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jeudi 15 juin 2017

Gros bars et Gros lieus jaunes avec le fiston

Le fiston est de retour au pays pour quelques jours. Il n'en faut pas moins pour organiser une petite sortie en mer. C'est Dav qui nous accompagne.
 
La météo est plutôt clémente avec nous. Le vent est faible et le soleil brille. 
 
Le programme est établi. On commence par rechercher les lieus jaunes au semi-large puis on revient à la côte pour chercher les bars.
 
C'est parti. En chemin on croise un phoque en plein milieu du chenal. Évidemment, on s'arrête pour l'observer. Il plonge rapidement et disparaît. Le fiston a pris les commandes du navire. C'est agréable de se faire conduire. Il nous faut une petite demi-heure pour arriver sur la zone. Je reprends les manettes pour placer la dérive au plus juste.
 
Comme d'habitude, je place mal la première dérive. Elle sert surtout à voir comment le bateau se déplace en fonction du courant et du vent.
 
Je me replace. Le bateau va parfaitement passer sur le point GPS. Le bateau avance rapidement vers le point. Je scrute le sondeur. le bateau arrive sur une zone de transition sable/rochers. C'est à ce moment précis qu'il faut commencer l'ascenseur. Les lieus sont cachés dans les algues et n'hésitent pas à sortir de leur abri pour suivre le leurre. Après quelques tours de manivelle, je suis stoppé net. J'appuie mon ferrage et c'est pendu. Je commence à le remonter en pensant que j'ai pris un petit lieu. Tout à coup, il me fait un départ de fou. Je ne bouge plus. La canne et le moulinet font le travail. Il vient se caler au fond. Je commence à pomper pour le sortir petit à petit du fond. Chaque fois que j'arrive à gagner du terrain, il repart vers le fond. Il commence à fatiguer. je peux le remonter tranquillement. Le fiston s'empare de l'épuisette et le met au sec. C'est un lieu jaune de 76 cm.
 
Joli steak
 
Ils sont là. Après les photos d'usage, je replace le bateau. C'est au tour de Dav de faire un lieu jaune de 55 cm. Il a réussi à le remettre à l'eau.  Il est bien reparti.
 
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La dérive suivante ne donne rien. Le courant a un peu faibli. Le bateau ne passe pas au bon endroit. Je me replace en prenant en compte la nouvelle dérive du bateau. 
 
Le point approche. J'annonce que c'est le moment de faire l'ascenseur. Le fiston démarre. Il annonce, tape. Il continue à remonter puis stop et gros ferrage. Dav et moi commençons à mouliner.  Tape pour Dav et moi, on continue de mouliner. Je sens le poisson et je ferre. C'est pendu. Moins de chance pour Dav, le poisson ne lui a pas pris son leurre.
 
Les poissons bataillent bien. Il s'agit de beaux lieus jaunes. On les remonte doucement pour laisser le temps à Dav de remonter son leurre pour prendre l'épuisette. Après quelques beaux rushs, ils arrivent à la surface. Dav fait d'une pierre deux coups en les mettant simultanément dans l'épuisette. Le fiston fait le plus beau avec 74 cm et 68 cm pour moi. 
 
Le sourire du fiston avec son steak
 
 Je me replace et c'est encore un doublé.
 
Lieus jaunes
 
Ils sont bien présents sur cette zone. Je replace la dérive comme il se doit. Je fais un lieu. Celui-ci, a d'abord tapé la ligne du fiston avant de prendre mon leurre qui plus gros et peut-être plus appétissant.

le capt'aine esquisse un sourire :)

Il est l'heure d'aller taquiner les bars en no-kill bien sur. Je fais cap sur la nouvelle zone. Une nouvelle fois nous sommes seuls à pêcher. Très peu de bateau au semi-large, beaucoup sont allés au large pêcher (roche douvres, Barnouis ou Langoustier). J'en ai vu passer pas mal.
 
