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Grauvell

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vendredi 29 juillet 2016

Lunker du soir

J'organise une sortie en semaine après le boulot avec Gilles et Christophe. La météo n'est pas bonne du vent et de la bruine. Peu importe, le fait d'être sur l'eau en compagnie des potes suffit à mon bonheur.

Dam  devient partenaire de la société Grauvell. C'est une marque bien connue des pêcheurs en eau douce, un peu moins par les pécheurs en mer. Il a reçu en dotation pour l'année beaucoup de matériel. Sachant que je suis souvent sur l'eau, il m'a demandé de tester une de ses cannes qu'il a reçues en dotation.
Il s'agit d'une canne spinning, la Teklon royal 702. 
Ses caractéristiques :
- Carbone japonais  haut module 72T,
- Anneau Fuji k Alconite, double et mono patte
- Porte moulinet Fuji, talon court,
- Mesure 2.10m ou 7',
- Deux emmanchements pour un encombrement de 1,14m,
- Poids 130 gr,
- Puissance 8-30 gr mais peut prendre 135 gr en vertical,
- Accroche leurre.
-



Je suis comme les gamins qui ont reçu leur nouveau jouet, j'ai hâte de la tester en condition réelle.

Au vu du temps, je vais aller faire un tour dans l'estuaire. Après plusieurs dérives qui ne donnent rien, je change de spot. Je me rends à la côte pour faire les bordures. Le premier poste ne donne rien. Le vent qui souffle à 15 nœuds et les petits coefficients de marée contrarient la dérive. Le doute commence à m'envahir, où vais je bien pouvoir aller pour être un peu à l'abri du vent?

C'est à ce moment que je sollicite ma mémoire. Je me rappelle une sortie avec Pierre sur son point magique. Cela fait longtemps que je n'y suis pas retourné. Ni une ni deux c'est parti pour un quart d'heure de navigation. Je place le bateau. Gilles a des tapes. C'est bon signe, il y a de la vie la dessous. Sur la troisième dérive, Gilles fait le premier poisson de la soirée. C'est un bar de 45 cm. Ce n'est pas un monstre mais je peux dire que celui-ci fait vraiment plaisir. De plus c'est un poisson bien combatif. Gilles est un spécialiste de la pêche en eau douce. Il maitrise parfaitement les pêches tout en finesse.

On insiste un peu sur le point mais ce sera le seul poisson sur ce spot. Les bars sont bien arrivés à la côte. C'est une bonne nouvelle. Il reste une heure de descendante. Je change de spot. La configuration est complètement différente. En effet, je vais faire du raz cailloux dans des profondeurs allant de 1 à 4 mètres.

Après avoir slalomé dans l'archipel, je vais descendre une veine de courant entre deux iles. On change nos leurres pour descendre en grammage. Christophe en 10 gr et Gilles et moi en 14 gr. J'en profite pour essayer de nouveaux leurres.

Sur le premier lancé, je m'applique. Le leurre tombe parfaitement à l'endroit désiré. Je ferme le pick-up et je commence à animer. Sur la deuxième animation, je prends une cartouche. Gros ferrage et pendu !!!! Le poisson part dans un rush de folie. Je laisse la canne et le moulinet faire leur travail. Je me contente juste d'attendre. La canne est bien cintrée. Le moulinet, un 3000, n'arrête pas de chanter. Je commence à avoir un peu peur de tout casser. Cela dit la canne encaisse bien les coups de tête. Elle a une grosse réserve de puissance. A chaque fois que le bar remonte à la surface, il fait une grosse gerbe d'eau. L'eau étant  transparente, je vois le poisson aller à gauche puis à droite. C'est un moment magique. Je serre le frein à mort pour pouvoir le rapprocher du bateau. Dans un dernier rush , il part sous le bateau. Encore un instant de panique mais j'arrive à le brider. Gilles pose l'épuisette dans l'eau. Je manœuvre tout doucement pour le mettre dedans. Je réalise que c'est un bon gros bar bien ventru.

