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Grauvell

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jeudi 29 mai 2014

Pas de Lunker mais de beaux poissons ! !

Départ en solitaire hier en fin d'après midi pour faire le début de la descendante. Je profite de la météo favorable (air à 16° et eau à 13°) et surtout pas trop de vent. Je vais aller sur mes postes à bar de début de saison. L'inconvénient d'être seul, c'est que je ne prends pas de photos.

Je suis arrivé trop tôt sur mes postes et le courant n'est pas suffisant pour pouvoir pêcher. Qu'importe, c'est tellement agréable d'être sur l'eau. Je suis tout seul au petit large à rêvasser en attendant la bonne heure. Je reste toujours émerveillé par le vol des fous de bassans, de guillemots, goélands gris et marin. En mer, le spectacle est garanti, il suffit juste d'ouvrir les yeux. 

Il est temps de mettre mettre la ligne à l'eau. Je mets le leurre qui m'a valu de beaux poissons à savoir un Nitro Shad bleu avec une tête plombée de 55 gr de chez Illex. Lorsque le courant forci, je passe sur le même combo avec une plombée de 70 gr. 

Les dérives s'enchaînent sans que je réussisse à trouver les poissons. Un bateau me rejoint sur zone. Nous ferons quelques dérives ensembles. Je décide de changer de poste et je pars une centaine de mètres plus loin. Je trouve, sur la deuxième dérive, une très grosse concentration de bars. Ils sont bien décollés du fond en chasse sur les lançons. Je regarde le sondeur et je dandine mon leurre avec des longues et rapides tirées. Je me fais happé celui ci à la descente et je ferre énergiquement. Ce sera le premier poisson d'une longue série. Les bars sont calés juste derrière une grosse butte de sable. Il suffit juste de positionner le leurre au fond et de l'animer. Je ferai tous les poissons à la descente du leurre. 

Au final, pas moins de 10 bars allant de 40 à 65 cm rejoindrons le vivier. Tout ça en moins d'une heure. Je me raisonne et je décide d'arrêter. Je garde quelques poissons pour notre plus table et les autres sont repartis grandir. Le fiston arrive la semaine prochaine, j'espère que la météo sera clémente et que nous trouverons les bars.  

Avant de partir, je vais voir l'autre bateau pour discuter pêche. Il n'a pas trouvé les poissons. Il est au lançons vivants mais les bars ne se sont pas laissés tenter.

En conclusion : Beaucoup de poissons mais un peu difficile à localiser. Des combats énergiques jusqu'au bateau. Le seul regret, c'est de ne pas avoir pu partager ce moment fabuleux. 

mardi 20 mai 2014

Encore des Lunkers

Je guette la météo et le week-end s'annonce fantastique. Pas de vent, pas de houle et grand soleil. Ni une ni deux, j'appelle Yoyo et Christophe pour une partie de pêche. Nous avons préparé notre matériel de pêche le vendredi soir. Yoyo m'écoute raconter mes deux dernières sorties et se rappelle la dernière sortie dans l'archipel de Bréhat. Départ samedi matin, nous nous rendons sur les plateaux du semi large (air à 15° eau à 12°). Des bateaux sont déjà présents sur zone. La stratégie est simple : trouver le banc de poisson et espérer qu'il va se laisser tenter par nos leurres souples.

Je reste sur le Nitro Shad 150 vert avec une tête Illex de 50 gr, Christophe sur un Nitro Shad 150 bleu tête Illex 50 gr et Yoyo sur son leurre fétiche le Bole Shad rose 140 tête Illex 50 gr. Le Bole Shad est un leurre qui a été conçu pour traquer le bar à la Baule (c'est de la que vient son nom).