Je ne boude pas mon plaisir. Je place le bateau mais bien sûr il ne dérive pas comme je l'ai imaginé. La dérive est extrêmement courte. Je contourne la zone pour ne pas effrayer les poissons. La deuxième dérive est la bonne. C'est le fiston qui fait son premier bar de l'année 2017. Il est bien maillé et lui a offert un joli combat.

Premier bar de l'année 2017. 64 cm

 Je me replace et c'est encore le fiston qui est attelé. Ce coup-ci, c'est un pin's qui l'a pris à la descente de son leurre.



Le photographe est mauvais

remise à l'eau

Après deux ou trois dérives qui ne donnent rien hormis un bon nombre de tapes sur les leurres. Le fiston fait encore un pin's.

Je me décale pour passer cinquante mètres en dessous de mes précédentes dérives. Je vois une belle chasse de bars sur le sondeur. Dav commence l'ascenseur et il est stoppé net. La canne de papi Bernard fait le boulot. Le moulinet chante. C'est sûr, il est bien maillé. Je prépare l'épuisette. Je vois une silhouette argentée sous le bateau. Il fait encore quelques jolis rushs en voyant le bateau. Je le mets dans l'épuisette. C'est un pavé. C'est le plus gros bar que Dav ait pris. Il mesure 73 cm.

Lunker pour Dav et premier bar de l'année 2017

Voici une capture d'écran de mon ELITE 9 TI. Une fonctionnalité que les appareils Lowrance, ont c'est la fonction trackback qui permet de visionner l'historique du sondeur. Je n'aurai pas réussi à faire cette capture d'écran sinon. On voit qu'un autre bar a accompagné le bar pris. Il est redescendu tout de suite après se cacher sur le fond.

Bars en chasse

Il est temps de rentrer. On s'arrête boire un café et manger un morceau de brioche sur un corps mort au nord de Bréhat. En buvant le café, Dav voit un petit courant qui se forme autour d'un caillou. Je lui prête ma canne avec un Black Minnow 90 de couleur bleue. Au bout de 4 ou 5 lancés, il prend un barset. Il n'y a pourtant que 2 mètres d'eau.
 
On pêche un peu les bordures mais il n'y a plus assez de courant.
 
Je fais route vers la cale. On passe sur le voilier pour prendre le tangon de spi que je dois réparer. En arrivant auprès du bateau, Dav voit un banc de bar en surface sous la coque du bateau. Il attrape la canne et fait quelques lancés. Il parvient à faire encore un pin's. Effectivement, c'est bien du bar et pas du mulet.

Conclusion :
 
Une belle partie de pêche avec le fiston et Dav. On a une pensée pour Jean-Mye qui est au boulot dans les hauts de France.
 
Des gros bars et des gros lieus jaunes, que demander de plus. Je ne fais pas un seul bar de la journée. Il va falloir que je travaille la technique :)
 
Je viens de changer mon équipement électronique. Je passe de chez Humminbird à Lowrance. J'ai pris un Elite 9TI avec la sonde totalscan. La Société CRAS nautique de Yann Plusquellec m'a fait le montage. Je dois le dire qu'ils ont fait du très bon travail (propre et soigné). Je passe d'un écran 5 pouces à un écran 9 pouces et tactile. J'ai l'impression de passer du minitel à internet. Ce n'est pas le fait d'avoir changé de fournisseur mais en quelques années les combinés ont évolué de manière considérable.

Je commence à l'apprivoiser. C'est grâce à Alexis, le Big Boss du site Tootaz, qui m'a prêté un cordon d'alimentation qu'on peut brancher sur le secteur. Je peux ainsi m'entrainer à la maison. Lowrance a quelques fonctionnalités que l'on ne trouve pas chez Humminbird (ou je ne l'ai pas vu) notamment le trackback. C'est une fonction que je trouve extraordinaire. Pouvoir garder en mémoire quelques minutes et les re-visualiser est génial. Cette option laisse la possibilité de marquer des waypoints à partir de l'historique. Je peux ainsi analyser après coup l'enregistrement.

