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vendredi 19 janvier 2018

Tripes, Fish an Rock'n roll

Le plus gros poisson de la journée


Etre membre d'une association comme Fish à l'affiche permet à des passionnés de se rencontrer et parler de notre passion commune. Elle permet aussi de partager des sessions de pêche. C'est dans cet esprit et grâce au groupe Facebook de l'association (réservé uniquement aux membres) que j'invite Eric puis Jean-Marie. Le rendez-vous est donné à la maison pour une partie de pêche au semi-large (1 à 5 miles des côtes). Eric se charge du casse-croûte. Il nous prépare des tripes à la mode de Caen. Jean-Marie s'occupe de l'apéro quant à moi je tenterai de trouver le bon spot. Je n'ai qu'un seul impératif c'est de rentrer pas trop tard.
 
Jean-Marie m'appelle un peu désespéré. Eric n'est pas au rendez-vous et impossible de le joindre. Après avoir attendu 40 minutes, il prend la route tout seul. Jean-Marie est à l'heure. On part donc directement à la cale après avoir chargé le matériel. Je prends quelques fruits pour le repas du midi :) Jean-Marie me fait remarquer que ce midi on mangera des tripes à la mode de QUAND. Rico, tes oreilles ont dû siffler, on s'est bien moqué de toi !!!
 
Le bateau est vite à l'eau et c'est le départ au semi-large dans une mer calme. Ce vent de Nord-Est fait monter un petit clapot. Le 3D tender 550 Patrol passe bien les vagues.
 
J'ai passé la mise à jour du GPS tranquillement dans le canapé à la maison. J'ai quelques réglages qui ont sauté. Le plus embêtant c'est que je n'ai plus mes points GPS. Ils ne sont pas effacés. Ils sont justes cachés. J'arrête le bateau. Je l'éteins et je le rallume, tous mes points sont visibles. Plus de peur que de mal.
 
Nous arrivons à bon port après une demi-heure de route. Je vois le bateau de Dimitri. Il est accompagné d'Eric. On passe leur dire bonjour. On va pêcher entre membres de l'association.
 
Dimitri et Eric
Je fais les trois ou quatre plateaux aux alentours mais c'est complètement vide, pas la moindre activité. Etant donné que je dois rentrer de bonne heure, je ne peux pas changer complètement de stratégie. Dimitri ne trouve pas non plus les poissons.   

Je vais tenter les points de montante. Je positionne le bateau pour être en mesure de passer le plus près du point noté sur la carte. Je mets mon leurre à l'eau. Je viens de passer sur un leurre souple.  Je vais aller gratter le fond et faire une série d'ascenseurs pas trop loin du point marqué sur mon élite 9TI. Le bateau dérive lentement. Je m'applique à faire monter et descendre mon leurre.

Tout à coup alors que je commence à perdre espoir, je sens un toc sur le leurre. Je continue à remonter à la même vitesse. Il revient. Je faire un gros ferrage. C'est pendu.  Le départ est violent, j'annone à Jean-Marie que c'est un beau poisson. Je lui propose de faire également l'ascenseur, on ne sait jamais peut-être qu'un autre poisson se laissera tenter. Il bataille dur, sur certain rush le scion de la canne est dans l'eau. Je resserre un peu le frein du moulinet. Malgré cela il reprend du fil. Je me demande même s'il est bien pris par la gueule. Je continue à le remonter petit à petit. Le poisson arrive doucement à la surface mais je suis emmêlé avec la ligne de Jean-Marie. Il gère parfaitement et parvient rapidement à libérer ma tresse. Il prend l'épuisette et le met au sec. C'est un beau lieu jaune de 72 cm (à vu d'œil).

Ma canne, la Dragonbait de chez Smith a fait le boulot. Je l'apprécie de plus en plus. Elle possède une réserve de puissance phénoménale. Elle est très légère et surtout très résonnante. De plus, armée d'un Stradic CI4+ lui aussi très léger, en fait un combo fantastique.
 
Lieu jaune estimé à 72 cm
 
On prend les photos d'usage et c'est reparti pour une nouvelle dérive. La casquette magique Ac'scion pêche a encore une fois porté chance. La superstition quand tu nous tiens. Les dérives suivantes ne donnent rien. Je suis surpris, en général, les lieus vivent en groupes de plusieurs individus de même taille. La seule explication rationnelle est que cet individu est sorti du groupe. Plusieurs causes, la première, le coefficient de marée très faible disperse les poissons sur le plateau rocheux en quête de nourriture. La deuxième, c'est les conditions météorologiques désastreuses enchainant les tempêtes les unes après les autres. Conjugué avec un vent de secteur Nord-Est très froid. Cela dit ce n'est que pure supposition de ma part.
 
Les premières dérives ne donnent rien. Les suivantes non plus d'ailleurs :)  Je sors le café pour nous réchauffer un peu. Le fond de l'air est plutôt froid. Heureusement que le soleil nous irradie un peu. On s'est rapproché de Dimitri pour partager notre café. Nous sommes en train de papoter et Dimitri me fait remarquer que des Fous de Bassan sont en train de plonger. En rigolant, je lui dit que les thons ne sont peut-être pas encore partis. On voit des ailerons sortir de l'eau mais ce sont des dauphins communs.
 




 
 
Un grand moment de bonheur. Ils sont venus directement au bateau. Ils sont très curieux. Ils passent au ras du bateau en se tournant sur le côté pour nous observer. C'est magique de partager ce moment sur l'eau avec ces mammifères marins.
 
Ils sont partis comme ils sont venus. Il s'agit d'un groupe d'une dizaine d'individus. J'ai beau en voir régulièrement, je suis en contemplation devant ces animaux.
 
Je ne pense qu'ils soient en chasse mais plutôt en ballade. Du coup les lieus jaunes sont peut-être cachés dans les algues sans bouger. C'est pour cela qu'ils ne mordent pas !!
 
Finalement, je vais faire de la prospection. J'ai repéré à la maison des coins susceptibles d'abriter des poissons. Il va maintenant voir si mon intuition est bonne. Le spot est à une portée de fusil. Après quelques minutes de navigation, je m'arrête. J'arrive en fin de descendante et le courant est très faible. Je me mets un peu au hasard. Le but est de peigner le spot. Sur la première dérive Jean-Marie a une petite attaque. D'ailleurs le sondeur montre une petite activité au fond.  Il procède à l'ascenseur mais le poisson ne suit pas. Il redescend mais son leurre reste accroché au fond. Du coup on ne sait pas si c'est un poisson.

Il est l'heure de retourner à la maison. Je suis frustré de ne pas avoir réussi à faire prendre à Jean-Marie un beau lieu jaune. Finalement ce n'est pas grave. On a passé un bon moment sur l'eau. C'est certain on se refera une sortie, pourquoi pas sur son terrain de jeu de l'autre côté de la baie..

Je m'arrête en chemin pour tenter un dernier spot. Elle ne donne rien. Dimitri rentre également. On se retrouve à la cale et on refait le match.