Je place le bateau sur un des points GPS trouvé jeudi dernier. Le bateau ne dérive pas comme je le souhaiterai, qu'importe je le replace correctement. Cette phase est à mon sens primordiale et ça peux vraiment faire la différence. Nous mettons nos leurres à l'eau, contact avec le fond et animation en vertical sous le bateau. Le plus dur c'est de ne pas perdre le contact avec le fond. A ce jeu, Yoyo est le plus fort et il va sortir le premier poisson, un bar de 40 cm (remis à l'eau bien évidement). les dérives s'enchaînent et les poissons également. Nous ferons des doublés et même un triplé. Les bars ne sont pas très gros entre 45 et 55 cm mais le plaisir est immense. Yoyo ne sais plus ou donner de la tête tant le poisson est actif.

Yoyo est un fin technicien et surtout un fin tacticien. Sur les postes que nous avons exploré, il a su exploiter la technique qu'il utilise par chez lui. Il descend le leurre au fond avec le grammage adapté (c'est un peu compliqué pour les débutants). Ensuite, il dandine irrégulièrement, de grandes tirées sèches partant canne basse pour arriver canne haute (amplitude de 1,5 mètres) et puis il laisse le leurre descendre tout en gardant le fil tendu. Si je n'ai qu'un conseil à vous donner ; "c'est de garder toujours le fil tendu en accompagnant le leurre à la descente". Il reste quelques secondes canne basse pour gader son leurre au fond comme si il voulait le racler (attention au caillou et algues). Je pense que ça lui permet, malgré le courant, de faire évoluer son leurre au plus près relief. Il est vrai qu'il utilise des leurres dont la texture est extrêmement souple qui nagent tout seul (black minnow, magic eel, bole shad, ...). Enfin, il alterne, comme il le sent, grande et petite tirée. Cela permet de passer d'une animation mécanique à une animation anarchique. Celle ci est bien plus réaliste.

Je décide de changer de poste et il nous faut plusieurs dérives pour trouver les bars. Ils sont un plus gros et toujours très actifs. Yoyo fera son premier Lunker Breton (71 cm) pris à la descente de son leurre. C'est un poisson bien combatif qui lui a permis de valider sa nouvelle canne. Le poisson part directement dans le vivier. Celui ci parait même trop petit par rapport à la taille du poisson.

La joie se lit sur son visage

Sur la dérive suivante, je mets mon leurre à l'eau. Je laisse filer la tresse pour arriver au fond. Je sens le toc caractéristique du fond. Je commence mon animation en dandinant avec une action bien soutenue. J'accompagne le leurre tresse tendue puis la tresse se détend avant que je sois arrivé au fond. Je ferre énergiquement, Pendu. Le poisson part dans un rush et commence par me prendre pas mal de fil. Le moulinet chante sous le coup de boutoir du poisson. La canne encaisse bien et la réserve de puissance est phénoménale. Je travaille le poisson tout en douceur pour profiter au maximum de cet instant magique. L'eau est très clair et je commence à voir les reflets argentés de la bête. Des qu'il entrevoit le bateau il reprend du poil de la bête et repart pour un tour. Je parviens à le mettre à l'épuisette, verdict 72 cm.

Serait ce la casquette Ac'Scion pêche

Christophe n'est pas en reste, il parviendra à sortir quelques bars bien maillés.

Quel bon moment !!
il est temps d'aller casser la croûte. Je pose le bateau dans un de mes coins préférés de l'archipel de Bréhat. on peut commencer à manger tout en se refaisant la partie de pêche de la matinée.

Paysage à couper le souffle, soleil radieux et équipe de choc. 
Après la pause, je décide d'envoyer Yoyo découvrir la pêche du lieu jaune. Direction les plateaux du semi large. Christophe va nous donner une leçon et sortir le seul lieu jaune de l'après midi.

C'est qui le patron pour le lieu jaune !!

Yoyo tu es le roi de la Cougar !!
Il est temps de rentrer après cette magnifique journée passée en mer. D'ailleurs vu le peu d'essence qu'il nous restait c'est un miracle qu'on ait pu rentrer. Il va falloir que je laisse à poste un petit jerrycan d'essence.

