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Grauvell

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mercredi 25 octobre 2017

Concours annuel de Surf Casting organisé par le magasin Ac'Scion pêche


Le deuxième plus gros poisson fait par Jérôme, le vainqueur de l'année passée


Valentin organise, comme tous les ans, un concours de surf casting. La date est posée, il s'agit du dimanche 22 octobre 2017. Les précédents concours s'étaient soldés par un manque de poissons, mais avec une ambiance des plus sympathiques.
De concours il n'a que le nom. Je pencherai plutôt pour une rencontre entre pêcheurs passionnés. C'est l'occasion de faire des rencontres entre pêcheurs.
  
Pour pratiquer le surf casting, il faut dans un premier temps faire les appâts. J'appelle Ben, un passionné de surf casting, qui habite à deux pas de chez moi. On se donne rendez-vous samedi à la maison pour aller chercher des vers. C'est l'occasion pour moi d'apprendre énormément de choses. Comment et où trouver des vers, quels sont les meilleurs appâts, ... ?
Ben n'hésite pas à m'emmener sur ses spots de ramassage. Il faut dire que ces spots sont tenus aussi secret qu'un ramasseur de champignons ou un pêcheur en bateau. Je te promets, même sous la torture, je ne dirai rien. :)
C'est donc muni de nos fourches-bèches et de nos seaux que nous sommes aller chercher les vers. On dénombre plusieurs espèces de vers marins. La néréide blanche, la néréide de roche, le pistiche, l'arénicole, ... On les ramasse en général sur l'estran plus particulièrement sur les vasières. Il ne faut pas hésiter à mettre des fringues qui ne craignent rien. Après une petite marche dans la vase, on arrive sur un lieu favorable pour débusquer les pistiches. C'est un ver de taille imposante jusqu'à 20 cm de long. C'est l'appât idéal pour les gros bars et les grosses dorades. Ben connaît bien l'estran, il le pratique depuis son plus jeune âge. Il sait ou il faut passer pour ne pas rester planté dans la vase.
Il me montre comment et où creuser. Ben me dit de laisser les petites, rien de moins de 10 cm. Je ne tarde pas à faire mes premières pistiches. . Le guide est visiblement très bon. Bêcher l'estran, c'est dur, mais ça fait faire un peu de sport. Il faut faire au moins dix trous avant de trouver le précieux sésame. Ben a une cadence infernale. Il creuse 3 fois plus vite que moi. Après trois quarts d'heure à faire des trous, on s'arrête. J'ai une petite vingtaine de pistiches alors que Ben en a bien une cinquantaine. L'eau commence déjà à remonter. On sait que la mer remonte quand on commence à voir un peu d'écume se former au bord de l'eau.

Il faut maintenant laver les vers pour qu'ils se conservent parfaitement. 


Photo prise à l'insu de mon plein gré !!

Ben me ramène à la maison. On boit une boisson chaude tout en discutant, je vous le donne en mille, de pêche. Je passe le reste de l'après-midi à préparer mon matériel. Je ressorts la canne que j'utilisais quand j'étais gamin. Une canne en fibres de verre de 3,90 mètres. Une vraie nouille !!

Ramasser les vers à la fourche et marcher dans la vase, c'est physique. Il ne m'a pas fallu me bercer longtemps pour m'endormir.

Dimanche matin, je suis réveillé de bonne heure. J'envoie un SMS à Valentin pour lui proposer mon aide. On se rejoint sur le spot pour voir les conditions, le parking disponible et la hauteur d'eau. C'est parfait, la mer est haute et complètement lisse. Nous sommes à l'abri du vent et les températures ne sont pas trop fraîches. Je sens qu'on va être bien.

On retourne au magasin Ac'scion pêche pour accueillir les participants autour d'un café. Valentin nous explique comment va se passer la journée. Ce débriefing fut rapide en gros, chacun fait ce qu'il veut, se place ou il veut dans un esprit convivial. Valentin nous indique qu'a chaque fois qu'il a préparé dans les règles de l'art, il n'y a pas eu de poisson ou très peu alors ce coup-ci pour conjurer le sort, il n'a rien préparé. Il s'est occupé de l'intendance. On part en convoi rejoindre le spot. Cet endroit est juste magnifique. On a l'impression que la forêt tombe dans l'eau.

On doit pouvoir trouver pire !!
Chacun élabore sa stratégie. Les équipes s'éparpillent. Certains partent sur la gauche, d'autres sur la droite, pour ma part je vais rester au milieu. Mon partenaire de pêche, plus connu sous le nom de El Professor, n'a pas réussi à se lever ce matin. Je vais faire équipe avec Manu qui est venu seul. Nous sommes tous les deux novices, juste pour passer un bon moment au bord de l'eau en bonne compagnie. C'est tout de même mieux que d'être devant la télé !!!

Manu a fait ses montages d'avance en parcourant internet. Pour ma part, j'ai demandé à Valentin. J'ai opté pour un montage surf casting coulissant  pour cibler le bar et les dorades. Manu a opté pour un montage surf casting à deux empiles. Je mets un pistiches sur mon hameçon et Manu une lamelle de calamar.
C'est parti, il ne reste plus qu'a attendre. Manu et moi fixons une clochette au bout de la canne. Toutes les cannes sont à l'eau. C'est Medy qui fait le premier poisson, une dorade grise de 25 cm. Et dire qu'il est juste à côté de nous. Pas de doute, le surf casting est une véritable technique de pêche. Il ne suffit pas de mettre un appât au bout d'une ligne pour que ça morde.

Valentin à la table de marque, Jean-Louis et Dimitri commissaires
 C'est Ben et Bastien qui font leur premier bar.