Conclusion

Pas d'activité sur le spot, juste un beau lieu jaune en quatre heures de pêche. Un bon moment de partage avec Jean-Marie. Eric tu as bien fait de rester à la maison, on a simplement raté les tripes à la mode de Caen. Pourtant tu nous as mis l'eau à la bouche avec ta photo.

Au plaisir de les gouter la prochaine fois !!


Une belle rencontre avec les dauphins. Je ne me lasse pas de voir ces mammifères marins évoluer dans leur habitat naturel. On se rend compte à quel point ils ont l'air intelligent.

Un grand merci à Dimitri et à Eric qui nous ont offert un sandwich que nous avons apprécié. C'est cela la solidarité des marins.

Les leurres du jour :

Le Magic Eel vert de chez Sakura en 16,5 cm avec une tête plombée de 65 gr.

Matériel Utilisé :

Canne :
      - Smith Dragonbait 72H 2,18 m puissance 7-40 g
       - Rod House 706 IM Blank North Fork 2,20 10-40 g
Moulinet ;
      - Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
      - Shimano Exage 4000
Tresse : Power Pro 9 kg rouge
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Combiné : Lowrance ELITE 9 TI   

vendredi 12 janvier 2018

Lieu jaune, nouveau record


La plus belle poutre de la journée

Mon neveu et mes nièces sont de passage en Bretagne. Ils m'ont demandé de leur organiser une sortie en mer avec Tonton. Je surveille la météo de près. Je trouve une date sans vent et avec un beau soleil. C'est donc Eva, Jeanne et Maël qui m'accompagnent. Éva adore pêcher mais on n'a pas encore eu l'occasion d'y aller ensemble. Jeanne est déjà venu plusieurs fois et je crois qu'elle adore ça. Quant à Maël, il est exilé en Australie. Nous nous suivons par images interposées. C'est un chasseur sous-marin qui n'a jamais pratiqué la pêche avec une canne. Il suit le blog. Cela lui permet de garder le contact avec la famille à l'autre bout du monde.

Au travers des photos qu'il poste sur Facebook, je le suis également. Je suis impressionné par les poissons énormes qu'il fait en apnée. Des poissons qui sont plus grands que lui. C'est un chasseur sous-marin hors pair. Il chasse le plus souvent possible. Il me raconte même qu'il est capable de faire 3000 kilomètres dans son weekend pour assouvir sa passion. Ce pays qui est un continent est immense. Voici un aperçu des prises qu'il fait en apnée et au fusil.

Wahoo ou appelé le Thazard  Bâtard de (20 kg et vitesse de pointe de 80 km/h)

Thon dent de chien
Nous avons d'ailleurs beaucoup échangé sur l'interdiction de la pêche du bar pour les récréatifs. Il m'indique qu'en Australie, les pêcheurs récréatifs cotisent l'équivalent de 30 euros par an. Autant dire que la manne financière est énorme. C'est une cotisation obligatoire. En contrepartie, cet argent sert à surveiller la ressource et à la protéger. Ils créent des récifs artificiels pour protéger les poissons.  Ils suivent la ressource au plus près et au plus vite. Ils peuvent monter ou descendre les quotas sur les poissons. C'est une instance indépendante des instances politiques. Je trouve cette organisation plutôt pas mal. Je vais faire quelques recherches sur le net pour voir comment cela fonctionne.

Jeanne, Éva et Maël me rejoignent à la maison. Le vent est complètement tombé et le soleil est généreux. Les températures commencent à monter 3° à 8 heures mais 7° à 10 h. Je mets le bateau à l'eau sur la cale près de la maison. En sortant du Trieux, je n'ai toujours pas de stratégie mais plutôt deux options. je finis par choisir l'option où je vais perdre le moins de leurres possible.

J'arrive donc sur les plateaux du semi-large. Je ne suis pas le seul bateau sur zone. Je compte pas moins d'une dizaine d'embarcations. Une chance le secteur est grand et chacun y trouve sa place sans être les uns sur les autres. Je place le bateau afin de placer sur le spot. Le relief du fond se compose d'un fond de sable et au fur et à mesure qu'on dérive on passe sur une alternance de fonds rocheux et de fond de sable. Les lieus jaunes se trouvent auprès des cailloux ou dénivelés.

Je commence par faire un cours rapide sur l'utilisation de la canne à pêche et du moulinet. Je leur explique la technique à employer sur ce secteur. Ils sont impatients mais très attentifs aux conseils que je leur fournis.

Maintenant que la théorie est enseignée on passe aux travaux pratiques. Je compte bien leur faire prendre quelques poissons. La pression est sur mes épaules.

Chacun a choisi son leurre. Des leurres colorés pour les filles et des leurres imitatifs pour les gars. Tous les leurres sont bien au fond. Maël est le premier à l'oeuvre. Le poisson est au bout de la ligne mais il ne l'a pas ferré. Au bout de quelques tours de moulinet, un peu de mou dans la tresse. Il se décroche. Maël aura appris qu'il ne faut pas laisser de mou dans la ligne (tresse tendue) et qu'il faut ferrer les poissons. Il redescend, le leurre s'arrête. Il semble s'être accroché sur le fond. Il pense à une grosse algue. Comme tous les pêcheurs débutants, il veux remonter très vite. On attend tous de voir cette fameuse algue quand je vois une silhouette dorée sous le bateau. C'est son premier poisson à la canne. C'est l'euphorie sur le bateau. Maël se lâche. On se met tous à rigoler. La bonne humeur est communicative.

C'est étonnant, le poisson n'a pas combattu un seul instant. Je vérifie le frein du moulinet mais il est bien réglé. C'est la première fois que je vois ça. Toujours est-il que ce lieu jaune est de belle taille avec 72 cm sous la toise. Elle est bizarre ton algue Maël (petit clin d’œil).

La joie est communicative. 

Le  reste de la matinée est vite résumé. Rien de rien sur tous les plateaux que je prospecte. Mais ou sont-ils?

La mer est lisse comme un lac, le soleil nous chauffe bien. C'est Jeanne qui sonne l'heure du casse-croûte. On ne risque pas d'en manquer, tout est en double. Une mauvaise communication visiblement. Je souhaite aller tout de même voir un autre point. Après une dizaine de minutes de route nous voila sur le spot. La dérive ne donne rien. Du coup on sort les victuailles. Il est 13h30 et tout le monde a faim finalement. Pendant qu'on mange, je laisse le bateau dériver tranquillement. J'ai toujours un œil sur le sondeur, on ne sait jamais. Le courant est en train de tourner tout doucement.  Au moment de sortir le café, j'aperçois une belle détection derrière un petit caillou. J'ai l'impression qu'ils sont calés. Je marque le point.

On se dépêche de finir de manger. J'ai l'impression que je les ai trouvés un peu par hasard. Il ne reste plus qu'à confirmer. Je place le bateau un peu en amont de la détection. Il s'agit d'un fond de sable pour l'instant. J'ai les yeux rivés au sondeur. J'attends avec impatience le caillou. Ils sont normalement juste derrière. Ça y est le caillou est là.

