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Grauvell

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vendredi 15 mars 2019

Une marée avec Maitre Bleu à la recherche des homards


Le premier à pied, on s'en rappelle toujours



Philippe alias Maître bleu m’envoie un message pour m’inviter ç une partie de pêche à pied à la recherche de l’or bleu, le homard. Je suis comme un enfant qui attend noël pour avoir ses cadeaux. On se rejoint dans son jardin au pied du sillon. La vue est juste fantastique. Il a fallu gratter le parebrise ce matin mais dorénavant c’est grand soleil. Je suis parti de bien en avance pour ne pas être en retard. Du coup je prends quelques photos de ce fabuleux paysage. 

Le terrain de jeu commence à se découvrir


Philippe m’accueille avec un café et un pain au chocolat. Après ce petit intermède, on est parti. Il me confie deux cannes en bois armées d’un gros hameçon, une petite d’environ 1,20 m et une grande d’environ 2,30.

Avant de nous lancer, Philippe me décrit le parcours que nous allons effectuer. D’ailleurs les cailloux sont encore immergés. Il est maintenant temps de partir, la marée n’attend pas. On passe à côté du sillon. Il a les marques des tempêtes qui sont passés l’autonome. Il a une grosse brèche qui l’a coupé en deux. Philippe m’explique que les gros blocs de caillou censé le protéger ont modifié les courants affaiblissant le sillon. On continu et le parcours commence à devenir un peu plus caillouteux. Philippe reste le plus possible dans les petits chenaux qui descendent vers la mer. Un groupe de pêcheur est devant nous armé également de perches en bois.


Pour tout dire je ne profite pas du paysage, mes yeux regardent le sol sans arrêt pour ne pas glisser ou tomber. Dès que le terrain devient accidenté, j’ai l’impression que Philippe vole sur les obstacles. En bon guide, Il s’arrête de temps en temps pour m’attendre. Je vois qu’il aime cet estran. Il est intarissable. Il connait parfaitement la faune et la la flore. Après une longue marche nous arrivons sur les premiers spots. Patiemment, il m’explique comment faire. Il faut que le bâton soit le prolongement de la main. Il sert principalement au touché. On enfonce le bâton dans la cavité rocheuse. Il faut maintenant la sonder en faisant des mouvements d’aller-retour mais également de gauche à droite. Facile à dire mais extrêmement compliqué à réaliser. Tout est une question de feeling. C’est difficile de faire la différence entre un caillou, une algue, un congre, une étrille ou un homard. Je ne sens rien dans le premier trou. Maitre Bleu repasse pour vérifier si je n’ai pas raté le homard. De plus, il connait tous les trous. A croire qu’il les a scanné et gravé sur son disque dur interne (cerveau). Ce ne serait pas compliqué, s’il n’y en avait qu’un. Mais là, il s’agit de plus de 2000 trous répertoriés et localisés. Le tout sans électronique. Nous allons ainsi de trou en trou. Il me laisse explorer en m’indiquant ou est susceptible de se cacher le précieux. Je sens enfin une différence. Ce n’est pas flagrant. Je pense tout de même que le trou abrite une bestiole. J’essaye de la sortir mais je n’y arrive pas. 

Le Padawan en pleine action

Philippe prend le relai et me confirme qu’il s’agit d’un homard. Il me montre comment faire pour le sortir du trou. Avec sa gaffe, il coince le homard entre sa gaffe et le caillou. Il passe ensuite sa gaffe en dessous du bleu et tourne d’un quart de tour. Il tire doucement mais fermement pour le ramener. Il se décroche. Il recommence plusieurs fois. Il ne faut pas abimer le crustacé. On sent que la technique est bien rôdée. Petit à petit, il le ramène. Je commence à voir une pince. Un dernier effort et le homard est au bord du trou. Il l’attrape d’un geste précis et rapide. 



La marée continue à descendre. Il ne faut pas perdre de temps pour aller explorer d’autre endroit. On continue notre chemin. Philippe a son parcours en tête. On passe de caillou en caillou.
Sous un caillou, je sens quelque chose. Ce n’est pas comme tout à l’heure. Je tente d’expliquer à Philippe mes sensations. Il m’indique que ça ressemble à un congre. Il met sa gaffe et sort le congre du trou en un temps trois mouvements. Je suis impressionné. Il continue à explorer et il m’indique que ce trou est également colonisé par un bleu qu’il sort assez facilement. Malgré tout, il vérifie systématiquement si le trou n’héberge pas deux homards.

Le terrain de jeu devient de plus en plus physique. Je suis dans l’eau parfois jusqu’au bassin. Je manque de me casser la figure plusieurs fois. Je me sers des gaffes pour m’équilibrer.
Au fur et à mesure qu’on avance, maitre bleu enchaine les prises. Sa connaissance m’impressionne de plus en plus. Il s'occupe également de faire le ménage dans les trous surtout lorsqu'ils sont remplis d'algues. Il entretien bien son terrain de jeu. Nous voilà au bas de l’eau et il faut explorer un maximum de caillou. Ils ne seront pas longtemps accessibles. On se réparti les trous. Bien sûr, il m’a donné toutes les explications avant. Je m’applique de mon mieux. Je commence à mettre mon bâton sous le caillou et je vois Philippe qui reviens avec un homard dans chaque main. Il les a faits en moins de 5 minutes chrono en mode « «Warrior ». On continue à explorer. La marée commence à remonter. Philippe a pris le soin de laisser quelques trous à prospecter sur le chemin du retour. L’eau monte assez vite. Il ne faut pas perdre de temps. Il emprunte les petits chenaux pour marcher plus vite sans glisser sur les algues qui recouvrent les cailloux. Il s’arrête dans une petite mare et retourne quelques cailloux. Il ne tarde pas à faire une dizaine d’ormeaux en 10 minutes. Pour ma part, j’en trouve beaucoup mais ils ne font pas la taille. Il y en avait parfois plus de 6 ormeaux sous le même caillou. Le soleil nous a accompagné toute la journée. Heureusement que je me suis habillé léger. On entame la longue route du retour. J’avoue que je commence à fatiguer.