Lunker de 71 cm
 
La canne a bien rempli le boulot. Dépuceler une canne avec un lunker que demander de plus. Je vois tout son potentiel. Cette canne est extrêmement résonnante sans être une trique pour autant. Je remercie Dam et Alexis pour m'avoir initié à la pêche à la volée avec des leurres lights dans des petites profondeurs. C'est une technique bien à part. Elle procure une telle satisfaction. Bien entendu rien de tout cela n'aurait été possible sans la canne qui va bien.

Gilles et Christophe sont motivés comme jamais, quant à moi je me remets de mes émotions. Je fais un grand tour pour replacer le bateau. Je me positionne bien en aval pour ne pas effrayer les poissons.

Gilles lance à peu près au même endroit que sur la dérive précédente. Après deux ou trois animations, il est attelé. Il le remonte sans difficulté. C'est un barset qui repart directement à l'eau. Malheureusement je n'ai pas de vivier à bord pour le rejeter en fin de dérive.

Je laisse le bateau continuer sa dérive. C'est Christophe qui annonce poisson. Il a fait un maquereau de compétition 41 cm. Je pense que c'est la première fois que j'en vois un aussi gros. Il a pris sur un black Minnow 120 sur tête de 10 gr.

La bruine a raison de notre motivation. On rentre tranquillement à la maison. En chemin, on assiste à une grosse chasse de sternes. On s'arrête, on fait quelques lancés mais rien.

Je croise les affaires maritimes au retour.

Conclusion :

Le test de la nouvelle canne Teklon Royal 702 est réussi. Il va falloir maintenant l'apprivoiser. Elle est tellement résonante que je ferre même les algues :)  Je peux maintenant sentir le leurre touchant le fond. J'aime assez le look de cette canne sobre et discret. Le prix affiché sur internet aux alentours de 130-150 € €, la place en très bonne position. La qualité de fabrication est parfaite.

Comme vous avez pu le constater ces dernières années, j'aime pêcher en vertical dans des fonds de 20 à 50 mètres, Il faut dire que je suis plutôt autodidacte dans la pêche. Maintenant qu'Alexis et Dam m'ont fait découvrir la pêche à la volée et à gratter, je comprends mieux leur enthousiasme à m'en parler.  

La compétition (Salltica Fishing) et le changement de terrain m'ont ouvert les yeux. Il faut pratiquer plusieurs techniques de pêche. Ne pas rester dans ces certitudes mais avoir une ouverture d'esprit.
 
Un grand merci à Gilles et Christophe. Malgré le mauvais, ils ont toujours été de bonne humeur et de bonne compagnie. 

Les leurres du jour :

Le Xingu 10.5 colorie BB de chez Jinza avec une tête plombée Berkley deep jig de 14 gr.


mercredi 27 juillet 2016

Un record de bar en chasse un autre

Je communique depuis des mois avec Fabien qui a également un blog "Comme un rêve de pêche". Il faut dire que nous avons la même passion. C'est Alexis, le Big Boss de Tootaz, qui organise une rencontre entre passionnés de pêche. Tout naturellement, on se retrouve au magasin Ac'scion pêche. Je vais enfin pouvoir rencontrer Fabien. Le numérique c'est bien mais la réalité est bien mieux.
 
Alexis a tout organisé autour de la météo est des disponibilités de chacun. Ca tombe bien, Fabien et moi sommes en vacances. Après un petit briefing la veille au soir, on prendra deux bateaux. Kevin Brochen le patron de la société Nauti services prête un semi rigide Tornado 580 à Alexis. Il est équipé d'un moteur Tohatsu de 90 cv, quant à moi, je prendrai le 3D Tender 550.
 
Les équipes sont faites : Fabien et Alexis sur le Tornado. Jean, Damien et moi sur le 3D tender.
 
