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Grauvell

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vendredi 13 décembre 2013

Fin du bar, début du lieu

Le bateau sort de révision et je dispose de mon après midi pour aller le tester. J'invite Pierre pour une partie de pêche au petit large. Départ de la cale de Paimpol à 12 h 30 en direction des plateaux rocheux du petit large. 

Les conditions météos sont bonnes avec un vent de sud de 10 nœuds, un grand soleil et un ciel d'un bleu azur (air à 12° et l'eau à 10°). Je me rappelle être sorti en mer avec le fiston l'année dernière et les conditions étaient identiques sauf que la semaine suivante il neigeait. Sur le chemin, nous croisons de nombreuses bernaches et des guillemots de troïl.


Guillemot de troïl ; Pingouin breton !
Bernache cravant

Il est essentiel de bien positionner le bateau pour aborder parfaitement la zone de pêche. En général, je fais une première dérive pour voir le trajet suivi par le bateau. Je réajuste ma position initiale en prenant en compte les différents paramètres (vent, courant, heure de la marée). Le placement est très important et sur certains postes, à 15 mètres près, on ne prend pas de poissons.

Lorsque l'on replace le bateau, il faut prendre soin de ne pas repasser sur le spot et faire un détour afin de ne pas effrayer le poisson. Le son se propage bien mieux dans l'eau que dans l'air. Il faut bien reconnaître que le GPS avec lecteur de carte a révolutionné notre approche des spots.

Passer de la théorie à la pratique, c'est plus compliqué que ça n'y parait. Je commence toujours ma partie de pêche par un point sur le GPS. J'essaie d'intégrer le plus de similitudes possible entre les conditions du jour et celles déjà rencontrées. En fin de partie de pêche ou si le poisson ne mord pas, je passe un peu de temps à la recherche de nouveaux points.

Le travail commence à la maison par l'étude des cartes marines. Pour cela, je vais sur le site de Navicom


Copie d'écran du site
J'essaye de repérer les coins propices (tête de roche, nature du fond, ....). Ces cartes sont une mine d'informations. Les cartes du Shom sont accessibles sur le site Géoportail

Copie d'écran du site

Certains coins pêchent mieux à la montante voir même deux heures après le bas de l'eau, d'autre ne sont pas bon par vent d'est ou encore lorsque le coefficient dépasse 70, ... Il devient alors indispensable de tenir un carnet de pêche ou l'on note l'heure de la prise, la date, l'endroit, les conditions climatiques (direction et force du vent, température et couleur de l'eau, le ciel, ...). On trouve sur le net différents logiciels gratuits (J'utilise Fishing). 

Passons au compte rendu de la journée de jeudi. Je place le bateau en amont du rocher de façon à passer correctement sur le point. Pas de détection au sondeur nous ferons un deuxième passage sans résultat. On change de zone pour aller une centaine de mètres plus loin. Le sondeur m'indique la présence de poissons devant le caillou. La deuxième dérive me permet de prendre un lieu jaune (46 cm). Les dérives suivantes ne donnerons rien hormis quelques attaques. J'en conclu que les poissons sont trop petits.

Nous changeons de coin. Pierre prend une joli vieille (50 cm) qui aura livré un superbe combat. 

Nous nous déplaçons et je prends un joli lieu (60 cm) sur un Nitro Bold Shad 180 orange  avec une tête plombée de 50 grammes. J'anime le leurre au raz du fond et je remonte le leurre à mi profondeur. C'est souvent à ce moment que le leurre se fait attaquer. Sur la dérive suivante, Pierre fera de nouveau une vieille.

C'est l'étale de marée haute et nous profitons pour prendre un cappuccino et des petits gâteaux. 

Après la pause, je décide d'aller prospecter un caillou un peu plus au large. Sur la première dérive, Pierre attrape un lieu jaune (45 cm) au black minnow bleu 160. Je lui emboîte le pas avec sensiblement le même (44 cm). Je marque le point sur le GPS. Les dérives suivantes ne donnerons rien.

On se déplace de nouveau quelques centaines de mètres plus loin et je fais un lieu (42 cm) toujours sur du black minnow 160 bleu 60 grammes.

Il est temps de rentrer à Paimpol, la nuit commence à tomber.

En conclusion :  Une météo clémente, en ce mois de décembre,  avec un grand soleil qui nous a fait tomber le manteau par moment. Un seul joli poisson mais qu'importe, le principal était de passer un bon moment sur l'eau. Promis Pierre, tu finiras par prendre "un steak" (lieu de plus de 70 cm). 

jeudi 28 novembre 2013

La Dream Team !!

Le fiston étant de retour au pays pour deux jours, il m'a demandé d'organiser une partie de pêche. Je profite de sa venue pour inviter les deux cousins (Yoyo et Baptiste) et former le temps d'un week-end la Dream Team.   


Ils ont le sourire avant même de partir 
ça va envoyer !!
 Ils sont visiblement heureux de se retrouver pour une partie de pêche qui sera mémorable.

On charge les affaires et c'est parti !! 

Kevin BROCHEN, patron de la société Nauti Services à Paimpol, me prête pour le WE un semi rigide de marque ZEPPELIN 20 VPRO. C'est à lui que je confie mon bateau pour les révisions et les réparations. C'est toujours irréprochable.

Excellent réparateur maritime toujours de bons conseils

Parlons de la bête, il s'agit d'un semi rigide de 6,10 mètres avec une carène en V profond et d'un 115 cv Yamaha. Il est équipé d'un boolster pouvant accueillir 2 personnes , d'une console haute, d'une banquette arrière 2 personnes et d'une banquette devant la console 2 personnes. Il est en néoprène/hypalon de 1670 décitex  gage de longévité dans le temps. La direction hydraulique est précise, la commande de gaz tombe bien sous la main.  Le moteur est parfait bien qu'un peu bruyant au dessus de 5.500 tours. Il plane très rapidement aux alentours de 2.200 tours et grâce à ses flaps intégrés dans la carène, il ne se cabre presque pas. 

