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Grauvell

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lundi 30 mai 2016

L'après Sailtica Fishing, session gros lieus jaunes

Ce matin après le week end Salitica Fishing et profitant que toute la famille soit réunie, j'organise une sortie au petit large. Nous serons donc 7 répartis sur deux bateaux. Les jeunes (La fillotte, la pêcheuse de fiston, Jean-Mye et le fiston) prendront le 3D Tender 550 Patrol et Gilles, Alain  (le père de Jean-Mye) et moi sur le Silver marine 530.

Le départ se fait aux aurores. Ce matin, la température est plutôt fraiche. Cela dit pas de vent de prévu. Je mets à la cale de Paimpol et Gilles à son bateau au port à sec. C'est parti pour 40 minutes de navigation sur une mer d'huile à 20 nœuds de moyenne.

Je vais faire la fin de montante et début de montante. Vincent et Jean-Mye placent le bateau sur les points GPS déjà marqués. La première dérive ne donne rien mais c'est uniquement pour voir la direction du courant. Jean-Mye est aux commandes sur le 3D Tender Patrol 550. Il nous replace parfaitement. C'est la pêcheuse de fiston qui prend le premier poisson. Pour tout dire c'est même son tout premier poisson. Nos bateaux sont à porter de voix. On peut partager ainsi la joie sur le bateau des jeunes. Le bateau de Gilles est beaucoup plus lourd. Notre dérive n'est pas bonne. il y a 15 degrés de différence entre nos dérives.


Premier poisson pour Marie Steak de 77 cm

Sur notre bateau Alain fait le travail. Il fait le premier lieu jaune du bateau. Il recherche le fond.  La technique de l'ascenseur avec une petite variante. Il fait une pause de 3 à 4 secondes avant de continuer à remonter. Démonstration en images.




C'est la joie sur le bateau des jeunes. Marie est en train de faire un festival. Le poisson est tellement lourd qu'elle s'écrit  "C'est un dauphin". Ses avant-bras commencent à bruler.

Steak 81 cm

Alain continue son festival, pendant que Gilles et moi le regardons. Je parviens à faire un beau spécimen tout de même.

Gilles a acheté un sac à poisson étanche et isotherme de la marque HPA chez Ac scion pêche à Paimpol (côté Tootaz). Ce sac est fantastique surtout sur les semi-rigides où la place est comptée. Il est accroché sur les boudins du bateau. Ca évite de salir tout le bateau d'une part et les poissons gardés ne sont pas en plein soleil d'autre part. Cerise sur le gâteau, il est équipé d'un bouchon de vidange, très utile pour le nettoyage. Vous pourrez le voir sur la vidéo.




La fillotte, le fiston et Jean-Mye ne sont pas en reste.

Encore de beaux poissons


C'est l'heure du casse-croûte. Je mets les deux bateaux à couple. Une petite bière en guise d'apéro et encore un repas bien copieux.

On pêche encore quelques poissons et retour à la maison.

Conclusion :

Marie, pour sa première partie de pêche au petit large, nous a fait une démonstration. A voir son sourire sur toutes les photos, je peux dire sans me tromper qu'elle a adoré. Il est des jours où tout est merveilleux. Entre les conditions météorologiques fabuleuses et des spots remplis de poissons, je vais avoir du mal à faire mieux.

Je n'avais pas réussi à caler une sortie avec Alain jusqu'à présent. C'est maintenant chose faite. Je crois qu'il a bien aimé cette petite sortie. Alain pêche le bar en bateau en finess dans très peu d'eau. Aujourd'hui, il a mis des leurres souples avec des têtes de 70 gr.

Les leurres du jour :

Sans contestation possible le Majikeel en 220 ou 165 de chez Sakura en vert, jaune orangé et marron clair montés sur des têtes de 70 gr.

jeudi 26 mai 2016

Ma première compétition : Sailtica Fishing

Je viens de me lancer pour la première fois dans une compétition. J'ai embarqué avec moi le fiston et le cousin Yoyo le régional de l'étape. Je me suis inscrit depuis plusieurs mois. J'attendais ce rendez-vous avec un sentiment mitigé d'impatience et une certaine appréhension. J'ai suivi la météo toute la semaine précédente. Les conditions annoncées ne sont pas bonnes du tout. Le mercredi, l'organisation décide de maintenir la compétition.
Le fiston a rejoint Yoyo à Saint Nazaire le jeudi soir. Ils vont pouvoir faire un pré-fishing le vendredi.


Départ à 7h00 sur le bateau à Yoyo

Les poissons sont là


Je fais la route le vendredi après-midi. C'est la première fois que le Lodennañ sort des Côtes d'Armor. C'est une véritable expédition, la plus grande peur c'est d'oublier quelques choses ; Clé du bateau, Combiné, gilet, VHF gentiment prêté par Alexis le Big Boss de Tootaz, la dotation en leurre d'Ac'scion pêche (encore un grand merci Valentin), ...

Je parviens à faire de l'essence pour le bateau et pour la voiture avant de partir. Ensuite ce sont les feux de la remorque qui ne fonctionnent pas. Pour clôturer le tout le moteur de la voiture qui a rendu l'âme.

