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Grauvell

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vendredi 19 janvier 2018

Tripes, Fish an Rock'n roll

Le plus gros poisson de la journée


Etre membre d'une association comme Fish à l'affiche permet à des passionnés de se rencontrer et parler de notre passion commune. Elle permet aussi de partager des sessions de pêche. C'est dans cet esprit et grâce au groupe Facebook de l'association (réservé uniquement aux membres) que j'invite Eric puis Jean-Marie. Le rendez-vous est donné à la maison pour une partie de pêche au semi-large (1 à 5 miles des côtes). Eric se charge du casse-croûte. Il nous prépare des tripes à la mode de Caen. Jean-Marie s'occupe de l'apéro quant à moi je tenterai de trouver le bon spot. Je n'ai qu'un seul impératif c'est de rentrer pas trop tard.
 
Jean-Marie m'appelle un peu désespéré. Eric n'est pas au rendez-vous et impossible de le joindre. Après avoir attendu 40 minutes, il prend la route tout seul. Jean-Marie est à l'heure. On part donc directement à la cale après avoir chargé le matériel. Je prends quelques fruits pour le repas du midi :) Jean-Marie me fait remarquer que ce midi on mangera des tripes à la mode de QUAND. Rico, tes oreilles ont dû siffler, on s'est bien moqué de toi !!!
 
Le bateau est vite à l'eau et c'est le départ au semi-large dans une mer calme. Ce vent de Nord-Est fait monter un petit clapot. Le 3D tender 550 Patrol passe bien les vagues.
 
J'ai passé la mise à jour du GPS tranquillement dans le canapé à la maison. J'ai quelques réglages qui ont sauté. Le plus embêtant c'est que je n'ai plus mes points GPS. Ils ne sont pas effacés. Ils sont justes cachés. J'arrête le bateau. Je l'éteins et je le rallume, tous mes points sont visibles. Plus de peur que de mal.
 
Nous arrivons à bon port après une demi-heure de route. Je vois le bateau de Dimitri. Il est accompagné d'Eric. On passe leur dire bonjour. On va pêcher entre membres de l'association.
 
Dimitri et Eric
Je fais les trois ou quatre plateaux aux alentours mais c'est complètement vide, pas la moindre activité. Etant donné que je dois rentrer de bonne heure, je ne peux pas changer complètement de stratégie. Dimitri ne trouve pas non plus les poissons.   

Je vais tenter les points de montante. Je positionne le bateau pour être en mesure de passer le plus près du point noté sur la carte. Je mets mon leurre à l'eau. Je viens de passer sur un leurre souple.  Je vais aller gratter le fond et faire une série d'ascenseurs pas trop loin du point marqué sur mon élite 9TI. Le bateau dérive lentement. Je m'applique à faire monter et descendre mon leurre.

Tout à coup alors que je commence à perdre espoir, je sens un toc sur le leurre. Je continue à remonter à la même vitesse. Il revient. Je faire un gros ferrage. C'est pendu.  Le départ est violent, j'annone à Jean-Marie que c'est un beau poisson. Je lui propose de faire également l'ascenseur, on ne sait jamais peut-être qu'un autre poisson se laissera tenter. Il bataille dur, sur certain rush le scion de la canne est dans l'eau. Je resserre un peu le frein du moulinet. Malgré cela il reprend du fil. Je me demande même s'il est bien pris par la gueule. Je continue à le remonter petit à petit. Le poisson arrive doucement à la surface mais je suis emmêlé avec la ligne de Jean-Marie. Il gère parfaitement et parvient rapidement à libérer ma tresse. Il prend l'épuisette et le met au sec. C'est un beau lieu jaune de 72 cm (à vu d'œil).

Ma canne, la Dragonbait de chez Smith a fait le boulot. Je l'apprécie de plus en plus. Elle possède une réserve de puissance phénoménale. Elle est très légère et surtout très résonnante. De plus, armée d'un Stradic CI4+ lui aussi très léger, en fait un combo fantastique.
 
