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Grauvell

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vendredi 31 mars 2017

Pêche Exo en Guadeloupe

Une fois n'est pas coutume, je quitte la métropole pour aller voir ma fille en Guadeloupe. Je vous passe les plages paradisiaques, les cocotiers, le sable blanc et l'eau turquoise. Alexis et Fabien qui revenaient d'un séjour en Gwada m'ont dit d'aller absolument faire une sortie de pêche en mer. J'ai longtemps hésité mais je me suis laissé convaincre. J'ai embarqué le fiston dans cette aventure. Le rendez-vous est pris avec un guide de pêche local. Il s'agit de Julien Brossel alias Madatet Fishing.
 
Le départ se fait au départ de la marina de Rivière Sens non loin de Basse-Terre. Nous sommes cinq pour cette sortie (Thierry, Fred, Pascal, le fiston et moi).


Préparation du matériel de pêche
Les derniers nœuds avant le départ vers la grande aventure.
La mer est bien démontée ce matin avec un bon vent d'est de 20 nœuds. D'ailleurs à peine sortie de la marina c'est du costaud. Heureusement, le bateau, un 28 pieds passe bien les vagues (environ 1,5 à 2 m). N'empêche qu'on est bien trempé mais c'est de l'eau chaude. Il nous faut pas loin d'une heure pour rejoindre son premier spot. Il s'agit d'un BCP. Il s'agit ni plus ni moins qu'un corps-mort moillé par 1.400 mètres de profondeur, avec un bout de 3.000 mètres, appartenant le plus souvent à un professionnel. 

La technique de pêche est complètement différente de celle que je pratique en Bretagne. Tout d'abord, on pêche par 1.400 mètres de fond. Autant dire qu'on ne risque pas d'accrocher le fond. Ensuite, les cannes à Jigs sont très courtes (1,5 m), les moulinets surdimensionnés (de 10 000 à 20 000) et les cannes de traine légère en 2,30 m avec les mêmes moulinets. Je n'ai pas vu le matériel de traine lourde.

C'est parti, Julien place la dérive en fonction du BCP. on va commencer par prendre les Jigs de 120 gr qu'on va laisser descendre entre 50 et 80 mètres. Il s'agit ensuite de caler le talon sous l'aisselle et à remuer frénétiquement la canne tout en remontant le leurre. La technique est assez compliquée. Julien nous donne des conseils et nous reprend lorsque la technique n'est pas correcte. Il a un rôle d'observateur et d'instructeur. C'est un plaisir de se faire guider par Julien.. 

C'est Fred qui ouvre le bal avec un joli thon noir de 3kg. On se replace. C'est Pascal qui fait également un thon noir de 2,5 kg. Après quelques dérives le spot ne donne plus rien. Julien décide de nous envoyer sur un autre BCP. nous continuons à nous éloigner de la côte.

Arrivé sur le point, Julien avec ses yeux d'expert repère une dorade coryphène en surface en chasse sur des poissons volants. Julien et moi préparons les appâts sur les grosses cannes, les autres sont au Jig. Julien place un gros morceau de bonite et laisse filer la ligne pickup ouvert et il me la donne. Le fil se déroule tout doucement au gré des vagues. Après quelques instants le fil part. Julien me demande d'attendre entre 5 à 10 secondes avant de ferrer. Et bien je peux vous dire que ces secondes ne passent pas bien vite. J'attends encore et encore . Je ferme le pickup, je tends un peu la ligne et la très gros ferrage. Le poisson est bien piqué. La dorade part dans un rush de folie me prenant une centaine de mètres de tresse. Le frein du moulinet est pourtant bien serré. C'est dire la puissance de ce poisson. Je n'arrive toujours pas brider le poisson. Je parviens juste à le stopper de temps en temps. Alors là, c'est du pur bonheur. Les bras morflent bien, pas moyen de mettre le talon de la canne sur ma hanche. Julien m'indique que plus je la brutalise plus elle se défend. Globalement, il faut y aller en douceur. Il est également important de laisser la dorade le plus longtemps possible près du bateau pour maximiser les chances d'en prendre plusieurs. Elles vivent généralement en banc.
 
 
Concentration maximale

La canne est pliée pourtant c'est une véritable trique

Belle dorade coryphène
 
La casquette Ac'scion pêche a fait le déplacement. Encore une fois, elle m'aura porté chance.
 