Nous nous rejoignons tous sur la cale de Paimpol. Nous sommes en mode battle mais une battle sympathique tout de même. Il faut dire qu'Alexis veut faire découvrir nos paysages à Fabien. La météo est fabuleuse. Pas un souffle de vent et un soleil omniprésent toute la journée.
 
Nous sommes les premiers à quai et je décide de partir en premier. Son moteur de 90 cv et sa fabuleuse carène, le Tornado, n'aura pas de mal à nous rattraper. Il nous faut une demi-heure pour rejoindre le premier poste. Après quelques lancés, on voit le Tornado arriver à fond les manettes. Je pense, à vu de nez, qu'ils sont à plus de 40 nœuds. En plus avec ce boudin en hypalon orange, on ne peut pas se tromper. Je vous rassure, il existe en plusieurs coloris.

Alexis veut tenter l'aventure sur un plateau. Nous nous concentrerons sur un autre. Le premier qui pêche averti l'autre. On va multiplier nos chances de toucher du poisson.
 
Dam a un point non loin de notre position. Il va falloir pêcher en traction light. Les bars sont derrière un caillou. Je place le bateau de façon à avoir le caillou par le travers du bateau. C'est parti. Jean, Dam et moi lançons nos leurres juste derrière le caillou. Bien qu'on ne le voit pas, il provoque de nombreux remous. La première dérive ne donne rien. Je me replace un peu plus près des remous. Après trois lancés, Dam est attelé. Pas de doute, les bars sont bien là. Dam est dans son jardin. Il maitrise parfaitement la technique de la traction light, de la volée. Je prends conscience que je vais devoir améliorer ma technique. Il faut dire que Dam est un excellent guide pêche.
 
Premier Bar de la journée
 
J'ai à peine démarré le moteur que Dam appelle Alexis pour le chambrer. Ca commence fort !!!
 
Le courant n'est pas assez fort. Je décide d'aller un peu plus au large pour essayer de toucher quelques lieus jaunes. Je vais également faire profiter de mon expérience de la verticale à Dam et Jean.
 
On prend la route tranquillement et après un quart d'heure de route nous voila arrivé. On change de leurre pour mettre des slug.
 
Mes points sont marqués sur le GPS. Je n'ai aucun mal à placer le bateau. Les lignes sont à l'eau. Sur cette pêche en verticale, il faut taper le fond. Il faut décoller le leurre tout doucement entre 50 cm et 1 m. Jean a des tapes. C'est à ce moment qu'il faut faire l'ascenseur. Ni une ni deux au bout de quelques tours de moulinet, la canne est pliée en deux. Le moulinet commence à chanter. Jean est content. Il a la banane jusqu'aux oreilles. Les rushs s'enchainent. C'est du lourd. Après quelques minutes, je vois arriver un beau lingot doré. Je prends l'épuisette et je le mets au sec. C'est le premier steak de la journée. Il m'avoue que ces avants bras ont chauffé par l'effort. 
 
Steak de 71 cm
Comme on peut le voir sur la photo, la météo est de notre côté. Pas de vent, pas de houle, pas de nuage et un grand soleil.
 
Après la photo et la joie communicative de Jean, je replace la dérive. Les leurres sont mis à l'eau. Le bateau est bien positionné. Je vais passer sur le banc de lieus jaunes. Dam voit son leurre se faire titiller. Il hésite à faire l'ascenseur. Jean se fait également attaquer mais il n'arrive pas à ferrer. Par contre il m'écoute et fait l'ascenseur. Au bout d'une dizaine de tour de moulinet le leurre est arrêté net. S'ensuit un gros départ. Quant à moi pas une seule attaque. J'insiste auprès de Dam pour qu'il fasse l'ascenseur. Avec un peu de réticence, il s'applique à le faire quand même. Je vois bien qu'il le fait plus pour me faire plaisir. Mais au bout de quelques tours de manivelle, il a également un gros stop. Voilà le premier doublé de la journée. Je suis cantonné à l'épuisette aujourd'hui. Deux jolis lieus de 66 cm pour Dam et 70 pour Jean. Dans l'excitation j'ai même pas pris de photos.
 