Je demande à tout le monde de relever les lignes de 4 ou 5 tours de manivelles pour ne pas se prendre le caillou. Je leur demande de se tenir prêt à ouvrir le pick-up pour envoyer le leurre au fond. On a passé le caillou et on redescend tous nos leurres. C'est Jeanne qui prend le premier poisson. Gros cintrage de canne et gros départ, typique du lieu jaune. Elle a ses bras qui commencent à chauffer. Il n'est pas décidé à se laisser faire sans combattre. Elle reprend de la tresse mais il continue à faire des départs. Pendant ce temps, Maël et moi avons une tape sur nos leurres. Mais rien n'y fait. ils ne mordent pas. Jeanne continue tranquillement à mouliner. J'aperçois le beau lingot sous le bateau. Je prends l'épuisette. Jeanne le dirige directement dans celle-ci. C'est un superbe lieu jaune. Il mesure 74 cm. C'est un beau steak.

Lieu jaune pour Jeanne
Maël croche dans le fond et casse le bas de ligne. Je n'ai pas surveillé le sondeur et au premier caillou ça croche.

Je replace la dérive. Je refais le bas de ligne de Maël. Je lui laisse ma canne en attendant. Ce coup-ci j'ai retenu la leçon, tout en faisant mon nœud je regarde le sondeur. Je donne le tempo pour savoir précisément quand il faut ouvrir le pick-up et descendre son leurre. Je constate qu'ils gobent les leurres à la descendante. C'est Éva qui fait son tout premier poisson. Le poisson est lourd et il faut le remonter. Ça chauffe bien les bras, n'est ce pas Éva !!

C'est un beau lieu jaune de 58 cm.

Tenir le poisson dans ses mains, ça c'est fait  !!!!

On  y retourne. Il faut profiter quand les poissons sont présents. je replace la dérive correctement. J'ai la double vue sur le combiné. D'un côté la carte et de l'autre le sondeur. Etant donné qu'ils sont localisés à un endroit bien précis, je peux guider mes apprentis pécheurs. On est tous concentrés. Ils attendent les instructions. Attention caillou, on remonte de quatre ou cinq tours de manivelle. On arrive sur le point ouvrer le pick-up du moulinet pour aller au fond. A ce petit jeu, c'est Éva qui est attelée. Il lui met un cartouche sur le premier départ. Celui-ci, il est joli. D’ailleurs la canne est complètement cintrée. Il lui prend pas mal de tresse sur ce premier départ. Je remonte ma ligne pour la guider. Le ferrage a été timide, je lui demande de garder sa ligne bien tendue. Petit à petit elle arrive à le remonter. Il doit être joli. Il lui fait quelques rushs dont elle se souviendra. 

Je commence à voir un beau lingot doré une dizaine de mètres sous le bateau. Il fera un beau baroude d'honneur en voyant le bateau. Finalement, il arrive en surface. Je le mets dans l'épuisette. Je le mesure. Verdict 69 cm.

Toujours la banane

Je me replace. Maël veut essayer un jig. Il est intrigué par ce morceau de métal. Je lui laisse ma canne. Je lui explique un peu l'animation de ce leurre. Un véritable aimant à poisson.

Je n'ai pas bien positionné le bateau. Le courant commence à pousser comme on dit par chez nous. On va passer à une cinquantaine de mètres du point. Je laisse tout de même le bateau dériver. On s'approche. Je demande à Maël de faire l'ascenseur. Peut-être que les lieus jaunes verront le leurre de loin. Il remonte d'une dizaine de tour de manivelle. Un stop de trois à quatre secondes. Il ouvre le pick-up pour faire retomber le leurre au fond. Une animation ou deux sur le fond puis il remonte tranquillement d'une dizaine de tour. Il a une attaque. Je lui demande de ne surtout pas s'arrêter. Il continue encore quelques tours. Tout à coup la ligne se stoppe net. C'est parti pour un beau combat. Sur une canne légère comme la dragonbait de chez Smith, c'est du pur bonheur.

Il gère parfaitement la situation. Après quelques minutes, le poisson perce la surface de l'eau. C'est un beau lieu jaune de 68 cm.

Beau poisson Maël

C'est le cinquième poisson. J'annonce donc dernière dérive. Il faut savoir être raisonnable. Je m'applique pour replacer le bateau.

Je laisse ma canne à Maël et je prends la sienne (Celle de mon père). J'ai le Fire Eel aux couleurs du stade toulousain (Rouge et noir). C'est un clin d’œil à Alexis.

Je laisse le leurre descendre sur le fond de sable. Ensuite je regarde le sondeur pour voir le caillou et ne pas laisser les leurres s'accrocher au fond. Je commence à voir le caillou. Je remonte ma ligne de quelques tours de manivelle. Ils sont toujours là. J'ouvre le pick-up. Je contrôle la descente avec mon pouce gauche. La tresse se stoppe. je ferme le pick-up. Je fais une animation. je sens un toc. je commence à mouliner lentement. Je fais une pause en m'arrêtant de mouliner. j'attends deux à trois secondes sans bouger. Je redémarre l'ascenseur. et là ma ligne s'arrête net. Je ferre fermement. C'est pendu.

Le poisson fait un très gros départ. Là, ça envoie du bois. J'ai affaire à un beau poisson. J'ai une tresse plutôt fine. Je n'ai pas trop de frein sur le moulinet. Je le laisse donc se fatiguer. Petit à petit, je commence à lui reprendre de la tresse. Auprès de longues minutes, je parviens à remonter à la surface. Maël le met au sec avec l'épuisette. Celui-là il est joli. C'est le nouveau record du bateau avec 84 cm. Et dire qu'il aura fallu attendre la dernière dérive pour que je fasse un poisson. 

Nouveau record lieu jaune avec 84 cm

C'est une belle dernière dérive. On rentre tranquillement à la maison.

Conclusion :

Une bien belle journée ensoleillée. Je n'ai pas vu la mer aussi plate depuis un moment. Maël et Éva ont pris leur premier lieu jaune à la canne. Jeanne a également pris son lieu jaune mais elle est habituée maintenant. 

Une matinée compliquée qui se termine en apothéose. J'ai marqué un nouveau spot sur mon GPS. 

Les lieus jaunes se rapprochent tout doucement de la côte. C'est bon signe, cela veut  dire que la ponte se termine.

Les leurres du jour :

Le Magic Eel 22 cm avec des couleurs naturelles, tête plombée 80 gr.
Le Fire Eel  22 cm tête plombée 80 gr.
Les Jigs de 80 gr.

Matériel Utilisé :

Canne :
      - Smith Dragonbait 72H 2,18 m puissance 7-40 g
      - Grauvel Tecklon  Royal 702 2,10 m puissance 8-30 g
      - Rod House 706 IM Blank North Fork 2,20 10-40 g
Moulinet ;
      - Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
      - Shimano Exage 4000
Tresse : Power Pro 9 kg rouge
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Electronique : Lowrance Elite 9 TI Totalscan


jeudi 4 janvier 2018

Courte sortie lieus jaunes

Le plus gros poisson de la journée

Je surveille la météo depuis quelques temps. Je vois une fenêtre météo pour le dimanche. Entre deux perturbations, un petit moment d'accalmie.