Lieu jaune estimé à 72 cm
 
On prend les photos d'usage et c'est reparti pour une nouvelle dérive. La casquette magique Ac'scion pêche a encore une fois porté chance. La superstition quand tu nous tiens. Les dérives suivantes ne donnent rien. Je suis surpris, en général, les lieus vivent en groupes de plusieurs individus de même taille. La seule explication rationnelle est que cet individu est sorti du groupe. Plusieurs causes, la première, le coefficient de marée très faible disperse les poissons sur le plateau rocheux en quête de nourriture. La deuxième, c'est les conditions météorologiques désastreuses enchainant les tempêtes les unes après les autres. Conjugué avec un vent de secteur Nord-Est très froid. Cela dit ce n'est que pure supposition de ma part.
 
Les premières dérives ne donnent rien. Les suivantes non plus d'ailleurs :)  Je sors le café pour nous réchauffer un peu. Le fond de l'air est plutôt froid. Heureusement que le soleil nous irradie un peu. On s'est rapproché de Dimitri pour partager notre café. Nous sommes en train de papoter et Dimitri me fait remarquer que des Fous de Bassan sont en train de plonger. En rigolant, je lui dit que les thons ne sont peut-être pas encore partis. On voit des ailerons sortir de l'eau mais ce sont des dauphins communs.
 




 
 
Un grand moment de bonheur. Ils sont venus directement au bateau. Ils sont très curieux. Ils passent au ras du bateau en se tournant sur le côté pour nous observer. C'est magique de partager ce moment sur l'eau avec ces mammifères marins.
 
Ils sont partis comme ils sont venus. Il s'agit d'un groupe d'une dizaine d'individus. J'ai beau en voir régulièrement, je suis en contemplation devant ces animaux.
 
Je ne pense qu'ils soient en chasse mais plutôt en ballade. Du coup les lieus jaunes sont peut-être cachés dans les algues sans bouger. C'est pour cela qu'ils ne mordent pas !!
 
Finalement, je vais faire de la prospection. J'ai repéré à la maison des coins susceptibles d'abriter des poissons. Il va maintenant voir si mon intuition est bonne. Le spot est à une portée de fusil. Après quelques minutes de navigation, je m'arrête. J'arrive en fin de descendante et le courant est très faible. Je me mets un peu au hasard. Le but est de peigner le spot. Sur la première dérive Jean-Marie a une petite attaque. D'ailleurs le sondeur montre une petite activité au fond.  Il procède à l'ascenseur mais le poisson ne suit pas. Il redescend mais son leurre reste accroché au fond. Du coup on ne sait pas si c'est un poisson.

Il est l'heure de retourner à la maison. Je suis frustré de ne pas avoir réussi à faire prendre à Jean-Marie un beau lieu jaune. Finalement ce n'est pas grave. On a passé un bon moment sur l'eau. C'est certain on se refera une sortie, pourquoi pas sur son terrain de jeu de l'autre côté de la baie..

Je m'arrête en chemin pour tenter un dernier spot. Elle ne donne rien. Dimitri rentre également. On se retrouve à la cale et on refait le match.

Conclusion

Pas d'activité sur le spot, juste un beau lieu jaune en quatre heures de pêche. Un bon moment de partage avec Jean-Marie. Eric tu as bien fait de rester à la maison, on a simplement raté les tripes à la mode de Caen. Pourtant tu nous as mis l'eau à la bouche avec ta photo.

Au plaisir de les gouter la prochaine fois !!


Une belle rencontre avec les dauphins. Je ne me lasse pas de voir ces mammifères marins évoluer dans leur habitat naturel. On se rend compte à quel point ils ont l'air intelligent.

Un grand merci à Dimitri et à Eric qui nous ont offert un sandwich que nous avons apprécié. C'est cela la solidarité des marins.

Les leurres du jour :

Le Magic Eel vert de chez Sakura en 16,5 cm avec une tête plombée de 65 gr.

Matériel Utilisé :

Canne :
      - Smith Dragonbait 72H 2,18 m puissance 7-40 g
       - Rod House 706 IM Blank North Fork 2,20 10-40 g
Moulinet ;
      - Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
      - Shimano Exage 4000
Tresse : Power Pro 9 kg rouge
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Combiné : Lowrance ELITE 9 TI   

vendredi 12 janvier 2018

Lieu jaune, nouveau record


La plus belle poutre de la journée

Mon neveu et mes nièces sont de passage en Bretagne. Ils m'ont demandé de leur organiser une sortie en mer avec Tonton. Je surveille la météo de près. Je trouve une date sans vent et avec un beau soleil. C'est donc Eva, Jeanne et Maël qui m'accompagnent. Éva adore pêcher mais on n'a pas encore eu l'occasion d'y aller ensemble. Jeanne est déjà venu plusieurs fois et je crois qu'elle adore ça. Quant à Maël, il est exilé en Australie. Nous nous suivons par images interposées. C'est un chasseur sous-marin qui n'a jamais pratiqué la pêche avec une canne. Il suit le blog. Cela lui permet de garder le contact avec la famille à l'autre bout du monde.