Premier bar de 30 cm

Les prises s'enchainent. Gaëtan et Jérôme ouvrent leur compteur avec un bar de 57 cm.
Gaëtan avec un joli Labrax

57 cm
Ben, Bastien, Jérôme et Gaëtan on prit la même option en se plaçant sur la gauche. L'expérience à parler et la stratégie est la bonne. A eux quatre ils ont des années d'expérience. Des vrais mordus de surf casting. Pour l'anecdote, Jérôme n'a pas eu le temps de faire ces appâts hier, il s'est levé à 2 heures du matin pour aller chercher ses vers à la frontale. Ensuite, il a sorti sa canne pour essayer de faire des calamars frais.


Jérôme est son bar de 60 cm





Une belle dorade pour Jérôme

Manu et moi, en attendant les poissons suicidaires, on parle bien évidemment de pêche.  Il a un bateau également. On pêche sur les mêmes plateaux du semi-large. D'anecdote en récit de pêche, je ne vois pas le temps passer. Manu est un vrai passionné de pêche en mer. On a la même philosophie, être sur l'eau,  passer du bon temps et partager notre passion.

Tout à coup, la clochette se met à s'affoler. Je cours vers ma canne, je la prends et je ferre. Le trépied se casse la figure. La clochette au bout de la canne s'éjecte. Je ramène ma canne ma j'ai l'impression qu'il n'y a rien. Je comprends tout à coup que c'est la ligne de mon voisin que je ramène. Valentin et Jean-Louis sont mort de rire. J'ai pris cher. J'éclate de rire. Je n'ai pas fait mon premier poisson.

Philippe passe nous faire un petit coucou. Il est passé maître de la traque du homard à pied. Il connait tous les coins et recoins de ce qu'il appelle amicalement son jardin. Il a pour simple instrument une baguette en bois, longue et souple. Il est une référence incontesté du homard, le bleu comme il l'appelle. Il ne tarde pas à nous quitter pour aller pêcher à pied. La marée n'attend pas.

Bon notre stratégie ne fonctionne pas du tout. On va aller se restaurer à la sainte table. Jean-Louis nous taquine un peu. Il a raison presque toutes les équipes ont fait du poisson sauf nous. On est dans les Loosers du jour. Pour ne rien arranger Manu souffre d'une rage de dents carabinée.
Notre voisin faire un crabe vert, puis peu de temps après une coquille Saint-Jacques. On prend de tout en surf casting !!
Valentin commence à installer le casse-croûte.
Valentin en plein effort. Toujours le sourrire.

Après le repas, on quitte notre poste pour ne pas mettre les pieds dans la vase. On file a droite ou le sol est plus stable. En arrivant sur la zone, il se forme une petite veine de courant qui va peut-être abriter des poissons. On étudie bien la zone et on lance nos lignes à l'eau. La petite clochette sur le scion, il ne reste plus qu'à attendre. Medy n'est pas très loin de notre position. Il attrape des dorades grises en plein milieu du chenal. Pourtant il avait tout misé sur le congre. Il en profite pour faire une petite sieste après le repas. C'est son beau-frère qui s'occupe des cannes. Je vois bien quelques mouvements du scion mais la clochette ne sonne pas. Je propose à Manu de nous déplacer pour aller plus près de Medhi et tenter notre chance aux dorades.

Je commence à remonter ma ligne et chose étrange on dirait qu'il y a un poisson. Je sens que ça frétille au bout. C'est un bar. Cette année, je ne serai pas bredouille. Finalement on va rester là. Il doit y en avoir d'autre. Manu a de nombreuses touches, mais impossible de ferrer le poisson. C'est là qu'on voit qu'on n'a pas assez d'expérience.
Bar de 38 cm
Il est bien nerveux celui-là
Après avoir remis un pistiche sur l'hameçon, je relance au même endroit. Au bout de quelques minutes, j'ai une tape. Je prends la canne en main pour avoir un meilleur ressenti. J'attends patiemment prêt à ferrer. Il revient et je ferre. C'est attelé. Je le sens bien au bout de la ligne. L'option veine d'eau a finalement été payante. Je le mets au sec et c'est la copie conforme du premier. Ce n'est pas un bar maillé, il fait 38 cm. Je suis très content de ma prise.
Manu à toujours des touches mais il ne parvient pas à ferrer le poisson. Il est pourtant bien concentré. Finalement, une tape un peu plus grosse et il ferre. Super, c'est son premier poisson en surf casting. Malgré un poids de 80 grammes, il ressent les coups de tête. Ca frétille au bout de la ligne.
Manu en plein combat
C'est une vieille commune avec de magnifiques couleurs.
Vieille commune de 34 cm
Plus rien ensuite, les poissons se sont décalés sans doute. La rage de dents de Manu continue de le faire souffrir. Je lui propose d'arrêter la partie de pêche. On plie le matériel et on se rapproche des commissaires pour voir les résultats des autres participants.
Valentin annonce que des équipes ont fait beaucoup de poissons, une trentaine.
Je plie le matériel et je le range dans la voiture. Avec cette vase il va falloir faire un grand nettoyage à la maison. Les équipes arrivent petit à petit à la table de marque, fatiguées mais visiblement contentes.
C'est fini et les équipes rentrent les unes après les autres
C'est Ben et Bastien qui sont en tête avec 11 bars (65,45, 45,44, 44, 39, 37, 35, 35, 28, 2) et une dorade grise de 28 cm puis vient l'équipe à Jérôme et Gaëtan avec deux jolis bars (60 et 57) et 5 dorades grises (37, 31, 30, 29, 25) puis Medy avec 5 dorades grises (27, 25, 24,24, 23) et une vieille de 29 cm. Nous sommes en quatrième position avec 2 bars (38, 38) et une vieille de 34 cm. On est au pied du podium (c'est mon côté positif) mais aussi avant dernier :) en cinquième place on trouve Alexis avec une dorade grise de 23 cm et une mention particulière pour Quentin qui a fait un crabe vert. C'est la première dois qu'il fait du surf casting et en plus il est tout seul. 
Au final 7,87 mètres de bar et 3,26 mètres de dorade grise. Inutile de préciser que tous les poissons ont été remis à l'eau sauf quelques dorades grises pour Mehdi (il a une grande famille). plus de 10 mètres de poisson.
C'est la remise des prix. Valentin a remis les prix aux vainqueurs. Un superbe trépied pour Ben et Bastien, Une canne engging pour Jérôme et Gaëtan, Une veste Illex pour Medy.
La remise des prix

Après les vainqueurs, les loosers !!