Christophe et Dimitri sont disponibles. Je décide d'aller faire un tour aux seiches et calamars. Je n'y suis pas allé souvent cette année. Le choix est souvent cornélien bar ou seiches. J'ai très souvent choisi bar plus pour le plaisir que pour la table d'ailleurs. Je voulais absolument perfectionner ma technique light dans peu d'eau.

Cela fait maintenant un an que je n'ai pas pêcher avec Dimitri. Voici le compte rendu de notre précédente sortie vous trouverez le compte rendu en cliquant sur le lien.

Le bateau est vite mis à l'eau et je ne peux m'empêcher de prendre une photo de la baie de Paimpol.

Le plan d'eau est plutôt plat

L'équipage est  prêt

Il ne faut pas plus de 10 minutes pour être sur le spot sur une mer complètement plate. Les turlutes sont en place. Elles sont rapidement mises à l'eau. les dérives s’enchaînent sans la moindre activité. Après une petite heure et différents spots, je sens une certaine lassitude du capitaine et de l'équipage. Le vent souffle un peu plus que prévu mais le plan d'eau reste très praticable. Christophe nous propose un café bien chaud et un croissant. Durant la pose, je pense aller faire un tour sur les plateaux du semi-large.

Je soumets l'idée à mes coéquipiers qui sont enthousiastes à l'idée d'aller taquiner les lieus jaunes. J'ai quelques points non loin de là.

On range le café et les cannes et s'est parti.

Je vais sur un point que j'ai marqué voila bien deux ans. Encore une belle sortie avec le fiston et son pote d'Arcachon.

Plus on s’éloigne de la côte et plus la mer est hachée et plus le vent souffle. Je place le bateau de manière à passer sur le point GPS. C'est bien accidenté à fond mais j'ai des pêcheurs d'expérience à mes côtés. Le bateau dérive lentement. On arrive sur le point mais pas d'activité sur le sondeur. Après avoir passé quelques cathédrales (Têtes de roches qui montent de 10 à 15 mètres). Mon leurre se fait stopper net. Le frein chante et ça fait du bien. Je resserre un peu le frein. Il arrive assez rapidement au bateau. Je me suis emmêlé avec la ligne de Christophe. Les lieus jaunes sont présents.

Lieu jaune de 64 cm
Je replace le bateau mais le courant commence à faiblir. J'insiste un peu sur le point mais plus rien ne mord. Du coup je me déplace sur le plateau juste à côté. Pas beaucoup d'activités sur ce plateau.

Je fais un troisième plateau et sur une dérive c'est Christophe qui est attelé. Il est visiblement content. Encore un beau poisson de 62 cm.

Lieu jaune de 62 cm

Quelques dérives sur le spot ne donnent rien. Ce n'est pas faute de m'appliquer pour placer la dérive. Le courant est en train de tourner. Je sens parfaitement le fond. Je laisse mon leurre au ras du fond. Je sens une petite attaque. Je ferre mais rien. j'accompagne mon leurre au fond tresse tendue. Je ressens encore une petite attaque. Je commence à remonter tout doucement. Le leurre se fait stopper net. Je comprends tout de suite que j'ai affaire à une vieille commune. Un gros départ puis elle se calme assez rapidement. Je parviens à la mettre au sec. Je la décroche rapidement et j'oublie de faire la photo.  

Puis Christophe est de nouveau attelé par un poisson un peu plus modeste. Il a le mérite de nous motiver à bloc.

Lieu jaune de 55 cm


La fin de la journée est difficile pour ne pas dire autre chose. Le froid a eu finalement triomphé.

Conclusion :

Une journée mi-figue mi-raisin. Un temps de saison, fatalement un peu frais. Une bonne ambiance sur le bateau et c'est bien ce qui compte le plus pour moi. Je suis désolé pour Dimitri qui n'a pas fait de poisson. J'ai prévu d'aller taquiner les calamars et les seiches et j'ai fini par aller aux lieus jaunes. Du coup Dimitri n'a pas pris sa canne jaune.

Les lieus jaunes commencent à venir timidement près de la côte. Il va falloir attendre un peu pour les voir arriver en masse sur les plateaux du semi-large.

Les leurres du jour :

Egalité parfaite entre le Fire Eel 220 de chez Delalande et Majic Eel 220 de chez Sakura.

Matériel Utilisé :

Canne : Smith Dragonbait 72H 2,18 m puissance 7-40 g
Moulinet ; Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
Tresse : Power Pro 9 kg rouge
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Electronique : Lowrance Elite 9 TI Totalscan

mercredi 25 octobre 2017

Concours annuel de Surf Casting organisé par le magasin Ac'Scion pêche


Le deuxième plus gros poisson fait par Jérôme, le vainqueur de l'année passée


Valentin organise, comme tous les ans, un concours de surf casting. La date est posée, il s'agit du dimanche 22 octobre 2017. Les précédents concours s'étaient soldés par un manque de poissons, mais avec une ambiance des plus sympathiques.
De concours il n'a que le nom. Je pencherai plutôt pour une rencontre entre pêcheurs passionnés. C'est l'occasion de faire des rencontres entre pêcheurs.
  
Pour pratiquer le surf casting, il faut dans un premier temps faire les appâts. J'appelle Ben, un passionné de surf casting, qui habite à deux pas de chez moi. On se donne rendez-vous samedi à la maison pour aller chercher des vers. C'est l'occasion pour moi d'apprendre énormément de choses. Comment et où trouver des vers, quels sont les meilleurs appâts, ... ?
Ben n'hésite pas à m'emmener sur ses spots de ramassage. Il faut dire que ces spots sont tenus aussi secret qu'un ramasseur de champignons ou un pêcheur en bateau. Je te promets, même sous la torture, je ne dirai rien. :)
C'est donc muni de nos fourches-bèches et de nos seaux que nous sommes aller chercher les vers. On dénombre plusieurs espèces de vers marins. La néréide blanche, la néréide de roche, le pistiche, l'arénicole, ... On les ramasse en général sur l'estran plus particulièrement sur les vasières. Il ne faut pas hésiter à mettre des fringues qui ne craignent rien. Après une petite marche dans la vase, on arrive sur un lieu favorable pour débusquer les pistiches. C'est un ver de taille imposante jusqu'à 20 cm de long. C'est l'appât idéal pour les gros bars et les grosses dorades. Ben connaît bien l'estran, il le pratique depuis son plus jeune âge. Il sait ou il faut passer pour ne pas rester planté dans la vase.
Il me montre comment et où creuser. Ben me dit de laisser les petites, rien de moins de 10 cm. Je ne tarde pas à faire mes premières pistiches. . Le guide est visiblement très bon. Bêcher l'estran, c'est dur, mais ça fait faire un peu de sport. Il faut faire au moins dix trous avant de trouver le précieux sésame. Ben a une cadence infernale. Il creuse 3 fois plus vite que moi. Après trois quarts d'heure à faire des trous, on s'arrête. J'ai une petite vingtaine de pistiches alors que Ben en a bien une cinquantaine. L'eau commence déjà à remonter. On sait que la mer remonte quand on commence à voir un peu d'écume se former au bord de l'eau.