Sur le chemin du retour on fait encore quelques trous. Ceux sont ses spots de mortes eaux. Ils arrivent à trouver des bleus avec de coefficient de marée parfois inférieur à 80.

Le chemin du retour me parait long. J’ai le jardin de Philippe en ligne de mire. Le terrain est un peu moins accidenté ce qui facilite notre progression. Encore un petit effort et nous sommes arrivés.

Nous y voila, on fait la photo d'usage dans le jardin avec les trophées.

L
Le jardin 
En conclusion :

J'ai passé une journée inoubliable. Assurément, Philippe tu m'a fabriqué des souvenirs. Je ne pensais pas que c'était aussi dur de trouver des homards. Il faut de longues années d'expérience pour parvenir à les trouver et à les sortir de leur cachette. La faune et la flore n'ont pas de secret pour toi.

Je suis officiellement un padawan comme aime à le dire Philippe. A la prochaine marée, je vais essayer de mettre en application toutes les astuces que tu m'as montré. Je pense savoir ou aller chercher.

Je te remercie pour ta patiente et ta gentillesse. Je te remercie surtout de m'avoir faire voir tes cachettes mais ne t'inquiète pas je n'y retournerai pas sans toi. 

samedi 9 février 2019

Comment faire des Assist Hook en 10 étapes

Nous sommes au cœur de l'hiver et il faut avouer que la météo n'est pas toujours propice pour aller pêcher. C'est également le moment de faire du bricolage en attendant des jours meilleurs.

Je vais en profiter pour faire quelques assist hook. Pour cela, rien de bien compliqué. Il suffit juste de savoir faire des nœuds.

Pour commencer il faut un peu de matériel :


   - Tresse 80 lbs ou plus

   - Hameçons : Jinza Chiu R BN

   - Un Jig : sur la photo il s’agit d’un Slow Stich de chez Kona

    - Des anneaux brisés : Teklon Split Ring 34 Kg

   - De la gaine thermo-rétractable rouge qu’on trouve dans les magasins de bricolage

   - Un coupe tresse : Grauvell Scissor F105

Matériel nécessaire


Vous commencez par couper une petite longueur de tresse.

Prévoir entre 10 et 15 cm

Ensuite vous faites un nœud sur l'hameçon.



On coupe l'excédent de tresse.



Vous coupez l’excédent de tresse. Vous coupez environ deux centimètres de gaine thermo-rétractable qui vous insérer sur au trois quart sur l’hameçon. Je prends la couleur rouge qui simule un poisson blessé mais chacun fait comme il le désire. A l’aide d’un briquet vous passez la gaine sous la flamme afin qu’elle se rétracte sur l’hameçon.

Faites bien attention de ne pas bruler la tresse.



Vous coupez un deuxième morceau de gaine thermo-rétractable afin de l’insérer sur la tresse.



Vous pouvez faire raccorder votre deuxième hameçon à votre tresse.


Vous coupez l’excédent de tresse puis vous faites glisser la gaine thermo-rétractable sur l’hameçon. Vous chauffez.  



C’est presque fini, il reste à mettre l’anneau brisé.


La dernière étape consiste à mettre cet assist hook sur le Jig


Et voilà, c’est prêt à pêcher.

A bientôt pour de nouvelles aventures

jeudi 6 décembre 2018

Une pêche multi-espèces



Henry avec Le plus grand poisson de la journée

Arnaud, avec qui j'ai eu le plaisir de faire une partie de pêche en début de saison, m'envoie un message pour m'annoncer qu'il est dans la région toute la semaine. Il me demande si toutefois, je serai disponible pour une partie de pêche. Il a bien envie d'essayer d'attraper des dorades ou pagres avec des Madaï et autres Tenyas.
Au vu de la météorologie, cela paraît compliqué de prévoir une sortie. Le vent d'Est, qui nous amène de l'air froid directement de Sibérie, est présent toute la semaine. Une fenêtre météo s'ouvre comme par miracle samedi. Il faut quelques minutes pour s'organiser. Je suis invité par d'Arnaud, Henry et  Denis nous accompagnerons.
Rendez-vous à la cale de l'Arcouest pour embarquer sur son Tarpon AD60. On va faire la fin de descendante et le début de montante.

Levée du jour sur Bréhat

Vue de la cale de l'Arcouest

On  se dirige rapidement vers le premier spot de la journée. Nous allons tous mettre un madaï escher avec un morceau de calamar. Après plusieurs dérives qui ne donnent rien, on décide de se rapprocher de la côte. La mer est un peu hachée, rien de bien exceptionnel. Le bateau d'Arnaud passe bien la vague et son moteur de 115 cv est appréciable.

Nous voilà sur un très bon spot à sparidés. Mais qu'est-ce qu'un bon spot à sparidés me direz-vous? Il s'agit d'un lieu où l'on trouve aussi bien du sable ou du gravier que des gros cailloux. Ils sont souvent à la lisière des cailloux et du sable/gravier. C'est assez rare de les trouver en plein courant, cependant ils sont parfois  dans des creux naturels également.

Les dérives à la côte ne donnent rien non plus. Le courant commence à faiblir, il est temps d'aller prospecter certaines têtes de roche pour rechercher des lieus jaunes. Je propose de boire un café et manger un pain au chocolat avant de faire route. C'est parti pour une quinzaine de minutes de navigation.

Arnaud en mode camouflage 
Sans point GPS précis c'est beaucoup plus dur de faire du poisson. Nous sommes en mode prospection total. Au final c'est Henry qui fait une énorme seiche. Elle a suivi son leurre jusqu'en surface. Elle avoisine les 1,5 kg.

