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vendredi 14 avril 2017

Gros lieus jaunes au semi-large

J'appelle Ben membre de la Team Golden Royal, habitué à pêcher en surfcasting, à quitter le plancher des vaches pour le petit large. J'ai fait le salon de la pêche avec lui et je lui avais promis de l'emmener faire une sortie en mer. Christophe nous accompagne dans cette nouvelle aventure.
 
La météo, en ce début avril, est plutôt clémente. Les températures sont fraiches le matin mais elles montent rapidement. L'eau se réchauffe. Elle arrive à 12 degrés. C'est bon signe. Comme souvent, je vais aller au semi-large chercher les lieus jaunes. Il faut environ une bonne demi-heure de route pour atteindre les plateaux.
 
Cela fait longtemps que je ne suis pas aller sur ce spot. Avoir de nombreux coins de pêche permet de laisser les zones se reposer et se repeupler. A mon avis les poissons appellent les poissons et le fait de vider une zone peut, à terme, la vider. C'est tentant de venir régulièrement sur sa zone dit de confort. C'est pour cette raison que je prospecte toujours à la recherche de nouveaux spots.
 
Les coefficients sont importants, la fenêtre de pêche ne sera pas très grande. En ce qui me concerne c'est deux heures avant et après l'étale de marée haute ou basse.

On commence par prendre un café et un croissant que Christophe a amené. A peine servi, je reverse tout mon café. Je suis le boulet du jour.
 
On arrive sur le plateau. Les premières dérives ne donnent rien. Les poissons sont difficiles à localiser. Finalement après de nombreuses dérives infructueuses c'est Christophe qui ouvre le bal. Les lieus sont en chasse sur des sardines. Ils se déplacent assez vite derrière le banc.

Le premier de la journée
 Je les ai trouvés mais je sais que ça va être dur de les suivre. Malgré tout après quelques dérives je parviens à les retrouver. Je vais faire coup sur coup deux lieus jaunes. Ils ne sont pas énormes (55 et 57 cm).

Les dérives suivantes ne donnent rien. Pourtant on s'applique. Les lieus jaunes sont rivés au fond en semi-léthargie. Je comprends mais un peu tard qu'il faut bien gratter le fond pour réussir à les faire mordre.

Le courant commence à faiblir. Il est temps de s'arrêter de pêcher pour casser la croûte. Ben nous a régalés avec ses provisions.

On a pris le temps de manger tranquillement. De toute façon, les poissons ne mordent pas à l'étale. Je prends mon mal en patiente. Je veux absolument que Ben puisse prendre un beau poisson. C'est l'objectif principal de la journée. D'ailleurs il met toutes les chances de son coté en mettant la valeur sur du moment le Fire Eel.

Couleur du moment

Après quelques dérives, c'est ben qui annonce poisson. Ce ne pas bien gros mais il est content d'ouvrir son compteur, Un magnifique coquette avec des couleurs extraordinaires. Je prends la photo et elle repart immédiatement à l'eau.

Je suis encore en Guadeloupe !!

Je replace la dérive. Je vois un peu de détection sur le sondeur bien calé sur le fond. J'invite tout le monde à descendre les leurres bien au fond et à remonter lentement. Je sens un toc. Je commence à remonter lentement. Le poisson est là mais je ferre dans le vide. Je ne bouge pas et je laisse le leurre sans aucune animation pendant quatre à cinq secondes. Je commence à remonter, grosse attaque, je ferre et pendu. Le premier rush me fait dire qu'il est joli. Il me fait un beau combat jusqu'à la surface. Christophe me dit qu'il a vu quelque chose sous le bateau qui se déplace assez vite. A force de regarder la silhouette se déplacer, il s'agit d'un requin taupe. Je me dépêche de mettre le poisson au sec pour ne pas me le faire coquer. Du coup on arrête de pêcher pour l'admirer.
 
Il s'agit d'un requin taupe d'environ 2 mètres. Il passe très près du bateau à moins d'un mètre. C'est la deuxième fois que je vois un requin en Bretagne. La première fois il s'agissait d'un requin renard. Bien entendu il est inoffensif pour l'homme. C'est simplement l'agitation du poisson et d'un repas facile qui l'a attiré à la surface. Ben pour sa première sortie en mer sur mon bateau a une chance extraordinaire de pouvoir assisté à ce moment magique.


La casquette magique Ac'scion pêche

C'est bizarre mais après cette période de disette, tout l'équipage est motivé comme jamais. Je me replace. C'est au tour de Ben de faire un poisson. Alors là, le moulinet chante. Il siffle de longues secondes. La canne est complètement cintrée. Je vois les coups de tête du poisson qui sont retransmis en direct dans le scion de la canne. Je peux vous dire qu'il est heureux. C'est rare de pouvoir faire d'aussi beaux lieus jaunes en surf casting.

Ben tu poses comme un pro, il te manque juste la casquette !!

Le banc de poissons est maintenant bien localisé. La pêche en devient plus facile et la technique de l'ascenseur est bien comprise par Ben. Je suis satisfait qu'il ait réussi à faire un joli poisson. La technique de l'ascenseur peut paraître facile mais il faut un peu de technique malgré tout. Ben ne cause pas beaucoup mais il écoute et apprend vite.

Beaucoup du courant sur le spot
 
Je fais deux nouveaux lieus jaunes sur les dérives suivantes. Puis Ben prend un tacaud.

Christophe a ouvert le bal ce matin mais depuis rien de rien. Même s'il ne le dit pas, il doit commencer à trouver le temps long. Au moment on il ne s'y attendait le moins, il sent une petite attaque au fond. Il remonte son leurre et c'est pendu. Il lui met des rushs costauds. Il a le sourire jusqu'aux oreilles.


Un peu flou mais beau poisson.

Il est temps de rentrer Christophe a des impératifs familiaux. Du coup on ne sera pas trop tard à la maison.
 
 
Retour à la cale à 20 nœuds
 
Le phare de la croix
 
 
Conclusion :
 
Une journée placée sous le beau temps Breton. Un bon moment de partage avec Ben et Christophe.
 
Une rencontre magique avec un requin taupe. Ce souvenir restera gravé dans ma mémoire. Il faut absolument préserver ces grands prédateurs.
 
Cela fait maintenant un an et je suis toujours aussi satisfait de ma canne Grauvelle Teklon Royal 702 (8-30 gr). Quelle plaisir pour un budget abordable d'avoir une canne de cette qualité. J'apprécie avant tout sa sensibilité. La canne ne fait pas le pêcheur mais il faut avouer que c'est plaisant d'avoir du bon matériel.
 
Les leurres du jour :
 
Ben a utilisé le Fire Eel de chez Delalande. Christophe et moi plutôt le Magic Eel de chez Sakura. Aucune couleur n'a fait la différence.
 
J'ai essayé le nouveau leurre de chez Kerfil bien connu comme distributeur de la  gamme de moulinet TICA. Il n'a pas pris de poisson mais je ne l'ai pas testé suffisamment longtemps. Cela dit, les seiches vont bientôt mourir dès qu'elles auront pondu. Il fera peut-être la différence à ce moment-là.