Voiture en panne, ça commence bien !


Peut importe tous ces embêtements de dernières minutes, c'est parti pour 3h30 de route.

On part dans 5 minutes (clin d'œil à l'association Fish à l'affiche)
La route se passe sans encombre. A mon arrivée, on va mettre le bateau au port de Pornichet ou une place est réservée par l'organisation. L'accueil des participants est au top, tout est clair et précis. On voit bien que ce n'est pas la première compétition qu'ils organisent.
Après un bon repas chez les cousins et une bonne nuit de sommeil, toute l'équipe "Bar à quai" est opérationnelle. On arrive pour le briefing du matin. Je prends contact avec Jean de la Team "Bar au beurre blanc" qui sera notre commissaire pour cette journée. Le départ s'effectue après les kayaks vers 8h30. Vincent a embarqué sur le bateau de Clément de la "Team Chonet Fishing".
C'est parti pour 8h30 de pêche. Tous les bateaux sont alignés sur la ligne de départ.

Bateau au premier plan en bas à gauche.

Le fiston sur le Valiant de la Team Chonet Fishing


Le lancement de la course est plutôt impressionnant. Tous les bateaux poussent la manette de gaz à fond. Je décide de partir tranquillement à 20 nœuds. Il nous faut une demi-heure pour nous rendre sur un plateau bien connu de tous les pêcheurs du secteur. D'ailleurs à notre arrivée, je dénombre une dizaine de bateau. Yoyo m'indique comment placer le bateau. Je suis stupéfait de voir qu'a 4 miles des côtes on a entre 5 et 10 mètres d'eau sous le bateau.

Yoyo prend un leurre jaune fluo, Jean un leurre orangé, pour ma part je reste sur un Shad Impact de chez Keitech. Ce leurre m'avait été préconisé par Alexis et Valentin. Après bon nombre de dérives, je parviens à trouver des bars bien décollés du fond en pleine activité. Jean fait le premier bar non maillé de la journée. Puis c'est Yoyo qui en fera un non maillé également. Quelques dérives plus tard, Yoyo est attelé, encore trop petit. Puis c'est Jean qui sort un bar de 42 cm.

Je change de leurre pour prendre un black Minnow jaune fluo. Après le deuxième lancé, je suis attelé. Un bar de 39 cm. Plus aucune activité sur le poste. Je décide de décaler la dérive sur le plateau un peu plus haut. J'espère également que tous les autres bateaux présents quittent la zone. Après avoir attendu 45 minutes, tous les autres.

La stratégie est payante puisque Jean fait deux poissons coup sur coup, le premier de 45 cm et le deuxième de 60 cm.

Bar de 45 cm

Bar de 60 cm

Je suis tout de même surpris par la vitesse de dérive. En effet tout au long de la matinée, j'ai eu entre 2 et 4 nœuds de dérive. Le spot se trouve à la sortie de la Loire ceci explique peut-être cela.

Yoyo fera deux bars non maillés. C'est rageant à quelques centimètres, on aurait pu ouvrir le compteur. Nos animations sont identiques en lancer ramener au ras du fond.

On s'est tellement pris au jeu de la compétition qu'on a oublié l'heure du casse-croute. De toute façon c'est l'heure de l'étale.. L'activité des bars a stoppé net.

Jean est malheureux, il n'a pas osé ouvrir sa bouteille de blanc qu'il voulait partager avec nous. Il est tombé sur un équipage qui ne boit pas d'alcool sur un bateau.

On a pris le temps de recharger les batteries avec un bon sandwich.

Quelle stratégie mettre en place pour la deuxième partie de la journée. Le temps a un peu forci mais ça reste raisonnable. On va revenir à la côte pour pêcher les iles. On fait deux dérives mais les kayaks, qui sont prioritaires, ont envahi le spot. j'essaye les veines de courant sans succès.

Il est temps de rentrer au ponton. J'appelle le fiston qui a fait un bar de 53 cm. Ouf ... l'honneur est sauf. Jean appelle sa Team qui n'a fait qu'une vieille.


Bras tendu, il fait ....



L'arrivée du fiston


Avant de partir, je jette un coup d'œil au classement général de cette première journée. Nous sommes 30 sur 53 équipes avec un bar de 53 cm. C'est pour dire que la journée a été difficile pour la plupart d'entre nous. Jean avec ses trois poissons maillés est 8 sur 53. Le fiston est tombé dans une super équipe. C'est ça aussi la marque de fabrique de la Sailtica Fishing.
L'organisation est bien rodée et tout se passe bien.

Repas en famille le soir, où on a refait notre pêche du jour. On s'affaire à préparer notre matériel pour demain. Changement du fluoro, collage de tête sur leurre souple, ... à 22h00 extinction des feux, il faut se réveiller à 6h00.



Arrivé à 7h00, l'organisation nous informe que la journée est annulée pour les kayaks et que nous devons être rentrés pour midi. C'est  Jean-François de la Team "les Breizhiliens" qui nous accompagne aujourd'hui. Le plus amusant c'est  qu'il vient pêcher dans notre secteur. D'ailleurs on va sur les mêmes plateaux rocheux au semi-large.