Les conditions de mer ce WE étaient plutôt musclées : 20 nœuds de vent et 35 nœuds sous rafale (6 à 7 Beaufort), des vagues de plus de 2,50 m. Nous avons tous été bluffés par le comportement marin de ce semi rigide. Pas une goutte, il passe remarquablement même à 20 nœuds. Nous avons effectué quelques petits sauts face à la vagues en toute quiétude même à des vitesses élevées (pas de roulis, pas de coup de raquette). La réception des sauts se fait tout en souplesse sur le tiers arrière. On peut dire sans se tromper que ce bateau est rude au mal mais raffiné. Il est idéal pour naviguer en toute sécurité. De plus, il est polyvalent. On peut se balader en famille (idéal pour 6 personnes) et pratiquer la pêche même à 4 sans emmêler ses lignes.     

Zeppelin 20 VPRO

Départ de Paimpol avec la Dream Team pour essayer de trouver du bar. Ne connaissant pas encore les capacités du bateau, je n'ose pas me rendre sur les plateaux du petit large. Nous sommes en mortes eaux avec un coefficient de 54. Je sais par expérience que la journée sera compliquée en restant à la côte. 

Les premières dérives ne donneront rien. Il faudra attendre midi pour que je sorte le premier bar (48 cm).

bar bien nerveux
Il est temps de passer à la pause casse croûte. On prend un corps mort dans la chambre à Bréhat. On s'installe confortablement à quatre à l'avant.

Il est temps de repartir toujours dans une ambiance de franche rigolade. Il faut dire que ces trois cousins n'ont pas la langue dans leur poche. Baptiste "le roi de l'algue", nous sortira toute sorte d'algues notamment des laminaires qu'il appelle des algues plates.

La fameuse algue plate !!
Il va aussi prendre un joli bar (50 cm) sur un black minnow 140. Peu de temps après, il attrape une petite vieille (on avait parié sur une algue).

Bar de 50 cm
Après être repassé plusieurs fois sur le point nous tentons notre chance sur un autre spot. La première dérive sera la bonne pour Yoyo qui se fait atteler par un bar bien nerveux. Le verdict tombe 52 cm. Yoyo à la particularité de pêcher à gratter, promenant lentement son leurre au raz du fond. Il le prendra avec un black minnow 120.
Yoto à la banane !
Nous tenterons notre chance dans l'estuaire et je prendrai un barset.

Le froid, la difficulté à trouver du poisson et le courant mollissant auront raison de notre motivation. Nous rentrons au port de Lézardrieux fatigués mais heureux. 

Nous remettons ça le dimanche. Nous partons à 10h00. Les conditions sont identiques à la veille. Nous restons à la côte le matin. Je cherche quelques veines de courant à l'abri de Bréhat. Sur une dérive, je vois le fiston ferrer et annoncer "Poisson". La canne est bien courbée, le poisson donne de bon coup de tête. Après un joli combat je le mets au sec dans l'épuisette. C'est un bar de 63 cm.
Encore un joli bar pour le fiston
Après plusieurs dérives infructueuses, on se rend sur les plateaux du petit large. C'est l'occasion de tester le bateau en condition réelle avec une mer démontée. Nous sommes à 15 nœuds, le bateau  passe cette mer hachée de façon remarquable. Je trouve le point et nous commençons à pêcher. Baptiste casse, puis c'est au tour de Yoyo. Mes trois matelots deviennent de plus en plus pâles. Je prends la décision de revenir à la côte pour casser la croûte. Le retour, vent arrière, nous a permis de surfer faisant par moment des pointes à 25 nœuds. C'est sur, ce bateau est extrêmement rassurant.

Je prends un corps mort à Bréhat. Les matelots ont repris des couleurs. Je les incite fortement à se restaurer avant que le mal de mer ne s'installe. Il faut toujours avoir l'estomac rempli. ça va mieux, ils recommencent à déconner.
Baptiste encore en train de faire le couillon !!

Yoyo

L'après midi sera difficile. Nous ne toucherons plus de poisson. On décide de rentrer, et satisfaits d'avoir pu partager ces quelques moments ensembles.

En conclusion : Super WE de pêche ou la joie et la bonne humeur ont été omniprésentes tout le temps. Il faudra attendre les beaux jours pour remettre ça. Peu de poissons à la côte en cette fin novembre 2013. La température de l'eau (9°)  est en chute libre. Des vents forts de secteur Nord-Est depuis début novembre m'empêche d'aller sur les spots du petit large. 
Le Zeppelin un bateau extraordinaire à tout point de vu. Encore un grand merci à Kevin pour m'avoir donné l'occasion de tester ce semi rigide. Il m'avait prévenu "l'essayer c'est l'adopter".   
    


  

jeudi 21 novembre 2013

Sortie entre pote

Départ dimanche matin à 10h00 avec Nicolas pour une session de pêche. Nous ne serons pas les seuls à aller en mer au vu des nombreuses remorques sur le parking. Le vent de Nord-Est nous oblige à rester auprès des côtes.

Nous essayons le spot ou nous avons trouvé du poisson hier matin. J'explique à Nicolas (pêcheur novice) les techniques de base. nous allons faire une pêche vertical sous le bateau. Cette technique a l'avantage d'être vite maîtrisée par les débutants. Première dérive, je touche un bar de 40 cm qui repart directement dans son élément.  Nous continuons sur le spot et Nicolas prend une petite veille (15 cm) qui sera elle aussi remise à l'eau.

Il est bientôt midi, nous accostons sur une île autours de Bréhat  il est temps de manger le casse-croûte préparée par Sylvie mon épouse. 

Le coefficient de marées étant important, je vais initier Nicolas à la pêche à pied. Nous cherchons des praires et palourdes. Nous trouvons quelques spécimens. L'élève apprend vite, il fera la plus grosse praire.

Nous repartons après cet intermède pour faire le début de la montante. Nous prospectons plusieurs coins sans résultat. Je décide comme hier de changer radicalement de stratégie et d'aller sur un spot qui m'a réussi en début de saison.

Je place le bateau et sur la première dérive, j'ai une attaque mais je tarde à ferrer et le poisson m'échappe. 

Tous les pêcheurs vous le diront, le plus gros poisson c'est celui qu'on a raté !!

Je replace le bateau et nous ferons un doublé de bars 42 cm pour Nicolas et 48 cm pour moi.  Sur la dérive suivante Nicolas fera un bar de 52 cm.