Au travers des photos qu'il poste sur Facebook, je le suis également. Je suis impressionné par les poissons énormes qu'il fait en apnée. Des poissons qui sont plus grands que lui. C'est un chasseur sous-marin hors pair. Il chasse le plus souvent possible. Il me raconte même qu'il est capable de faire 3000 kilomètres dans son weekend pour assouvir sa passion. Ce pays qui est un continent est immense. Voici un aperçu des prises qu'il fait en apnée et au fusil.

Wahoo ou appelé le Thazard  Bâtard de (20 kg et vitesse de pointe de 80 km/h)

Thon dent de chien
Nous avons d'ailleurs beaucoup échangé sur l'interdiction de la pêche du bar pour les récréatifs. Il m'indique qu'en Australie, les pêcheurs récréatifs cotisent l'équivalent de 30 euros par an. Autant dire que la manne financière est énorme. C'est une cotisation obligatoire. En contrepartie, cet argent sert à surveiller la ressource et à la protéger. Ils créent des récifs artificiels pour protéger les poissons.  Ils suivent la ressource au plus près et au plus vite. Ils peuvent monter ou descendre les quotas sur les poissons. C'est une instance indépendante des instances politiques. Je trouve cette organisation plutôt pas mal. Je vais faire quelques recherches sur le net pour voir comment cela fonctionne.

Jeanne, Éva et Maël me rejoignent à la maison. Le vent est complètement tombé et le soleil est généreux. Les températures commencent à monter 3° à 8 heures mais 7° à 10 h. Je mets le bateau à l'eau sur la cale près de la maison. En sortant du Trieux, je n'ai toujours pas de stratégie mais plutôt deux options. je finis par choisir l'option où je vais perdre le moins de leurres possible.

J'arrive donc sur les plateaux du semi-large. Je ne suis pas le seul bateau sur zone. Je compte pas moins d'une dizaine d'embarcations. Une chance le secteur est grand et chacun y trouve sa place sans être les uns sur les autres. Je place le bateau afin de placer sur le spot. Le relief du fond se compose d'un fond de sable et au fur et à mesure qu'on dérive on passe sur une alternance de fonds rocheux et de fond de sable. Les lieus jaunes se trouvent auprès des cailloux ou dénivelés.

Je commence par faire un cours rapide sur l'utilisation de la canne à pêche et du moulinet. Je leur explique la technique à employer sur ce secteur. Ils sont impatients mais très attentifs aux conseils que je leur fournis.

Maintenant que la théorie est enseignée on passe aux travaux pratiques. Je compte bien leur faire prendre quelques poissons. La pression est sur mes épaules.

Chacun a choisi son leurre. Des leurres colorés pour les filles et des leurres imitatifs pour les gars. Tous les leurres sont bien au fond. Maël est le premier à l'oeuvre. Le poisson est au bout de la ligne mais il ne l'a pas ferré. Au bout de quelques tours de moulinet, un peu de mou dans la tresse. Il se décroche. Maël aura appris qu'il ne faut pas laisser de mou dans la ligne (tresse tendue) et qu'il faut ferrer les poissons. Il redescend, le leurre s'arrête. Il semble s'être accroché sur le fond. Il pense à une grosse algue. Comme tous les pêcheurs débutants, il veux remonter très vite. On attend tous de voir cette fameuse algue quand je vois une silhouette dorée sous le bateau. C'est son premier poisson à la canne. C'est l'euphorie sur le bateau. Maël se lâche. On se met tous à rigoler. La bonne humeur est communicative.

C'est étonnant, le poisson n'a pas combattu un seul instant. Je vérifie le frein du moulinet mais il est bien réglé. C'est la première fois que je vois ça. Toujours est-il que ce lieu jaune est de belle taille avec 72 cm sous la toise. Elle est bizarre ton algue Maël (petit clin d’œil).

La joie est communicative. 

Le  reste de la matinée est vite résumé. Rien de rien sur tous les plateaux que je prospecte. Mais ou sont-ils?

