrête pas de chanter. Je commence à avoir un peu peur de tout casser. Cela dit la canne encaisse bien les coups de tête. Elle a une grosse réserve de puissance. A chaque fois que le bar remonte à la surface, il fait une grosse gerbe d'eau. L'eau étant  transparente, je vois le poisson aller à gauche puis à droite. C'est un moment magique. Je serre le frein à mort pour pouvoir le rapprocher du bateau. Dans un dernier rush , il part sous le bateau. Encore un instant de panique mais j'arrive à le brider. Gilles pose l'épuisette dans l'eau. Je manœuvre tout doucement pour le mettre dedans. Je réalise que c'est un bon gros bar bien ventru.

Lunker de 71 cm
 
La canne a bien rempli le boulot. Dépuceler une canne avec un lunker que demander de plus. Je vois tout son potentiel. Cette canne est extrêmement résonnante sans être une trique pour autant. Je remercie Dam et Alexis pour m'avoir initié à la pêche à la volée avec des leurres lights dans des petites profondeurs. C'est une technique bien à part. Elle procure une telle satisfaction. Bien entendu rien de tout cela n'aurait été possible sans la canne qui va bien.

Gilles et Christophe sont motivés comme jamais, quant à moi je me remets de mes émotions. Je fais un grand tour pour replacer le bateau. Je me positionne bien en aval pour ne pas effrayer les poissons.

Gilles lance à peu près au même endroit que sur la dérive précédente. Après deux ou trois animations, il est attelé. Il le remonte sans difficulté. C'est un barset qui repart directement à l'eau. Malheureusement je n'ai pas de vivier à bord pour le rejeter en fin de dérive.

Je laisse le bateau continuer sa dérive. C'est Christophe qui annonce poisson. Il a fait un maquereau de compétition 41 cm. Je pense que c'est la première fois que j'en vois un aussi gros. Il a pris sur un black Minnow 120 sur tête de 10 gr.

La bruine a raison de notre motivation. On rentre tranquillement à la maison. En chemin, on assiste à une grosse chasse de sternes. On s'arrête, on fait quelques lancés mais rien.

Je croise les affaires maritimes au retour.

Conclusion :

Le test de la nouvelle canne Teklon Royal 702 est réussi. Il va falloir maintenant l'apprivoiser. Elle est tellement résonante que je ferre même les algues :)  Je peux maintenant sentir le leurre touchant le fond. J'aime assez le look de cette canne sobre et discret. Le prix affiché sur internet aux alentours de 130-150 € €, la place en très bonne position. La qualité de fabrication est parfaite.

Comme vous avez pu le constater ces dernières années, j'aime pêcher en vertical dans des fonds de 20 à 50 mètres, Il faut dire que je suis plutôt autodidacte dans la pêche. Maintenant qu'Alexis et Dam m'ont fait découvrir la pêche à la volée et à gratter, je comprends mieux leur enthousiasme à m'en parler.  

La compétition (Salltica Fishing) et le changement de terrain m'ont ouvert les yeux. Il faut pratiquer plusieurs techniques de pêche. Ne pas rester dans ces certitudes mais avoir une ouverture d'esprit.
 
Un grand merci à Gilles et Christophe. Malgré le mauvais, ils ont toujours été de bonne humeur et de bonne compagnie. 

Les leurres du jour :

Le Xingu 10.5 colorie BB de chez Jinza avec une tête plombée Berkley deep jig de 14 gr.


mercredi 27 juillet 2016

Un record de bar en chasse un autre

Je communique depuis des mois avec Fabien qui a également un blog "Comme un rêve de pêche". Il faut dire que nous avons la même passion. C'est Alexis, le Big Boss de Tootaz, qui organise une rencontre entre passionnés de pêche. Tout naturellement, on se retrouve au magasin Ac'scion pêche. Je vais enfin pouvoir rencontrer Fabien. Le numérique c'est bien mais la réalité est bien mieux.
 
Alexis a tout organisé autour de la météo est des disponibilités de chacun. Ca tombe bien, Fabien et moi sommes en vacances. Après un petit briefing la veille au soir, on prendra deux bateaux. Kevin Brochen le patron de la société Nauti services prête un semi rigide Tornado 580 à Alexis. Il est équipé d'un moteur Tohatsu de 90 cv, quant à moi, je prendrai le 3D Tender 550.
 