On a perdu le sourrire !!

Ben me raconte la prise de son bar de 65 cm dans quelques mètres d'eau au ras des parcs.  Je n'ai pas de photo mais la relâche avec les commentaires de Ben en prime.


En conclusion :

J'ai passé un agréable moment au bord de l'eau. Je ne me suis pas ennuyé un seul moment. Manu et moi sommes des passionnés de pêche. On a sympathisé et on va surement se faire une partie de pêche en bateau prochainement. De toute manière, on s'est donné rendez -vous l'année prochaine. Entre-temps, on va peaufiner notre technique. On a du chemin à parcourir pour rattraper les spécialistes que sont Ben, Bastien, Gaëtan, Jérôme et Medy.
Un grand merci à Valentin pour nous avoir réuni autour de ce concours à l'arrache comme il aime à le dire. Tout était parfait. Je t'observais par moment tu aurais bien pris ta canne pour nous rejoindre. 

Cette partie de pêche m'aura appris plusieurs choses :
  • Tout d'abord, il faut bouger en même temps que les poissons. Donc ne pas hésiter à se déplacer tout au long de la journée.
  • Ensuite, il faut bien observer le plan d'eau et repérer les veines de courants, les oiseaux, le vent, ...
  • Puis il faut bien savoir escher les appâts sur l'hameçon.
  • Savoir ferrer au bon moment, ni trop tôt ni trop tard. Je pense que ça vient avec l'expérience.
  • Et pour finir avoir du matériel adapté canne et moulinet. Ce n'est pas la peine de se  ruiner ou d'hypothéquer la maison mais au moins une canne de dernière génération en carbone, adaptée à la pratique du surf casting. Un moulinet en taille 6000 ou plus. Du nylon plutôt que de la tresse.

lundi 23 octobre 2017

Gros lieus jaunes et requin taupe



Le plus gros de la journée



Au vu de la météo, j'appelle Christophe pour lui proposer une sortie en mer. Tout est calé et une demi-heure plus tard on est parti. Grand soleil et surtout pas de vent.

Les coefficients sont très bas. Je ne sais pas quelle stratégie adopter. Chercher les bars à la côte ou bien aller faire un tour sur les plateaux du semi-large traquer les lieus jaunes. La mer est exceptionnellement plate. Du coup on va faire un tour aux lieus jaunes.

Après avoir regardé mon carnet de pêche, je décide d'aller sur un spot que je n'ai pas encore pêché cette année, ni même l'année passée. J'y avais fait de beaux poissons.

Après une petite demi-heure de route tranquillement, j'approche du point marqué sur mon combiné. Je place le bateau. La première passe sert surtout à caler la dérive.

Je mets un Jig et Christophe un Fire Eel 22 cm, le fameux Fire Tiger (dos vert, corps jaune et ventre orange). Les leurres descendent bien. La première dérive ne donne rien mais c'est normal, je suis passé à 100 mètres du point.

Je corrige le placement. Le bateau arrive sur le point marqué. Je commence l'ascenseur sur une dizaine de tours. J'ouvre le pick-up. Deux ou trois animations au ras du fond et c'est reparti pour l'ascenseur. Je sens une première tape. Je continue comme si de rien était à mouliner. Deuxième attaque, je ralentis sans m'arrêter. Un ou deux tours de plus,.jJe n'arrive plus à mouliner. Je ferre et c'est pendu. Je préviens Christophe qui commence également l'ascenseur. Il s'écrit pendu aussi. Je remonte le mien assez rapidement, il n'est pas très gros. Pendant ce temps, je vois Christophe qui bataille dur. Il lui met des gros rushs. Sa nouvelle canne Daiwa 10-60 a une belle courbure. Elle encaisse bien les coups de tête du poisson. Je scrute l'eau pour essayer de voir le poisson. Je distingue une drôle de forme foncé quelques mètres sous le bateau. Je réalise tout à coup que c'est un requin. Je dis alors à Christophe de tout donner pour remonter le plus rapidement possible le poisson. Il fait son possible mais le poisson combat toujours. C'est l'avantage de prendre du poisson dans peu d'eau. L'épuisette est prête et Christophe parvient dans un dernier effort à le remonter. Je le mets au sec immédiatement. Le leurre est coupé net au ras de l'hameçon, sectionné par le requin.
 
Le requin cherche sa proie autour du bateau. il passe et repasse en surface. Il s'agit d'un requin-taupe de 2 mètres environ. Christophe ne l'a pas encore aperçu, trop concentré à remonter son lieu jaune. Il penche la tête et aperçoit rapidement sa silhouette. Quel bonheur de voir évoluer ce prédateur en haut de la chaine alimentaire dans son élément naturel. Il finit par nous apercevoir et s'enfonce rapidement dans le bleu à toute vitesse. Je suis étonné de le trouver sur ce spot. C'est une première sur ce spot dans aussi peu d'eau (entre 25 et 30 mètres d'eau).
 
On mesure le poisson, il s'agit d'un lieu jaune de 72 cm, pris par la joue. Je comprends mieux maintenant le difficulté qu' a eue Christophe à le remonter.