Magnifique Morgate

Le leurre a pris cher
Le secteur à l'air poissonneux. On refait quelques dérives. C'est encore Henry qui est attelé cette fois à un poisson en faisant la technique de l'ascenseur. Après quelques petits rushs, on distingue la silhouette dorée caractéristique du lieu jaune. Il mesure 58 cm.

Lieu jaune au shad

Une nouvelle fois c'est Henry qui nous montre la marche à suivre. D'ailleurs depuis ce matin, on ne l'entend pas tellement il est concentré sur sa pêche.

C'est au tour de Denis de faire un petit rouget grondin.

Avec les bras tendu c'est un monstre Denis 

Quand on ne s'ennuie pas les heures passent à une vitesse folle. Il n'est pas loin de 14 h quand on décide de manger. Arnaud et Henry ont préparé le casse-croûte. Bien entendu on analyse la pêche du matin. Pour l'instant ce n'est pas terrible mais le principal c'est que l'on soit sur l'eau tous ensemble.

Je profite pour faire quelques réglages sur le combiné d'Arnaud.

Pause casse-croûte

C'est parti pour la seconde mi-temps. Je propose à Arnaud d'aller sur des cailloux qui abritent de la vie.

Après quelques dérives je fais mon premier poisson, un petit rouget grondin. Il s'est décroché au bord du bateau. C'est ensuite Henry qui fait un calamar.

Calamar

Denis met un madaï avec des tentacules de seiche. Je l'observe pêcher depuis un moment. Il donne des grands coups de canne avec des remontées assez brusques. Je lui explique qu'il faut ralentir ses mouvements en amplitude et en rapidité. Il s'applique. Le madaï reste au fond en imitant un petit céphalopode qui se promène sur le fond. Après quelques instants à procéder de la sorte, il a ses premières touches. Il ferre sans avoir rendu la main. Pour les dorades, il ne faut pas ferrer à la touche. Il faut attendre en baissant largement la canne et ferrer. Denis écoute les conseils et les met en pratique. Il parvient à faire une dorades grises. Elle n'est pas bien grosse mais l'important c'est qu'il ait compris la technique.

Arnaud et moi mettons un madaï. Henry reste au leurre souple. Les dorades sont bien présentes. On a des touches sur toutes les dérives mais on a du mal à les ferrer. Ou c'est trop tôt ou trop tard. On n'a pas mal de décroché également. La pêche des sparidés est vraiment addictive.

Arnaud notre capitaine de la journée n'a pas encore fait de poisson. Il attend que nous en ayons tous remonté un pour s'y mettre. C'est chose faite sur la dérive suivante. Après quelques touches spécifiques, il rend la main et il ferre. C'est pendu. Sa canne adopte une belle courbure. Il annonce un sparidé. Je sors l'épuisette. On est impatient de voir la taille maintenant. C'est une belle dorade grise qui arrive sous le bateau. Le capitaine a attendu que chaque matelot fasse un poisson avant d'en faire un. 

Bravo Arnaud



Dorade grise
Sur la dérive suivante, je décroche une jolie grise. Henry passe sur un tenya. Il nous fera une belle roussette.


Roussette
le temps file et nous rapproche de la fin de session. Je me distingue par une nouvelle espèce qui nous a fait beaucoup rire.

Le poisson pierre

Il est temps de rentrer, on voit au loin des nuages noirs chargés de pluie. Les températures commencent à fraichir. On file à plus de 36 nœuds pour le retour.

Conclusion :

Une belle journée d'automne entre deux perturbations. Je me suis fait guider aujourd'hui et c'est plutôt sympa. Un capitaine (Arnaud)et son second (Henry) et un mousse (Denis) au top. A refaire le plus rapidement possible. Un véritable moment de partage entre pêcheurs passionnés.



Les leurres du jour :

Tenya et Madaï

Matériel Utilisé :

Canne :
      - Smith Dragonbait 72H                                   2,18 m              Puissance 7- 40 g
      - Pescanautique  K-ONE                                 2,50 m              Puissance 3-130 g

Moulinet ;
      - Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
      - Shimano Strdic 3000
      
Tresse : TEKLON Zenith en 12 brins
Fluoro carbone : TEKLON Carbon 
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Combiné : Mc technologie Lowrance ELITE 9 Ti.

mardi 25 septembre 2018

A l'assaut des Roches Douvres entre membres de Fish à l'affiche


La concentration du Capitain au passage de Barnouic


Julien cherche un hauturier pour aller faire une partie de pêche aux Roches Douvres. Il poste sur le Facebook privé des membres de Fish à l'affiche. C'est tout à fait dans l'esprit de cette association qui regroupe des passionnés de pêche. Julien prend un premier contact et ma candidature est retenue. Pour une fois que mon permis hauturier va me servir. Le rendez-vous est pris pour le dimanche matin 5h30 au port de Saint Quay.

Je me lève et pour tout dire ça pique un peu. Je suis impatient d'aller revoir ce phare mythique au large de nos côtes. Julien et Seb seront également de la partie. Tout le monde est à l'heure. Les affaires sont vite chargées dans le bateau. C'est parti pour une heure trente de navigation. On a un petit clapot mais rien de bien méchant. On navigue tranquille à 20 à nœuds.
 
La route de nuit se passe bien. Le plus compliqué c’est de ne pas toucher d’objet en dérive. Le jour se lève tout doucement et on assiste au lever du soleil. Seb qui est venu de Rennes profite de la route pour essayer de somnoler. 
Passage de Barnouic

Le ciel en feu

En arrivant au pied des roches, le bateau est stoppé par un bout de casier. Le capitaine se met au point mort. Ce n’est rien juste, il ne s’est pas pris dans l’hélice. Pourtant on a bien vu le casier et on est passé assez loin mais visiblement pas assez.
Le capitaine se place pour la première dérive non loin d’une roche. Je suis surpris de voir qu’il y a plus de trente mètres de fond. Je sors un jig. C’est parti dans la joie et la bonne humeur.