Il faut maintenant laver les vers pour qu'ils se conservent parfaitement. 


Photo prise à l'insu de mon plein gré !!

Ben me ramène à la maison. On boit une boisson chaude tout en discutant, je vous le donne en mille, de pêche. Je passe le reste de l'après-midi à préparer mon matériel. Je ressorts la canne que j'utilisais quand j'étais gamin. Une canne en fibres de verre de 3,90 mètres. Une vraie nouille !!

Ramasser les vers à la fourche et marcher dans la vase, c'est physique. Il ne m'a pas fallu me bercer longtemps pour m'endormir.

Dimanche matin, je suis réveillé de bonne heure. J'envoie un SMS à Valentin pour lui proposer mon aide. On se rejoint sur le spot pour voir les conditions, le parking disponible et la hauteur d'eau. C'est parfait, la mer est haute et complètement lisse. Nous sommes à l'abri du vent et les températures ne sont pas trop fraîches. Je sens qu'on va être bien.

On retourne au magasin Ac'scion pêche pour accueillir les participants autour d'un café. Valentin nous explique comment va se passer la journée. Ce débriefing fut rapide en gros, chacun fait ce qu'il veut, se place ou il veut dans un esprit convivial. Valentin nous indique qu'a chaque fois qu'il a préparé dans les règles de l'art, il n'y a pas eu de poisson ou très peu alors ce coup-ci pour conjurer le sort, il n'a rien préparé. Il s'est occupé de l'intendance. On part en convoi rejoindre le spot. Cet endroit est juste magnifique. On a l'impression que la forêt tombe dans l'eau.

On doit pouvoir trouver pire !!
Chacun élabore sa stratégie. Les équipes s'éparpillent. Certains partent sur la gauche, d'autres sur la droite, pour ma part je vais rester au milieu. Mon partenaire de pêche, plus connu sous le nom de El Professor, n'a pas réussi à se lever ce matin. Je vais faire équipe avec Manu qui est venu seul. Nous sommes tous les deux novices, juste pour passer un bon moment au bord de l'eau en bonne compagnie. C'est tout de même mieux que d'être devant la télé !!!

Manu a fait ses montages d'avance en parcourant internet. Pour ma part, j'ai demandé à Valentin. J'ai opté pour un montage surf casting coulissant  pour cibler le bar et les dorades. Manu a opté pour un montage surf casting à deux empiles. Je mets un pistiches sur mon hameçon et Manu une lamelle de calamar.
C'est parti, il ne reste plus qu'a attendre. Manu et moi fixons une clochette au bout de la canne. Toutes les cannes sont à l'eau. C'est Medy qui fait le premier poisson, une dorade grise de 25 cm. Et dire qu'il est juste à côté de nous. Pas de doute, le surf casting est une véritable technique de pêche. Il ne suffit pas de mettre un appât au bout d'une ligne pour que ça morde.

Valentin à la table de marque, Jean-Louis et Dimitri commissaires
 C'est Ben et Bastien qui font leur premier bar.

Premier bar de 30 cm

Les prises s'enchainent. Gaëtan et Jérôme ouvrent leur compteur avec un bar de 57 cm.
Gaëtan avec un joli Labrax

57 cm
Ben, Bastien, Jérôme et Gaëtan on prit la même option en se plaçant sur la gauche. L'expérience à parler et la stratégie est la bonne. A eux quatre ils ont des années d'expérience. Des vrais mordus de surf casting. Pour l'anecdote, Jérôme n'a pas eu le temps de faire ces appâts hier, il s'est levé à 2 heures du matin pour aller chercher ses vers à la frontale. Ensuite, il a sorti sa canne pour essayer de faire des calamars frais.


Jérôme est son bar de 60 cm





Une belle dorade pour Jérôme

Manu et moi, en attendant les poissons suicidaires, on parle bien évidemment de pêche.  Il a un bateau également. On pêche sur les mêmes plateaux du semi-large. D'anecdote en récit de pêche, je ne vois pas le temps passer. Manu est un vrai passionné de pêche en mer. On a la même philosophie, être sur l'eau,  passer du bon temps et partager notre passion.

Tout à coup, la clochette se met à s'affoler. Je cours vers ma canne, je la prends et je ferre. Le trépied se casse la figure. La clochette au bout de la canne s'éjecte. Je ramène ma canne ma j'ai l'impression qu'il n'y a rien. Je comprends tout à coup que c'est la ligne de mon voisin que je ramène. Valentin et Jean-Louis sont mort de rire. J'ai pris cher. J'éclate de rire. Je n'ai pas fait mon premier poisson.

Philippe passe nous faire un petit coucou. Il est passé maître de la traque du homard à pied. Il connait tous les coins et recoins de ce qu'il appelle amicalement son jardin. Il a pour simple instrument une baguette en bois, longue et souple. Il est une référence incontesté du homard, le bleu comme il l'appelle. Il ne tarde pas à nous quitter pour aller pêcher à pied. La marée n'attend pas.

Bon notre stratégie ne fonctionne pas du tout. On va aller se restaurer à la sainte table. Jean-Louis nous taquine un peu. Il a raison presque toutes les équipes ont fait du poisson sauf nous. On est dans les Loosers du jour. Pour ne rien arranger Manu souffre d'une rage de dents carabinée.
Notre voisin faire un crabe vert, puis peu de temps après une coquille Saint-Jacques. On prend de tout en surf casting !!
Valentin commence à installer le casse-croûte.
Valentin en plein effort. Toujours le sourrire.

Après le repas, on quitte notre poste pour ne pas mettre les pieds dans la vase. On file a droite ou le sol est plus stable. En arrivant sur la zone, il se forme une petite veine de courant qui va peut-être abriter des poissons. On étudie bien la zone et on lance nos lignes à l'eau. La petite clochette sur le scion, il ne reste plus qu'à attendre. Medy n'est pas très loin de notre position. Il attrape des dorades grises en plein milieu du chenal. Pourtant il avait tout misé sur le congre. Il en profite pour faire une petite sieste après le repas. C'est son beau-frère qui s'occupe des cannes. Je vois bien quelques mouvements du scion mais la clochette ne sonne pas. Je propose à Manu de nous déplacer pour aller plus près de Medhi et tenter notre chance aux dorades.