Sur la dérive suivante c'est Fred qui fait un thon mais il ne parviendra à remonter qu'un demi thon noir. Un Barracuda ayant prélevé son repas.
 
Julien replace le bateau. Il est confiant. Il en a vu une ou deux en surface.
 
Je laisse partir le bout de thon frais accroché à l'hameçon. Le fiston a la deuxième canne. Comme précédemment, la ligne se déroule le poisson à pris le morceau de thon. Je laisse partir en comptant tout doucement jusqu'à 10. je ferme le pickup et ferrage de mammouth, suivi d'un deuxième ferrage pour être sùr. C'est reparti pour un tour. Le fiston annonce également poisson. Premier doublé de la journée et en plus c'est le fiston. Ce poisson a une défense fabuleuse. Il a des couleurs fantastiques, du bleu, du jaune du vert fluo.Je comprends mieux qu'on puisse devenir addict à cette pêche. On parvient à rapprocher les poissons au bord du bateau et Julien les attrape pour les mettre au sec.
 
Grand moment de partage
  
Nous faisons quelques dérives. Je laisse ma place à l'arrière du bateau pour aller Jigger un peu sur l'avant. Thierry fait sa première dorade coryphène. Il a quelques problèmes d'équilibre sur le bateau dù à cette houle courte et haute. Il parvient tout de même à remonter son poisson.
 
Pendant ce temps, je laisse mon Jig descendre sur 80 mètres. Le Jig s'arrête. Ce n'est pas normal. Je ferme le pickup et je ferre mais rien au bout. Je commence à jigger de façon brutale comme me l'a appris Julien. J'ai à peine remonté le jig que je suis stoppé par un poisson. Encore un gros départ. La défense n'est pas la même. Cependant ça tire très fort. Julien me demande de remonter le plus vite possible avant qu'un Barracuda ne s'empare du poisson. Il est tellement puissant que je n'arrive pas à gagner ne serait-ce qu'un centimètre. Il commence à fatiguer et ce n'est pas trop tôt. Je parviens à le remonter vers la surface. Il y a tout de même 80 mètres, plus tout le fil qu'il m'a pris au démarrage. Il fait encore quelques rushs mais de moins en moins puissant. Je commence après de longues minutes à le voir sous le bateau. Julien le saisi habillement. Julien se saisit du poisson. Pas besoin d'épuisette, je dois être en 80 centièmes.
 
Quand je vois la puissance qu'un poisson, estimé à 5 kg, j'aimerai bien me confronter à un thon de 10 ou 20 kg. 

Un peu de vagues

Le spot semble être épuisé pour l'instant.

Nous allons faire un peu de route encore plus au large, environ 40 kms, l'équivalent des Roches-Douvres chez nous. On arrive sur le spot et là tous les indicateurs sont au vert. On aperçoit très nettement deux frégates que les locaux appellent les mal-finis. Ils sont justes au-dessus du spot de pêche. Julien nous annonce que c'est un très bon signe. D'ailleurs on voit très nettement les poissons volants. Ils volent sur deux à trois cents mètres. Ils sont chassés par les dorades coryphène. Julien s'est arrêté pour préparer le matériel. On va mettre quatre cannes à l'eau. Les unes après les autres. Je suis le premier en action, suivi du fiston de Fred et Pascal. Nos apparts sont à l'eau. Mon fil commence à partir. Il ne faut pas ferrer trop tôt au risque de rater et de faire fuir toute la colonie. J'ai la pression. Je suis les conseils avisés de notre guide de pêche. Je ferre comme un fou une fois puis une deuxième fois pour être sûr que le poisson est bien piqué. Bingo, c'est parti pour une séance de musculation. Le fiston aussi c'est parti, puis Fred et Pascal. une quadruplé de dorades. Ca part dans tous les sens, les moulinets chantent de partout. C'est l'euphorie dans le bateau. Julien  d'une main experte se saisit des poissons les uns après les autres. C'est le fiston qui a réussi à faire la plus belle.
 
Une belle dorade coryphène
A peine les poissons remontés que Julien prépare les lignes pour la prochaine dérive. Les frégates sont toujours au dessus du spot. Il reste encore quelques poissons sur la zone.