La mer est lisse comme un lac, le soleil nous chauffe bien. C'est Jeanne qui sonne l'heure du casse-croûte. On ne risque pas d'en manquer, tout est en double. Une mauvaise communication visiblement. Je souhaite aller tout de même voir un autre point. Après une dizaine de minutes de route nous voila sur le spot. La dérive ne donne rien. Du coup on sort les victuailles. Il est 13h30 et tout le monde a faim finalement. Pendant qu'on mange, je laisse le bateau dériver tranquillement. J'ai toujours un œil sur le sondeur, on ne sait jamais. Le courant est en train de tourner tout doucement.  Au moment de sortir le café, j'aperçois une belle détection derrière un petit caillou. J'ai l'impression qu'ils sont calés. Je marque le point.

On se dépêche de finir de manger. J'ai l'impression que je les ai trouvés un peu par hasard. Il ne reste plus qu'à confirmer. Je place le bateau un peu en amont de la détection. Il s'agit d'un fond de sable pour l'instant. J'ai les yeux rivés au sondeur. J'attends avec impatience le caillou. Ils sont normalement juste derrière. Ça y est le caillou est là.

Je demande à tout le monde de relever les lignes de 4 ou 5 tours de manivelles pour ne pas se prendre le caillou. Je leur demande de se tenir prêt à ouvrir le pick-up pour envoyer le leurre au fond. On a passé le caillou et on redescend tous nos leurres. C'est Jeanne qui prend le premier poisson. Gros cintrage de canne et gros départ, typique du lieu jaune. Elle a ses bras qui commencent à chauffer. Il n'est pas décidé à se laisser faire sans combattre. Elle reprend de la tresse mais il continue à faire des départs. Pendant ce temps, Maël et moi avons une tape sur nos leurres. Mais rien n'y fait. ils ne mordent pas. Jeanne continue tranquillement à mouliner. J'aperçois le beau lingot sous le bateau. Je prends l'épuisette. Jeanne le dirige directement dans celle-ci. C'est un superbe lieu jaune. Il mesure 74 cm. C'est un beau steak.

Lieu jaune pour Jeanne
Maël croche dans le fond et casse le bas de ligne. Je n'ai pas surveillé le sondeur et au premier caillou ça croche.

Je replace la dérive. Je refais le bas de ligne de Maël. Je lui laisse ma canne en attendant. Ce coup-ci j'ai retenu la leçon, tout en faisant mon nœud je regarde le sondeur. Je donne le tempo pour savoir précisément quand il faut ouvrir le pick-up et descendre son leurre. Je constate qu'ils gobent les leurres à la descendante. C'est Éva qui fait son tout premier poisson. Le poisson est lourd et il faut le remonter. Ça chauffe bien les bras, n'est ce pas Éva !!

C'est un beau lieu jaune de 58 cm.

Tenir le poisson dans ses mains, ça c'est fait  !!!!

On  y retourne. Il faut profiter quand les poissons sont présents. je replace la dérive correctement. J'ai la double vue sur le combiné. D'un côté la carte et de l'autre le sondeur. Etant donné qu'ils sont localisés à un endroit bien précis, je peux guider mes apprentis pécheurs. On est tous concentrés. Ils attendent les instructions. Attention caillou, on remonte de quatre ou cinq tours de manivelle. On arrive sur le point ouvrer le pick-up du moulinet pour aller au fond. A ce petit jeu, c'est Éva qui est attelée. Il lui met un cartouche sur le premier départ. Celui-ci, il est joli. D’ailleurs la canne est complètement cintrée. Il lui prend pas mal de tresse sur ce premier départ. Je remonte ma ligne pour la guider. Le ferrage a été timide, je lui demande de garder sa ligne bien tendue. Petit à petit elle arrive à le remonter. Il doit être joli. Il lui fait quelques rushs dont elle se souviendra. 

Je commence à voir un beau lingot doré une dizaine de mètres sous le bateau. Il fera un beau baroude d'honneur en voyant le bateau. Finalement, il arrive en surface. Je le mets dans l'épuisette. Je le mesure. Verdict 69 cm.

Toujours la banane

Je me replace. Maël veut essayer un jig. Il est intrigué par ce morceau de métal. Je lui laisse ma canne. Je lui explique un peu l'animation de ce leurre. Un véritable aimant à poisson.

