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mercredi 7 juin 2017

Le coup du soir réserve parfois de bonnes surprises


Christophe m'appelle pour faire le coup du soir. Je me décide en quelques instants et je prépare mon matériel de pêche. Il passe me prendre à la maison et route pêche. L'avantage de cette période de l'année c'est qu'il fait jour assez tard. De plus la météo est géniale, pas un souffle de vent et grand soleil.
 
Le bateau est vte mis à l'eau et on se dirige vers le semi-large. La mer ressemble à un lac. Il ne nous faut pas très longtemps pour arriver sur zone. Malheureusement Christophe n'a pas les mêmes points GPS que les miens. 
 
On se place un peu au hasard et on ne trouve pas les poissons. Après quelques dérives infructueuses, je me rappelle que j'ai les points sur mon téléphone. En quelques instants je retrouve mes points. Je les note dans son combiné.
 
Christophe place le bateau afin que l'on puisse passer sur ce nouveau point. La première dérive ne donne rien. Le bateau n'a pas dérivé correctement. Christophe ajute la dérive.
 
Le bateau se dirige parfaitement. Christophe commence à voir des échos prometteurs sur le sondeur. Après quelques animations minimalistes au fond, je sens un toc sur mon leurre. Je commence l'ascenseur. Après une dizaine de tour , je suis stoppé net. Gros ferrage et penduuuu ! Au même moment Christophe commence à faire l'ascenseur et pendu également. C'est le premier doublé de la soirée. Christophe a pris une grosse cartouche. Le moulinet chante dur. Le rush est impressionnant. Tout à coup j'entends un bruit sourd. Christophe a cassé son moulinet au niveau du pied. Il a le moulinet d'une main et la canne de l'autre. Je tente de lui donner un coup de main en prenant sa canne pendant qu'il mouline. Mon poisson se décroche. Je remonte ma ligne pour l'aider. Bien sûr sa tresse s'est emmêlée. Il décide de remonter le poisson à la main. Il va falloir faire attention de ne pas se couper les mains avec celle ci. Heureusement, le poisson est fatigué. Il est moins combatif. Après de longues minutes à le remonter, il arrive en surface. Je prends l'épuisette. Je le mets au sec. C'est un lieu jaune de 80 cm.
 

On voit bien le moulinet cassé. Heureusement qu'il porte sa casquette magique Ac'scion pêche
On fait un peu de ménage sur le bateau. La tresse est étalée un peu partout sur le pont. On n'arrive pas à la sauver. Christophe prend sa deuxième canne.
 
Il replace la dérive en évitant bien sur de repasser sur le spot. nous allons faire quelques lieus jaunes de belle taille sur ce spot. il n'y a pas un seul bateau à l'horizon. J'avoue que c'est assez agréable de pêcher dans ces conditions. En remontant une dérive, Christophe remarque une chose étrange. Il s'agit d'un poisson-lune (mola mola) qui se trouve en surface. Je le saisis avec l'épuisette délicatement. Christophe prend deux ou trois photos et je le remets à l'eau. D'habitude je ne fais jamais ça, je me contente de l'observer mais je ne sais pas ce qui m'a pris. Un moment d'égarement probablement. D'ailleurs ce sera la seule et unique fois que je le ferai.
 

Poisson lune de rofil


Poisson lune de face
 
Remise à l'eau tout en délicatesse
 
Il est parti en pleine forme. Il n'a pas demandé son reste. C'est une créature qui semble venir d'un autre temps. Il s'agit là d'un petit spécimen. Les plus gros peuvent atteindre une tonne et  3 mètres d'envergure. Ce poisson n'a pas de queue. Il ressemble à une tête sur laquelle on a planté deux nageoires dorsales. Il s'alimente principalement de méduses. C'est un très gros consommateur. En effet les méduses sont pauvres en calories. Ce poisson est un pélagique, il apprécie les eaux tempérées et tropicales. Il nage très mal. Il se laisse porter par les courants.
 
Il est formellement interdit de le pêcher dans toute l'union européenne. C'est la première fois que Christophe en voit un.
 