Lunker de 72 cm

Je replace la dérive tout de même. Christophe remet un fire eel blanc avec un dos noir. J'espère que les lieus jaunes n'auront pas déserté la zone. le bateau file tranquillement vers le point. Le jig est bien au fond. Je règle le sondeur pour jouer avec la sensibilité. Au même moment alors que je ne faisais aucune animation je suis attelé. La sensation est bizarre. Je ne saurai pas dire de quel type de poisson il s'agit. Je regarde sous le bateau. Je vois deux poissons de pris sur le jig. Il s'agit de gros tacauds.
 
Je peste. Je vois le  banc de lieus jaunes sur le sondeur. pas le temps de redescendre mon leurre. C'est Christophe qui fait encore chanter le moulinet et cintrer la canne. C'est parti pour sa séance de musculation. Il ne faut pas trainer avec le squale dans le quartier. Le moulinet est serré. Christophe fait comme les Shadoks, il pompe. Rapidement le poisson arrive à la surface. Je le mets dans l'épuisette rapidement. Je le mesure 74 cm, encore un Lunker.


Lunker de 74 cm
 
Christophe me fait remarquer que le temps est en train de se dégrader au loin. Une épaisse couche de brune se dirige vers nous. Je replace la dérive. Pas de lieus jaune sur cette dérive juste un beau tacaud au Jig pour ma part. Le vent se met à souffler de plus en plus fort. La brune avance elle aussi très rapidement. Je décide dans ces conditions un retour à la côte prématurée.
 
La brune nous a rattrapés. C'est dans cette purée de pois qu'on rejoint le rivage en faisant bien attention à ne pas percuter un autre bateau. Toute la navigation est faite grâce aux instruments électroniques.
 
Après une brève concertation avec Christophe, on décide de rentrer.
 
Conclusion
 
J'ai bien analysé mon carnet de pêche, pour finir par retourner sur un ancien point GPS. Une option payante au vu des beaux poissons que Christophe à fait. Je vous recommande de bien noter vos points sur votre GPS mais également de tenir un carnet de pêche de retour à la maison. Je prends des photos qui me donne la date et l'heure mais également la luminosité, les nuages, l'état de la mer. Je peux aussi  récupérer la date et l'heure de mes points GPS.    
 
Je note sur mon carnet : 
  • Date,
  • Heure,
  • Type de prise,
  • Technique,
  • Leurre (taille, poids, couleur), 
  • Heure marée,
  • Coefficient de marée,
  • Profondeur,
  • Spot ou N° point GPS,
  • Force et direction du vent,
  • Luminosité,
  • Nuage,
  • Température de l'air et de l'eau.
J'avoue que c'est un peu astreignant mais c'est à ce prix que l'on peut progresser et s'améliorer. On peut s'en passer dès lors que l'on a une excellente mémoire. C'est une approche un peu cartésienne mais ça donne de bons résultats. Cela dit ce n'est pas une science exacte.
 
Une session bien écourtée par la brume mais que du bonheur.
 
Les leurres du jour
 
Aucune contestation possible, le Fire Eel 60 gr de chez Delalande est une valeur sûre pour les lieus jaunes. Christophe et moi avons une préférence pour le colorie Fire-Tiger (99).
 
Le Jig prend vraiment toutes les espèces de poissons parfois même sans l'animer. En revanche, il ne les sélectionne pas. Ce sera la leçon du jour ;)

Matériel Utilisé
 
Canne : Smith Dragonbait 72H  2,18 m 7-40
Moulinet : Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
Tresse : Power Pro 9kg rouge
Bateau : 3D tender 550 Patrol
Combiné GPS-Sondeur : Lowrance ELITE 9TI Totalscan 

mardi 17 octobre 2017

Pêche du bar en finess dans l'archipel de Bréhat

Le plus gros de la journée pour Valentin
 
 

Fabien notre copain Normand et Pro staff Delalnde vient d'annuler notre sortie en mer sur les terres normandes pour cause de météo défavorable. On a bien pensé à toi tout au long de cette journée.

 Il n'en fallait pas plus pour organiser une partie de pêche avec Alexis et Valentin. Après avoir mis au point la stratégie le samedi après-midi, on se donne rendez-vous à la cale. J'arrive à la cale et je vois Alexis en train de s'échauffer sur la cale en faisant quelques lancés. Valentin vient tout juste d'arriver également. On décharge le matériel des voitures et en un temps trois mouvements le bateau est mis à l'eau. Les conditions météos sont pas terribles mais la passion l'emporte.
 
Valentin a décidé de ne pêcher qu'aux leurres durs et Alexis qu'aux leurres souples et pouvoir ainsi tester le matériel qu'ils proposent aux clients dans le magasin Ac'scion pêche. Quant à moi, je ne m'interdis rien.

On a mis au point une stratégie le samedi et le dimanche on a fait tout le contraire. Je commence par les emmener dans l'estuaire. Nous sommes en début de descendante et le courant est presque nul. Difficile dans ces conditions de faire du poisson. Pour autant le poisson est bien présent, Alexis va nous le prouver très rapidement.
 
Modeste mais c'est le premier
Après quelques lancés sur cette zone, on ne s'éternise pas. Je vais placer le bateau pour faire les bordures. Sachant que Valentin est aux leurres durs, il ne faut pas trop de fond.  Je tâtonne un peu. Les mouettes, qui sont fidèles alliées, plongent de-ci de-là. Je fais quelques sauts de puces pour tenter de débusquer les poissons. Valentin voit un poisson qui saute hors de l'eau. Du coup on s'arrête pour tenter notre chance.
 
Alexis en grande forme ce matin, il va de nouveau piquer un petit bar. El là, on prend cher. On ne fait pas beaucoup de poisson mais en tout cas on n'arrête pas de rigoler.
 
Alexis en action de pêche
Après avoir peigné toute la zone, je les emmène dans l'archipel de Bréhat. Après une quinzaine de minutes de route, je me place sur les tables à huitres. On pêche dans moins de 3 mètres d'eau.
 