On se replace et comme à chaque fois on remonte la dérive en mettant deux lignes de traine légère à l'eau. Ce coup-ci, je laisse mon tour pour que chacun puisse pêcher. Le fiston laisse filer le leurre en forme d'octopus une cinquantaine de mètres derrière le bateau. Il annonce poisson. Je suis sur l'avant du bateau. J'entends parfaitement la douce mélodie du  moulinet. Julien coupe les gaz et commence à mettre les lignes à l'eau et les distribue aux pêcheurs. Très vite Thierry et Fred sont également attelés. Après le quadruplé sur la dérive précédente, c'est maintenant un triplé. On n'a pas le temps de s'ennuyer. Les mauvaises conditions météorologiques sont propices à de belles pêches de l'avis de Julien. Les poissons sont beaucoup moins méfiants surtout avec cette eau très claire. Les pêcheurs sont heureux et ça se voit au sourire sur tous les visages. Le fiston tire une nouvelle fois son épingle du jeu en faisant une belle dorade.

  

Les frégates sont toujours présentes. Il reste donc encore des dorades coryphènes. Julien s'active pour remettre en état les lignes. Il refait tous les nœuds et met de nouveaux hameçons. Il coupe un bon morceau de thon et le positionne méticuleusement sur la ligne.
 
Ce coup-ci, je me mets à la canne à jig pour essayer de peaufiner ma technique. Le fiston a également troqué la canne à dorade pour passer au jig.  Je laisse descendre mon leurre entre 80 et 100 mètres. Je commence à jigger comme un fou. C'est plutôt physique comme pêche. Je remonte jusqu'au bateau. Je redescends aux mêmes profondeurs. Il ne faut pas loin de 2 minutes pour attendre ces profondeurs. Ca a l'avantage de laisser reposer les avant-bras. Je repars avec un rythme endiablé. Je sens une petite tape mais je continue et là le leurre se fait stopper net. Gros départ sur le premier rush. Le fiston est aussi attelé. Pendant ce temps, c'est Fred et Pascal qui sont attelés. Encore une quadruplé avec deux thons et deux coryphènes. Le thon est à l'air de bonne taille. Je me dépêche de le remonter pour pas me le faire couper en deux. Le fiston a un thon pas trop gros. Les poissons partent dans tous les sens, les lignes commencent à s'emmêler mais Julien nous donne tous les conseils pour que tout se passe bien. 
 
Julien en train de faire le pitre !!
  
Décidément, ce spot regorge de poisson. Julien prépare de nouveau les cannes avant de replacer la dérive.

Sur la dérive suivante encore une dorade coryphène de prise par Fred mais également un thon par Fred qui aura eu la mésaventure d'être coupé en deux à la remontée par un barracuda. D'ailleurs, il a suivi demi thon jusqu'en surface. Julien parvient à le gaffer.


Dentition impressionnante



Un monstre de puissance armé par une mâchoire impressionnante.

Le temps passe vite lorsqu'on ne s'ennuie pas. Julien tient à se rapprocher de la côte avant la nuit. Nous allons explorer un dernier BCP avant de rentrer. La mer est bien formée et nous rentrons à 16 nœuds. Il nous faudra presque une heure de route.

Le dernier spot ne donne rien. Julien parvient tout de même à faire quelques poissons Bourse (Je ne suis plus trop sur) pour donner au maître de port de la Marina qui raffole de ce poisson dont la peau est très toxique.

Tout en faisant route, j'assiste à un superbe coucher de soleil. Il fait bien nuit à notre arrivée à la Marina. Je garde un beau thon noir que nous dégusterons le lendemain une partie en tartare et une autre partie en steak.

Conclusion

Merci Alexis de m'avoir convaincu de faire cette partie de pêche avec Julien. J'ai beaucoup aimé cette sortie. C'est une belle expérience que j'ai pu partager avec le fiston.

J'ai appris de nouvelles techniques que je vais essayer d'adapter à la Bretagne. Qui sait peut-être que je vais être surpris.

Je vous recommande vivement Julien BROSSEL. C'est un guide qui est gentil, déconneur, à l'écoute et très didactique, bref un excellent guide de pêche. Il vit sa passion à fond. Le bateau est spacieux et pour l'avoir vécu, il passe bien en mer. Je sais que je vais me souvenir longtemps de cette partie de pêche.

La casquette Ac'scion pêche que j'ai ramenée de la métropole pour me porter chance.

Les leurres du jour

les jigs pour le thon en vertical sous le bateau.
Les octopus pour les dorades coryphène.
Les appâts frais pour ces même dorades


A plus pour de nouvelles aventures halieutiques !!

jeudi 2 mars 2017

Lieus jaunes Troisième partie

Le fiston est de retour au pays pour le week-end. La météo est bonne. Il est impatient d'aller taquiner les lieus jaunes sur les plateaux du semi-large. J'appelle Jean-Mye pour reformer le trio infernal. On se donne rendez-vous à la maison à 10 h.
 