Avant de me faire percuter
Le départ est donné à 8 heures. Je me suis décalé vers la gauche pour ne pas être importuné par les autres bateaux. J'entends Yoyo qui crie sur un Boston qui nous fonce dessus. Il réagit trop tard et vient nous percuter. Le concurrent ne s'arrête même pas. Il continue sur sa lancée. Je viens d'éviter le pire. Le bateau n'a rien, c'est l'épaisse bande de ragage qui a tout pris. Il était en train de filmer le départ sur son smartphone à 30 nœuds sans regarder devant lui.

J'arrive tout de même sur zone, malgré une mer bien formée. Je prends le pari que les bars sont au même endroit qu'hier. Il n'y a aucune raison pour qu'ils se soient déplacés dans la nuit.

Yoyo et moi sortons les leurres jaunes fluo. Jean-François reste dans l'imitatif avec un nitro 90 de couleur bleu. Après quelques dérives infructueuses, je trouve un banc de bar en pleine activité décollé du fond dans 7 mètres de fond. D'ailleurs Jean-François commence par faire le premier barset, puis c'est au tour de Yoyo de faire le même. Après quelques dérives et quelques barsets, je me déplace vers le spot ou le fiston a réussi à faire son bar de 53 cm.

Ne connaissant pas la zone, je me place approximativement. Sur la fin de dérive, je vois quelques échos sur le sondeur qui semblent prometteurs. Je me replace discrètement. C'est peu profond 6 mètres tout au plus. Jean-François fait encore deux ou trois barsets, Yoyo et moi de même.

Il ne reste plus que 15 minutes pour rentrer au port. Ce sera capot pour nous ce matin. J'appelle le fiston qui est au port depuis 10h30. Il est également capot.

La marée est basse, pas moyen de sortir le bateau de l'eau. Du coup on va manger chez Yoyo au chaud. On est de retour pour la remise des prix à 14h00. La plupart des participants sont là. Cela prouve bien que l'ambiance est conviviale. J'en profite pour aller saluer Olivier de l'association Fish à l'affiche.

Tous les participants ont reçu un lot.



Les vainqueurs !!


Conclusion :

Pour une première, ce fut une réussite. Pas par le classement mais par l'ambiance qui régnait à Pornichet.

 Il va falloir que je m'entraîne dur pour pêcher dans quelques mètres d'eau en finess. On va vu pas mal de bars non maillés mais au vu des résultats des premiers, il y en avait des beaucoup plus gros.

Je tire mon chapeau aux kayakistes. Ils ont affronté une mer pas facile.

Je n'ai eu que des félicitations par mes commissaires sur la tenue en mer du 3D Tender 550 Patrol. Visiblement il tape beaucoup moins que le Narwal 620 aux dires de Jean-François.

L'équipe de bénévoles a fait un travail remarquable. Tout c'est très bien passé. L'organisation est au top. Je tiens sincèrement à les féliciter.

Les prochaines éditions auront lieu au mois de septembre ou octobre dorénavant, la météo étant trop incertaine en mai.

Les leurres du jour :

Le Keitech Shad impact en couleur Silver Blue,  les leurres de couleur orange ou jaune fluo.

Je l'ai fait !!


Belle zone de pêche






mercredi 18 mai 2016

Bars records

Une session météo s'ouvre, il n'en faut pas plus pour organiser une sortie. J'appelle Jean-Marie (dit Jean-Mye),  et Jean-Loup pour une sortie au semi-large. Jean-Mye me demande si on peut également emmener son petit frère Erwan. J'avoue que je n'aime pas pêcher à quatre sur le bateau. Les lignes s'emmêlent sans arrêt. Je fais une exception pour une fois. Il faut dire que c'est un passionné de pêche. Il pêche plutôt en Bretagne sud. 
 
Rendez-vous est pris. On se retrouve tous à la maison. On charge toutes les affaires dans le bateau et c'est parti.
 
La brume s'est invitée ce matin. Je fais route à vitesse réduite. En plus, l'air est très humide. Je ne vois plus rien mes lunettes sont constamment mouillées. On va mettre pas loin de 45 minutes pour arriver. Je pêche ces plateaux plutôt à la descendante.
 
Je suis tout de même un peu en avance sur les horaires de marées. J'ai pris les horaires de Paimpol. Il fallait prendre celle de Tréguier. Cette brume est un peu angoissante, on ne voit pas à plus de 100 mètres. Jean-Loup est à la vigie à l'avant du bateau. Je croise un ou deux bateaux qui avancent à petite vitesse. Je parviens tout de même sans encombre sur le lieu de pêche. Je suis sur un point que j'avais noté il y a un peu plus de deux ans.

Les premières dérives ne donnent rien. Je pense que le courant est trop faible. La renverse commence. le bateau dérive lentement. J'ai opté pour le Magic Eel en 165 et 225 avec des têtes de 70 gr pour tout le monde.