J'ouvre enfin mon compteur. Je viens de faire un nouveau record. Le plus petit bar, il fait 15 cm sur un one up 5 pouces (10,5 cm + 1 cm de tête plombée). Je ne l'ai même pas pris en photo.
 
Valentin ouvre également son compteur. Il l'a pris au Jig en ramenant à pleine balle. Un Jig est-il considéré comme un leurre dur, ça chambre.
 
A peine maillé mais bien combatif
Au vu des photos on voit bien qu'il fait toujours beau en Bretonnie :) On a essuyé un crachin toute la matinée avec des températures sommes toutes agréables. Il en fallait plus pour nous décourager.
 
Alexis s'échappe définitivement au score en faisant 2 autres bars sur cette zone.
 
Petit Labrax
 
 C'est à mon tour de faire un bar tout juste  maillé.


Bar de 45 cm
J'ai un spot non loin ou j'ai fait de nombreux bars l'année dernière. Malheureusement, un bateau est sur ce spot. J'attends qu'il parte pour aller le prospecter. Au premier lancé de Valentin, il a un suivi sur son leurre de surface. Il a vu très nettement le remous suivre son leurre. Il relance. Après quelques animations, c'est pendu. Il a pris ce bar dans mois d'un mètres d'eau. Il a ramené canne haute pour ne pas laisser le poisson sonder et se mettre sous les tables à huitres.  Le leurre est bien engamé mais le poisson ne saigne pas . Il faut dire que Valentin a mis des hameçons simples à la place des triples.

Il l'a bien gobé

Je replace le bateau. C'est Alexis qui est attelé. Au même moment, on entend un splach derrière le bateau. C'est un poisson qui vient de sauter. Valentin voit le rond sur l'eau et jette son leurre dur. Une animation Walking the dog, courte et rapide. Le poisson suit le leurre et l'attrape. Valentin ferre et c'est encore poisson. Il commence à le brider puis plus rien. Il maudit ses hameçons simples sur le coup.

Petit labrax deviendra grand

En ce jour de marée, l'eau descend très vite et pour ne pas être pris au piège, je décide de quitter ce spot.

Je cherche avec mes camarades les petites veines de courant susceptible d'abriter les bars. Le courant faibli de plus en plus. Du coup je me rapproche des cailloux. Je recherche un peu de courant.  Je me laisse guider pas mes compères qui ont une bonne expérience dans ce domaine.

Je stoppe le bateau. On commence à faire quelques lancés. Valentin nous fait une démonstration de précision. Il annonce ou il va lancer et le leurre tombe parfaitement au bon endroit. Il me reste du chemin à parcourir :)

Je vois une belle détection sur le sondeur. Des bars actifs juste devant un caillou. Je replace la dérive à décaler la déive de 20 mètres. Il y a environ 14 mètres de profondeur. Il s'agit de faire une traction lente. Le leurre doit  passer le plus naturellement possible devant les poissons. A ce jeu, c'est Alexis qui nous fait une démonstration. Il pousse même le vice à nous commenter en direct sa technique. On est plié de rire. voila ce que ça a donné : "tu lances le leurre à cet endroit, tu le laisses bien descendre sans fermer ton pick-up, bien sur. Puis tu fais une longue tirée en soulevant ta canne. Tu récupères tranquillement la tresse en baissant ta canne et hop c'est pendu. En plus, il ne fait trois fois de suite. La démonstration !!! Pour moi ce sera maintenant non plus Alexis mais "El professor"

Entre-temps un bateau s'approche pour nous dire qu'il y a un phoque en train de se prélasser au soleil sur un caillou. Il passe en plein sur notre dérive avec son moteur 2T en marche. Au moment où il nous demande si ça mord, Alexis ferre un bar. On éclate de rire avec Valentin. El professor a encore frappé.

Du coup, je regarde l'heure et il est grand temps de manger. On sort le casse-croûte. Valentin nous a pris le ravitaillement au "Fumoir de Paimpol" sur les quais. Un vrai régal, du saumon, du haddock et du lieu jaune.

 Je laisse le bateau dériver. Effectivement, le phoque est bien sur le caillou. Il nous observe prêt à bondir dans l'eau pour s'échapper. C'est une chance de le voir dans son habitat naturel.

On fait les comptes, c'est Alexis qui est le champion de la matinée avec ses 7 bars, 5 pour Valentin et 2 pour moi .

Il n'est pas trop farouche celui là

Il retourne à l'eau tranquillement

Nous sommes à l'étale de basse mer. Valentin veut aller faire un tour dans son jardin. Pendant le temps du parcours, Alexis fait une petite sieste après le casse-croûte. Je sais, ce n'est pas beau mais je balance.

Une micro-reposette

On parvient sur le spot. Valentin qui a réussi à prendre des bars aux jigs, aux leurres de surfaces va faire une entorse au règlement (qu'il s'est imposé) et mettre un leurre souple mais attention, pas n'importe lequel. Un corps de black minnows et une tête avec un hameçon de 4.0. Pour tout dire quand il nous a fait voir son leurre, Alexis et moi  avons explosé de rire. Sauf qu'au bout d'une dizaine de lancer il s'écrit poisson. Ce n'est pas possible, il a pris  un bar myope.

C'est le début de la renverse. Je vais aller dans un endroit que j'apprécie beaucoup. D'ailleurs Valentin et Alexis sont conquis. Le lieu est juste magnifique. Une belle dérive, très longue dans un décor idyllique. L'eau est turquoise. Peu de fond mais avec des courants et contre courants partout. On peut pêcher de tous les côtés du bateau. J'y ai fait de très beaux poissons.  compte rendu en cliquant sur le lien

Je vais faire trois bars coup sur coup, puis deux autres pas bien gros mais ils font plaisir. Je remonte rapidement au classement. Valentin veut prendre un poisson aux leurres durs à bavette. Bien lui en pris, il fait trois bars sur deux dérives.