Nico t'est un chef !!
Plus de poisson, il est temps de rentrer à la maison. Nous arrivons à la cale et aussi étonnant que cela paraisse en ce mois de novembre, il faut faire la queue. On se croirai en été tellement il y a de bateaux. En attendant son tour, c'est l'occasion de discuter avec les autres pêcheurs.   

En conclusion : Quelques heures de pêche entre pote, il n'y pas mieux pour se vider la tête. Il faudra qu'on remette ça une prochaine fois. Les températures sont tout de même fraîches (eau à 12° et l'air à 10°). Il va falloir que j’investisse dans une tenue plus chaude. 
Le black minnow a encore été le leurre du jour avec une préférence pour le bleu en taille 120 ou 140.

lundi 18 novembre 2013

Le trio de pêcheurs

La Bretagne, ses trois dernières semaines, n'a pas été épargnée par son lot de tempêtes et ses vents violents. Une fenêtre météo plutôt favorable s'ouvre ce week-end.  Nous décidons (Christophe et Jean-Alain) d'aller voir si les bars sont toujours présents (l'eau à 13° et l'air à 9°).

Je me rends tout d'abord sur des spots près de la côte. Les dérives s’enchaînent sans résultat. Je suis persuadé que le poisson est présent dans le secteur et nous insistons près du rivage. La stratégie fonctionne et Christophe sur une dérive, annonce "Poisson". Le moulinet commence à chanter et la canne est bien pliée. Après quelques minutes de combat sur ma petite canne light, Christophe le ramène au bord du bateau. Il rejoindra l'épuisette. C'est un bar de 58 cm.

Le soleil dans les yeux !!
Nous insisterons mais sans succès. Mais ou est donc passé le poisson? Il faut changer de stratégie. Christophe nous propose une petite pause café agrémenté d'un petit pain au chocolat. 

C'est décidé nous allons prospecter les plateaux du petit large. Nous nous sommes rendus sur zone mais les conditions n'étaient pas optimales. Du vent et surtout une mer formée nous a contraint à faire demi tour et revenir de la côte. Nous avons réussi à prendre quatre vieilles dont 2 de plus de 50 cm (Christophe 1, Jean-Alain 1, Le capitaine 2). 

Nous allons faire une pause casse croûte dans la chambre à Bréhat. Je croise un collège qui a fait du bar et du lieu au nord de Bréhat. Il pêche à la traîne avec une ligne dite "criminelle" spécialement conçu pour ce terrain de jeu. Une fois le repas  terminé, un petit café chaud nous fera le plus grand bien.

Je prendrai un bar (46 cm) sur une dérive improbable. Il a la particularité d'avoir un dos très clair. Un point de plus sur le combiné, ce qui porte le total à 135.


Bar de sable.
 Nous changeons radicalement de zone pour nous rendre sur les lieux de début de saison.

Je place la dérive et Jean-Alain fait son premier bar de la journée (48 cm). 

Un pécheur en devenir !!
C'est au tour de Christophe, sur la dérive suivante, de faire le plus beau poisson de la journée un bar de 62 cm.

Magnifique poisson
Nous finirons par faire (Jean-Alain et moi) deux bars plus modeste de 44 et 42 cm.

En conclusion : La fin de la saison 2013 approche. Nous avons passé une agréable journée malgré des températures en chute libre. Après les tempêtes qui se sont succédées et la fin de l'été indien, Les poissons sont de plus en plus durs à localiser. La saison du lieu jaune et ses steaks va bientôt démarrer. 

jeudi 7 novembre 2013

Encore du poisson avant la trêve hivernale

Départ en début d'après midi pour me rendre sur les plateaux du petit large. Le temps est plutôt agréable (air 16°) et la mer est calme (eau 15°). Tous mes partenaires se sont désistés mais ce n'est pas cela qui va m'arrêter.  Je vais simplement devoir gérer l'épuisette, ne pas prendre e photos et ne pas parler (c'est ça le plus dur !!!).

Je décide de privilégier la sécurité avant tout en mettant mon gilet de sauvetage automatique et le coup circuit autour de mon poignet. 

Je me rends sur un coin qui m'avait rapporté un Lunker. Je positionne le bateau avec l'aide de mon combiné GPS/Sondeur. Je commence la dérive et le coin est plutôt encombré. Je fais travailler le leurre (black minnow 160) au plus près du fond. Je sens une attaque, ferrage appuyé et pendu. Je commence par brider le poisson pour éviter qu'il retourne au fond et me casse la ligne. Après quelques minutes, il arrive en surface. Quand on pêche seul, il faut tenir la canne d'une main sans laisser de mou dans la ligne et prendre l'épuisette de l'autre. C'est du sport et de la coordination. Enfin tout c'est bien déroulé et le poisson est mis au sec, un bar de 55 cm. Je suis content, ils n'ont pas déserté le spot. 

Quelques dérives plus tard, je mets un bar de 50 cm au sec. Le courant faibli et je commence à toucher du lieu. J'en ferai 4 coup sur coup (65, 55, 55 et 55 cm) sur le même point. 

J'apprécie de plus en plus mon combiné Humminbird 597 Ci HD DI que ce soit le GPS pour placer le bateau ou le sondeur pour visualiser précisément les fonds. Il faudra que je fasse, cette hiver, un article sur mes différents réglages.

Humminbird 597 CI HD DI

Le courant est pratiquement nul, je fais deux vieilles de 50 et 52 cm. C'est un poisson qui est très combatif et endurant sur les premiers rushs. Ce poisson se situe toujours non loin des fonds rocheux. il est pourvu d’incisives et des dents pharyngiennes qui lui permettent de broyer la plupart des coquillages et des crustacés. Il n'hésite pas à venir attaquer les leurres souples, les coupants en deux parfois (Grrrr ...).

En conclusion : Super session de pêche, les spots validés ces dernières temps abritent toujours du poisson. Je regrette de ne pas avoir trouvé un coéquipier pour cette partie de pêche décidée, il est vrai, au dernier moment.

mardi 22 octobre 2013

Encore un Lunker !

Départ avec Christophe, promu nouvellement matelot, au lever du jour pour faire la descendante. Le vent est bien présent et le ciel est bien chargé cependant il ne fait pas froid et nous nous sommes mis à l'abri près de la côte.