C'est Jean-Mye qui ouvre le bal. Petite animation minimaliste au fond, ascenseur très lent et canne pliée en deux. Au même moment Erwan nous fait la même animation et là aussi canne cintrée. J'ai Jean-Mye à gauche et Erwan à droite, du coup j'ai le son en stéréo. Les moulinets  chantent à gauche puis à droite. Les poissons partent à tour de rôle dans des rushs de folie. Erwan avec sa canne 7/28 gr pouvant prendre 150 en verticale. Il est montée en tresse de diamètre 12 et fluoro de 30 centièmes. C'est difficile dans ces conditions de brider le poisson. Il peine à lui reprendre 10 mètres de tresse avant qu'il ne reparte dans un nouveau rush. Je vois bien aux expressions de son visage qu'il savoure chaque instant. Il ne parle plus que par onomatopée "Waou, Raaah, ..."). Il commence à avoir les avants bras qui chauffent. Jean-Mye a réussi à mettre son lieu au sec. Il accuse 75 cm sur la toise. Après quelques minutes, le poisson a rendu les armes et remontre tranquillement, non sans avoir livré un superbe combat.  C'est une poutre de 82 cm. Valentin et Alexis vous aviez raison, il faut voir grand pour l'épuisette.


75 cm et 82 cm

Je replace le bateau, Erwan est à la manœuvre une nouvelle fois. Il apprend vite ce petit !!

Lieu de 68 cm

Les lieus sont là. Je le vois précisément sur l'écran du sondeur. Une boule de poisson sur parfois 10 mètres de haut. En début de dérive, on part sur un fond sableux qui remonte lentement pour arriver sur une belle tête de roche. Les poissons sont calés sur cette pente sablonneuse. Il faut juste faire attention en fin de dérive pour ne pas y accrocher les leurres. 
 
On se replace. Ce coup-ci c'est à mon tour d'être attelé. Jean-Loup annonce également poisson. Encore un beau poisson sur ma petite canne Berkley 7/28 gr. Tout comme celle d'Erwan, elle accepte 100 gr en vertical. Elle est complètement cintrée. Le moulinet chante. C'est tout bon ça. Je prends mon temps. Je savoure chaque instant. Un nouveau steak pour moi avec 76 cm. Je suis tellement concentré que je n'ai pas vu le combat que Jean-Loup a livré. Il fait également un steak de 73 cm.
 
Chacun d'entre nous a fait son joli poisson. J'arrête là. On aurait pu rester sur ce poste plus longtemps mais il faut savoir être raisonnable.

On fait la pause casse-croûte. La mer ça creuse. Jean Mye a préparé les sandwichs. Il n'a pas fait les choses à moitié, comme d'habitude devrais je dire. Bien sûr, on met quatre pêcheurs sur un bateau et bien, il refond la session du matin. Le soleil arrive à faire une petite percée. On finit par enlever les blousons.

Maintenant que le repas est passé, je propose à l'équipe d'aller prospecter un peu. Je base mes recherches de spots en étudiant les cartes marines tranquillement à la maison. J'avoue que sur une vingtaine de points repérés à la maison, seul 1 ou 2 abritent du poisson.

En route pour la découverte, je l'espère, de nouveaux coins. Après une demi-heure de navigation, j'arrive sur la zone. La première dérive sert le plus souvent à voir la direction de celle-ci. Bien entendu, je ne passe pas sur la zone que je m'étais fixée. La deuxième dérive est la bonne. Je vois les poissons sur le sondeur. Je dis à tous mes coéquipiers de commencer à faire l'ascenseur. Jean-Loup démarre et après trois tours de manivelle , pendu. Une seconde plus tard c'est Erwan et la seconde suivante c'est à mon tour. Triplé, on a failli à faire le grand chelem mais Jean-Mye est parti trop tôt. Je reste clouer au fond. Pas moyen de reprendre quoi que ce soit comme tresse. La canne fait le boulot, elle encaisse les gros coups de tête. J'arrive à le décoller du fond mais il me met un de ces rushs que je ne suis pas prêt d'oublier. Je décide alors d'y aller tout en douceur. J'ai déjà explosé deux agrafes sur des beaux poissons. Je prends mon temps. Je savoure chaque instant. Pendant ce temps, Jean-Loup a remonté son poisson, c'est un bar. le combat continu, par trois fois je lui ai pris de la tresse et part trois fois il me les a repris. Je commence à réaliser que je dois avoir un beau poisson sur la ligne. Je commence à pomper un peu plus énergiquement. J'arrive petit à petit à le remonter. J'ai l'impression qu'il se fatigue. Je réussis à lui prendre une vingtaine de mètres de tresse. Il est bien lourd. Je commence à voir les reflets argentés une dizaine de mètres sous le bateau. Il a repris de force. Il sonde en voyant le bateau. C'est reparti pour un tour. La canne plie tellement que le scion est dans l'eau. Quelle puissance !!  Erwan vient de mettre le sien dans l'épuisette. C'est bien du bar. Je jette un œil vite fait à l'épuisette. C'est un beau poisson. Je parviens à le remonter. Il est encore bien vaillant le gaillard. Jean-Mye, d'une main experte le met dans l'épuisette. On sort la règle 60 cm pour Jean-Loup, 69 cm pour Erwan et 81 cm pour ma part. Nouveau record pour le bateau.

Triplé de bars
 
Après la photo ultra-rapide tous ces bars retournent dans leurs éléments.