On rigole bien sur le Lodennañ

Une journée marquée par la bonne humeur

Valentin a trouvé le combo sur cette dérive. Un tide Minnow 140 blanc nacré. Alexis met le même et ils font un festival. Je me contente de compter  les point. Les bars ne veulent pas de leurres souples. 

Un bar de 50 cm
 
Il est temps de rentrer à la maison après cette journée bien remplie. C'est Alexis et Valentin les champions du jour avec 10 bars chacun. Valentin décroche un poisson au ras du bateau et lui coute la victoire. Je suis sur la troisième marche du podium loin derrière mes coéquipiers. 


Petit selfie sur le chemin du retour.
 
Conclusion.
Il est temps de rentrer à la maison après cette journée bien remplie. C'est Alexis et Valentin les champions du jour avec 10 bars chacun. Valentin décroche un poisson au ras du bateau et lui coute la victoire. Je suis sur la troisième marche du podium loin derrière mes coéquipiers. 
 
Les leurres du jour.
 
Tous les leurres testés ont pris du poisson. Une mention spéciale pour le Zclaw original et l'Astuerie 90 en surface, le Tide Minnow 140 juste sous la couche d'eau, le Nitro Shad 90, le Black Minnow 90, le One-up 5" pour les leurres souples.
 
 
Matériel Utilisé.
 
Canne Smith Dragonbait 72H  2,18 m 7-40
Moulinet Stradic 4000 Ci4 FBXG
Tresse Power Pro 9kg rouge
Bateau 3D tender 550 Patrol
Combiné GPS-Sondeur ELITE 9TI Totalscan
 


mardi 10 octobre 2017

Gros Bars de l'estuaire




Le plus gros poisson du jour



J'organise une sortie avec Christophe en fin d'après-midi, Dany et Marc nous accompagnent dans cette nouvelle aventure. On se retrouve tous à la maison. Je vais retourner sur un spot que j'ai trouvé avec mon fiston. D'ailleurs j'y suis allé de nombreuses fois dont celle ci ou celle la le record de ma fille.

Mise à l'eau de Lodennañ

La nuit tombe vite en ce début d'automne, je vais donc aller sur des spots pas trop loin. Il ne faut qu'une dizaine de minutes pour arriver sur la zone.

Passage sous le pont de Lézardrieux
En ce début d'automne, les températures sont plutôt agréables. 

Je suis arrivé un peu tôt sur le spot mais qu'importe, on va patienter tranquillement. Les premières dérives ne donnent rien. En me replaçant, je me plante. Marc décide de passer au leurre dur. Il lance son leurre à la côte. Marc fait une animation classique en Walking the dog court et et rapide avec des pauses régulières (2 à 3 secondes).  Il voit un suivi sur son leurre. Je tourne mon regard vers son leurre.  Je vois un gros remous derrière le leurre. Marc ferre énergiquement et c'est pendu. Le poisson plonge directement pour chercher le fond. Il s’essuie un beau combat. Le canne plie. On entend la douce mélodie du moulinet. Le poisson arrive  tranquillement au bateau. Il voit le bateau et repart dans un gros rush. Marc tente de le brider mais il n'est pas fatigué. Marc a la banane. On s'est tous arrêtés de pêcher pour regarder Marc manœuvrer le poisson. Après quelques rushs, je le mets au sec. C'est un beau poisson. Marc est ravi. Je sors la règle et il accuse 72 cm sous la toise. C'est un lunker. Le premier pour Marc cette année.

Lunker pour Marc

Malgré les triples du leurres, le poisson ne saigne pas du tout. Marc décide de le remettre à l'eau. Un beau geste pour ce beau reproducteur et la génération futur. Marc s'est imposé la double maille. Il ne garde que les poissons entre 2 et 3 kilos (entre 55 et 65). 

Christophe fait un joli rouget grondin sur la dérive suivante. Il lui a pris son leurre à la descendante.

Je replace la dérive mas ce coup ci je m'applique. Christophe et moi lançons en même temps nos leurres. Je percute sa canne et le bout du scion casse net. Bien sur, je n'ai pas de canne supplémentaire sur le bateau. Je m'arrête de pêcher pour la réparer. Après un atelier réparation avec les outils du bord, je parviens à réparer. Nous allons pouvoir de nouveau pêcher.

D'ailleurs sur la dérive suivante, Christophe annonce poisson. La réparation va-t-elle tenir? En plus ce n'est pas vilain. La canne est complètement cintrée. L'action de pêche ne semble pas être compromise. Christophe parvient à le ramener au bateau.  

Labrax de 64 cm

Marc et moi faisons un petit bar. 

Je montre l'animation à Dany. La méthode que j'appelle tic-tic (pêche à la volée) On cherche le fond plus on fait deux petites tirées sèches en levant la canne, on récupère la bannière en baissant la canne et ainsi de suite. Du coup, à sa quatrième ou cinquième animation, il annonce poisson. Très grosse attaque  sur sa petite canne  qui se solde par une casse. Je ne comprends pas. Je regarde le frein du moulinet. Il est complètement serré. Une erreur de débutant !!

A partir du moment où on rate un poisson, il faut en général 20 à 30 minutes pour que ça morde à nouveau (Ce n'est pas toujours vrai bien sur).

Je change  de spot. Je l'ai trouvé avec mon fiston. J'y ai fait de beaux poissons. Sur le premier passage, je fais un petit bar. Je le remets à l'eau. Je relance, à la première animation, mon leurre et directement. Je suis surpris. Je ferre mollement. Une grosse gerbe d'eau en surface et plus rien au bout de la ligne. Marc lance à proximité et il fait un petit bar. Non loin de la zone, j'aperçois un phoque. C'est toujours un plaisir de voir ces mammifères évoluer dans leur milieu naturel.  