Les équipes sont faites : Fabien et Alexis sur le Tornado. Jean, Damien et moi sur le 3D tender.
 
Nous nous rejoignons tous sur la cale de Paimpol. Nous sommes en mode battle mais une battle sympathique tout de même. Il faut dire qu'Alexis veut faire découvrir nos paysages à Fabien. La météo est fabuleuse. Pas un souffle de vent et un soleil omniprésent toute la journée.
 
Nous sommes les premiers à quai et je décide de partir en premier. Son moteur de 90 cv et sa fabuleuse carène, le Tornado, n'aura pas de mal à nous rattraper. Il nous faut une demi-heure pour rejoindre le premier poste. Après quelques lancés, on voit le Tornado arriver à fond les manettes. Je pense, à vu de nez, qu'ils sont à plus de 40 nœuds. En plus avec ce boudin en hypalon orange, on ne peut pas se tromper. Je vous rassure, il existe en plusieurs coloris.

Alexis veut tenter l'aventure sur un plateau. Nous nous concentrerons sur un autre. Le premier qui pêche averti l'autre. On va multiplier nos chances de toucher du poisson.
 
Dam a un point non loin de notre position. Il va falloir pêcher en traction light. Les bars sont derrière un caillou. Je place le bateau de façon à avoir le caillou par le travers du bateau. C'est parti. Jean, Dam et moi lançons nos leurres juste derrière le caillou. Bien qu'on ne le voit pas, il provoque de nombreux remous. La première dérive ne donne rien. Je me replace un peu plus près des remous. Après trois lancés, Dam est attelé. Pas de doute, les bars sont bien là. Dam est dans son jardin. Il maitrise parfaitement la technique de la traction light, de la volée. Je prends conscience que je vais devoir améliorer ma technique. Il faut dire que Dam est un excellent guide pêche.
 
Premier Bar de la journée
 
J'ai à peine démarré le moteur que Dam appelle Alexis pour le chambrer. Ca commence fort !!!
 
Le courant n'est pas assez fort. Je décide d'aller un peu plus au large pour essayer de toucher quelques lieus jaunes. Je vais également faire profiter de mon expérience de la verticale à Dam et Jean.
 
On prend la route tranquillement et après un quart d'heure de route nous voila arrivé. On change de leurre pour mettre des slug.
 
Mes points sont marqués sur le GPS. Je n'ai aucun mal à placer le bateau. Les lignes sont à l'eau. Sur cette pêche en verticale, il faut taper le fond. Il faut décoller le leurre tout doucement entre 50 cm et 1 m. Jean a des tapes. C'est à ce moment qu'il faut faire l'ascenseur. Ni une ni deux au bout de quelques tours de moulinet, la canne est pliée en deux. Le moulinet commence à chanter. Jean est content. Il a la banane jusqu'aux oreilles. Les rushs s'enchainent. C'est du lourd. Après quelques minutes, je vois arriver un beau lingot doré. Je prends l'épuisette et je le mets au sec. C'est le premier steak de la journée. Il m'avoue que ces avants bras ont chauffé par l'effort. 
 
Steak de 71 cm
Comme on peut le voir sur la photo, la météo est de notre côté. Pas de vent, pas de houle, pas de nuage et un grand soleil.
 
Après la photo et la joie communicative de Jean, je replace la dérive. Les leurres sont mis à l'eau. Le bateau est bien positionné. Je vais passer sur le banc de lieus jaunes. Dam voit son leurre se faire titiller. Il hésite à faire l'ascenseur. Jean se fait également attaquer mais il n'arrive pas à ferrer. Par contre il m'écoute et fait l'ascenseur. Au bout d'une dizaine de tour de moulinet le leurre est arrêté net. S'ensuit un gros départ. Quant à moi pas une seule attaque. J'insiste auprès de Dam pour qu'il fasse l'ascenseur. Avec un peu de réticence, il s'applique à le faire quand même. Je vois bien qu'il le fait plus pour me faire plaisir. Mais au bout de quelques tours de manivelle, il a également un gros stop. Voilà le premier doublé de la journée. Je suis cantonné à l'épuisette aujourd'hui. Deux jolis lieus de 66 cm pour Dam et 70 pour Jean. Dans l'excitation j'ai même pas pris de photos.
 