J'ai également le wifi. Je peux retransmettre l'écran du combiné sur une tablette ou un smartphone (android ou IOS). Lowrance fourni une application gratuite Go-Link. C'est comme si j'avais plusieurs combinés sur le bateau. Cette fonctionnalité est bien pratique pour le pêcheur à l'avant du bateau. Il peut ainsi visualiser le fond.

Leurres du jour :

Le Nitro Slim vert avec un dos noir et le Magic Eel vert en 16,5 cm pour le fiston.

Le Fire Eel vert foncé et le Magic Eel vert en 16,5 cm pour Dav

Le Magic Eel marron en 22 cm pour moi.

Pour pêcher les bordure le Black Minnow 90 et le Xingu blanc et noir de chez Jinza

mercredi 7 juin 2017

Le coup du soir réserve parfois de bonnes surprises


Christophe m'appelle pour faire le coup du soir. Je me décide en quelques instants et je prépare mon matériel de pêche. Il passe me prendre à la maison et route pêche. L'avantage de cette période de l'année c'est qu'il fait jour assez tard. De plus la météo est géniale, pas un souffle de vent et grand soleil.
 
Le bateau est vte mis à l'eau et on se dirige vers le semi-large. La mer ressemble à un lac. Il ne nous faut pas très longtemps pour arriver sur zone. Malheureusement Christophe n'a pas les mêmes points GPS que les miens. 
 
On se place un peu au hasard et on ne trouve pas les poissons. Après quelques dérives infructueuses, je me rappelle que j'ai les points sur mon téléphone. En quelques instants je retrouve mes points. Je les note dans son combiné.
 
Christophe place le bateau afin que l'on puisse passer sur ce nouveau point. La première dérive ne donne rien. Le bateau n'a pas dérivé correctement. Christophe ajute la dérive.
 
Le bateau se dirige parfaitement. Christophe commence à voir des échos prometteurs sur le sondeur. Après quelques animations minimalistes au fond, je sens un toc sur mon leurre. Je commence l'ascenseur. Après une dizaine de tour , je suis stoppé net. Gros ferrage et penduuuu ! Au même moment Christophe commence à faire l'ascenseur et pendu également. C'est le premier doublé de la soirée. Christophe a pris une grosse cartouche. Le moulinet chante dur. Le rush est impressionnant. Tout à coup j'entends un bruit sourd. Christophe a cassé son moulinet au niveau du pied. Il a le moulinet d'une main et la canne de l'autre. Je tente de lui donner un coup de main en prenant sa canne pendant qu'il mouline. Mon poisson se décroche. Je remonte ma ligne pour l'aider. Bien sûr sa tresse s'est emmêlée. Il décide de remonter le poisson à la main. Il va falloir faire attention de ne pas se couper les mains avec celle ci. Heureusement, le poisson est fatigué. Il est moins combatif. Après de longues minutes à le remonter, il arrive en surface. Je prends l'épuisette. Je le mets au sec. C'est un lieu jaune de 80 cm.
 

On voit bien le moulinet cassé. Heureusement qu'il porte sa casquette magique Ac'scion pêche
On fait un peu de ménage sur le bateau. La tresse est étalée un peu partout sur le pont. On n'arrive pas à la sauver. Christophe prend sa deuxième canne.
 
Il replace la dérive en évitant bien sur de repasser sur le spot. nous allons faire quelques lieus jaunes de belle taille sur ce spot. il n'y a pas un seul bateau à l'horizon. J'avoue que c'est assez agréable de pêcher dans ces conditions. En remontant une dérive, Christophe remarque une chose étrange. Il s'agit d'un poisson-lune (mola mola) qui se trouve en surface. Je le saisis avec l'épuisette délicatement. Christophe prend deux ou trois photos et je le remets à l'eau. D'habitude je ne fais jamais ça, je me contente de l'observer mais je ne sais pas ce qui m'a pris. Un moment d'égarement probablement. D'ailleurs ce sera la seule et unique fois que je le ferai.
 