On commence à voir quelques échos sur le sondeur. C’est Seb qui fait un maquereau énorme. Je fais juste après lui. Puis c'est au tour de Julien d'en faire à la volée. Pendant ce temps Ju à monter un Madai sur sa nouvelle canne K-ONE 3006 starter de chez Pescanautic. Il commence à avoir quelques touches de sparidés. Il fait des ferrages de mammouth, normal pour un géant. Il a failli scalper Seb heureusement qu'il n'a pas de cheveux et surtout qu'il a de bons réflexes.
Je passe au Madai avec un morceau de seiche. Je commence à avoir des touches. Je rends la main en descendant ma canne avant de ferrer. C'est pendu une petite grise. Pendant ce temps c'est Seb qui fait un carton sur les maquereaux avec son petit jig de 50 grammes dans 30 mètres de fond.
Ju fait un ferrage en règle et c'est pendu. Il annonce gros poisson. L'adrénaline monte sur le bateau, ça a l'air joli. En fait, le leurre est bien accroché au fond. Evidemment, on se met à chambrer. Le pauvre il a pris cher. Mais comme le dit le dicton "qui aime bien charrie bien". 
Le capitaine a décidé de rester au leurre souple à gratter sur le fond.
La dérive se poursuit. C'est un fond de sable. Je fais une autre petite grise. Rien de très gros. Mais les prises s’enchaînent les unes après les autres. Le temps passe à une vitesse hallucinante. On a même pas le temps de faire des photos.
Ju fait également des dorades grises. Seb fait quelques chinchards sur le fond.
Ju vient de perdre son deuxième tenya. Il peste. Au prix de ses joujoux, je le comprends. 
Je fais un rouget grondin, toujours avec le Madai,
 
Rouget grondin

Le capitaine est bien sérieux et concentré. Je regarde le sondeur. Je vois un caillou qui monte d'un ou deux mètres. Je préviens tout le monde. Le capitaine fait quelques grandes tractions pour éviter de s'accrocher. On entend tout à coup le frein de son moulinet qui chante fort, gros départ. Il le bride bien mais tout en douceur. L'excitation est à son comble. On est comme des enfants en attendant qu'il remonte son joli poisson. Et là, il annonce que le poisson s'est décroché. Je lis le désarroi sur son visage. Il s'est décroché à moins de deux mètres du bateau. On ne saura jamais de quel poisson il s'agit. La frustration est importante. D'ailleurs il y pensera toute la journée.

On replace le bateau et Seb fait un lieu jaune sur la dérive suivante. Il ne parle pas beaucoup mais il est diablement efficace. Pendant ce temps Ju perd encore un Tenya.

On change de stratégie pour aller prospecter un peu. Vu qu'on ne connaît pas trop la zone, on se place un peu au feeling. On cherche les ruptures de pente et tout ce qui peut fixer les poissons.

Après quelques dérives infructueuses, c'est Ju qui fait le premier lieu jaune entre deux cailloux avec son crazy rose de chez Fiiish. Il pêche extrêmement léger avec ses 20 grammes pour 30 mètres de fond. Le leurre plane entre deux eaux et le rend très attractif. mais attention à la casse. Seb fait un lieu jaune au jig. 

Lieu jaune au Jig
Le capitaine veut faire du lieu jaune mais un peu plus gros que ceux déjà sortis. On se déplace de quelques centaines de mètres sur un point qu'il a noté sur son GPS. Le vent contrarie un peu la dérive. Nous sommes dans un vrai champ de mines. Il faut avoir en permanence un œil sur le sondeur. On quitte cette zone pour arriver sur un fond de sable. On commence à avoir des touches sans faire parvenir à piquer un poisson. Cela dit la zone me plaît beaucoup. Une belle cuvette de sable entourée de grosses remontées caillouteuses. Ju nous replace. Ju et moi mettons un Madai, Julien un leurre souple et Seb un jig. La zone caillouteuse passée, les leurres partent au fond. Je vois une cassure. J'ouvre le pick-up. Je sens un petit toc. Je ferre c'est pendu. A peine une seconde après Ju est également pendu.  On fait un doublé de tacauds. Ce spot abrite une multitude de poissons.

On est unanime pour refaire cette dérive. C'est au tour de Seb de faire plier le carbone.

Belle courbure
  
C'est un joli bar

On le voit pas bien à l'image mais il est heureux

Ju passe au crazy du coup. Le courant commence à faiblir.  Le bateau ne dérive pas tout à fait pareil. Ju annonce poisson. La canne est pliée en deux. Il ne sait pas ce qu'il y a au bout de la ligne.  Il prend son temps pour remonter le poisson. Après quelques minutes de combat, on commence à voir cette robe rouge caractéristique du pagre.

Il n'est pas présenté sous son meilleur angle
Dans l'euphorie, on a oublié de faire la photo. La dérive est plutôt sympa, on touche du poisson pratiquement sur chaque passage. Ju prend une belle attaque. Il ferre et c'est pendu. Je tente de retrouver le fond avec le madai. Le poisson de Ju vient de se décrocher. Dans la seconde qui suit, je prends une grosse touche. Je baisse la canne. Je fais un gros ferrage. C'est pendu. Il commence par faire un gros départ. C'est du lourd. Je pense que c'est un beau poisson rouge. Il n'est pas décidé à se laisser faire. Je suis en 28 centièmes donc je ne le bride pas trop. Je n'ai pas envie de tout casser. Il va falloir prendre son temps. De plus, je savoure ce moment. Je le bride petit à petit mais il est costaud. Je commence à voir cette robe rouge caractéristique du pagre. Il me semble que c'est mon nouveau record.