Les premières dérives ne donnent rien. Nous entendons des coups de fusils au loin, on parle chasse et Christophe prononce le mot interdit sur mon bateau "LAPIN". La malchance le poursuivra toute la partie de pêche.

Peu de temps après, Christophe annonce poisson et il parviendra à le remonter à la surface et il se décroche juste avant d'arriver dans l'épuisette. Nous changeons de coin et nous profitons pour prendre le petit déjeuner,  café et croissants (merci Christophe). Pendant que Christophe prépare, je continue à pêcher et j'ai une grosse attaque, je ferre et le poisson part dans un joli rush. Je parviens à le brider. Je le remonte tranquillement. C'est un bar de 53 cm. On fini le café vitesse grand V et  je replace la dérive. Christophe se fait atteler mais le poisson reprend sa liberté

On changera plusieurs fois de spot sans trouver le moindre poisson. Je me creuse les méninges, je dois résoudre l'équation ;  où se trouve le poisson avec comme contrainte de rester au bord de la côte. Et là, je me rappelle un spot qui serait parfait. Je place le bateau et la dérive peut commencer. Mon leurre se fait attaquer violemment et je sens que le poisson donne des gros coups de tête. le combat dure quelques minutes et je vois sa dorsale sortir de l'eau. C'est un bar. Christophe prépare l’épuisette et le poisson est mis au sec. On le mesure il fait 70 cm tout rond. C'est un Lunker !!

Trempé mais heureux
Clin d’œil au fiston ton AX fonctionne toujours !!

On se replace et sur la dérive suivante je fais une dorade sur un black minnow 120. Au vu de la gueule du poisson je suis vraiment surpris d'avoir réussi cette prise.

Ma première dorade !

Il est temps de rentrer et nous prendrons une averse sur le chemin du retour. On finira trempé des pieds à la tête. Christophe ne parlera plus de cet animal aux grandes oreilles à bord du bateau.

En conclusion : Une matinée de pêche bien sympathique entre deux passionnés. 

Départ dimanche matin avec Pierre et Baptiste pour faire la descendante. Un vent violent de sud nous oblige à rester à l'abri de la côte. Nous passerons de spot en spot sans trouver le moindre poisson. Baptiste nous fera de fausses joies par moment en nous ramenant des algues. Nous n’arrêtons pas de nous moquer amicalement de lui. Pierre finira par sortir une seiche sur un leurre souple. Puis je lui emboîte le pas avec une nouvelle seiche. Baptiste fera la plus grosse seiche sur la dérive suivante.

Je commence à croire que les postes qui fonctionnaient ces dernières semaines ont été désertées par nos chers Labrax. Sur une dérive Pierre réussi à sortir un joli rouget grondin. Ce poisson émet un  grondement sourd lorsqu'on le sort de l'eau.

La pluie s'invite et comme la veille nous serons trempés et le morale est plutôt en berne sur le bateau.

Nous allions rentrer lorsque Pierre me demande d'aller sur son coin de pêche favori. On place la dérive. le courant est encore bien présent. Nous changeons nos leurres pour mettre la taille au dessus. Sur la dérive suivante Baptiste prend un bar de 45 cm. Il s'agit de son premier bar et ce poisson nous met du baume au cœur et remotive les troupes.

J'essaie une nouvelle dérive et Baptiste prend une mémère (vieille commune) à la descente. Je prends un petit lieu dans la foulée. Baptiste prend de nouveau un bar de 45 cm.

Baptiste commence à nous charrier gentiment. Je suis content que Baptiste ait pu faire ses premiers bars. Il a ressenti la puissance de ces poissons bien que leur taille soit modeste.   

Le petit cousin est bien fier de sa pêche !!

Il n'y a plus de courant et il est temps de revenir à la maison. Baptiste, qui est cuisinier de métier, nous montre comment lever les filets. Nous sommes très attentifs et il ne met que quelques instants à lever les filets. La technique est précise et rapide. Ils seront cuisinés tout simplement à la poêle  avec une noix de beurre.

En conclusion : Difficile de trouver le poisson à la côte mais nous avons passé une matinée à déconner. Ces moments sur l'eau sont magiques, ils me vident la tête et me permettent de partager ma passion. La saison de pêche touche à sa fin en cette année 2013.



lundi 14 octobre 2013

Lunker !!

Départ avec Christophe samedi en début d'après midi malgré le vent d'est qui souffle fort, la grisaille, un coefficient de marées relativement bas et  les températures qui ont chutées. Il faut être fou pour partir dans ces conditions, non je dirais plutôt passionné et, visiblement vu le nombre de bateaux que nous croisons,  nous ne sommes pas les seuls.

Nous voila parti mais la prudence reste de mise. Nous ne nous éloigneront pas trop de la côte. Je vais tenter  de valider le point que j'avais trouvé la semaine passée avec Rémi. Je place le bateau pour notre première dérive, on met nos leurres à l'eau (Black Minnows 140) et on se laisse porter par le courant et le vent. J'anime mon leurre tout doucement avec de petites amplitudes. Je sens le toc caractéristique d'un poisson et ferrage immédiat. Le poisson est bien lourds mais pas très combatif. Christophe attrape l'épuisette et le poisson est mis au sec. on le mesure et oui c'est un poisson de 70 cm, Lunker !! C'est l'euphorie sur le bateau. Au vu de sa taille, j'ai juste un peu de regrets que le combat n'ait pas duré plus longtemps.

Lunker
On replace le bateau plusieurs fois sur cette dérive mais il semblerait que les poissons soient partis. Nous allons prospecter plusieurs spots qui ne donnerons rien non plus.

Les conditions climatiques s'améliorent, la température remonte et le ciel gris fait place au soleil. Nous revenons sur le premier spot. Christophe prends deux bars coup sur coup (47 et 49 cm).

Le mousse va finir par prendre du galon !!!

On replace la dérive et je fais un bar de 50 cm puis un de 48 cm.  Il est temps de faire une pause café et petits gâteaux.