Poisson lune de rofil


Poisson lune de face
 
Remise à l'eau tout en délicatesse
 
Il est parti en pleine forme. Il n'a pas demandé son reste. C'est une créature qui semble venir d'un autre temps. Il s'agit là d'un petit spécimen. Les plus gros peuvent atteindre une tonne et  3 mètres d'envergure. Ce poisson n'a pas de queue. Il ressemble à une tête sur laquelle on a planté deux nageoires dorsales. Il s'alimente principalement de méduses. C'est un très gros consommateur. En effet les méduses sont pauvres en calories. Ce poisson est un pélagique, il apprécie les eaux tempérées et tropicales. Il nage très mal. Il se laisse porter par les courants.
 
Il est formellement interdit de le pêcher dans toute l'union européenne. C'est la première fois que Christophe en voit un.
 
Le courant est maintenant trop fort pour notre spot de pêche. On se déplace sur une zone qui abrite de beaux spécimens de bars. Ce sont les mortes-eaux et je ne pense pas trouver des bars. ce n'est pas trop loin et cela vaut le coup d'essayer. J'y avais fait un bar record compte rendu sur ce lien. et sur celui-ci également
 
Christophe place le bateau sur la dérive. Il voit une belle détection sur le sondeur. Je regarde, il s'agit d'un banc de bars en chasse bien décollé du fond. J'attends quelques instants avant de faire l'ascenseur. J'ai une première tape. Je continue de remonter. Une deuxième tape puis ma ligne s'arrête net. Je fais un gros ferrage. Là c'est du lourd. la canne est complètement cintrée. Le moulinet s'emballe. Je suis même obligé de mettre le talon de la canne dans le creux de ma hanche tant le poisson tire. Il m'a pris au moins 30 mètres de tresse sur le premier rush. Il reste tanker sur le fond. Je commence à pomper tout doucement sans le brusquer. C'est un bar. Il met de gros coups de tête. Je suis monté en 30 centièmes alors je fais bien attention de ne pas casser. La canne est fabuleuse, elle encaisse sans broncher les coups  de tête du bar. La réserve de puissance est irréprochable. Il s'agit de la DragonBait de chez SMITH en 10-40 gr parfaitement équilibré avec un moulinet Stradic 4000 Ci4 FB XG de chez SHIMANO. Elle m'a permis de bien sentir les différentes attaques du poisson. En tout cas, je me régale tout au long du combat. Le bar a combattu jusqu'au bateau. Même arrivé en surface, il m'a fait quelques départs avec l'énergie du désespoir. Christophe le met au sec. Je retire le leurre et je le mesure. 78 cm sur la toise. C'est un lunker. Je me dépêche de prendre les photos avant de lui rendre sa liberté. Il arrive dans le top 3 des plus gros bars que j'ai péché.
 
Plus beau bar de la saison
 
Christophe  prend son temps mais replace parfaitement le bateau. La concentration est à son maximum. Christophe scrute le sondeur. Il commence à voir quelques échos. Il ne faut pas trop être impatient. Voir les échos ne veut pas dire que les poissons sont piles en dessous du bateau. Il faut attendre quelques secondes avant de faire l'ascenseur. Partir trop tôt au risque que les poissons ne voient pas le leurre remonté, partir trop tard risque de ne pas provoquer leur agressivité. C'est l'expérience qui détermine à quel moment on démarre. Il faut savoir qu'en fonction de la sonde et de la fréquence utilisée le cône du sondeur sera plus ou moins grand. pour une sonde en 200 Htz le cône représente environ la hauteur d'eau pour une sonde en 83 htz on aura 3 fois la hauteur d'eau. Pour les chirps je ne maitrise pas le sujet.
 