Nouveau record avec 49 cm
Merci au Capitaine du jour pour m'avoir permis de faire ce joli pagre.

Le courant faibli. En même temps, on doit pas trop tarder. Il nous reste pas mal de route pour le retour. Deux choix s'offrent à nous. Soit rester sur cette zone, soit prospecter un plateau rocheux sur le chemin du retour. Finalement on choisi la deuxième solution.

Le capitaine a quelques points à vérifier sur le chemin du retour. Après une petite demi-heure de route, on est arrivé. La première dérive est placée mais le peu de courant ne permet pas d'atteindre le point souhaité. On se replace au plus près du point. Après quelques animations, je me retrouve pendu à un petit lieu jaune. Puis c'est au tour du capitaine qui y va de son petit lieu jaune. On essaie une autre dérive. Seb touche une énorme seiche. Elle doit avoisiner les deux kilos.
Merci au Capitaine du jour pour m'avoir permis de faire ce joli pagre.

Le courant faibli. En même temps, on ne doit pas trop tarder. Il nous reste pas mal de route pour le retour. Deux choix s'offrent à nous. Soit rester sur cette zone, soit prospecter un plateau rocheux sur le chemin du retour. Finalement on choisit la deuxième solution.

Dauphin dans leur éléments
On reste de longues minutes à contempler ces animaux. Mais toutes les bonnes choses ont une fin. On fait route tranquillement vers le port. Le bateau file à 20 nœuds sur une mer agréable. Le soleil perce petit à petit et le vent tombe. On longe la côte. En arrivant au large de Paimpol, on assiste voir une dizaine de fou de bassan plonger. Le capitaine se dirige vers la chasse. Est une chasse de thons? Eh bien non, il s'agit de tout petit poisson fourrage en surface. Aucun prédateur sous le banc ni même aux alentours. On n'a pas d'explication logique à ce phénomène.

Nous voilà arrivés sous un grand soleil, fatigué mais tellement heureux.

Un grand merci à notre capitaine.

Conclusion :

Merci à notre capitaine de nous avoir emmené dans ce lieu magique. Je ne regrette pas un seul instant de mettre lever aussi tôt.

Ju vient de valider les Tenya et autre Madai même si sa boite à leurres est bien plus légère. Il a apprécié sa nouvelle canne la K-ONE 3006 Starter de chez Pescanautic.

Seb n'a pas fait de bruit mais il a pris du poisson toute la journée.

On a trouvé une multitude d'espèces. Les poissons, même si ce ne fut pas des monstres, sont passés sur le bateau tout au long de la matinée.

Les leurres du jour :

Trop de leurres différents à l'eau pour en sélectionner  un en particulier.

Les cannes :

La K-ONE de chez Pescanautic a fait le travail sur les pagres.

mercredi 5 septembre 2018

Essais de la canne K-one 3006 Starter sur des sparidés


Le plus gros de la journée

Profitant d'une belle journée, j'appelle Christophe pour une sortie en mer. Il vient de récupérer son bateau suite à un souci mécanique. Ce sera donc l'occasion de le tester. Ma petite soeur nous accompagnera. . Valentin m'a proposé de tester une nouvelle canne à pêche pour les sparidés. Il s'agit de la K-ONE 3006 Starter de chez Pescanautic.

Tout le monde est à l'heure. Le bateau est vite mis à l'eau. Christophe nous envoie sur un spot à seiche pour avoir un peu d'appât. Nous plaçons les turluttes sur les bas de ligne. Elle sont rapidement mises à l'eau. La première dérive ne donne rien mais le bateau est trop près de la côte. Christophe se replace. On descend nos leurres. Je laisse trainer mon leurre au fond quand je sens que c'est un peu plus lourd. J'attends deux à trois secondes avant de ferrer. Le ferrage consiste à donner un petit coup sec. Il faut absolument avoir la ligne en tension en permanence. Christophe est à l'épuisette. Elle est rapidement mise dedans. C'est au tour de Blandine de faire une seiche. C'est bon, on a nos appâts pour les sparidés.

On change les leurres pour mettre des Madaïs, Tenyas et Inchikus. Christophe est passé chez Valentin (Ac'scion pêche Paimpol) pour faire le plein de Madaïs. On va essayer de rester sur la zone du Festi-Fish. 

D'ailleurs la clôture des inscriptions du FEST-FISH est dans à moins de deux semaines. Alors n'hésitez pas à vous inscrire.

On est en mode prospection total pour tenter de découvrir de nouveaux spots. La seiche est mise en petite lamelle. On peut dire que les appâts sont frais. Christophe place le bateau dans une zone qui semble propice aux sparidés. Un fond de sable pas trop encombré avec du courant, entouré par des cailloux . J'aime bien cette configuration même si je préfère lorsqu'il y a plus de fond pour trouver de beaux spécimens.

Les leurres sont à l'eau avec un petit morceau de seiche. Le bateau dérive tranquillement. On ne tarde pas à avoir quelques touches. Et là, le festival pour Christophe commence. C'est le seul à avoir des touches. Il laisse le poisson grignoté un peu. Il rend la main en baissant sa canne. IL ferre et c'est pendu. La canne plie bien. Il a le sourire jusqu'aux oreilles. C'est un sparidé au vu des coups de tête. Il ne reste plus à savoir de quelle couleur. Au final, c'est un pagre de 34 cm.

La casquette Ac'scion pêche a fait la différence
Le spot a l'air prometteur. Christophe se replace. Sur la dérive suivante il refait le même. Sur la seiche, il n'a pas été terrible mais sur les sparidés, il est plutôt bon. Il repart grandir, j'ai même pas eu le temps de faire la photo. Il redescend sa ligne. Il n' est pas arrivé au fond qu'il fait une dorade grise.

Dorade grise
 On est parti à 10h00 de la maison et à 10h30 on a fait deux seiches, 2 pagres et 1 grise. C'est difficile d'être plus efficace.