A une prochaine fois peut être
 
 C'est l'euphorie dans le bateau. Je n'ai même pas besoin de leur demandé si je refais la dérive. Ils sont déjà en position.

J'allume la caméra, on ne sait jamais. Je contourne bien la zone pour ne pas effrayer les poissons avec le bruit du moteur. Je me replace parfaitement sur le trait de la précédente dérive. Il faut dire qu'avec le GPS traceur de carte c'est un jeu d'enfant. Avec ce brouillard, j'aurai été incapable de me replacer. Je dis chapeau à nos anciens qui n'avaient pas toute l'électronique embarquée. Mon seul regret, c'est la taille de l'écran en 5 pouces.

Les leurres sont à l'eau en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Fort de ces prises toute l'équipe est au taquet. Plus un mot sur le bateau, tous sont suspendus à mes paroles. J'ai les yeux rivés sur le sondeur. J'ai partagé l'écran en deux partis. A gauche le GPS et à droite le sondeur. Je suis à 2,5 nœuds de dérive. Je sens bien le fond. On approche du point que je viens de marquer. On le dépasse, rien sur le sondeur. Les poissons sont là. Ils se sont déplacés d'une centaine de mètres. Nous commençons tous l'ascenseur. C'est Erwan qui est attelé. Quant à moi, j'ai une petite attaque mais je ne parviens pas à ferrer. Erwan nous indique que c'est du lourd.

Ca c'est du cintrage de canne !!
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Le moulinet crisse bien, On a tous l'impression que la lutte est acharnée. Erwan passe du grand sourire au visage un peu plus crispé. Les avant-bras commencent à chauffer. Ils faut voir les rushs qu'il encaisse. En plus avec sa tresse fine et son fluoro de petit diamètre, il est obligé de ne pas trop serrer le frein du moulinet.
 
Je parviens à le mettre dans l'épuisette. C'est un bestiau. le record vient d'être à nouveau battu avec 85 cm
 
 

Nouveau record !!
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Sous la toise


Reparti sans encombre et visiblement en pleine forme

 
Et dire que tu as failli ne pas venir !! J 'ai l'impression qu'il s'en souviendra longtemps de cette journée.
 
Ce poisson est pour moi une légende. J'en avais entendu parlé, je l'avais vu en photo mais la je peux dire que je l'ai vu de mes yeux vu. Au vu de la courbe de croissance du bar d'Ifremer, ce poisson est peut être né avant Erwan (25 ans). Il a réussi le tour de force de ne pas avoir été attrapé avant ou d'avoir eu affaire à un pêcheur respectueux !!



On fait une dérive supplémentaire, Jean-Mye n'a pas réussi à faire de bar. Le banc de poisson se déplace. Jean-Mye va faire son premier bar qui malgré ses 60 cm parait ridiculement petit. Notre échelle de taille vient de changer.
 
Je décide de rentrer tranquillement à la maison.
 
Conclusion :
 
Matinée lieus jaunes, après midi bar. Une superbe journée de partage sur le Lodennañ. Erwan a-t-il eu la chance du débutant ? En tout cas il a fait le plus gros lieu jaune et le plus gros bar. Toucher deux poissons de plus de 80 cm pour sa premier au semi large alors là, chapeau. Et dire que si tu n'avais pas été le frère de Jean-Mye, tu ne serais pas venu.
 
Tous les pêcheurs ont pris un beau poisson. Bien évidement la casquette magique Ac'scion pêche et le tee-shirt Tootaz ne m'ont pas quitté de la journée.
 
Les leurres du jour :
 
Sans aucune contestation possible, le Magic Eel de chez Sakura. De toute façon on en a pas utilisé d'autre.


dimanche 15 mai 2016

C'est qui la Boss !!


Tout d'abord, un grand merci à Kevin BROCHEN de la société Nauti Service qui m'a soudé la pièce cassée hier matin.

Juju ma fille est de retour en BZH. J'en profite pour caler une session pêche. Vendredi matin (j'ai fait le pont),  on se lève aux aurores pour aller taquiner les poissons. Christophe nous accompagne pour une matinée pêche. Aujourd'hui, le réveil a bien sonné.

Je vais faire le début de la descendante. Le bateau est rapidement mis à l'eau. Je me dirige vers le semi-large. Comme d'habitude il nous faut une demi-heure de navigation pour nous rendre sur la zone de pêche.

Paysage Breton

Le vent est bien présent. La houle courte et cassante m'oblige à changer ma stratégie. Je vais rester un peu plus à la côte.

Ce matin, je vais tenter d'aller voir si les bars sont arrivés. Les premières dérives ne donnent rien. Je me décale un peu de ma zone habituelle. Je change de leurre en passant des magics Eel au Nitro Shad. Christophe a fait le pari du Crazy Sand Eel.

Juju comme à son habitude va faire le premier bar de la journée. Ce n'est pas un monstre mais il est bien nerveux. Plus de 6 mois sans aller à la pêche pour Juju mais les automatismes sont là.


Juju n'est pas super à l'aise pour tenir les poissons



La vidéo de la release avec un effet slow motion.

Je replace la dérive. Je vois la boule de poissons sur le sondeur. C'est Christophe qui est attelé. Je suis condamné à prendre l'épuisette aujourd'hui. C'est un bar.