La dérive n'étant pas rapide, j'attends 5 secondes avant de démarrer. Je remonte assez rapidement. Je sens une tape dans le leur. Je continue à moulinet sans m'arrêter. Une deuxième tape puis une troisième puis comme tout à l'heure gros stop. Je ferre énergiquement. Il faut bien ferrer sinon sur un coup de tête le poisson risque de se décrocher. C'est souvent l'erreur que commettent les débutants. Toujours est-il que le poisson est bien ferré. Il part dans un gros rush. Je ressens tout de suite que j'ai affaire à un très gros poisson. Sur le premier départ, je laisse la canne et le moulinet faire le job. Je me contente de tenir la canne parallèle à la surface de l'eau afin de bien faire travailler le carbone.  Après de longues minutes de bonheur, je vois la silhouette argentée typique du bar. Encore un dernier effort et il transperce la surface. Christophe le met au sec dans l'épuisette. Je le mesure, il fait 80 cm. Mon deuxième plus gros bar.
 
80 centimètres de pur bonheur
 
Je me dépêche de le remettre à l'eau. Au moment où je le mets à l'eau, il se débat et me coupe sur le doigt avec son opercule. Je lâche le poisson qui me met une claque avec sa queue et m'arrose sur le deuxième cout de queue. La casquette magique Tootaz a failli tomber à l'eau. Bon, il faut être beau joueur, il mène 1-0. A l'année prochaine pour une revanche :)
 
Sur la troisième dérive c'est Christophe qui est attelé. Au terme d'un beau combat, il s'agit d'un bar tout en longueur qui accuse tout de même 65 cm.
 
Premier bar de la saison pour Christophe
 
Inutile de vous dire que tous les bars sont repartis à l'eau.
 
 
 
La pluie vient ternir un peu cette fin de journée. Les températures baissent de quelques degrés d'un coup. Christophe a oublié sa veste dans la voiture. Du coup avant d'être transi de froid on décide de rentrer.
 
Conclusion
 
Une bien belle sortie après le boulot. Une météo de rêve jusqu'à la pluie. Pas un seul bateau au semi-large hormis un vieux gréement le Renard qui rentre à Saint Malo.
 
Les premiers gros bars de la saison. Une concentration énorme de bars chassant les sardines.
 
Le fait marquant du jour, la casse du moulinet de Christophe. C'est la première fois que je vois un moulinet se briser de la sorte.
 
Les leurres du jour
 
Le Fire Eel 18 cm vert clair de chez Delalande 
le Magic Eel  220 vert de chez Sakura

lundi 29 mai 2017

Article dans Ouest france

Un article sympathique dans le Ouest France de jeudi dernier .

 





 

 

Avec les beaux jours, Damien Février, guide de pêche dans l’archipel de Bréhat, propose des sorties à la journée. Après-midi ensoleillé à la pêche au lieu jaune. Reportage.

« À la pêche, c’est 90 % de préparation et de rêve et 10 % de pêche. » Cette réflexion résume bien l’état d’esprit qu’il faut avoir quand on part en mer avec Damien Février, guide de pêche depuis 2012 dans l’archipel de Bréhat.Ce mardi midi, le soleil brille et la mer est lisse. Il faudra attendre quelques minutes pour quitter le ponton du port de Lézardrieux, le temps qu’elle monte.
À bord, Alain, un pêcheur confirmé du coin, et Jean-François, un Bruxellois, qui n’hésite pas à prendre la route chaque week-end pour descendre pêcher en Bretagne. « Vous avez vraiment un pays super et en plus il y a du poisson », dit-il avec la banane des gens heureux.La sortie s’annonce au top. Elle le sera car qu’y a-t-il de plus beau que la sortie du Trieux ? Après avoir passé le phare de La Croix, puis déroulé les chevaux du hors-bord devant le phare du Rosédo et longé Bréhat, direction le grand large. Une roche top secret : les coins de pêche, ça ne se donne pas.