On appelle Alexis et Fabien pour qu'ils viennent nous rejoindre sur le plateau. Le fish est bien présent.
 
On se replace, le courant  commence à forcir. Lorsque le courant passe les 2,5 nœuds, les lieus jaunes ne mordent plus. J'annonce une dernière dérive sur ce plateau avant de passer au casse-croute.
 
La dérive va être assez courte. C'est reparti. Nous sommes tous au taquet. Je m'applique mais pas une seule petite attaque, rien de rien. En revanche c'est encore Jean qui fait le show. De nouveau l'ascenseur et bingo encore un poisson. C'est encore du lourd. Je suis encore à l'épuisette. J'ai remarqué que lorsque nous sommes trois à bord, celui qui est placé au milieu pêche beaucoup moins que les autres. Je ne me cherche pas d'excuse. c'est juste une constatation.. Je suis aussi content de voir un de mes partenaires de jeu prendre du poisson que si c'est moi qui l'avais pris.
 
 
Il est sérieux Jean !!
Dans l'euphorie on fait une dernière dérive sur le spot. Jean est de nouveau attelé mais lors de la remontée il laisse du mou dans la tresse. Le lieu jaune en a profité pour ce faire la malle. Dam explique à Jean la technique.

On casse la croute puis direction les plateaux à bars.

Jean nous a concocté un pique-nique royal. Alexis et Fabien viennent de nous rejoindre. On peut ainsi admirer le superbe Tornado.


Elle a de la gueule cette carène
Il s'agit du High Performance  d'une longueur de 5,80 m pour 2,35 m de large. La coque pèse 320 kg. Il est homologué pour 8 personnes. Il est équipé dans cette version d'une grande console centrale et de deux sièges jockey, d'un moteur Tohatsu de 90 cv. Alexis l'a poussé à plus de 40 nœuds. le plan d'eau est très calme, mais il est passé plusieurs fois dans mes vagues et il n'a pas bronché. J'imagine lorsque les conditions sont exécrables le bonheur et le sentiment de sécurité que peut procurer ce bateau. A mon avis il doit avoir un passage dans la vague incomparable. Pour tout dire c'est un bateau Danois mais racheté par un chantier Britannique. Pas de fioriture sur ce bateau juste l'essentiel pour être d'une efficacité remarquable.

Je regarde l'heure. Il va falloir tout remballer au plus vite sinon on risque de rater les bars.

Les plateaux à bar ne sont pas très loin. Il y a souvent un passage mais ça ne dure qu'une demi-heure.

On change encore de leurre pour mettre ce coup-ci des shads. La première dérive ne donne rien. Je suis passé à 50 mètres du point. Je me replace tout en m'appliquant. Dam est devant. Il a des tapes. Un poisson vient jouer avec lui. Puis gros ferrage et pendu. Je me retourne et j'entends Jean qui dit poisson. Il rajoute, c'est super lourd. Je ne vois pas les coups de tête. Je pense qu'il est croché au fond. Je soulève un peu sa canne et là je lui dis qu'il est attelé à un très gros bar. Jean est hyper concentré. Il se remémore la technique que lui a enseignée Dam quelques heures auparavant. Le poisson est posé sur le fond. Jean le travaille tout doucement pour ne pas casser. Il a une tresse de 12 centièmes et un fluoro de 30 centièmes. Heureusement que le frein est parfaitement réglé. Dam a remonté le sien, il fait 67 cm. Dam le guide pas à pas et lui indique comment faire pour remonté le poisson. Je suis encore à l'épuisette. Après plusieurs minutes, je vois une silhouette argentée énorme à 10 mètres sous le bateau. C'est à ce moment que le bar repart dans un gros rush. Jean a l'air désemparé. En plus il n'a pas encore vu le poisson. C'est reparti pour une session pompage. Il arrive en surface. Il guide le poisson parfaitement dans l'épuisette. Je le sors de l'eau c'est un monstre. Je le mesure et le verdict est sans appel 86 cm. C'est le nouveau record du bateau. Et dire que j'avais invité Victor à cette partie de pêche mais il ne pouvait pas venir. Ça a fait un heureux, n'est ce pas Jean.

Jean n'en revient pas !!!

C'est le plus gros que Dam a vu en cette année 2016.