Café dans une main et canne dans l'autre.
Christophe continue à pêcher tout en sirotant son café. Je lui dit, tu seras dans l’embarras si un poisson mord. Ni une ni deux, je le vois ferrer tout en posant sa tasse. Un coup de chance le poisson est toujours au bout de la ligne. Christophe égalise avec un bar de 48 cm. J'en profite pour marquer ce nouveau point sur le GPS. Il s'agit d'un fond de sable et une brusque remontée. Le bar est calé sur le ridin de sable. 

Encore de la joie sur le bateau

J'annonce la dernière dérive et je prendrai un barset. 

En conclusion : Au vu des conditions climatiques, je n'aurais jamais imaginé prendre du poisson. Mon beau frère me répète souvent le dicton "Vent d'est, pas de pêche" et bien ce n'est pas toujours le cas !!
Je préfère plutôt le dicton " si t'es pas sur l'eau, t'es capot".
Je suis surpris de voir, depuis maintenant plus de deux semaines, un nombre incroyable de bernaches. J'ai l'impression qu'elles sont arrivées très tôt cette année. L'hiver sera t-il polaire ?


lundi 7 octobre 2013

Encore du Poisson !!

Départ à 9 heures  pour un partie de pêche avec Rémi un collègue de boulot (air à 18° eau à 17,5°). Direction le petit large sur un spot qui m'avait rapporté du poisson. Après 30 minutes de route, le gros coefficient de marée conjugué au vent fait que les conditions sont musclées. Nous commençons à mettre nos leurres et on casse. Je décide de me rapprocher de la cote. En chemin, une vague scélérate remplie le bateau, nous sommes trempés des pieds à la tête.

Nous faisons plusieurs dérives et Rémi prend un superbe rouget grondin. Dans la même minute, je prend un petit bar non maillé. Nous tenterons de faire plusieurs dérives sans succès. Nous allons de poste en poste sans succès. J'essaie un nouveau poste qui semble prometteur. Rémi qui gratte bien le fond avec son black minnow se fait attelé par un bar. Il décide de le ramener en force, le poisson arrive en surface et sur un coup de tête, il casse (j'ai eu le temps de voir le poisson et il faisait au mois 60 cm). 

J'explique à Rémi comment régler son frein. La technique que j'utilise pour régler le frein est la suivante : je commence par serrer le frein. Je prend le fil dans ma main gauche et la canne dans ma main droite. Je tire sur le fil, la canne plie, si le moulinet ne chante pas je desserre le frein petit à petit jusqu'à entendre le bruit caractéristique du frein. 

Sur la dérive suivante, Rémi prend un bar et il le remonte tranquillement. Le frein est bien réglé, je prend l'épuisette et le poisson est mis au sec. Verdict bar de 62 cm pour 2,5 kg.

Joli spécimen !!

On remonte la dérive et Rémi fait un bar 46 cm, puis sur la dérive suivante encore un bar de 45 cm. Je remonte une veille qui a coupé mon leurre en deux.
Nous changeons de poste et je prendrai deux lieus de 40 cm coup sur coup. 

Nous sommes à l’étale, il est temps de manger le casse croûte que Rémi a préparé. Après cet intermède bien agréable, le vent a molli et nous allons au petit large voir si les conditions sont favorables. Je place la dérive et Rémi fait un petit lieu. 

Il est temps de rentrer et nous nous arrêterons sur le chemin du retour et je ferai deux bars (42 et 50 cm). 

De retour à la cale, je commence à remonter le bateau et le treuil tourne dans le vide. Heureusement que le bateau n'est pas trop lourd et que des personnes venues en renfort nous ont donné un coup de main. c'est la troisième fois cette année que pareil mésaventure m'arrive. Je suis dégoûté, je ne pourrais pas aller en mer demain. En discutant avec les pêcheurs qui reviennent, ils ont beaucoup de mal cette année à trouver du bar maillé.

En conclusion : 12 poissons, sans compter toutes les seiches, un soleil radieux tout au long de la journée ponctué tout de même par cette avarie technique et la mer hachée au petit large.  

mardi 1 octobre 2013

Nouveau record !!

Dimanche matin départ vers 10h00 avec Christophe (le mousse) pour se diriger vers les plateaux du petit large. La météo est plutôt clémente malgré un peu de vent et de houle. Il s'agit d'une morte eau qui est propice à la pêche aux lieus.
La mer est plutôt hachée et après 30 minutes de route, nous arrivons sur zone. Je choisi de positionner le bateau sur une dérive qui nous avais apporté du lieu en début d'année. Je prend un puis deux lieus de 50 cm. Les dérives ne donnent plus rien et nous décidons de changer de coin. Christophe enchaînera une énorme vieille de plus de 55 cm pour 3 kg, un joli lieu de 60 cm piqué sous la gueule puis de nouveau un lieu de 52 cm.
Il est temps de passer au chose sérieux, la pause repas. Christophe nous a préparé un casse croûte copieux et excellent. C'est le ventre plein et le cœur à l'ouvrage que nous retournons pêcher. J'avais étudié les cartes marines à la maison et je décide d'aller prospecter quelques endroits qui semblent prometteur. Nous passons de postes en postes sans la moindre détection au sondeur et même sans la moindre touche. Christophe fera tout de même 2 vieilles. Le vent et la houle ont faibli et le soleil est bien présent (air à 20° et l'eau à 17°)

Je me rappelle que j'avais trouvé un poste qui avait bien fonctionné en début de descendante. Le spot n'est pas trop éloigné de notre position et nous décidons de nous y rendre. Je place la dérive en amont du poste. Il ne reste plus beaucoup de leurre à notre disposition (croche au fond et leurres déchiquetés par les vieilles), il me reste un Majic Eel pour Christophe et un Shad blanc pour moi. On met à l'eau et on pèche en vertical dans des fonds de sable par 20 mètres de profondeur.
Peu de bateaux sur zones mais un bateau se place juste devant notre dérive à moins de 20 m de nous. Je demande à Christophe de remonter sa ligne et la, attaque à la remontée. Nous ferons un doublé de lieus. Je replace la dérive et nous changeons de stratégie. On laisse le leurre descendre, contact avec le fond, une ou deux animations puis on remonte lentement à mi profondeur, stop de deux à trois secondes puis on ouvre le pick-up du moulinet pour reprendre contact avec le fond. Cette stratégie nous permet de prendre encore un doublé de lieus (55 cm). Je remonte la dérive en faisant bien attention de ne pas passer sur le poste. Je fais un bar de 60 cm. Sur la dérive suivante, après une animation je sens un poisson qui vient taper le leurre, je commence à remonter, je sens le toc du poisson et la, ferrage appuyé. Le poisson se met en mode combat et commence par me prendre 30 mètres de fil. La bobine se vide et je dépêche de serrer le frein. J'ai affaire à un client sérieux qui n'est décidé à se laisser faire. Le poisson arrive en surface et Christophe n'en croit pas ses yeux. Après l'avoir mis au sec, on mesure ce magnifique poisson et verdict tombe 78 cm pour 4,5 kg : NOUVEAU RECORD.
Ciel bleu, soleil et ....
...  du plaisir !!!