Conclusion : Journée de pêche fabuleuse, des poissons bien actifs, météo de rêve.  Un vrai moment de partage. On a pas arrêté de se chambrer tout au long de la journée.
Bien que Yoyo soit encore tout jeune, c'est un pêcheur expérimenté (il a fait l'école de pêche, ça aide).
Le vivier me permet de pouvoir d'une part sélectionner les poissons que je vais garder et d'autre part de ne pas casser la chasse. 

samedi 17 mai 2014

Lunker + Lunker = pêche extraordinaire

Départ jeudi matin avec Jean-Loup mon beau frère. Le temps est génial (air à 17 ° eau à 12°) grand soleil, pas de vent. Au vu de notre session d'hier (la frénésie alimentaire des bars), je pense que la journée va être géniale.

Nous nous rendons sur le même poste qu'hier. Arrivé sur les lieux, nous ne sommes pas les seuls. Quelques professionnels et quelques plaisanciers. La cohabitation se passe plutôt bien même si nos objectifs ne sont pas identiques. Nous assouvissons notre passion tandis qu'ils gagnent leur vie. J'ai beaucoup de respect pour eux même si des fois ce n'est pas réciproque.

Je place le bateau sur la dérive de la veille mais les poissons ne sont pas présents ou pas actifs. Nous insistons tout de même. Aucun poisson, pas une seule attaque. Il faut changer de stratégie. Je regarde la carte marine du GPS pour tenter de débusquer leur cachette. Je place le bateau à quelques encablures de notre position. Jean-Loup prend le premier bar de la journée (45 cm) qui part dans le vivier. Je note le point sur le GPS. On replace la dérive et j'indique à Jean-Loup que nous allons repasser sur le point que je viens de marquer. Jean-Loup est concentré. Il anime son leurre lentement en accompagnant fil tendu la descente de celui ci puis "Poisson" (55 cm).  

Plus je vais sur l'eau et plus j’acquière de l'expérience. Je suis parti du postulat que les poissons viennent se nourrir sur les mêmes postes et qu'ils ne se déplacent pas sur des kilomètres. Les poissons vont de postes en postes suivant une certaine logique alimentaire. C'est un travail de prospection, d'analyse et de réflexion. Bien sur, ce n'est pas une science exact et heureusement. 

Nous avons trouvé la dérive et nous allons enchaîner les poissons. J'ai un œil sur le GPS et lorsque j'arrive sur le poste j'anime le leurre un peu plus violemment. Je sens que mon leurre est aspiré, je ferre "poisson". Celui ci est en mode combattant, il commence par me prendre une vingtaine de mètres de tresse. A n'en pas douter, il s'agit d'un beau spécimen. Je serre un peu le frein en espérant que la ligne ne vas pas casser. Il faut dire que je suis avec ma canne légère montée en 10 centièmes et un fluoro en 40 centièmes. La canne est pliée en deux. Je sens bien ses coups de tête. Dès que j'arrive à lui reprendre un peu de fil, il part aussitôt dans un rush. Le poisson commence à fatiguer et je parviens à le faire monter tout doucement. J'ai l'impression que le temps s'est figé. Au bout de quelques minutes qui m'ont paru interminable, je commence à voir la couleur argenté du bar. Maintenant j'en suis sur, c'est un très joli poisson. En voyant le bateau, il repart dans un gros rush. La canne amortie le départ et le moulinet se remet à chanter de plus belle. j'arrive à le remonter en surface et il vient dans l'épuisette. On le mesure 70 cm. Mon premier Lunker de l'année 2014.

Est ce la casquette d'"Ac tion pêche" qui m'aurai porté chance ?

Je me remets de mes émotions mais il n'y a pas de temps à perdre je replace le bateau au millimètre sur la dérive. on fait un doublé (68 cm pour Jean-Loup et 62 cm pour moi). Les poissons vont s’enchaîner les uns après les autres. Jean-Loup en fera trois de plus et moi cinq. Des poissons au dessus de 55 cm.