On appelle Alexis et Fabien pour qu'ils viennent nous rejoindre sur le plateau. Le fish est bien présent.
 
On se replace, le courant  commence à forcir. Lorsque le courant passe les 2,5 nœuds, les lieus jaunes ne mordent plus. J'annonce une dernière dérive sur ce plateau avant de passer au casse-croute.
 
La dérive va être assez courte. C'est reparti. Nous sommes tous au taquet. Je m'applique mais pas une seule petite attaque, rien de rien. En revanche c'est encore Jean qui fait le show. De nouveau l'ascenseur et bingo encore un poisson. C'est encore du lourd. Je suis encore à l'épuisette. J'ai remarqué que lorsque nous sommes trois à bord, celui qui est placé au milieu pêche beaucoup moins que les autres. Je ne me cherche pas d'excuse. c'est juste une constatation.. Je suis aussi content de voir un de mes partenaires de jeu prendre du poisson que si c'est moi qui l'avais pris.
 
 
Il est sérieux Jean !!
Dans l'euphorie on fait une dernière dérive sur le spot. Jean est de nouveau attelé mais lors de la remontée il laisse du mou dans la tresse. Le lieu jaune en a profité pour ce faire la malle. Dam explique à Jean la technique.

On casse la croute puis direction les plateaux à bars.

Jean nous a concocté un pique-nique royal. Alexis et Fabien viennent de nous rejoindre. On peut ainsi admirer le superbe Tornado.


Elle a de la gueule cette carène
Il s'agit du High Performance  d'une longueur de 5,80 m pour 2,35 m de large. La coque pèse 320 kg. Il est homologué pour 8 personnes. Il est équipé dans cette version d'une grande console centrale et de deux sièges jockey, d'un moteur Tohatsu de 90 cv. Alexis l'a poussé à plus de 40 nœuds. le plan d'eau est très calme, mais il est passé plusieurs fois dans mes vagues et il n'a pas bronché. J'imagine lorsque les conditions sont exécrables le bonheur et le sentiment de sécurité que peut procurer ce bateau. A mon avis il doit avoir un passage dans la vague incomparable. Pour tout dire c'est un bateau Danois mais racheté par un chantier Britannique. Pas de fioriture sur ce bateau juste l'essentiel pour être d'une efficacité remarquable.

Je regarde l'heure. Il va falloir tout remballer au plus vite sinon on risque de rater les bars.

Les plateaux à bar ne sont pas très loin. Il y a souvent un passage mais ça ne dure qu'une demi-heure.

On change encore de leurre pour mettre ce coup-ci des shads. La première dérive ne donne rien. Je suis passé à 50 mètres du point. Je me replace tout en m'appliquant. Dam est devant. Il a des tapes. Un poisson vient jouer avec lui. Puis gros ferrage et pendu. Je me retourne et j'entends Jean qui dit poisson. Il rajoute, c'est super lourd. Je ne vois pas les coups de tête. Je pense qu'il est croché au fond. Je soulève un peu sa canne et là je lui dis qu'il est attelé à un très gros bar. Jean est hyper concentré. Il se remémore la technique que lui a enseignée Dam quelques heures auparavant. Le poisson est posé sur le fond. Jean le travaille tout doucement pour ne pas casser. Il a une tresse de 12 centièmes et un fluoro de 30 centièmes. Heureusement que le frein est parfaitement réglé. Dam a remonté le sien, il fait 67 cm. Dam le guide pas à pas et lui indique comment faire pour remonté le poisson. Je suis encore à l'épuisette. Après plusieurs minutes, je vois une silhouette argentée énorme à 10 mètres sous le bateau. C'est à ce moment que le bar repart dans un gros rush. Jean a l'air désemparé. En plus il n'a pas encore vu le poisson. C'est reparti pour une session pompage. Il arrive en surface. Il guide le poisson parfaitement dans l'épuisette. Je le sors de l'eau c'est un monstre. Je le mesure et le verdict est sans appel 86 cm. C'est le nouveau record du bateau. Et dire que j'avais invité Victor à cette partie de pêche mais il ne pouvait pas venir. Ça a fait un heureux, n'est ce pas Jean.