Nouveau record !!
Il est temps de rentrer, le soleil est bien bas.
En conclusion : de nombreux poissons montés à bord, une journée merveilleuse et un poisson record. Une franche camaraderie entre passionnés. Et dire qu'il y a encore deux ans, je n'arrivais à pécher que des maquereaux, des seiches et quelques fois des lieus.   

mardi 24 septembre 2013

Le retour du Fiston et l'arrivée de Jean-Alain

Départ pour une petite session de pêche avec le fiston et Jean-Alain. Nous sommes partis vers 16h30 de la cale de Traou Vilin pour faire le début de la montante. Une première pour Jean-Alain qui n'avait jamais pêché en mer.

Direction nos spots de l'archipel de Bréhat, je décide de commencer par un coin pas trop piégeux. Un fond de sable, quelques algues et c'est parti pour une pêche en vertical. Quelques conseils pour débuter : on ouvre le pick-up, on laisse le leurre atteindre le fond puis on le décolle du fond et très important, on accompagne la descente en gardant le fil tendu (souvent la touche à lieu à la descente).

La première dérive ne donne rien. On change de poste mais pas de technique, le courant commence s’établir. Je monte un black minnows 120 rose tête plombée de 25 g. touche à la descente je ferre poisson. je remonte un bar de 46 cm. Sur la dérive suivante le fiston prend une vieille. Jean-Alain n'est pas en reste il prend une petite vieille. Le fiston prend un petit bar de 40 cm (remis à l'eau bien évidement).Vent contre courant provoque une grosse levée et il est temps de changer de poste direction l'estuaire ou nous serons plus à l'abri. Première dérive et Jean-Alain prend un bar qui repartira grandir. Jean-Alain prend un bar mais un moment d’inattention et un peu de mou dans le fil et le bar repart. Les sensations sont la, il reste juste à peaufiner la technique. 

Premier poisson de Jean-Alain et déjà il pose comme un pro !! 

Mon tour arrive et un bar de 44 cm. Le soleil commence à décliner et j'annonce la dernière dérive. On replace le bateau et nous sommes tous concentrés. Je regarde la canne du fiston lorsque je vois une petite attaque. Il soulève le leurre et garde la ligne bien tendu à la descente, le bar a suivi ferrage dans la foulée, le moulinet chante et il annonce "poisson" le combat commence et le bar a l'air joli. Il part dans des rushs puissants mais le fiston arrive à ramener le poisson près du bateau et hop dans l'épuisette. Je lis la joie sur son visage et il est heureux. On mesure bar de 65 cm bien ventru.


La joie est communicative


Nous garderons ce poisson qui garnira la table du fiston et de la pêcheuse du fiston !!!

Conclusion : trois heures de pêche, quelques poissons et un moment de partage. Je crois, à n'en pas douter, que Jean-Alain a attrapé le virus de la pêche. 
Le Black minnows est vraiment un aimant à poisson.



lundi 23 septembre 2013

Nouveau spot validé

Vendredi matin départ avec Pierre de la cale de Traou vilin. La cale est difficilement accessible à cause du tournage d'un film dans les anciens locaux de l'école maritime. Cela ne nous empêchera pas d'aller taquiner le bar.

Nous nous dirigeons vers un spot dans l'archipel de Bréhat. Les premières dérives ne donnent rien. Le vent qui souffle du nord rend les dérives difficiles. Pierre fait tout de même 2 vieilles, coup sur coup. Il est en mode "battle" et me rappelle, à juste titre, que je n'ai pas encore fait de poissons. 

Beau poisson !!

Devant le peu de bar actif sur cette zone, Pierre me propose d'aller sur un de ses spots. Je place le bateau et tout en pêchant , j'ai un œil sur le sondeur pour visualiser le fond. J'ai remarqué une cassure lors du premier passage et j'anticipe en ouvrant le pick-up très tôt. Le leurre arrive au fond et "bing" grosse tape, je ferre, le moulinet chante, j'ai affaire à un bar. Après un joli combat, Pierre prend l’épuisette et bar est mis au sec. Je ne manque de charrier amicalement Pierre.  

Joli poisson bien ventru

Le poste est définitivement validé. Nous continuerons encore quelques dérives mais le courant est devenu trop faible. Retour à la cale vers 13h00.

Conclusion : Super matinée de pêche avec Pierre, à refaire. 

lundi 16 septembre 2013

Petit coefficient et météo médiocre

Samedi matin départ avec Dav (un copain du fiston) pour tenter de faire du bar. Les conditions sont vraiment défavorables pour la pêche (petit coefficient, beaucoup de vent) mais également pour les pêcheurs (températures basses et couverture nuageuse). Ce n'est pas ce mauvais temps qui va nous décourager.

Départ de la cale à 9h00 et direction l'archipel de Bréhat. Je place le bateau sur mes dérives habituelles mais ce vent de nord vient tout chambouler sans compter que le courant est très faible. Je montre à Dav la technique de pèche en traction. Je lance mon leurre en travers du courant. J'attends qu'il atteigne le fond et je commence l'animation. Attaque sur la deuxième traction. Il s'agit d'une vieille.

Je me replace en corrigeant la dérive par rapport au vent.  Dav aime bien pécher sous le bateau à mi chemin entre la verticale et la pèche à gratter. Gros départ, la canne plie généreusement, le frein chante et le poisson donne des gros coups de tête. Nous sommes un peu déçu quand on voit arriver à la surface une vieille (2 kgs) mais il faut reconnaître que ce poisson est très combatif tant qu'il reste au fond.