Je commence à remonter ma ligne et chose étrange on dirait qu'il y a un poisson. Je sens que ça frétille au bout. C'est un bar. Cette année, je ne serai pas bredouille. Finalement on va rester là. Il doit y en avoir d'autre. Manu a de nombreuses touches, mais impossible de ferrer le poisson. C'est là qu'on voit qu'on n'a pas assez d'expérience.
Bar de 38 cm
Il est bien nerveux celui-là
Après avoir remis un pistiche sur l'hameçon, je relance au même endroit. Au bout de quelques minutes, j'ai une tape. Je prends la canne en main pour avoir un meilleur ressenti. J'attends patiemment prêt à ferrer. Il revient et je ferre. C'est attelé. Je le sens bien au bout de la ligne. L'option veine d'eau a finalement été payante. Je le mets au sec et c'est la copie conforme du premier. Ce n'est pas un bar maillé, il fait 38 cm. Je suis très content de ma prise.
Manu à toujours des touches mais il ne parvient pas à ferrer le poisson. Il est pourtant bien concentré. Finalement, une tape un peu plus grosse et il ferre. Super, c'est son premier poisson en surf casting. Malgré un poids de 80 grammes, il ressent les coups de tête. Ca frétille au bout de la ligne.
Manu en plein combat
C'est une vieille commune avec de magnifiques couleurs.
Vieille commune de 34 cm
Plus rien ensuite, les poissons se sont décalés sans doute. La rage de dents de Manu continue de le faire souffrir. Je lui propose d'arrêter la partie de pêche. On plie le matériel et on se rapproche des commissaires pour voir les résultats des autres participants.
Valentin annonce que des équipes ont fait beaucoup de poissons, une trentaine.
Je plie le matériel et je le range dans la voiture. Avec cette vase il va falloir faire un grand nettoyage à la maison. Les équipes arrivent petit à petit à la table de marque, fatiguées mais visiblement contentes.
C'est fini et les équipes rentrent les unes après les autres
C'est Ben et Bastien qui sont en tête avec 11 bars (65,45, 45,44, 44, 39, 37, 35, 35, 28, 2) et une dorade grise de 28 cm puis vient l'équipe à Jérôme et Gaëtan avec deux jolis bars (60 et 57) et 5 dorades grises (37, 31, 30, 29, 25) puis Medy avec 5 dorades grises (27, 25, 24,24, 23) et une vieille de 29 cm. Nous sommes en quatrième position avec 2 bars (38, 38) et une vieille de 34 cm. On est au pied du podium (c'est mon côté positif) mais aussi avant dernier :) en cinquième place on trouve Alexis avec une dorade grise de 23 cm et une mention particulière pour Quentin qui a fait un crabe vert. C'est la première dois qu'il fait du surf casting et en plus il est tout seul. 
Au final 7,87 mètres de bar et 3,26 mètres de dorade grise. Inutile de préciser que tous les poissons ont été remis à l'eau sauf quelques dorades grises pour Mehdi (il a une grande famille). plus de 10 mètres de poisson.
C'est la remise des prix. Valentin a remis les prix aux vainqueurs. Un superbe trépied pour Ben et Bastien, Une canne engging pour Jérôme et Gaëtan, Une veste Illex pour Medy.
La remise des prix

Après les vainqueurs, les loosers !!

On a perdu le sourrire !!

Ben me raconte la prise de son bar de 65 cm dans quelques mètres d'eau au ras des parcs.  Je n'ai pas de photo mais la relâche avec les commentaires de Ben en prime.


En conclusion :

J'ai passé un agréable moment au bord de l'eau. Je ne me suis pas ennuyé un seul moment. Manu et moi sommes des passionnés de pêche. On a sympathisé et on va surement se faire une partie de pêche en bateau prochainement. De toute manière, on s'est donné rendez -vous l'année prochaine. Entre-temps, on va peaufiner notre technique. On a du chemin à parcourir pour rattraper les spécialistes que sont Ben, Bastien, Gaëtan, Jérôme et Medy.
Un grand merci à Valentin pour nous avoir réuni autour de ce concours à l'arrache comme il aime à le dire. Tout était parfait. Je t'observais par moment tu aurais bien pris ta canne pour nous rejoindre. 

Cette partie de pêche m'aura appris plusieurs choses :
  • Tout d'abord, il faut bouger en même temps que les poissons. Donc ne pas hésiter à se déplacer tout au long de la journée.
  • Ensuite, il faut bien observer le plan d'eau et repérer les veines de courants, les oiseaux, le vent, ...
  • Puis il faut bien savoir escher les appâts sur l'hameçon.
  • Savoir ferrer au bon moment, ni trop tôt ni trop tard. Je pense que ça vient avec l'expérience.
  • Et pour finir avoir du matériel adapté canne et moulinet. Ce n'est pas la peine de se  ruiner ou d'hypothéquer la maison mais au moins une canne de dernière génération en carbone, adaptée à la pratique du surf casting. Un moulinet en taille 6000 ou plus. Du nylon plutôt que de la tresse.

lundi 23 octobre 2017

Gros lieus jaunes et requin taupe



Le plus gros de la journée



Au vu de la météo, j'appelle Christophe pour lui proposer une sortie en mer. Tout est calé et une demi-heure plus tard on est parti. Grand soleil et surtout pas de vent.

Les coefficients sont très bas. Je ne sais pas quelle stratégie adopter. Chercher les bars à la côte ou bien aller faire un tour sur les plateaux du semi-large traquer les lieus jaunes. La mer est exceptionnellement plate. Du coup on va faire un tour aux lieus jaunes.

Après avoir regardé mon carnet de pêche, je décide d'aller sur un spot que je n'ai pas encore pêché cette année, ni même l'année passée. J'y avais fait de beaux poissons.

Après une petite demi-heure de route tranquillement, j'approche du point marqué sur mon combiné. Je place le bateau. La première passe sert surtout à caler la dérive.

Je mets un Jig et Christophe un Fire Eel 22 cm, le fameux Fire Tiger (dos vert, corps jaune et ventre orange). Les leurres descendent bien. La première dérive ne donne rien mais c'est normal, je suis passé à 100 mètres du point.

Je corrige le placement. Le bateau arrive sur le point marqué. Je commence l'ascenseur sur une dizaine de tours. J'ouvre le pick-up. Deux ou trois animations au ras du fond et c'est reparti pour l'ascenseur. Je sens une première tape. Je continue comme si de rien était à mouliner. Deuxième attaque, je ralentis sans m'arrêter. Un ou deux tours de plus,.jJe n'arrive plus à mouliner. Je ferre et c'est pendu. Je préviens Christophe qui commence également l'ascenseur. Il s'écrit pendu aussi. Je remonte le mien assez rapidement, il n'est pas très gros. Pendant ce temps, je vois Christophe qui bataille dur. Il lui met des gros rushs. Sa nouvelle canne Daiwa 10-60 a une belle courbure. Elle encaisse bien les coups de tête du poisson. Je scrute l'eau pour essayer de voir le poisson. Je distingue une drôle de forme foncé quelques mètres sous le bateau. Je réalise tout à coup que c'est un requin. Je dis alors à Christophe de tout donner pour remonter le plus rapidement possible le poisson. Il fait son possible mais le poisson combat toujours. C'est l'avantage de prendre du poisson dans peu d'eau. L'épuisette est prête et Christophe parvient dans un dernier effort à le remonter. Je le mets au sec immédiatement. Le leurre est coupé net au ras de l'hameçon, sectionné par le requin.
 