Clochards bourrés

Au volant de sa coque rigide alu de 6,5 m, Damien paraît tutoyer le bonheur absolu. « Avant, j’étais pompier de Paris. J’en avais marre de ramasser des clochards bourrés. » Et déjà à l’époque, il passait son temps sur l’eau à traquer le poisson, pendant ses jours de congé.En 2011, il entre à l’école de pêche de Caulnes. Après une année de formation, il décroche un diplôme de guide de pêche qui lui permet d’envoyer en mer des personnes attirées par ce sport. « Pas plus de quatre en même temps, sinon ça devient compliqué pour pêcher. »

Miss Lorraine à bord

Aujourd’hui, ils ne sont que deux. Reste à trouver le poisson. Sans doute le plus compliqué. Et cet après-midi maritime va nous le prouver… Hier, avec trois femmes à bord, il a sorti une dizaine de bars et quatre lieus. « Une bonne pêche. Tous les bars ont retrouvé la grande bleue, car c’est fermé jusqu’au 1er juillet. On a gardé juste les lieus. En remontant d’une cinquantaine de mètres de fond, ils sont morts arrivés en surface à cause de la pression. Mais lorsqu’on en a sorti un ou deux par personne embarquée, j’arrête. »
Ce mardi après-midi, l’affaire paraît plus mal engagée. « Il fait trop beau et il y a un peu trop de coefficient pour le lieu. »

Chasse au trésor

Au bout d’une dizaine de dérives, le guide de pêche décide de rejoindre un autre coin. « C’est un peu de la prospection, explique Damien. On va sur une épave de sous-marin allemand coulé lors de la dernière guerre. C’est la première fois. Un copain l’a trouvé sur Internet. » Comme une chasse au trésor… Les yeux rivés sur le sondeur, les trois pêcheurs sont concentrés pour voir la trace de ce bâtiment de 70 m de long, coulé dans le sens nord-sud.
L’écho sur l’épave est bien faible, mais Damien décide quand même de lâcher les jigs et autres leurres souples. Pas grand-chose au final si ce n’est deux gros lieus sortis par Jean-François et Alain… Et beaucoup de plaisir. Damien ne dira pas le contraire. « Depuis que je fais ce boulot, c’est comme si je démarrais une seconde vie. »
En plus du grand large et de la pêche sportive, il fait des rencontres enrichissantes et parfois un peu surprenantes. « La semaine dernière, des joueurs d’En Avant, et il y a un mois, j’ai embarqué Miss Lorraine avec son copain. Elle a sorti deux lieus. » De quoi raconter à ses copines en rentrant de ses vacances en Bretagne…
Damien Février est adhérent de l’association Fish à l’affiche qui possède un blog. Tél. 06 61 23 15 21 (sortie demi-journée ou journée).
« Toutes les pêches dans le Goëlo » est un site où on trouve des conseils donnés par Alain Delaveaud.
Yannick Le Tutour

mardi 23 mai 2017

Pêche de lieus jaunes au semi-large

Thibault et Dav m'accompagnent une nouvelle aventure halieutique. La météo est clémente, peut-être un peu trop de vent. Tout le monde est à l'heure. Je décide d'aller sur les plateaux du semi-large pour faire la fin de la descendante et le début de la montante.

Après une demi-heure de route sur une mer un peu cassante, j'arrive sur la zone de pêche.

Je choisis les leurres. Dav et Thibault un Fire Eel et un Magic Eel pour moi. J'explique à Thibault qui vient pour la première fois pêcher les rudiments de la technique de l'ascenseur en trois points.
  1. laisser le leurre descendre jusqu'à ce qu'il touche le fond.
  2. Faire quelques animations au ras du fond en faisant décoller le leurre d'un mètre. Conseil : Toujours accompagner le leurre lors de sa descente et bien garder la tresse tendue.
  3. Remonter le leurre en linéaire à un rythme plutôt lent et régulier en laissant la canne parallèle au plan d'eau. Il faut faire entre 5 et 20 tours de moulinet. Conseil  : ne pas oublier de ferrer le poisson.  
Là, on a les bases de la technique. Cependant c'est une technique à part entière qui nécessite d'y consacrer un peu de temps.