Je n'ai pas bien positionné le bateau. Le courant commence à pousser comme on dit par chez nous. On va passer à une cinquantaine de mètres du point. Je laisse tout de même le bateau dériver. On s'approche. Je demande à Maël de faire l'ascenseur. Peut-être que les lieus jaunes verront le leurre de loin. Il remonte d'une dizaine de tour de manivelle. Un stop de trois à quatre secondes. Il ouvre le pick-up pour faire retomber le leurre au fond. Une animation ou deux sur le fond puis il remonte tranquillement d'une dizaine de tour. Il a une attaque. Je lui demande de ne surtout pas s'arrêter. Il continue encore quelques tours. Tout à coup la ligne se stoppe net. C'est parti pour un beau combat. Sur une canne légère comme la dragonbait de chez Smith, c'est du pur bonheur.

Il gère parfaitement la situation. Après quelques minutes, le poisson perce la surface de l'eau. C'est un beau lieu jaune de 68 cm.

Beau poisson Maël

C'est le cinquième poisson. J'annonce donc dernière dérive. Il faut savoir être raisonnable. Je m'applique pour replacer le bateau.

Je laisse ma canne à Maël et je prends la sienne (Celle de mon père). J'ai le Fire Eel aux couleurs du stade toulousain (Rouge et noir). C'est un clin d’œil à Alexis.

Je laisse le leurre descendre sur le fond de sable. Ensuite je regarde le sondeur pour voir le caillou et ne pas laisser les leurres s'accrocher au fond. Je commence à voir le caillou. Je remonte ma ligne de quelques tours de manivelle. Ils sont toujours là. J'ouvre le pick-up. Je contrôle la descente avec mon pouce gauche. La tresse se stoppe. je ferme le pick-up. Je fais une animation. je sens un toc. je commence à mouliner lentement. Je fais une pause en m'arrêtant de mouliner. j'attends deux à trois secondes sans bouger. Je redémarre l'ascenseur. et là ma ligne s'arrête net. Je ferre fermement. C'est pendu.

Le poisson fait un très gros départ. Là, ça envoie du bois. J'ai affaire à un beau poisson. J'ai une tresse plutôt fine. Je n'ai pas trop de frein sur le moulinet. Je le laisse donc se fatiguer. Petit à petit, je commence à lui reprendre de la tresse. Auprès de longues minutes, je parviens à remonter à la surface. Maël le met au sec avec l'épuisette. Celui-là il est joli. C'est le nouveau record du bateau avec 84 cm. Et dire qu'il aura fallu attendre la dernière dérive pour que je fasse un poisson. 

Nouveau record lieu jaune avec 84 cm

C'est une belle dernière dérive. On rentre tranquillement à la maison.

Conclusion :

Une bien belle journée ensoleillée. Je n'ai pas vu la mer aussi plate depuis un moment. Maël et Éva ont pris leur premier lieu jaune à la canne. Jeanne a également pris son lieu jaune mais elle est habituée maintenant. 

Une matinée compliquée qui se termine en apothéose. J'ai marqué un nouveau spot sur mon GPS. 

Les lieus jaunes se rapprochent tout doucement de la côte. C'est bon signe, cela veut  dire que la ponte se termine.

Les leurres du jour :

Le Magic Eel 22 cm avec des couleurs naturelles, tête plombée 80 gr.
Le Fire Eel  22 cm tête plombée 80 gr.
Les Jigs de 80 gr.

Matériel Utilisé :

Canne :
      - Smith Dragonbait 72H 2,18 m puissance 7-40 g
      - Grauvel Tecklon  Royal 702 2,10 m puissance 8-30 g
      - Rod House 706 IM Blank North Fork 2,20 10-40 g
Moulinet ;
      - Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
      - Shimano Exage 4000
Tresse : Power Pro 9 kg rouge
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Electronique : Lowrance Elite 9 TI Totalscan


jeudi 4 janvier 2018

Courte sortie lieus jaunes

Le plus gros poisson de la journée

Je surveille la météo depuis quelques temps. Je vois une fenêtre météo pour le dimanche. Entre deux perturbations, un petit moment d'accalmie.

Christophe et Dimitri sont disponibles. Je décide d'aller faire un tour aux seiches et calamars. Je n'y suis pas allé souvent cette année. Le choix est souvent cornélien bar ou seiches. J'ai très souvent choisi bar plus pour le plaisir que pour la table d'ailleurs. Je voulais absolument perfectionner ma technique light dans peu d'eau.