Alors heureux Christophe !!



Sur les dérives suivantes, on a des attaques mais pas moyen de les ferrer. J'ai remarqué au fil des années, que dès lors qu'on rate le ferrage d'un poisson les autres ne mordent plus. Il faut les laisser tranquilles un quart d'heure pour pouvoir en refaire d'autre.

Le vent a faibli. Je vais essayer de prospecter un peu. Je repère un poste sur la carte qui pourrait habiter quelques lieus jaunes. En attendant on prend un café croissant au milieu de nulle part. Nous n'avons plus trop de temps, il faut être rentré pour midi.

Le bateau est en place mais la dérive est très rapide. Rien sur la première, je me décale de 50 mètres, pas mieux que la première. Je me repositionne 50 mètres plus bas. Je vois sur le sondeur que les poissons sont au pied d'une grosse cassure. Je repositionne le bateau. J'annonce poisson au fond. Pas moins de 3 secondes plus tard c'est Juju qui est attelé. Au même moment Christophe a accroché le fond.

Ce sera un joli lieu jaune de 57 cm pour Juju.

Les autres dérives ne donnent rien (trop de courant). En plus c'est un vrai piège pour les leurres.

L'heure fatidique est passée, il faut rentrer.

En rentrant, je croise un magnifique vieux gréement sous voile. Je ne peux pas m'empêcher de le prendre en photo.

Vieux gréement dans la rade de Pommelin


 Conclusion :

Toute petite session avec Justine (Juju) et Christophe. Comme d'habitude, c'est Juju qui a gagné la battle. Six mois sans pêcher et elle vient nous mettre la misère. Maintenant, je vais prendre cher avec Juju !!

Aucun soucis technique aujourd'hui.

Dans le prochain article va y avoir du lourd !!

Le leurre du jour :

Difficile de sortir un leurre du lot. Peut être le Magic Eel qui a fait deux poissons mais rien de probant.

vendredi 13 mai 2016

Jeudi de l'ascension, parfait pour l'ascenseur !!

Lundi soir, après le boulot, j'invite Jean-Loup et Baptiste pour une sortie du soir. La météo est parfaite. Je me dirige sur les plateaux du semi-large. Arrivé à 200 mètres de mon point le bateau se met à fortement vibrer. Je coupe le moteur. Je le redémarre, il fonctionne parfaitement. Je passe en marche avant et il continue de vibrer. Je soulève le moteur. Surprise il me manque une pale à l'hélice. Il ne m'en reste plus que deux sur trois. Du coup, pas de pêche on rentre directement au ralenti. Il nous faudra 2h30 pour retourner à la cale.


Ca marche moins bien avec deux pales.
Jeudi de l'ascension étant férié, j'appelle Christophe pour une partie de pêche. Il faut valider définitivement le point de dimanche dernier. La journée commence mal. Tout d'abord je règle le réveil à 5h45. Il n'a pas sonné. Christophe m'appelle et me réveille. Je vois l'heure et c'est la panique. Je me dépêche de me préparer. Je rassemble les affaires de pêche. J'atèle la remorque et en dévissant la vis de la roue jockey, elle casse. Je ne sens plus ma force,, un boulon de 10, tout de même.
 
Sur la cale, je rate ma manœuvre. J'ai même oublié mon téléphone et la camera. Quand ça veut pas, ça veut pas. Le bateau est mis à l'eau. On se dirige vers les plateaux du semi-large. Avec tous ces contretemps, nous allons arriver trop tard sur le spot de pêche. L'hélice a été remplacée et tout fonctionne correctement. Pas de dégâts sur l'embase, pas de vibration voila la première bonne nouvelle de la journée.
 
Il nous faut une petite demi-heure de navigation. Je place la dérive pour passer sur le point de la semaine dernière. la dérive est beaucoup plus rapide. Les coefficients de marée sont importants.
 
Je me replace en me décalant un peu, histoire de peigner la zone. J'anime lentement sur le fond en faisant taper mon leurre. Je sens une petite attaque bien timide. Je commence l'ascenseur. Au septième ou huitième  tour de manivelle, le leurre s'arrête net. Je ferre. Yes, les lieus jaunes sont toujours là. La défense est un peu molle. après l'avoir remonté de plusieurs mètres il me fait son rush. Le lieu jaune a cette particularité, ses premiers rushs sont phénoménaux. Par la suite, sa vessie natatoire au fur et mesure que l'on remonte à du mal à se vider. Il est souvent victime d'accident de décompression. Surtout lorsque les fonds sont grands. Il perd alors de sa combativité. Le bar et la morue sont moins sensibles à ces variations de pression.  Quand il voit le bateau, ils sont capables de repartir dans un rush.
 
Le poisson est mis au sec, Christophe étant à l'épuisette. C'est un lieu de 65 cm.
 
Parfait le cadrage Christophe.
Les dérives suivantes ne donneront rien. Le courant a dépassé les 4 nœuds. Du coup, on va aller voir si les bars sont revenus à la côte. Mais avant un petit café et une madeleine, histoire remplir un peu l'estomac. On peut toujours compter sur le mousse pour a pause de 10 h.
 