Ce spot est plutôt poissonneux aujourd'hui.  C'est à Dany de faire son premier bar à la volée. Je pense qu'il a compris la technique. Il ne croche plus et il prend du poisson. Il a dû bataillé dur avec sa petite canne. Ce coup-ci, son frein est bien réglé. Des rushs de malade dans quelques mètres d'eau. Un plaisir qu'il a pu savourer. Il explose son record avec ce bar de 65 cm.

La joie du pêcheur

Le phoque est toujours présent. Je vais retourner sur l'autre zone.

Plusieurs dérives infructueuses, alors que le sondeur affiche des poissons. Je me rapproche des bordures. Marc se remet au leurre dur. Christophe annonce poisson. C'est encore un beau poisson au vu de la pliure de la canne et du chant du moulinet. La canne tient toujours. Christophe a la banane jusqu'aux oreilles. Un beau combat qui se termine dans l'épuisette tenue de main de maître par Dany.

Labrax de 63 cm

Sur les dérives suivantes Christophe, Dany et Marc font des petits bars calibrés entre 30 et 45 cm. La présence du phoque a proximité ne leur a pas cloué le bec. 

La température a chuté en même temps que le soleil décline. Il faut rentrer avant la nuit, toutes les bonnes choses ont une fin.

retour tranquille à la cale

Conclusion

Une belle session de pêche avec de nombreux bars. Ce n'est pas ma journée. Je casse la canne à Christophe, je fais deux pins, je n'arrive pas à ferrer le gros bar, je me foire sur la vidéo. Il y ades jours comme ça.

Cela dit, je suis tellement content que mes invités aient fait de beaux poissons. Marc et son lunker, Dany son nouveau record de bar pris à la volée dans 3 mètres d'eau. Christophe qui nous a fait une démonstration avec ses 8 bars dont 2 de plus de 60 cm. 

Pour clôturer le tout un temps estival avec un beau soleil sans le moindre souffle de vent.

Pêcher à quatre en vertical pas de soucis mais en lancer ramener, ce n'est pas évident. A deux c'est le grand luxe, à trois c'est bien.

Les leurres du jour

En surface
 
  • Le ZCLAW rattling 10 cm couleur 092 marron foncé

Souple
  • Le SWAT SHAD vert 13 cm monté avec sa tête articulée de chez Delalande (Christophe).
  • Le Nitro Shad bleu 90 tête Nitro de chez Illex (Marc)
  • Le Black minnow 120 tête off shore de chez Fiiish (Dany)

Matériel utilisé

Canne  : SMITH Dragonbait seabass 72H 2,18 m 7-40 gr
Moulinet : SHIMANO Stradic 4000 Ci4  XGFB 

lundi 25 septembre 2017

Journée difficile qui fini bien

Le plus gros poisson du jour
 
 
 
Le fiston est en vacances. Du coup j'organise une sortie avec Jean-Mye son copain d'enfance. On part le matin de bonne heure et bien sur de bonne humeur. On a planifié la sortie et je me suis occupé de la stratégie. Le fiston a ciblé en priorité le bar.

On part de la cale proche de la maison. En chemin on croise le bateau des phares et balises situé à Lézardrieux.



Bateau des phares et balises


C'est le début de la descendante. Je vais aller explorer les plateaux du semi-large. Après avoir traqué les labrax pendant deux heures, force est de constater qu'ils ne sont pas là où je les cherche.

J'ai encore vu une belle chasse de fous de bassan avec des thons rouges en dessous. Une belle quantité d'individus. D'ailleurs, je les ai bien vu sur le sondeur. On a juste admiré le spectacle. Je comprends mieux pourquoi je n'ai pas trouvé les bars sur des plateaux qui sont tout de même assez proches. Je ne vois que deux possibilités, soit ils ont fui la zone, soit ils se cachent.

Du coup, changement de stratégie. On retourne au bord pour tenter de les débusquer dans quelques mètres d'eau. On croise un beau vieux gréement.
Vieux gréement sous voile

Après plus d'une heure a balayé le spot, le fiston parvient à faire le premier bar de la matinée. Il vient de changer de leurre pour mettre un Power Tail de chez Fiiish qu'ils ont pris la veille chez Valentin au magasin Ac'scion pêche. Du coup le moral de l'équipe remonte en flèche.


Bar de 48 cm

Jean-Mye lance son leurre. Il passe au-dessus du caillou et tombe juste derrière. Il mouline à fond pour ne pas rester accroché. Dès qu'il l'a passé, il s'écrit poisson. C'est une belle orphie que je surnomme l'espadon breton. Il parvient à la faire décrocher au bord du bateau.
 
Quelques bars de petite taille suivent les leurres mais ils ne sont pas décidés. Il est l'heure de manger. On se place dans l'anse de la corderie à Bréhat un peu à l'abri du vent.


La corderie à Bréhat
On attend patiemment que le courant reprenne. La stratégie va bon train. Que faire ? Choisir les bordures au risque de faire chou blanc comme ce matin. Ou aller chercher les bars un peu plus au large sur des passages bien connus. Je m'arrête pour faire une photo.

Le phare du Paon
 
Je décide de faire le début de la montante au semi-large. Il sera temps de revenir faire les bordures si on ne les trouve pas.
 
Une petite demi-heure de route sur une mer un peu cabossée. Arrivé sur place, le vent de sud contrarie les dérives. On arrive tout de même à faire quatre maquereaux pour les rillettes. J'arrive même à faire deux maquereaux sur le même leurre (Jig).
 
Le vent n'est pas chaud. Du coup, je retourne à la côte. Je vais faire un peu de prospection, cela ne peut pas être pire.
 
On passe sur des leurres un peu plus léger. Je me laisse tenter par un black Minnow de chez Fiish. La pluie de ces derniers jours a rendu l'eau chocolat. Dans ces conditions, les vibrations sont plus importantes que la couleur. Le Black Minnow a cet avantage d'être un leurre qui vibre beaucoup. Le fiston met son nouveau leurre pour tester également les vibrations de sa caudale. Il s'agit du Power Tail de 3,8 cm en 10g de chez Fiiish. Jean-Mye quant à lui prend one-up 4 pouces avec une tête de 18g.
 