Cela fait maintenant un an que je n'ai pas pêcher avec Dimitri. Voici le compte rendu de notre précédente sortie vous trouverez le compte rendu en cliquant sur le lien.

Le bateau est vite mis à l'eau et je ne peux m'empêcher de prendre une photo de la baie de Paimpol.

Le plan d'eau est plutôt plat

L'équipage est  prêt

Il ne faut pas plus de 10 minutes pour être sur le spot sur une mer complètement plate. Les turlutes sont en place. Elles sont rapidement mises à l'eau. les dérives s’enchaînent sans la moindre activité. Après une petite heure et différents spots, je sens une certaine lassitude du capitaine et de l'équipage. Le vent souffle un peu plus que prévu mais le plan d'eau reste très praticable. Christophe nous propose un café bien chaud et un croissant. Durant la pose, je pense aller faire un tour sur les plateaux du semi-large.

Je soumets l'idée à mes coéquipiers qui sont enthousiastes à l'idée d'aller taquiner les lieus jaunes. J'ai quelques points non loin de là.

On range le café et les cannes et s'est parti.

Je vais sur un point que j'ai marqué voila bien deux ans. Encore une belle sortie avec le fiston et son pote d'Arcachon.

Plus on s’éloigne de la côte et plus la mer est hachée et plus le vent souffle. Je place le bateau de manière à passer sur le point GPS. C'est bien accidenté à fond mais j'ai des pêcheurs d'expérience à mes côtés. Le bateau dérive lentement. On arrive sur le point mais pas d'activité sur le sondeur. Après avoir passé quelques cathédrales (Têtes de roches qui montent de 10 à 15 mètres). Mon leurre se fait stopper net. Le frein chante et ça fait du bien. Je resserre un peu le frein. Il arrive assez rapidement au bateau. Je me suis emmêlé avec la ligne de Christophe. Les lieus jaunes sont présents.

Lieu jaune de 64 cm
Je replace le bateau mais le courant commence à faiblir. J'insiste un peu sur le point mais plus rien ne mord. Du coup je me déplace sur le plateau juste à côté. Pas beaucoup d'activités sur ce plateau.

Je fais un troisième plateau et sur une dérive c'est Christophe qui est attelé. Il est visiblement content. Encore un beau poisson de 62 cm.

Lieu jaune de 62 cm

Quelques dérives sur le spot ne donnent rien. Ce n'est pas faute de m'appliquer pour placer la dérive. Le courant est en train de tourner. Je sens parfaitement le fond. Je laisse mon leurre au ras du fond. Je sens une petite attaque. Je ferre mais rien. j'accompagne mon leurre au fond tresse tendue. Je ressens encore une petite attaque. Je commence à remonter tout doucement. Le leurre se fait stopper net. Je comprends tout de suite que j'ai affaire à une vieille commune. Un gros départ puis elle se calme assez rapidement. Je parviens à la mettre au sec. Je la décroche rapidement et j'oublie de faire la photo.  

Puis Christophe est de nouveau attelé par un poisson un peu plus modeste. Il a le mérite de nous motiver à bloc.

Lieu jaune de 55 cm


La fin de la journée est difficile pour ne pas dire autre chose. Le froid a eu finalement triomphé.

Conclusion :

Une journée mi-figue mi-raisin. Un temps de saison, fatalement un peu frais. Une bonne ambiance sur le bateau et c'est bien ce qui compte le plus pour moi. Je suis désolé pour Dimitri qui n'a pas fait de poisson. J'ai prévu d'aller taquiner les calamars et les seiches et j'ai fini par aller aux lieus jaunes. Du coup Dimitri n'a pas pris sa canne jaune.

Les lieus jaunes commencent à venir timidement près de la côte. Il va falloir attendre un peu pour les voir arriver en masse sur les plateaux du semi-large.

Les leurres du jour :

Egalité parfaite entre le Fire Eel 220 de chez Delalande et Majic Eel 220 de chez Sakura.

Matériel Utilisé :

Canne : Smith Dragonbait 72H 2,18 m puissance 7-40 g
Moulinet ; Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
Tresse : Power Pro 9 kg rouge
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Electronique : Lowrance Elite 9 TI Totalscan