Nous ferons également quelques morgates (seiches) qui repartiront directement à l'eau en faisant bien attention de ne pas recevoir d'encre.

Il s'ensuivra une longue traversée du désert lorsque tout à coup, je sens une attaque, ferrage immédiat. Le combat commence et je sais que c'est un bar. Il est bien nerveux mais je le bride et il arrive rapidement dans l'épuisette. C'est un bar de 50 cm. Nous garderons ce poisson qui agrémentera la table de Dav à n'en point douter. 

Bar de roche avec un dos foncé.

Le courant faiblit et il est temps de rentrer. 

En conclusion : Nous n'avons pas pu aller au petit large à cause des conditions météo mais nous avons passé un bon moment sur l'eau. N'est pas la le principal ? 

mercredi 11 septembre 2013

La dernière dérive !

Départ samedi après midi avec Christophe dit "le mousse". Le coefficient de marée est fort. Nous décidons de pêcher du bouquet et des praires pour commencer puis d'aller taquiner le bar en début de montante.

La pèche à pied ne fut pas extraordinaire et j'ai des progrès à faire pour attraper ces fameuses crevettes. Nous trouverons quelques praires qui font la taille.

En début de flot je vais sur mes postes et très rapidement je commence par prendre une jolie vieille. J'ai remarqué que lorsque je péchais des vieilles c'est que le courant n'était pas assez fort pour que le bar soit en chasse.

Après quelques dérives infructueuses, Christophe fera le premier bar (44 cm) petit combat mais grande joie pour le mousse. Le black minnow 120 a encore frappé.

Nous tentons un coin prometteur. Trois mètres d'eau et une visibilité à coup le souffle, nous oblige à changer de leurre (keitch impact 5" colorie blanc 10 gr)  pour passer à la volée. Christophe sera suivi mais le poisson n'arrive pas à  se saisir du leurre (action peut être trop rapide). On a juste vu la gerbe d'eau.

Le temps passe et nous allons de nouveau changer de poste. La marée a monté et le courant a forci. Nous remettons les black minnow mais en 140. Il est bientôt l'heure de rentrer et j'annonce "dernière dérive". Je suis en verticale au raz du fond avec des animations plutôt lente, je décolle légèrement le leurre du fond et je garde ma tresse tendue pour contrôler la descente du leurre. 

Lors d'une phase de descente, je sens l'attaque du poisson et je ferre immédiatement. Le combat peut commencer. Le poisson n'est pas décidé à quitter le fond et il me fait bien chanter le frein du moulinet. Il a tout donné au démarrage et il se laisse remonter sans grande opposition. il s'agit d'un bar de 62 cm. Je décide de le garder. Il agrémentera la table du mousse.

Bar de 62 cm

Au final : Encore un bon moment passé sur l'eau avec Christophe sous le soleil breton et l'archipel de Bréhat en toile de fond..
   

mardi 10 septembre 2013

Quelques souvenirs de vacances

Les vacances viennent de se terminer et il est temps pour moi de faire ma rentrée. Je n'ai pas publié de post au mois d’août malgré de nombreuses sorties entre la famille et les copains.

De nombreux poissons péchés lors de ces différentes sessions.

Congre de 1m40


Tout d'abord la venue de mon petit cousin Yohann (dit Yoyo), excellent pécheur de bar qui sévit à Saint Nazaire, Pornichet, Le Croisic. Il a été champion de France de lancé surf casting (la valeur du pécheur n'attend pas les années). Nous avons passé un moment sur l'eau et nous avons pris du bar bien sur mais également une raie et un petit requin qui lui a fait bien plaisir tant l'attaque était violente et le combat incertain (Emissole tachetée).
Emissole tachetée

Le sourire de Yoyo 

Raie pour Yoyo et bar pour Rémi

Nous avons confronté nos techniques de pêche. Il laisse traîner ses leurres, plutôt surplombés à mon gout, au raz du fond. Je lui ai fait voir la technique de pêche en traction. Il a réussi à la mettre en pratique sur son terrain de jeu et a fait la différence avec cette technique (il apprend vite). C'est un adepte du surf casting et je sens que je vais aller le voir dans son fief pour une petite session.

Nous avons prospecté le plus clair de notre temps dans l'archipel de Bréhat. Il a été surpris de voir les 400 îles que compte cet archipel et surtout la clarté de l'eau (visibilité de 4 à 5 mètres en permanence).

Copyright : Anthony Pen El
Il a été pu constater que le poisson était actif une bonne partie de la journée avec bien sur des pics le matin et le soir. Le rendez vous est pris et je ne doute pas qu'il revienne passer un autre week end. J'ai adoré partager ces moments de complicité avec ce passionné, que dis-je  ce "fou de pèche".

J'ai fait une session également avec mon filleul (Maxence) et son frère (Mewen). Nous avons pris ce jour la trois bars de plus de 65 cm.


Je suis allé souvent seul pour essayer de trouver des nouveaux postes. Le poisson était bien souvent au rendez vous.

J'ai également mis des casiers qui m'auront rapporté un homard, des tourteaux et des étrilles. Ils ont souvent été relevés par des personnes peu scrupuleuses (j'ai même retrouvé un casier à plus de 100 m de l'endroit  initial).



lundi 29 juillet 2013

La quantité pas la grosseur !

Départ samedi matin  8h30, avec Thomas et Rémi, pour faire la montante dans l'estuaire. Le temps est gris mais il ne fait pas froid sauf peut être pour les Toulousains !! (air à 18° eau à 18°, pas de vent). 

Le courant n'est pas encore trop fort et nous touchons rapidement quelques bars de petite taille (Thomas sera le premier). On aperçoit une chasse de sternes au loin et on s'empresse d'y aller. A chaque lancé on touchera du poisson et même si c'est des barsets, on s'amuse bien. On fera même un triplé.

Il faut revoir la technique pour les gars, il y a du mieux mais ce n'est pas encore ça. Il manque la coordination entre l'index et le poignet.

Le métier rentre !!

Un peu de vertical pour reposer le poignet.