Le requin cherche sa proie autour du bateau. il passe et repasse en surface. Il s'agit d'un requin-taupe de 2 mètres environ. Christophe ne l'a pas encore aperçu, trop concentré à remonter son lieu jaune. Il penche la tête et aperçoit rapidement sa silhouette. Quel bonheur de voir évoluer ce prédateur en haut de la chaine alimentaire dans son élément naturel. Il finit par nous apercevoir et s'enfonce rapidement dans le bleu à toute vitesse. Je suis étonné de le trouver sur ce spot. C'est une première sur ce spot dans aussi peu d'eau (entre 25 et 30 mètres d'eau).
 
On mesure le poisson, il s'agit d'un lieu jaune de 72 cm, pris par la joue. Je comprends mieux maintenant le difficulté qu' a eue Christophe à le remonter.

Lunker de 72 cm

Je replace la dérive tout de même. Christophe remet un fire eel blanc avec un dos noir. J'espère que les lieus jaunes n'auront pas déserté la zone. le bateau file tranquillement vers le point. Le jig est bien au fond. Je règle le sondeur pour jouer avec la sensibilité. Au même moment alors que je ne faisais aucune animation je suis attelé. La sensation est bizarre. Je ne saurai pas dire de quel type de poisson il s'agit. Je regarde sous le bateau. Je vois deux poissons de pris sur le jig. Il s'agit de gros tacauds.
 
Je peste. Je vois le  banc de lieus jaunes sur le sondeur. pas le temps de redescendre mon leurre. C'est Christophe qui fait encore chanter le moulinet et cintrer la canne. C'est parti pour sa séance de musculation. Il ne faut pas trainer avec le squale dans le quartier. Le moulinet est serré. Christophe fait comme les Shadoks, il pompe. Rapidement le poisson arrive à la surface. Je le mets dans l'épuisette rapidement. Je le mesure 74 cm, encore un Lunker.


Lunker de 74 cm
 
Christophe me fait remarquer que le temps est en train de se dégrader au loin. Une épaisse couche de brune se dirige vers nous. Je replace la dérive. Pas de lieus jaune sur cette dérive juste un beau tacaud au Jig pour ma part. Le vent se met à souffler de plus en plus fort. La brune avance elle aussi très rapidement. Je décide dans ces conditions un retour à la côte prématurée.
 
La brune nous a rattrapés. C'est dans cette purée de pois qu'on rejoint le rivage en faisant bien attention à ne pas percuter un autre bateau. Toute la navigation est faite grâce aux instruments électroniques.
 
Après une brève concertation avec Christophe, on décide de rentrer.
 
Conclusion
 
J'ai bien analysé mon carnet de pêche, pour finir par retourner sur un ancien point GPS. Une option payante au vu des beaux poissons que Christophe à fait. Je vous recommande de bien noter vos points sur votre GPS mais également de tenir un carnet de pêche de retour à la maison. Je prends des photos qui me donne la date et l'heure mais également la luminosité, les nuages, l'état de la mer. Je peux aussi  récupérer la date et l'heure de mes points GPS.    
 
Je note sur mon carnet : 
  • Date,
  • Heure,
  • Type de prise,
  • Technique,
  • Leurre (taille, poids, couleur), 
  • Heure marée,
  • Coefficient de marée,
  • Profondeur,
  • Spot ou N° point GPS,
  • Force et direction du vent,
  • Luminosité,
  • Nuage,
  • Température de l'air et de l'eau.
J'avoue que c'est un peu astreignant mais c'est à ce prix que l'on peut progresser et s'améliorer. On peut s'en passer dès lors que l'on a une excellente mémoire. C'est une approche un peu cartésienne mais ça donne de bons résultats. Cela dit ce n'est pas une science exacte.
 
Une session bien écourtée par la brume mais que du bonheur.
 
Les leurres du jour
 
Aucune contestation possible, le Fire Eel 60 gr de chez Delalande est une valeur sûre pour les lieus jaunes. Christophe et moi avons une préférence pour le colorie Fire-Tiger (99).
 
Le Jig prend vraiment toutes les espèces de poissons parfois même sans l'animer. En revanche, il ne les sélectionne pas. Ce sera la leçon du jour ;)

Matériel Utilisé
 
Canne : Smith Dragonbait 72H  2,18 m 7-40
Moulinet : Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
Tresse : Power Pro 9kg rouge
Bateau : 3D tender 550 Patrol
Combiné GPS-Sondeur : Lowrance ELITE 9TI Totalscan 

mardi 17 octobre 2017

Pêche du bar en finess dans l'archipel de Bréhat

Le plus gros de la journée pour Valentin
 
 

Fabien notre copain Normand et Pro staff Delalnde vient d'annuler notre sortie en mer sur les terres normandes pour cause de météo défavorable. On a bien pensé à toi tout au long de cette journée.

 Il n'en fallait pas plus pour organiser une partie de pêche avec Alexis et Valentin. Après avoir mis au point la stratégie le samedi après-midi, on se donne rendez-vous à la cale. J'arrive à la cale et je vois Alexis en train de s'échauffer sur la cale en faisant quelques lancés. Valentin vient tout juste d'arriver également. On décharge le matériel des voitures et en un temps trois mouvements le bateau est mis à l'eau. Les conditions météos sont pas terribles mais la passion l'emporte.
 
Valentin a décidé de ne pêcher qu'aux leurres durs et Alexis qu'aux leurres souples et pouvoir ainsi tester le matériel qu'ils proposent aux clients dans le magasin Ac'scion pêche. Quant à moi, je ne m'interdis rien.

On a mis au point une stratégie le samedi et le dimanche on a fait tout le contraire. Je commence par les emmener dans l'estuaire. Nous sommes en début de descendante et le courant est presque nul. Difficile dans ces conditions de faire du poisson. Pour autant le poisson est bien présent, Alexis va nous le prouver très rapidement.
 
Modeste mais c'est le premier
Après quelques lancés sur cette zone, on ne s'éternise pas. Je vais placer le bateau pour faire les bordures. Sachant que Valentin est aux leurres durs, il ne faut pas trop de fond.  Je tâtonne un peu. Les mouettes, qui sont fidèles alliées, plongent de-ci de-là. Je fais quelques sauts de puces pour tenter de débusquer les poissons. Valentin voit un poisson qui saute hors de l'eau. Du coup on s'arrête pour tenter notre chance.
 
Alexis en grande forme ce matin, il va de nouveau piquer un petit bar. El là, on prend cher. On ne fait pas beaucoup de poisson mais en tout cas on n'arrête pas de rigoler.
 
Alexis en action de pêche
Après avoir peigné toute la zone, je les emmène dans l'archipel de Bréhat. Après une quinzaine de minutes de route, je me place sur les tables à huitres. On pêche dans moins de 3 mètres d'eau.
 
J'ouvre enfin mon compteur. Je viens de faire un nouveau record. Le plus petit bar, il fait 15 cm sur un one up 5 pouces (10,5 cm + 1 cm de tête plombée). Je ne l'ai même pas pris en photo.
 
Valentin ouvre également son compteur. Il l'a pris au Jig en ramenant à pleine balle. Un Jig est-il considéré comme un leurre dur, ça chambre.
 