Un petit coup de moteur et une dizaine de minutes plus tard nous voila sur zone. Il faut que je retrouve mes repères. Je ne suis pas retourné sur ce point  depuis fin juin 2015. Après la troisième dérive Christophe fait un bar. J'ai une attaque au même moment mais je n'arrive pas à le ferrer. C'est un bar de 52 cm bien nerveux. Voir les reflets argentés au moment où le bar est sous le bateau, ça fait toujours plaisir.
 
Premier bar de l'année pour le mousse !
 
Remise à l'eau bien sur

Deux ou trois dérives plus tard, c'est un doublé de bar. Ils ne sont pas très gros mais super combatif. Ils ne sont pas trop maigres non plus. L'hiver a été doux pour eux aussi. Ils n'ont pas été obligés de puiser dans leur réserve accumulée avant l'hiver.

Self Fish comme aime à le dire ma Fille Juju.
Bravo le photographe !!
Je suis fixé, les bars sont de retour. Je vais les laisser un peu tranquilles. A la fin de chaque dérive, Christophe fait un petit lieu jaune entre 45 cm et 50 cm qui repartent immédiatement grossir.

Je retourne prospecter à la recherche de lieus jaunes dans des profondeurs un peu plus importantes.

Après de nombreuses dérives à prospecter une zone, j'arrive à toucher un beau lieu jaune.

Lieu jaune de 68 cm

Encore un nouveau point de marqué sur le Gps.
 
C'est l'heure rentrer à la maison.
 
Conclusion :
 
La matinée avait bien mal commencé. Heureusement qu'elle s'est mieux terminée. Les bars sont de retour à la côte. Ce n'est pas encore les grosses concentrations mais ça arrive tout doucement.
 
Les leurres du jour :
 
Difficile de départager entre le Majik Eel, le Nitro Shad et  Crazy Sand Eel.
 

lundi 9 mai 2016

1er mai, la fête du lieu jaune !!

La météo ne s'est pas trompée. Nous avons eu hier la plus belle fournée de l'année 2016. En espérant que cela continue ainsi !!
 
Des conditions au top, grand soleil, pas de vent et des températures en hausse. Il n'en faut pas plus pour organiser une sortie en mer. Je décide d'aller faire la fin de la montante et le début de descendante. Le coefficient de marée (43)  est très bas. Avec un marnage de 4,40 m, le courant n'est pas fort même à mi-marée. En général les pêcheurs n'aiment pas la morte eau. En ce qui me concerne, pour pêcher le lieu jaune, je préfère les coefficient de marée en dessous de 70. Il faut dire que je pêche dans des zones où le courant peut avoisiner les 4 à 6 nœuds au plus fort de la marée. 
 
Le rendez-vous est pris avec Christophe à 10h30 à la maison. Une fois arrivé sur la cale, je m'aperçois que je ne suis pas le seul à regarder la météo. C'est l'affluence des grands jours. 
 
Pour commencer, je cible un spot en particulier. J'y ai trouvé quelques beaux poissons.
 
A 20 nœuds de moyenne, il ne nous faut pas longtemps pour arriver sur zone. J'ai gardé les traces sur mon GPS ce qui me permet de me placer très facilement. Je choisi de mettre un Majik Eel 220 vert avec une tête de 40 gr et Christophe un Crazy Sand Eel 220 bleu tête de 60 gr. Avant de mettre mon leurre à l'eau je manque de me casser la figure. Je me pique avec l'hameçon de mon leurre. Pourtant, je suis aux couleurs de Tootaz et Ac scion pêche !!!
 
J'ai mis toutes les chances de mon coté ; La casquette Ac scion pêche 2016 et le tee shirt Tootaz. Ah ces pêcheurs et leurs stupides superstitions !!!  On se siffle pas en mer (siffler appel le vent). On ne prononce pas le mot Lapin à bord, on n'appareille pas un vendredi, ... alors pour conjurer le sort on se raccroche au gris-gris (casquette magique, ...)
 
Toujours est-il que sur la première dérive, je prends le premier lieu jaune (57 cm). Pour les photos, Christophe, mon partenaire du jour a, comment dire, raté une grande partie.
 
Je me replace et bingo un deuxième lieu jaune (55 cm), un troisième sur la dérive suivante. Et là tu te dis que ça commence bien. Puis c'est Christophe qui en prend un également (58 cm). 4 dérives et 4 poissons. Sur la suivante je prends mon premier bar de l'année 2016 (47 cm) qui repart bien entendu. Je suis même surpris d'en avoir trouvé sur cette zone. Je les ai bien vu sur le sondeur. Le banc était posé à l'accord d'une roche.
 
1er de l'année 2016. Une des rares photos.
Je replace la dérive, le courant est de plus en plus faible. Le bateau dérive tout doucement. je ne suis plus à mon affaire. quand tout à coup je sens que quelque chose titille ma ligne. Je me reconcentre très vite. Une deuxième tape, je remonte de quelques mètres. Je stoppe. J'attends 4 à secondes. Je laisse filer la ligne pour reprendre contact avec le fond. A ce moment le leurre est stoppé net. Je ferre énergiquement, pendu. Je commence à le remonter tranquillement,  et là, gros départ. Je le laisse prendre du fil. J'arrive à le brider mais il repart. Que du bonheur. Il me fait plusieurs départs, les uns après les autres. C'est un beau poisson. Il se décroche juste devant l'épuisette et repart directement au fond. Il devait avoisiner les 70 cm mais ça on ne le saura jamais. C'était un beau combat et le poisson à gagner.
 