Le vent de nord-ouest vient de se lever. Les dérives sont différentes. Christophe a des leurres bien plus léger que les nôtres. Je change de leurre pour mettre un petit inchiku de 20 gr. Il est plus planant.

Je le mets à l'eau escher d'un bout de seiche. Je touche le fond. Je fais des animations minimalistes. On ne passe pas trop loin du point que Christophe a marqué sur son GPS. Je sens une grosse touche. j'attends sans bouger. J'ai de nouveau une touche. Je baisse ma canne tout doucement. A la troisième touche je ferre. J'annonce poisson. Il combat bien. Au vu de la touche, c'est un pagre. La touche est caractéristique. Il prend le leurre directement. C'est rare qu'il reste jouer. c'est un joli combat qu'il m'offre même si je sais que ce n'est pas un monstre. Blandine est à l'épuisette. Elle s'en sort particulièrement bien. C'est bien un pagre. Il fait 40 cm. 

Des couleurs magnifique pour ce Pagre.

Je suis persuadé que le d'avoir changé mon leurre pour un plus léger à fait la différence. 

Valentin m'a également conseillé ce leurre.Il s'agit du Big Masurin de chez Damiki Japan couleur Pink en 20 gr. Il est monté en hameçons Owner (piquants et for de fer). Je ne l'aurai sûrement pas pris sans ces précieux conseils.
La zone est validée, on va continuer notre prospection. Je me souviens d'un spot un peu similaire ou j'ai vu des détections sans prendre le moindre poisson. Avec nos leurres, on peut savoir que quelle espèce il s'agit.

On fait une dizaine de minutes de route. Les leurres sont mis à l'eau. Tout comme tout à l'heure, nous sommes sur un fond de sable entouré de cailloux. Cela ressemble un peu à une cuvette.

C'est encore Christophe qui nous fait un festival. Il a un Madai K-one Waterdrop couleur 06 de 30 gr.


Je commence à rattraper un peu mon retard sur Christophe. On arrive à faire trois ou quatre dorades grises par dérive. On en fait une toutes les 5 minutes en moyenne. En revanche pas un seul pagre à l'horizon. Blandine réussit à faire sa première dorade. Christophe m'avoue qu'il pensait qu'on allait s'ennuyer à pêcher les sparidés. Il a complètement changé d'avis. Je crois qu'il adore ce type de pêche. Le temps défile sans qu'on se soit ennuyer une seule seconde. Je dirai même qu'on a pris un plaisir fou.

Une des nombreuses dorades grises
On ne les a pas compté mais on a dû faire une trentaine de dorades grises sur ce spot.

La prospection n'est pas finie. Je regarde les cartes marines vite fait. Je propose à Christophe de bouger de 400 mètres plus au large. Le vent a fortement faibli.

Après 5 minutes de route, Christophe positionne le bateau un peu au pifomètre. La configuration change un peu . De ce que je me souviens de cet endroit, on a un caillou au milieu d'une étendue de sable. Je fais remonter, à la surface, mes vieux souvenirs de plongeur.

Le courant nous fait avancer à bonne allure. Je garde mon inchiku au plus près du fond en relâchant régulièrement de la tresse. Heureusement que le fond n'est pas trop accidenté. Je m'oblige à pêcher le plus léger possible. Tout à coup, alors que je ne m'y attendais pas du tout, je prends une belle cartouche. Le poisson s'est auto-ferré. C'est un sparidé au vu des coups de tête qu'il me met. Je m'efforce de bien garder ma ligne en tension. Christophe est à l'épuisette. Il me paraît plus lourd. Maintenant je suis sur, c'est un pagre. Je commence à voir ces reflets sous le bateau. Il ne rend pas les armes. Il part à gauche, puis à droite me prenant quelques mètres de tresse. il arrive. Christophe le met au sec. Je le mesure, il fait 42 cm. C'est mon record pour le pagre. Ca reste une prise modeste mais je ne desespère pas en faire de très gros.

Pagrus Pagrus

Je suis heureux de ma prise. Je sais qu'il existe de très gros spécimens sur nos côtes. Je vais continuer à prospecter pour les trouver. Sur la dérive suivante, j'ai la même attaque mais le pick-up de mon moulinet s'est ouvert au moment de la touche.

Il est temps de rentrer. Je passe voir le fiston qui est au mouillage avec le voilier à Bréhat.On a le droit à une boisson chaude et un morceau de gâteau. Je lui laisse deux dorades qu'il pourra déguster avec la pêcheuse de fiston sur un barbecue jetable.

Il est pas frais mon poisson
On rentre fatigué mais heureux. Christophe a adoré cette pêche aux sparidés.

Essais : 
Un petit point sur la canne la K-ONE 3006 S (starter) de chez Pescanautic. C'est une canne développée pour pêcher des sparidés. Elle a une bonne réserve de puissance pour brider de jolis poisson.

Tout d'abord c'est une canne de 2.50 mètre. Cette canne est composée de deux brins égaux. C'est du carbone haut module avec le scion plein. Elle est livrée avec sa housse de protection rigide de bonne facture. C'est une excellente idée pour son transport et éviter de laisser le scion dans la portière de la voiture. C'est une canne spinning. Elle existe aussi en casting.

Elle possède 11 anneaux Fuji SIC qui sont collés au blanck pour une meilleur résonance. La moindre petite touche est parfaitement ressentie. Le porte moulinet est également Fuji SIC. Elle est très légère avec un poids de 136 grammes. Sa plage de puissance pour le tenya est de 15-90 g, madai 30-110 gr et pêche à soutenir 15-130 gr. Vous pourrez la trouver en magasin au alentour de 160-170 €. Voila pour la partie technique.