On charge les affaires et c'est parti pour une journée en mer. Avec toute cette main-d'œuvre, le bateau est vite mis à l'eau.



Le fiston prend la barre. Pendant ce temps je m'installe sur la banquette arrière. La météo a prévu un peu de vent de sud-est mollissant l'après-midi. La mer est un peu hachée. On accélère un peu (20 nœuds), ça passe tout seul sur la crête des vagues. On arrive vite sur le point GPS.
 
Jean-Mye est passé chez Valentin pour lui prendre des Fire Eel couleur marron avec la tête plombée 80 gr et le rattle dans la queue. J'ai perdu le mien la veille donc je mets un majikeel couleur verte tête 70 gr. Le fiston fait de même. Un petit briefing sur la manière de pêcher cette roche.
 
C'est parti. La première dérive sert à se caler. Sur la deuxième dérive, c'est le fiston qui se distingue. Il a sa canne spéciale lieus jaunes. C'est une nouille mais elle marche fort. En tout cas, elle prend cher. Elle est complètement cintrée. Le moulinet nous rappelle que c'est surement un beau poisson. En tout cas ça bataille dur. Il me jette un coup d'œil et là, je vois qu'il kiffe. Il prend son temps, je dirai même qu'il savoure chaque minute. Je m'occupe de l'épuisette. C'est une belle bête de 76 cm.

Gros lieu jaune
 
Ce spot abrite de gros poissons. Comme vous pouvez le constater sur la photo la mer est un peu agitée.
 
Je replace les dérives mais le courant est beaucoup trop faible. C'est à ce moment précis que Jean-Mye nous fait une démonstration. Il va prendre 8 tacauds d'affilé. Jean-Mye le roi du tacaud. J'enrage de ne pas avoir de Fire Eel. C'est le leurre du moment. Ces sont des poissons très voraces. Ils font entre 20 et 40 cm. Ils n'hésitent pas à engloutir un leurre de 20 cm. 
 
Puisqu'on est sur du tacaud, je vais essayer un inchiku. Je n'ai jamais réussi à prendre un poisson avec ce leurre. Ce sera une grande première aujourd'hui. Cela ne fait pas trois minutes qu'il est dans l'eau, et je sors un tacaud. Je n'ai fait aucune animation, juste entre deux eaux à un mètre au dessus du fond. Je le remonte tout doucement. Je lui fais faire un palier à trois ou quatre mètres pour pouvoir le relâcher dans de bonnes conditions.
 
Nous ne sommes pas venu pour des tacauds, bien que sa chair soit délicieuse.
 
Du coup on anticipe le casse-croûte. C'est Jean-Mye qui nous a encore régalés. On a même le kouingn amann en dessert pour la touche bretonne.
 
Le vent commence à mollir et ce n'est pas pour me déplaire. Le soleil nous irradie bien même si les températures ne sont très élevées. Le courant commence à reprendre petit à petit. On va pouvoir recommencer la pêche.

Le courant s'est inversé, je vais devoir repenser mes dérives. Je place le bateau. Jean-Mye et le fiston gardent leur combo. Je vais tenter les shads cet après-midi. Je mets un black Minnow 120 avec une tête plombée de 25 gr. Je dois être un peu idiot de mettre un si petit grammage. Je sors de mes certitudes. J'ai beaucoup de mal à sentir le fond, il faut bien l'avouer. Je scrute le sondeur si je ne veux pas laisser mon leurre.  Je commence l'ascenseur par paliers. Trois ou quatre tours de moulinet puis un stop de 2 à 3 secondes. Je continue pour le palier 2 et ainsi de suite. Rien ne se passe. J'ouvre mon pick-up pour laisser le leurre descendre. Je me fais stopper avant d'arriver au fond. Je ferme le pick-up et ferrage dans la foulée. C'est pendu. C'est lourd, ça se défend bien et j'ai un gros rush. C'est typique de la défense du lieu jaune. Celui-là, il est bien maillé. C'est le fiston qui prend l'épuisette. J'ai annoncé la couleur. C'est un lieu jaune de 80 cm.

Belle poutre

Encore une dérive et on change de spot. Je cale sur la même dérive.