Je suis en tête au tableau d'affichage. J'ai gagné le premier set 6-1. Il reste tout l'après-midi à Christophe pour se refaire !!
 
On change complètement de spot pour aller rechercher les plus grandes profondeurs. Après vingt minutes de route, on arrive. Je ne connais pas le spot mais j'ai entendu dire qu'on y trouve de beaux poissons.
 
Je suis en mode prospection. J'ai étudié la carte marine à la maison. J'y ai repéré trois ou quatre postes susceptibles d'abriter des poissons. Je cherche les bordures de plateaux.
 
La profondeur est bien plus grande que celle ou je suis habitué à pêcher. Je vais mettre un Majik Eel 220 avec une tête plombée de 70 gr. J'en profite pour changer de canne. On prospecte le premier point sans résultat. Après deux ou trois passages aucune détection sur le sondeur.
 
Je tente une autre approche. Le courant n'est pas encore formé. Nos leurres sont au fond. Je vois quelques échos sur le sondeur. Les poissons sont bien là. Je commence l'ascenseur en remontant mon leurre sur une vingtaine de mètres. Au quinzième tour de manivelle, je suis arrêté net . Je ferre, pendu. Le poisson part dans un rush de folie. Je le laisse se fatiguer avant de le brider. Je le remonte d'une dizaine de mètres et c'est reparti pour un tour. Il va me faire encore trois départs coup sur coup. A ce moment la, je kiffe grave !!! Après plusieurs minutes de combat, le poisson arrive en surface. C'est un lieu jaune de 71 cm (Steak). On fait les photos d'usage. Le photographe du jour n'a pas réussi à immortaliser ce moment. Il faudra me croire sur parole :) en plus la caméra n'a plus de batterie, là c'est de ma faute.
 
Je replace la dérive. Le courant commence à forcir, les dérives ne sont pas les mêmes qu'auparavant. Je m'applique à bien positionner la dérive. On met nos leurres à l'eau. Il ne faut pas loin d'une minutes avant qu'ils arrivent au fond. Au moment où le bateau passe sur le point, Christophe démarre l'ascenseur et arrêt net puis départ de folie. Je commence également l'ascenseur. Premier doublé de la journée. deux steaks, 77 cm pour Christophe et 74 cm pour moi.
 

Steak de 77 cm
 
 
 Je replace la dérive. Le banc de lieus jaunes est toujours là, collé au ras du fond. On pratique l'ascenseur à tour de rôle. Christophe est attelé. J'attends d'être arrivé au fond . Je commence à remonter. Le leurre est arrêté net. C'est parti pour le deuxième doublé de la journée. Les poissons font des rushs. Le Tica est un moulinet fantastique. De plus j'adore le son un peu rauque qu'il fait. Christophe fait un lieu jaune de 72 cm et 80 cm pour moi.
 
Faudra travail le cadrage !!

On fait encore une dérive. Un bateau vient se coller au nôtre, et quand je dis coller, ils sont à 1m50. Je sais que la mer est à tout le monde mais tout de même. On laisse la dérive continuer et au moment où nos voisins se replacent, nos deux cannes se plient en même ,temps. Je prends une décharge dans le bras comme j'en ai rarement pris. Celui-la c'est un monstre. Après une bonne minute de combat plus rien au bout de la ligne. Je prépare l'épuisette pour Christophe. Il parvient à faire un lieu jaune de 77 cm. Je ramène la tresse. Je vois mon agrafe complètement ouverte.
 
Nous aurions pu rester sur ce spot encore une partie de l'après-midi mais il faut savoir se raisonner. Je reviendrai sur ce point. On rentre tranquillement tout en se remémorant ces moments de pêche extraordinaire.  
 
Conclusion :
 
Il est des journées où tout fonctionne. J'ai l'impression de vivre un rêve éveillé. Cette partie de pêche restera, si Alzeihmer me laisse tranquille, gravée dans ma mémoire.
 
Le 3D Tender nous a envoyés sur les lieux de pêche dans le plus grand confort. Il faut dire qu'avec ces conditions météorologiques clémentes, ce n'est pas dur.
 
La casquette magique Ac'Scion pêche combinée au tee-shirt Tootaz, c'est la rançon du succès. D'ailleurs un grand merci à Alexis et à Valentin.
 
Je commence également à maitriser mon combiné sondeur/Gps. Il faut en passer du temps à le régler en mer pour tirer le meilleur. J'avoue que j'aurai dù prendre la taille supérieure mais il faut faire avec le budget. 
 
Les leurres du jour :
 
Sans constatation possible le Majik Eel en 160 ou 220 en vert ou marron. Le Crazy Sand Eel 220 bleu ou vert clair, a changer après chaque prise. C'est un leurre fabuleux mais fragile. Je le garderai les jours ou le Majik Eel ne donnera rien.