C'est un vrai plaisir d'avoir une canne adaptée à la technique du Tenya, Madai et Inchiku. La caractéristique première est la résonance de la canne. Chaque touche de sparidées est parfaitement ressentie. J'ai été plutôt surpris de la flexibilité du scion. Les anneaux sont tous petits. Cela concours à la résonance de la canne mais il faut absolument faire un noeud FG sinon ça gratte. A mon sens il faut pêcher le plus leger possible. il faut à mon sens mettre une tresse PE0.8 ou 1 et un fluoro de 24 centième de bonne qualité. Je n'hésite pas à mettre un long fluoro d'un 1,5 mètres ou plus. Pour les agraphes je suis plutôt partisant d'en mettre une mais chacun voit. Sur des beaux poissons, le réglage du moulinet est primordiale. Cela dit, la canne a une grosse réserve de puissance. Le maillon faible serait plutôt la tresse et le fluoro. En résumé, je suis fan de cette canne hyper sensible. Par rapport à mes précédentes sorties, elle a fait la différence. Certes, je continue à m'améliorer mais elle a fait la différence.

Conclusion :

Beaucoup de poissons venus sur le bateau. Je commence tout doucement à me faire à cette technique de pêche. C'est très technique et je n'en suis qu'au début. C'est dire la marge de progression.

Je retiens que Christophe était en état de grâce.  Il est des jours ou tout semble fonctionner. De son propre aveu, il a passé une journée de rêve. De plus, tous les postes que l'on a prospecté abritaient des sparidés. L'étude des cartes marines a encore payé.

J'ai pris un plaisir immense à combattre des sparidés (pagre et grise) sur une canne aussi tactile que la K-one.

Les leurres du jour :

Inchiku : Le big mausrin de chez Damaki Japan en 20 gr rose puis le même en vert fluo en 40 gr.
Madai : K-one Waterdrop couleur 06 de 30 gr de chez Pescanautic rouge 30 gr

Matériel Utilisé :

Canne :
      - Pescanautic K-one 3006 S                             2,50 m              Puissance 15-130 g
Moulinet:
      - Shimano Exage 4000

Tresse : Taille Pe1 8 brins
Fluoro carbone 28 centième
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Combiné : Mc technologie Lowrance ELITE 9 Ti.

mardi 28 août 2018

Pêche aux Glénans


Le plus beau de la journée


Je vais voir le fiston, la pêcheuse de fiston et mon petit-fils à l'ile Tudy. Nous partons mon épouse et moi avec le bateau derrière la voiture. On va profiter de ces quelques jours pour tenter de trouver quelques poissons et découvrir ce formidable nouveau terrain de jeu au coeur du pays Bigouden.

C'est décidé on se cale une sortie le samedi. La météo est plutôt bonne. Un vent modéré et un grand soleil sont prévus. Le fiston appelle Dav qui est libre. Il nous accompagne sur cette sortie.Bien sùr le soir on met en place une stratégie. On commence par étudier les cartes marines à la maison. Chacun y va de sa stratégie. On écoute radio pêche. On glane quelques informations par-çi par-là. 

On se donne rendez-vous à 7h15 pour faire la montante. Dav vient d'arriver et j'envoie un SMS au fiston. La nuit a été un peu agitée avec le petit qui fait ses dents. Du coup, le fiston a eu un peu de mal à se lever. C'est la première fois que ça lui arrive depuis qu'on va à la pêche.Nous partons malgré tout à l'heure. 

On essaye à la sortie du port. Le fiston ne tarde pas à sortir un petit bar.

Premier bar de l'Ile Tudy
Nous filons sur l'ile aux moutons. Cette zone nous plait bien. On trouve une belle veine de courant sur une zone un peu mal pavée. C'est mi-marée avec un gros coéficient mais le courant n'est pas très fort (entre 1 et 2 noeuds de courant). C'est la première grosse différence avec les côtes d'armor. La deuxième différence, c'est la profondeur qui n'excède pas 20 mètres. Je suis pourtant à 6 milles nautiques des côtes.

Je positionne le bateau afin de passer sur le spot qu'on a repéré sur les cartes marines. Je me suis placé un peu loin en pensant que le courant aller être important. On arrive tranquillement sur la zone. C'est un fond de sable.Je pêche en vertical avec un petit Nitro 90 et une tête plombée de 18 gr. Le sondeur s'affole. Il y a de la vie la dessous. Le fiston ne tarde pas à prendre un rouget grondin. Dav passe un jig. Aussitôt descendu, il est pendu. C'est un micro tacaud. On est tous pris d'un fou rire. J'immortalise ce moment. Le poisson est aussi gros que le leurre.

Celui la, il nous a fait rire toute la journée

Tout à coup on voit une dixaine de bateau autour de nous. Je décide d'aller un peu plus au large pour chercher des épaves. Malgré les points GPS des épaves pas moyen de les trouver. On va pêcher quand même pas trop loin de celles-ci. Pas mal de détections sur le sondeur. On met les petits jigs pour avoir un aperçu des espèces. Rapidement on fait les premiers poissons. Ce sont des maquereaux. On en garde une dizaine pour faire des rillettes. 

Le bateau se déplace lentement. Le courant ne dépasse pas 0.5 noeuds. Je ne suis pas trop loin d'un plateau rocheux. Dav se prend une cartouche. La canne est complètement cintrée. Le frein se met à chanter. La tresse passe derrière le bateau. Puis un bruit sourd et sec. La canne s'est cassée en trois morceaux. Je dis adieu à la Tecklon royale de chez Grauvell. Elle a pourtant pris de très gros poisson sans jamais broncher. Je pense que Dav l'a cintrée sur le côté. Bien sùr le poisson s'est décroché. Ce devait être un morceau celui-àa. Je n'ai pris que trois cannes. Il va finir la session de pêche avec une demi-canne. Je lui dis que ça va être impossible pour lui de prendre un poisson. Je lance les paris. 