Jean n'en revient pas !!!

C'est le plus gros que Dam a vu en cette année 2016.

Après quelques photos, nous avons décidé de le remettre à l'eau. Après l'avoir bien oxygéné, il est reparti en pleine forme. C'est un excellent géniteur. Il nous a donné beaucoup de plaisir et de sensations. Je suis certain que Jean s'en rappellera longtemps de cette sortie.

Le temps de prendre les photos, de féliciter Jean et de faire la release, les bars ont bougé. Malgré plusieurs dérives, nous n'en toucherons plus un seul.

Dam a de la famille à manger ce soir. Nous allons faire un tour aux maquereaux. Pendant ce temps Alexis et Fabien vont faire un festival. Fabien va faire deux records 75 cm pour le bar et 78 cm pour le lieu jaune.

Nous sommes arrivés sur une balise bien connue des pêcheurs du coin. C'est une zone à maquereaux. Dam met une mitraillette, Jean et moi sommes au petit jig. Jean fait les deux premiers pour je fais mon premier poisson de la journée. Un superbe maquereau de 20 cm ;). On va faire en tout et pour tout 8 maquereaux. Jean a même réussi l'exploit de prendre une pierre avec son jig.

Je retourne sur le plateau à lieus jaunes et Dam est stoppé net à la descente. C'est un poisson mais il ne se défend pas beaucoup. C'est juste lourd. Il arrive en surface. C'est un magnifique Saint Pierre. De nombreuses légendes entourent le Saint Pierre. La plus connue serait que Saint Pierre sur demande du Christ ait tenu le Saint Pierre entre ses doigts. Cette marque serait restée gravée à jamais sur ces flancs. Cette légende est peu probable étant donné que la mer de Galilée n'est pas l'habitat de ce poisson (dans toutes légendes il y a une part de vérité).

Sur la dérive suivante je prends la canne du fistion une 5-15 gr et je mets un leurre de 4 pouces avec une tête plombée de 17 gr. Dam me dit, si tu te fais atteler ta canne va prendre la misère.  À peine il a fini sa phrase que j'ai un poisson qui part dans un gros rush. je laisse du mou pour qu'il se décroche. Je ne veux pas abimer la canne. En revanche les sensations sur une canne finesse sont décuplées. Je ne sais pas quelle taille il peut faire mais j'ai eu l'impression que c'est un balaise.

Saint Pierre
Le reste de l'après-midi, on va se balader dans l'archipel de Bréhat. On retrouve Alexis et Fabien. On va pêcher dans 3 mètres d'eau à la volée au-dessus des parcs à huitre. J'utilise des leurres de 4 pouces en 10 gr. Je me laisse guider par Dam qui tente de me donner les bases pour cette pèche très technique. Je suis bien attentionné. Je lance trois quarts amont, je laisse le leurre descendre 2 à 3 secondes. Je donne des petits coups de poignet pour le faire voler dans la couche supérieure.

Après ce petit entrainement sur une pêche tout en finesse, on rentre à Paimpol fatigué mais heureux.

En conclusion :

Je regrette de ne pas avoir pu discuter un peu plus avec Fabien. Ce n'est que partie remise une prochaine fois. Alexis lui a fait découvrir notre terrain de jeu. La baie de Paimpol, l'archipel de Bréhat, les ilots devant Ploubazlanec. Jean invité de dernière minute à la place de Victor a pris le plus grand nombre de poissons et surtout les plus gros. J'ai pu faire voir ma technique de l'ascenseur à Dam. En contrepartie il m'a fait découvrir la pêche finesse dans quelques mètres d'eau. Un grand moment de partage.