J'ai un peu mal à mon bras. Je décide de prospecter en vertical sous le bateau. Le fiston et Jean-Mye sont à la volée. Les premières dérives ne donnent rien. Je passe sur un autre secteur.
 
La dérive se passe bien. le bateau avance lentement à moins d'un nœud. Je vois un peu d'activité au fond et entre deux eaux. Je commence à remonter tout doucement le leurre. Je sens une tape timide. Je continue à moulinet tout doucement. Le leurre se fait stopper net. Gros rush de démarrage. Après autant de frustration tout au long de la journée, je ne bouge pas mon plaisir. D'autant qu'il s'appuie sur le courant pour se défendre. Au bout de quelques minutes, il arrive en surface. Il donne de grands coups de queue. Je me rends compte que c'est un beau labrax. En voyant le bateau, il sonde. Le moulinet est bien réglé et la canne encaisse bien ses coups de tête. Le fiston parvient à l'attraper avec l'épuisette. Je le mesure il fait 64 cm.
Labrax bien ventru

64 cm de pur bonheur

Avec ce joli poisson, la motivation bat son plein. Je repositionne le bateau pour faire la même dérive. Il faut battre le fer quand il est chaud.

Le bateau avance lentement vers le point que je n'ai pas oublié de marquer sur le combiné Lowrance. Je fais le même type d'animation que précédemment. au moment où je passe sur le point, je l'anime lentement et direct, c'est pendu !! Je sens que ce n'est pas aussi lourd que le précédent. Je le ramène au bateau.  C'est un bar de 52 cm.

Les poissons sont actifs. Ils sont nettement décollés du fond. Je replace la dérive. Jean-Mye change son One-Up pour un black Minnow.

Le bateau dérive un peu plus vite. Il passe rapidement sur le point sans succès. Je remonte et je lance derrière le bateau afin de faire repasser mon leurre sur le spot. Je vois également que les poissons sont maintenant entre deux eaux. Je pêche à la volée. A la quatrième ou cinquième animation j'ai une tape. J'anime deux fois sèchement puis je laisse le leurre descendre et une nouvelle fois je suis attelé. Cela ne me semble pas très gros. Quand tout à coup, il part dans un gros rush. Finalement, je revois mon estimation au vu de la violence des coups de tête. Chaque fois que je lui reprends du fils, il sonde. Après quelques minutes je le vois percer la surface. Au même moment le fiston est également attelé. Ca bagarre dur sur sa canne 5-15g. C'est Jean-Mye qui est à l'épuisette.

Bar de 65 cm Bien ventru


Bar de 54 cm



Je me replace. Le vent a forci un peu et le courant commence à diminuer. Moralité, je ne passe pas sur le point. Jean-Mye fait son premier bar de la journée.
 
Les dérives s'enchainent et les bars également. On en fera une petite dizaine sur ce spot. Malgré tout, la fatigue commence à se faire sentir. J'annonce dernière dérive avant de rentrer à la maison. Je clôture la session en faisant un bar de 46 cm.
 
Conclusion
 
Une journée complète en mer nous a épuisé. J'ai cherché les bars un peu partout sans les trouver. Au bord, au petit large (entre 2 et 4 miles des côtes) pour finir par les trouver dans l'estuaire. Journée très difficile. Pourtant, ils sont bien à la côte.
 
A voir les comptes rendus, on peut penser que la pêche c'est facile et qu'il suffit de lancer son leurre pour attraper des poissons. Ne vous y trompez pas, la pêche, c'est passionnant mais compliqué. On a tous des journées ou rien ne se déroule comme on le souhaite. Cette année, j'ai fait quelques belles bredouilles. Cela dit, même sans poisson, la pêche reste un loisir formidable. De toute façon, les meilleurs moments de la pêche sont ceux qui précèdent et ceux qui suivent celle-ci. Avant de partir, on pense à tous les poissons qu'on va faire et au retour on refait cette partie de pêche. Entre les deux, on est dans l'action. La pêche reste pour moi un moment privilégié où je m'évade du quotidien pour m'échapper de tous les tracas du quotidien. Une soupape de sécurité face à tous les soucis, tout du moins pendant ce laps de temps.   
 
Cela dit, j'ai passé un excellent moment avec Jean-Mye et le fiston. Il fallait être patient pour voir quelques écailles argentées. J'ai beaucoup de mal à trouver les poissons lorsqu'il y a des vents de sud. Non pas qu'ils ne mordent pas mais plutôt que je ne sais pas où les trouver. J'ai beaucoup de mal à placer le bateau correctement.
 
Les leurres du jour  

Ce fut une journée où tous les leurres ont été essayés.
 
Le fiston et Jean-Mye ont essayé le Power Tail de chez Fiiish en 10g. Ce leurre qui peut évoluer dans toutes les couches d'eau entre 1 et 10 mètres. Il émet de très fortes vibrations. Il faut tout de même faire bien attention de ne pas le faire trainer sur  le fond au risque de le perdre. Il peut faire la différence les jours ou les poissons sont difficiles. D'ailleurs tous les poissons fait le matin, l'ont été avec ce leurre. Un autre avantage, c'est qu'au moindre rayon de soleil, il envoie des éclats de lumière dans tous les sens. Les poissons peuvent donc le repérer très facilement.
 
 
 
Dans l'estuaire, les leurres souples ont été plus prenants avec une mention particulière pour le Black Minnow et le One-Up. Ces leurres sont tout de même extrêmement fragiles.
 
J'ai acheté un Asturie 130 pour vérifier son efficacité. Je n'ai pas fait un seul poisson avec. Cela ne veut pas dire qu'il ne pêche pas.     
 
Test de l'Astuerie 130 et du Smith en texan