A peine maillé mais bien combatif
Au vu des photos on voit bien qu'il fait toujours beau en Bretonnie :) On a essuyé un crachin toute la matinée avec des températures sommes toutes agréables. Il en fallait plus pour nous décourager.
 
Alexis s'échappe définitivement au score en faisant 2 autres bars sur cette zone.
 
Petit Labrax
 
 C'est à mon tour de faire un bar tout juste  maillé.


Bar de 45 cm
J'ai un spot non loin ou j'ai fait de nombreux bars l'année dernière. Malheureusement, un bateau est sur ce spot. J'attends qu'il parte pour aller le prospecter. Au premier lancé de Valentin, il a un suivi sur son leurre de surface. Il a vu très nettement le remous suivre son leurre. Il relance. Après quelques animations, c'est pendu. Il a pris ce bar dans mois d'un mètres d'eau. Il a ramené canne haute pour ne pas laisser le poisson sonder et se mettre sous les tables à huitres.  Le leurre est bien engamé mais le poisson ne saigne pas . Il faut dire que Valentin a mis des hameçons simples à la place des triples.

Il l'a bien gobé

Je replace le bateau. C'est Alexis qui est attelé. Au même moment, on entend un splach derrière le bateau. C'est un poisson qui vient de sauter. Valentin voit le rond sur l'eau et jette son leurre dur. Une animation Walking the dog, courte et rapide. Le poisson suit le leurre et l'attrape. Valentin ferre et c'est encore poisson. Il commence à le brider puis plus rien. Il maudit ses hameçons simples sur le coup.

Petit labrax deviendra grand

En ce jour de marée, l'eau descend très vite et pour ne pas être pris au piège, je décide de quitter ce spot.

Je cherche avec mes camarades les petites veines de courant susceptible d'abriter les bars. Le courant faibli de plus en plus. Du coup je me rapproche des cailloux. Je recherche un peu de courant.  Je me laisse guider pas mes compères qui ont une bonne expérience dans ce domaine.

Je stoppe le bateau. On commence à faire quelques lancés. Valentin nous fait une démonstration de précision. Il annonce ou il va lancer et le leurre tombe parfaitement au bon endroit. Il me reste du chemin à parcourir :)

Je vois une belle détection sur le sondeur. Des bars actifs juste devant un caillou. Je replace la dérive à décaler la déive de 20 mètres. Il y a environ 14 mètres de profondeur. Il s'agit de faire une traction lente. Le leurre doit  passer le plus naturellement possible devant les poissons. A ce jeu, c'est Alexis qui nous fait une démonstration. Il pousse même le vice à nous commenter en direct sa technique. On est plié de rire. voila ce que ça a donné : "tu lances le leurre à cet endroit, tu le laisses bien descendre sans fermer ton pick-up, bien sur. Puis tu fais une longue tirée en soulevant ta canne. Tu récupères tranquillement la tresse en baissant ta canne et hop c'est pendu. En plus, il ne fait trois fois de suite. La démonstration !!! Pour moi ce sera maintenant non plus Alexis mais "El professor"

Entre-temps un bateau s'approche pour nous dire qu'il y a un phoque en train de se prélasser au soleil sur un caillou. Il passe en plein sur notre dérive avec son moteur 2T en marche. Au moment où il nous demande si ça mord, Alexis ferre un bar. On éclate de rire avec Valentin. El professor a encore frappé.

Du coup, je regarde l'heure et il est grand temps de manger. On sort le casse-croûte. Valentin nous a pris le ravitaillement au "Fumoir de Paimpol" sur les quais. Un vrai régal, du saumon, du haddock et du lieu jaune.

 Je laisse le bateau dériver. Effectivement, le phoque est bien sur le caillou. Il nous observe prêt à bondir dans l'eau pour s'échapper. C'est une chance de le voir dans son habitat naturel.

On fait les comptes, c'est Alexis qui est le champion de la matinée avec ses 7 bars, 5 pour Valentin et 2 pour moi .

Il n'est pas trop farouche celui là

Il retourne à l'eau tranquillement

Nous sommes à l'étale de basse mer. Valentin veut aller faire un tour dans son jardin. Pendant le temps du parcours, Alexis fait une petite sieste après le casse-croûte. Je sais, ce n'est pas beau mais je balance.

Une micro-reposette

On parvient sur le spot. Valentin qui a réussi à prendre des bars aux jigs, aux leurres de surfaces va faire une entorse au règlement (qu'il s'est imposé) et mettre un leurre souple mais attention, pas n'importe lequel. Un corps de black minnows et une tête avec un hameçon de 4.0. Pour tout dire quand il nous a fait voir son leurre, Alexis et moi  avons explosé de rire. Sauf qu'au bout d'une dizaine de lancer il s'écrit poisson. Ce n'est pas possible, il a pris  un bar myope.

C'est le début de la renverse. Je vais aller dans un endroit que j'apprécie beaucoup. D'ailleurs Valentin et Alexis sont conquis. Le lieu est juste magnifique. Une belle dérive, très longue dans un décor idyllique. L'eau est turquoise. Peu de fond mais avec des courants et contre courants partout. On peut pêcher de tous les côtés du bateau. J'y ai fait de très beaux poissons.  compte rendu en cliquant sur le lien

Je vais faire trois bars coup sur coup, puis deux autres pas bien gros mais ils font plaisir. Je remonte rapidement au classement. Valentin veut prendre un poisson aux leurres durs à bavette. Bien lui en pris, il fait trois bars sur deux dérives.


On rigole bien sur le Lodennañ

Une journée marquée par la bonne humeur

Valentin a trouvé le combo sur cette dérive. Un tide Minnow 140 blanc nacré. Alexis met le même et ils font un festival. Je me contente de compter  les point. Les bars ne veulent pas de leurres souples. 

Un bar de 50 cm
 
Il est temps de rentrer à la maison après cette journée bien remplie. C'est Alexis et Valentin les champions du jour avec 10 bars chacun. Valentin décroche un poisson au ras du bateau et lui coute la victoire. Je suis sur la troisième marche du podium loin derrière mes coéquipiers. 


Petit selfie sur le chemin du retour.
 
Conclusion.
Il est temps de rentrer à la maison après cette journée bien remplie. C'est Alexis et Valentin les champions du jour avec 10 bars chacun. Valentin décroche un poisson au ras du bateau et lui coute la victoire. Je suis sur la troisième marche du podium loin derrière mes coéquipiers. 
 
Les leurres du jour.
 
Tous les leurres testés ont pris du poisson. Une mention spéciale pour le Zclaw original et l'Astuerie 90 en surface, le Tide Minnow 140 juste sous la couche d'eau, le Nitro Shad 90, le Black Minnow 90, le One-up 5" pour les leurres souples.
 
 
Matériel Utilisé.
 
Canne Smith Dragonbait 72H  2,18 m 7-40
Moulinet Stradic 4000 Ci4 FBXG
Tresse Power Pro 9kg rouge
Bateau 3D tender 550 Patrol
Combiné GPS-Sondeur ELITE 9TI Totalscan