Après quelques photos, nous avons décidé de le remettre à l'eau. Après l'avoir bien oxygéné, il est reparti en pleine forme. C'est un excellent géniteur. Il nous a donné beaucoup de plaisir et de sensations. Je suis certain que Jean s'en rappellera longtemps de cette sortie.

Le temps de prendre les photos, de féliciter Jean et de faire la release, les bars ont bougé. Malgré plusieurs dérives, nous n'en toucherons plus un seul.

Dam a de la famille à manger ce soir. Nous allons faire un tour aux maquereaux. Pendant ce temps Alexis et Fabien vont faire un festival. Fabien va faire deux records 75 cm pour le bar et 78 cm pour le lieu jaune.

Nous sommes arrivés sur une balise bien connue des pêcheurs du coin. C'est une zone à maquereaux. Dam met une mitraillette, Jean et moi sommes au petit jig. Jean fait les deux premiers pour je fais mon premier poisson de la journée. Un superbe maquereau de 20 cm ;). On va faire en tout et pour tout 8 maquereaux. Jean a même réussi l'exploit de prendre une pierre avec son jig.

Je retourne sur le plateau à lieus jaunes et Dam est stoppé net à la descente. C'est un poisson mais il ne se défend pas beaucoup. C'est juste lourd. Il arrive en surface. C'est un magnifique Saint Pierre. De nombreuses légendes entourent le Saint Pierre. La plus connue serait que Saint Pierre sur demande du Christ ait tenu le Saint Pierre entre ses doigts. Cette marque serait restée gravée à jamais sur ces flancs. Cette légende est peu probable étant donné que la mer de Galilée n'est pas l'habitat de ce poisson (dans toutes légendes il y a une part de vérité).

Sur la dérive suivante je prends la canne du fistion une 5-15 gr et je mets un leurre de 4 pouces avec une tête plombée de 17 gr. Dam me dit, si tu te fais atteler ta canne va prendre la misère.  À peine il a fini sa phrase que j'ai un poisson qui part dans un gros rush. je laisse du mou pour qu'il se décroche. Je ne veux pas abimer la canne. En revanche les sensations sur une canne finesse sont décuplées. Je ne sais pas quelle taille il peut faire mais j'ai eu l'impression que c'est un balaise.

Saint Pierre
Le reste de l'après-midi, on va se balader dans l'archipel de Bréhat. On retrouve Alexis et Fabien. On va pêcher dans 3 mètres d'eau à la volée au-dessus des parcs à huitre. J'utilise des leurres de 4 pouces en 10 gr. Je me laisse guider par Dam qui tente de me donner les bases pour cette pèche très technique. Je suis bien attentionné. Je lance trois quarts amont, je laisse le leurre descendre 2 à 3 secondes. Je donne des petits coups de poignet pour le faire voler dans la couche supérieure.

Après ce petit entrainement sur une pêche tout en finesse, on rentre à Paimpol fatigué mais heureux.

En conclusion :

Je regrette de ne pas avoir pu discuter un peu plus avec Fabien. Ce n'est que partie remise une prochaine fois. Alexis lui a fait découvrir notre terrain de jeu. La baie de Paimpol, l'archipel de Bréhat, les ilots devant Ploubazlanec. Jean invité de dernière minute à la place de Victor a pris le plus grand nombre de poissons et surtout les plus gros. J'ai pu faire voir ma technique de l'ascenseur à Dam. En contrepartie il m'a fait découvrir la pêche finesse dans quelques mètres d'eau. Un grand moment de partage.

Le fait de remettre à l'eau ce magnifique bar de plus de 25 ans a suffi à mon bonheur. Jean ne c'est pas fait prier. C'est avec fierté qu'il lui a rendu sa liberté. C'est en éduquant cette nouvelle génération de pêcheurs à être respectueux que l'on pourra continuer notre passion. Je fais le parallèle avec la ceinture de sécurité. Dans mon jeune temps, on ne la mettait pas. Aujourd'hui, tout le monde la met sans même se poser de questions. Il faut du temps mais les mentalités changent. Je ne suis pas adepte du tout no-kill. J'aime bien garder du poisson pour le manger en famille. Cela dit mon congélateur ne déborde pas de poissons.

Un bon moment de rigolade sur le bateau

Les leurres de la journée :

Le Magic Eel vert de chez Sakura, le sayori shad de chez Xorus en bleu pour Dam.



Si vous voulez les coordonnées de Dam