Le courant est maintenant trop fort pour notre spot de pêche. On se déplace sur une zone qui abrite de beaux spécimens de bars. Ce sont les mortes-eaux et je ne pense pas trouver des bars. ce n'est pas trop loin et cela vaut le coup d'essayer. J'y avais fait un bar record compte rendu sur ce lien. et sur celui-ci également
 
Christophe place le bateau sur la dérive. Il voit une belle détection sur le sondeur. Je regarde, il s'agit d'un banc de bars en chasse bien décollé du fond. J'attends quelques instants avant de faire l'ascenseur. J'ai une première tape. Je continue de remonter. Une deuxième tape puis ma ligne s'arrête net. Je fais un gros ferrage. Là c'est du lourd. la canne est complètement cintrée. Le moulinet s'emballe. Je suis même obligé de mettre le talon de la canne dans le creux de ma hanche tant le poisson tire. Il m'a pris au moins 30 mètres de tresse sur le premier rush. Il reste tanker sur le fond. Je commence à pomper tout doucement sans le brusquer. C'est un bar. Il met de gros coups de tête. Je suis monté en 30 centièmes alors je fais bien attention de ne pas casser. La canne est fabuleuse, elle encaisse sans broncher les coups  de tête du bar. La réserve de puissance est irréprochable. Il s'agit de la DragonBait de chez SMITH en 10-40 gr parfaitement équilibré avec un moulinet Stradic 4000 Ci4 FB XG de chez SHIMANO. Elle m'a permis de bien sentir les différentes attaques du poisson. En tout cas, je me régale tout au long du combat. Le bar a combattu jusqu'au bateau. Même arrivé en surface, il m'a fait quelques départs avec l'énergie du désespoir. Christophe le met au sec. Je retire le leurre et je le mesure. 78 cm sur la toise. C'est un lunker. Je me dépêche de prendre les photos avant de lui rendre sa liberté. Il arrive dans le top 3 des plus gros bars que j'ai péché.
 
Plus beau bar de la saison
 
Christophe  prend son temps mais replace parfaitement le bateau. La concentration est à son maximum. Christophe scrute le sondeur. Il commence à voir quelques échos. Il ne faut pas trop être impatient. Voir les échos ne veut pas dire que les poissons sont piles en dessous du bateau. Il faut attendre quelques secondes avant de faire l'ascenseur. Partir trop tôt au risque que les poissons ne voient pas le leurre remonté, partir trop tard risque de ne pas provoquer leur agressivité. C'est l'expérience qui détermine à quel moment on démarre. Il faut savoir qu'en fonction de la sonde et de la fréquence utilisée le cône du sondeur sera plus ou moins grand. pour une sonde en 200 Htz le cône représente environ la hauteur d'eau pour une sonde en 83 htz on aura 3 fois la hauteur d'eau. Pour les chirps je ne maitrise pas le sujet.
 
La dérive n'étant pas rapide, j'attends 5 secondes avant de démarrer. Je remonte assez rapidement. Je sens une tape dans le leur. Je continue à moulinet sans m'arrêter. Une deuxième tape puis une troisième puis comme tout à l'heure gros stop. Je ferre énergiquement. Il faut bien ferrer sinon sur un coup de tête le poisson risque de se décrocher. C'est souvent l'erreur que commettent les débutants. Toujours est-il que le poisson est bien ferré. Il part dans un gros rush. Je ressens tout de suite que j'ai affaire à un très gros poisson. Sur le premier départ, je laisse la canne et le moulinet faire le job. Je me contente de tenir la canne parallèle à la surface de l'eau afin de bien faire travailler le carbone.  Après de longues minutes de bonheur, je vois la silhouette argentée typique du bar. Encore un dernier effort et il transperce la surface. Christophe le met au sec dans l'épuisette. Je le mesure, il fait 80 cm. Mon deuxième plus gros bar.
 
80 centimètres de pur bonheur
 
Je me dépêche de le remettre à l'eau. Au moment où je le mets à l'eau, il se débat et me coupe sur le doigt avec son opercule. Je lâche le poisson qui me met une claque avec sa queue et m'arrose sur le deuxième cout de queue. La casquette magique Tootaz a failli tomber à l'eau. Bon, il faut être beau joueur, il mène 1-0. A l'année prochaine pour une revanche :)
 
Sur la troisième dérive c'est Christophe qui est attelé. Au terme d'un beau combat, il s'agit d'un bar tout en longueur qui accuse tout de même 65 cm.
 
Premier bar de la saison pour Christophe
 
Inutile de vous dire que tous les bars sont repartis à l'eau.
 
 
 
La pluie vient ternir un peu cette fin de journée. Les températures baissent de quelques degrés d'un coup. Christophe a oublié sa veste dans la voiture. Du coup avant d'être transi de froid on décide de rentrer.
 
Conclusion
 
Une bien belle sortie après le boulot. Une météo de rêve jusqu'à la pluie. Pas un seul bateau au semi-large hormis un vieux gréement le Renard qui rentre à Saint Malo.
 
Les premiers gros bars de la saison. Une concentration énorme de bars chassant les sardines.
 
Le fait marquant du jour, la casse du moulinet de Christophe. C'est la première fois que je vois un moulinet se briser de la sorte.
 
Les leurres du jour
 
Le Fire Eel 18 cm vert clair de chez Delalande 
le Magic Eel  220 vert de chez Sakura