Belle bête

Tout à coup, tout s'arrête plus une seule touche. Les poissons ne sont plus du tout actifs. Je laisse le bateau continuer de dériver. Je vois une grosse remontée et le temps de prévenir Jean Loup, il est croché. Je remonte ma ligne et bing "poisson". Il s'agit d'un lieu (60 cm) bien combatif.

Les bars ne mordent plus. Je décide retourne sur le premier point. Je retrouve les poissons qui sont très actifs. Je fais un bar de 59 cm. Je note le point sur le GPS et je remonte la dérive. Un bateau vient se coller à notre dérive. C'est de bonne guerre. Je préviens Jean-Loup attention on arrive sur le point et bingo il est attelé, moi aussi. deuxième doublé de la journée. J'ai affaire à un beau poisson, la canne est pliée en deux et le moulinet chante à n'en plus finir. Le combat est intense. Je suis toujours en limite de rupture et il me faut le fatiguer avant de pouvoir le mettre au sec. Un deuxième LUNKER (72 cm).
Robe Claire et poisson bien gras. Il avoisine les 5 kg

C'est décidé, on termine cette session de pêche sur une note positive et plein de souvenir dans la tête.

      
Conclusion :  Une journée de folie. Les bars sont de formidables combattants surtout lorsque l'on utilise une canne un peu plus light. Le leurre de la journée le Nitro Shad de chez Illex avec une tête plombée de 70 gr pour Jean-Loup et 50 gr pour ma pomme.
Une journée de rêve quoi !!!
Je suis content d'avoir pu partager ce moment avec mon beau frère. Cette journée restera gravée dans nos mémoires.
Il faut savoir se remettre en question et ne pas hésiter à changer de stratégie. Toujours consacrer du temps à faire de la prospection.


vendredi 16 mai 2014

La frénésie alimentaire des bars

Mercredi je pars avec mon beau frère pour une session au petit large pour tenter de débusquer les premiers bars de la saison. Un peu de vent de nord ouest, une petite houle, rien de méchant, un temps un peu couvert et c'est parti (air à 12° eau à 12°). Nous arrivons sur zone et il y a déjà quelques bateaux. Je positionne le bateau précisément pour bien passer sur le point GPS que j'avais marqué l'année passée. Sur la première dérive mon beau frère Jean-Loup fera le premier bar (62 cm). 

Premier bar de la saison pour Jean Loup (62 cm)
On  se replace et un deuxième pour Jean Loup (56 cm). Il va continuer sur sa lancer et me mettre un 5-0 (54, 55 et 65). Les dérives sont très courtes (pas le temps de prendre des photos). Le courant commence à forcir et il est de plus en plus difficile de trouver le fond. Il faut dire que nous sommes sur des fonds de 40 mètres. Je pèche avec un Nitro Shad vert 150 (Illex) tête 50 grammes (Illex). Jean-Loup quant à lui avec un Nitro Shad bleu 150 tête 70 grammes (Illex).  

Jean-Loup ne trouvant pas le fond décide de lâcher de la tresse. Il commence à mouliner et il m'indique qu'il a  du crocher. En continuant à remonter sa tresse, il sens un poids lourd (un peu la sensation d'un gros paquet d'algues). Il s'agit d'un turbo de 3 kg.

La chance du débutant ! ! ! 
Jean-Loup mène dorénavant 6 - 0. Je fini par prendre coup sur coup 2 petits bars (47 et 54 cm). Jean-Loup continue son festival avec 2 bars (43 et 41). 

La frénésie alimentaire des bars s'arrête nette. Elle aura durée 1 heure. Je n'avais jamais fait autant de bars sur une session de pèche. Sur pratiquement chaque dérive nous avons fait un poisson. J'apprécie le fait d'avoir mis un vivier sur le bateau afin de pouvoir conserver le poisson vivant. Nous avons garder quelques poissons et remis les autres à l'eau. 

Bar de 54 cm bien ventru

Conclusion : Super session avec Jean-Loup. Les bars étaient au rendez vous. J'ai pu me rendre compte de leur frénésie alimentaire. Des bars très combatifs et une nouvelle espèce montée à bord (Turbo).