Je remonte un peu plus au sud pour aller chercher les bars dans l'écume sur les Pourceaux. Il faut être très vigilant, le secteur est mal pavé. Après avoir peigné toutes les têtes de cailloux sans la moindre attaque, le fiston me demande d'aller faire un tour aux Glénans.

L'ancien fort de l'ile Cicogne
Il est déja midi. C'est bientôt l'heure de la basse mer. On se met à l'ancre près de l'ile Saint-Nicolas. Le fiston nous propose d'aller boire un coup en terrasse. 

Une mousse avec du saucisson dans un décors féérique

Vur sur l'ile Drenec
Le décor est juste fabuleux. L'eau est turquoise. Le sable est blanc. L'eau est translucide. Le soleil est bien chaud. Pour tout dire, ce site est merveilleux. 

On décide de manger au mouillage. C'est Dav qui nous a préparé le casse-croûte. Il a prévu des galettes de blé et chacun fait son mélange. C'est délicieux et ça change des casse-croutes.

Yec'hed mat !!

Bon ce n'est pas le tout mais on est venu pour pêcher.

Je place le bateau sur une zone d'algues. L'eau est aussi transparente qu'à la piscine. On parvient même à voir les bars passer sous le bateau par petit groupe d'une dizaine d'individus. Après quelques lancés je suis pendu. C'est un tout petit lieu jaune d'une trentaine de centimètres. C'est au tour du fiston de faire le même. Je parviens à faire une aiguilette (espadon breton). Le fiston fait un tout petit bar qui se décroche au bateau. On voit les poissons suivre les leurres mais dès qu'ils aperçoivent le bateau, ils font demi-tour.

Je me rapproche de l'ile Drenec. Avec un nom pareil, il doit y avoir du bar. Drenec veut dire bar en breton. Le fiston fait une petite vieille. Dav est bien embêtté avec sa demi-canne. Il arrive cependant à faire des lancés. Chaque fois qu'il lance, on rigole bien.

Après avoir lancé pendant plus d'une heure sans résultat, on change de stratégie. Dav a envie de retourner aux moutons sur la zone du matin. On est tous d'accord.

Une petite demi heure de navigation à 15 noeuds et nous voila arrivés. Je me place sur les détections qu'on a vu ce matin.

Je décide de faire une animation en traction lente. Je lance 3/4 en aval du courant. Je touche le fond et je commence mes grandes tractions avec une pause en fin de traction. Je cherche les poissons calés sur le fond. Dav pêche en vertical et le fiston plutôt à la volée pour peigner toute la couche d'eau. Je passe un peu en dessous du point que j'ai marqué ce matin. J'ai une petite attaque. Je laisse le leurre redescendre en maintenant la tresse bien tendue. Je sens une deuxième attaque et je ferre. C'est pendu. Je marque ce nouveau point tout en bridant ce beau poisson. C'est un bar, aucun doute là-dessus. Il me fait un joli combat. Le fiston a pris l'épuisette. On commence à voir des éclats argentés sous le bateau. Encore quelques rushs avant d'être dans l'épuisette. C'est un bar de 62 cm.

Premier bar en pays Bigouden
Je regarde le sondeur et je reviens en arrière grace à la fonction trackback. Je vois un gros paquet de poisons actifs dans toute la couche d'eau. Je note le point et je me replace en prenant garde de faire un grand tour..

J'ai un oeil sur le sondeur. On approche du point et les poissons sont toujours là. Le fiston commence un ascenseur. Après trois ou quatre tours de manivelle, il est pendu. Sa canne 5-15 gr est pliée en deux. Heureusement que le frein est bien réglé. Dav commence un ascenseur et il est attelé. La canne ne plie pas du tout mais c'est juste le moulinet qui encaisse les coup de tête. Et vu comment il chante, ça a l'air joli. Je me colle à l'épuisette. Le fiston se bagarre bien. Il prend son temps. Au vu de son sourire, il est content. Quant à Dav, il mouline en espérant ne pas casser.

Le fiston remonte le bar petit à petit. Je le mets dans l'épuisette. Je me dépêche de le décrocher. Dav a toujours son poisson au bout de la ligne.  Après quelques longues minutes, il arrive en surface. Je le mets dans l'épuisette. On les mesure 55 cm pour le fiston et 72 cm pour Dav.

Doublé pour les deux copains d'enfance
On refait quelques dérives mais les poissons se sont déplacés. 

Il est temps de rentrer, il nous reste un peu de route.

Conclusion :


Une super session de pêche avec Dav et le fiston. Un décor de rêve et une météo au top, What else ?

C'est assez difficile d'arriver sur une zone sans la connaître. Heureusement qu'on a étudié les cartes à la maison. Je reste surpris par le peu de courant. Au plus fort on a eu 1.5 noeuds. Il fallait trouver les courants pour trouver les poissons.Il a fallu s'adapter pour ne pas trop plomber nos leurres souples. Après coup, j'aurai dû mettre les leurres de surface à l'eau.

Je retiens que Dav à faire le plus gros bar avec une demi-canne. On en rigole encore. Et j'ai perdu mon pari. Je me dois de t'inviter de nouveau sur le bateau.

Les leurres du jour :
Une mention spécial aux leurres de chez Illex. Le nitro en 90 gr, le nitro slim 180 et le bole shad 140.

Les jigs Sanagi de chez Powerline (de 20 à 50 gr)

Matériel Utilisé :

Canne :
      - Smith Dragonbait 72H                                   2,18 m              Puissance 7-40 g
      - Décathlon Wixom                                          2,20 m              Puissance 5-15 g
      - Grauvel Tecklon Royal 702                           2.10 m              Puissance 8-30 g
Moulinet ;
      - Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
      - Shimano Exage 3000
      - Shimano Exage 4000
Tresse : Power Pro 9 kg rouge
Fluoro carbone 28 centième
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Combiné : Mc technologie Lowrance ELITE 9 Ti.