Au final : une vingtaine de barsets pris et deux mérous bretons (Vieilles communes). Tous les poissons sont bien sur retournés grandir. Je suis ravi de voir le nombre impressionnant de barsets présents en espérant qu'ils grandissent et se reproduisent pour les années futurs.  

dimanche 28 juillet 2013

Un phoque dans l'estuaire

Vendredi soir sortie de nouveau sur l'estuaire avec mes neveux Thomas et Rémi. le soleil est radieux 23° eau à 18° pas de vent. Les coefficients de marées sont encore important et il est temps de mettre les lignes à l'eau.

En chemin, Rémi que je vais pouvoir surnommer œil de lynx, me dit qu'il a vu un phoque. J'arrête le bateau et je fais demi tour. Effectivement il s'agit d'un phoque. On peut l'observer à loisir et les enfants sont ravis.

Sur la première dérive je vois un banc de bar juste devant la roche attendant leur nourriture. Thomas fera le premier poisson non maillé qui rejoindra très vite son élément. On recale la dérive, le banc aperçu précédemment, commence à se disperser. Rémi me demande de regarder derrière le bateau, il y a plein d'oiseaux. En effet, il s'agit d'une grosse chasse de Sternes. Je place la dérive en amont et on commence les lancés. On ne tardera pas à prendre du bar dans cette chasse. Encore du bar non maillé mais ils sont bien nerveux et les enfants se font plaisir. On va les laisser grandir tranquille.

Sur les dérives suivantes, ont fera même deux maquereaux. Je me rappelle avoir déjà pris du maquereaux du bord sous le pont de Lézardrieux, il y a une dizaine d'année.

Le phoque est arrivé sur notre coin de pêche et je sens que ça va être dur de trouver du poisson. Nous nous laissons dériver au gré du courant tout en grattant le fond. Je sens qu'un poisson grattouille le leurre, je ferre, raté. Je reprends contact avec le fond et rebelote je ferre, pendu !! Il commence par un joli rush, je serre tout doucement le frein et je le ramène au bateau. Rémi  se saisi de l'épuisette et très vite il est a bord du bateau.

le seul beau poisson de la soirée

Il est temps de rentrer à la maison.

Au final en trois heures : on aura pu observer un phoque dans son élément naturel, pris des barsets à la volée dans des chasses de sternes, du maquereau et un joli bar (57 cm).

jeudi 25 juillet 2013

Énorme !!

Petite session de pêche après le travail en compagnie de ma fille "Candice" et de mon neveu "Thomas". Le temps est de la partie (air à 24°, eau à 18° et pas de vent). Nous décidons de rester dans l'estuaire.

Candice et Thomas sont au Black Minnow marron et pour ma part un "Ty Fourrage" blanc recommandé par le détaillant d'Ac scion pêche. J'arrive un peu tôt sur le spot. Ce n'est pas grave on trempe les leurres en attendant le moment propice.

Je profite pour donner quelques conseils aux matelots. Après quelques dérives infructueuses, nous commençons à voir autours de nous des poissons sautés hors de l'eau. Candice me rappelle que je n'ai pas mis la casquette magique. Superstition quand tu nous tiens !!

Sur la dérive suivante, Candice est en train de remonter son leurre. Grosse touche et ferrage immédiat. Le poisson part dans un rush violent, le moulinet hurle et la bobine de tresse commence à se vider sérieusement. Candice a failli tomber du bateau. 
Elle ressent les coups de tête puissant du poisson. Aucun doute possible, il s'agit d'un bar. La pression du poisson est trop forte, elle décide de me donner la canne pour que je finisse le combat. 
Je me rends compte que j'ai affaire à un client sérieux qui me fera rush sur rush. Candice est à l'épuisette attendant fébrilement de voir le poisson. Les reflets blancs dans l'eau sont impressionnants. A chaque fois que le poisson voit le bateau, il sonde pour aller chercher le fond. Quelques minutes après, il rejoint l'épuisette et Candice laisse éclater sa joie.

Candice n'en revient toujours pas !!
La casquette magique à droite

Il s'agit d'un poisson de 75 cm pour 4 kg.  Il s'agit du nouveau record, l'ancien était détenu par le fiston. 

L’excitation passée, nous continuons les dérives. Thomas ferre un poisson et le combat est lancé puis tout à coup plus rien. Il remonte la ligne et il ne reste plus que la tête plombée. Sans nul doute, il s'agissait d'un joli poisson. Je n'arrive pas à comprendre comment cela a pu se produire.

Pour conjurer le sort qui pèse sur Thomas, je prête ma casquette. Il  prendra son premier bar de 35 cm sur la dernière dérive de la soirée. 

Le courant faiblit, il est temps de rentrer.

En conclusion : Je suis certain que nous nous rappellerons longtemps de cette partie de pêche exceptionnelle avec un poisson fabuleux.    

mercredi 17 juillet 2013

La Normandie s'invite à une partie de pêche !!

Petite session rapide après le travail avec Joël le cousin de Normandie et Mamie. La stratégie est simple direction la Cormorandière pour pécher le maquereau.

Nous partons avec un grand soleil (air à 25° et l'eau à 17°) et arrivés sur zone une brume de mer envahit notre horizon. Je me dis que je suis heureux d'avoir investi dans un combiné Sondeur/GPS même si j'ai gardé l'habitude de surveiller le compas.

Nos mettons les mitraillettes à l'eau et le premier maquereau sera pour mamie. Ça chambre pas mal sur le bateau. Pendant 10 minutes pas un seul poisson.

Je change de zone pour aller un peu plus au large. Nous descendons nos lignes et Joël me fait remarquer que je n'ai pas mis la casquette magique. Ni une ni deux je la visse sur mon crâne. Une minutes après, toutes nos lignes sont remplies. Le banc de maquereaux est sous le bateau. Nous pêcherons pendant une demi heures. Le quota que je m'étais fixé étant atteint, on décide d'arrêter. Il était temps, Mamie n'a plus la force de remonter les lignes.

Nous décidons alors de faire une pause casse-croûte.

Une mamie heureuse mais lessivée !!
Il est temps de vider les maquereaux  (sans oublier de leur couper la queue) et de rentrer à la maison.

Grosse séance de nettoyage en perspective.
Une super partie de pêche en famille. Je suis sur que Joël gardera cette sortie en mer gravée dans sa mémoire.