Le bateau dérive vers le point marqué, nous sommes tous concentrés. Je suis bien au fond. Je sens le toc à chaque fois que le leurre touche le fond. J'ai un œil sur le sondeur. Je fais un premier ascenseur assez rapide rien ne se passe. je redescends le leurre. Je fais une animation de grande amplitude en accompagnant en veillant à garder la tresse tendue. Je remonte rapidement le leurre. Au cinquième tour de manivelle, le leurre s'arrête net. Je fais un gros ferrage. C'est attelé. Gros départ, je laisse passer premier rush. Ensuite, je fais comme le shadoks (les anciens comprendront) je pompe. Je commence à voir sous la couche d'eau la robe dorée caractéristique du lieu jaune. Le fiston est à l'épuisette. Il est mis au sec. C'est un lieu jaune de 75 cm. Une précision utile. C'est le pêcheur qui guide le poisson dans l'épuisette et non pas l'inverse.

Lieu jaune de 75 cm
 
Je change de spot pour laisser le spot tranquille pour un moment.

Je me rapproche de la côte. Je dois explorer quelques points que j'ai relevés sur la carte. C'est incroyable le nombre  d'informations que l'on peut trouver sur internet pour que l'on sache ce qu'il faut chercher. Un exemple : mettre en superposition la carte marine avec la bathymétrie. J'ai prévu de travailler le sujet pour faire un atelier en fin d'année pour les membres de l'association "Fish à l'Affiche".

J'arrive sur la zone que je souhaite prospecter. J'ai décidé d'aller une zone caillouteuse entourée de sables.

Les lignes sont à l'eau. Je passe le point que je voulais prospecter mais je laisse aller un peu la dérive pour voir si je n'ai pas de reliefs autour. Je vois très nettement sur le sondeur un banc de poissons en chasse sur des poissons fourrages. J'avertis tout le monde que la zone est poissonneuse. Chacun son tour, on fait l'ascenseur. C'est le fiston qui se prend la première cartouche. Je regarde sa canne tout en maniant mon leurre au fond. Je le vois faire un gros ferrage et il annonce poisson. Vu le fil qu'il lui a pris ça ressemble à un bon gros pépère. En fait il le remonte sans trop de difficulté. Je le mets au sec. C'est un lieu jaune de 61 cm. Sur le premier départ j'aurai juré plus mais c'est déjà un très beau poisson.

Lieu jaune pour le fiston
 
 Je n'ai, bien sur, pas oublié de marquer le point.

Je refais un passage, le banc a disparu de l'écran mais ils ne doivent pas être très loin. Jean-Mye commence l'ascenseur et pendu. Le fiston et moi faisons l'ascenseur mais rien. Du coup je remonte pour prendre l'épuisette.

Jean-Mye nous a donné une leçon pour les tacauds mais il fait son premier lieu jaune.

Lieu jaune de 57 cm

J'annonce que ce sera la dernière dérive.

C'est à mon tour de clore la session de la plus belle des manières avec un beau poisson.


Lieu jaune de 79 cm
 

Il est temps de rentrer à la maison. C'est le fiston qui a pris les commandes pour rentrer. J'ai pu profiter de ce magnifique paysage qu'offre Bréhat.

Conclusion :

Quelques souvenirs de plus avec le fiston et Jean-Mye. Une belle session de pêche avec de jolis lieus jaunes en février.

Les lieus jaunes sont arrivés à la côte. Ils sont plutôt combatifs malgré une eau qui est descendu au-dessous des 10°.

Rappel utile ; N'oubliez pas de marquer le point lorsque vous trouvez un poisson. Dans l'euphorie, on n'y pense pas toujours.
 
Les leurres du jour :

Le Fire Eel de chez Delalande pour les tacauds au moment de l'étale.

Hormis le Black Minnow de chez Fiiish, les shads n'ont pas fonctionné.

Le Majikeel de chez Sakura.

Je vais retenter de mettre à l'eau l'inchiku. Je pense m'en servir lorsque le courant sera faible. J'aurai peut-être la chance de trouver des sparidés au hasard de mes prospections. 


Dimanche sortie express (A peine 2h30), avec le fiston et la pêcheuse de fiston, malgré le mauvais temps. Marie arrive à faire deux belles vieilles communes et le fiston un joli lieu jaune.

Joli lieu jaune de 68 cm

Vieille commune (pas toi Marie)




Qui a la plus grande gueule !! 

Va grandir

Le grand plongeon


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