Le fait de remettre à l'eau ce magnifique bar de plus de 25 ans a suffi à mon bonheur. Jean ne c'est pas fait prier. C'est avec fierté qu'il lui a rendu sa liberté. C'est en éduquant cette nouvelle génération de pêcheurs à être respectueux que l'on pourra continuer notre passion. Je fais le parallèle avec la ceinture de sécurité. Dans mon jeune temps, on ne la mettait pas. Aujourd'hui, tout le monde la met sans même se poser de questions. Il faut du temps mais les mentalités changent. Je ne suis pas adepte du tout no-kill. J'aime bien garder du poisson pour le manger en famille. Cela dit mon congélateur ne déborde pas de poissons.

Un bon moment de rigolade sur le bateau

Les leurres de la journée :

Le Magic Eel vert de chez Sakura, le sayori shad de chez Xorus en bleu pour Dam.



Si vous voulez les coordonnées de Dam

 
 

mardi 5 juillet 2016

Sortie voilier mouvementée

Samedi, une sortie en mer mais pas pour aller à la pêche. La solitaire du figaro est de passage à Paimpol. C'est l'occasion de sortir le voilier et le semi-rigide. De toute façon, le vent est beaucoup trop fort pour aller sur les plateaux du semi-large. Les enfants se sont levés de bonne heure pour aller faire de la voile. Mes nièces vont les accompagner. Quant à nous nous allons les rejoindre en semi-rigide pour partager le casse-croute.


l'Hirondelle sous voile (la semaine passée)
A 9h30, ma fille m'appelle, le safran est cassé. Ni une ni deux, je pars immédiatement avec le Semi-rigide. Entre-temps, les voiles sont affalées. Le bateau est à l'ancre. Je les rejoins sur zone en moins d'une demi-heure. Tout le monde va bien.

Arrivée des sauveteurs

 Je les trouve en train de prendre un café et déguster un pain au chocolat (Loulou, ce n'est pas une chocolatine !!).


Plus de safran mais toujours le sourire
Après une analyse vite faite, le safran est cassé en deux, au-dessus de la ligne de flottaison. La navigation retour va se faire avec le moteur hors-bord. Le bateau est  manœuvrant. Je vais les accompagner jusqu'à Saint Riom.

Loulou à la barre


Une fois le bateau mis en sécurité au mouillage, je vais chercher mon épouse et ma belle-sœur.

Du coup, je n'ai pas pris ma canne à pêche. C'est dommage, j'ai vu quelques bars sautés devant le bateau.

Le soleil commence à faire son apparition. On est un peu à l'abri du vent. Tout c'est bien passé, l'équipage a été parfait. C'est l'heure de se restaurer.

Qui a dit qu'il ne fait pas beau en Bretagne !!
Après avoir passé un bon moment à l'ancre, il est temps de rentrer. Je vais les accompagner jusqu'au port de Paimpol. En chemin quelques vieux gréements se rendent également dans la baie de Paimpol pour le départ de la Solitaire du Figaro Bompard.


La Nébuleuse
Toutes voiles dehors
Passage dans le chenal de Saint Riom

 
L'Etoile Moleine


La force tranquille




Candice à la manœuvre, Sylvie à la photo

Bateau du Lycée Maritime de Paimpol - Pierre Loti
Armada des bateaux de la solitaire du Figaro
Retour au port sans encombre



Conclusion :

Une bien belle journée au final même si elle a mal commencé. Juju a tellement fait pour ce projet de rénovation du voilier que je suis un peu déçu pour elle. Elle nous tous remis le pied à l'étriller pour que ce projet, qu'on avait dans les cartons, se concrétise.

Je suis quitte pour refaire un safran. Sans le côtes, ça risque d'être un peu compliqué.