Les premières dérives ne donnent rien. Il faut que j'arrive à positionner correctement le bateau. C'est loin d'être évident avec ce petit vent de Nord-Est. A la troisième dérive, j'arrive enfin à passer sur mon point GPS. Je vois quelques poissons bien collés sur le fond. Au même moment, j'entends le moulinet de Dav qui chante. Je me retourne et la canne de papi Bernard est bien cintrée. C'est le premier poisson de la journée. Je commence donc immédiatement l'ascenseur et c'est pendu. A la fin de son premier rush je casse net.  Je remonte ma ligne. Je m'aperçois que c'est cassé au niveau de la tresse pas au fluoro. Bizarre !!

Pendant ce temps Dav continue le combat avec le poisson. Au bout de quelques minutes il arrive en surface. Ce n'est pas un lieu record, mais il fait bien plaisir.

Premier lieu jaune de la journée

La bonne nouvelle, c'est que les lieus sont là et que j'ai réussi à trouver la bonne dérive. La mauvaise, c'est que ma tresse ne tiendra pas.

Je vois Dimitri un membre de l'association Fish à l'affiche qui arrive avec son 3D tender 535. On reste papoter un peu avant de continuer à pêcher.
 
Je me dépêche de faire mon nœud de raccord avant de replacer le bateau. Les leurres sont à l'eau. je sens un toc et je commence à remonter et c'est pendu. Gros départ puis je casse. Je maudis cette tresse qui est pourtant neuve. De plus, je n'ai pas de moulinet de rechange. Tout est resté à la maison.
 
La session est foutue pour moi. J'ai une idée, je vais demander à Dimitri s'il ne peut pas me dépanner. Je me rapproche de son bateau en faisant attention de ne pas le gêner sur sa dérive. Il me prête le moulinet de sa deuxième canne. Ma session est sauvée. Encore un grand merci Dimitri :) Il a fait un très gros lieu jaune sur la dérive précédente.
 
C'est Thibault qui fait son premier poisson. IL est un peu désemparé. Je lui indique qu'il faut que son fil soit toujours tendu. Il s'applique à mouliner tranquillement mains surement. Au bout de quelques minutes, il arrive en surface. Je le mets dans l'épuisette. Ce n'est pas le monstre du Loch Ness mais il est super content. Je le vois à son large sourire. Je crois qu'il n'en revient pas. C'est son tout premier poisson. Je suis certain qu'il s'en rappellera toute sa vie.

Premier poisson pour Thibault
 
On fera quelques poissons sur les dérives suivantes dont ce joli doublé.


Doublé de lieus jaunes.

Le courant a nettement faibli. Je décide de m'arrêter pour passer au casse-croûte préparé par Dav. Thibault n'a pas trop faim. Il n'est pas loin du mal de mer. Je lui dis de bien regarder au loin pour habituer son oreille interne au tangage. J'ai la chance de n'avoir jamais eu le mal de mer. En espérant que ça continue.
 
C'est reparti pour quelques dérives qui ne donnent rien. Le courant n'est pas assez fort. Du coup, je décide de rentrer. Le vent forcit de plus en plus. Le retour à la cale sera un peu rock'n roll. Le bateau passe toujours aussi bien dans les vagues.
 
Conclusion :
 
Encore une belle partie de pêche. Thibault a fait ses premiers poissons. Un bon moment de partage tout au long de cette session.
 
Un grand merci à Dimitri qui sauve ma partie de pêche en prêtant un moulinet.
 
 
Les leurres du jour :
 
Le Fire Eel rose et le jaune et orange de chez Delalande,
 
Le Magic Eel marron de Chez Sakura.
 
 
A bientôt pour de nouvelles aventures !!

lundi 15 mai 2017

La Dream Team

Le lundi matin, je pars avec le fiston et la pêcheuse de fiston. Il est inutile de partir trop tôt, je préfère faire la fin de la descendante et le début de la montante. Ce matin les températures sont bien fraiches, la faute à ce fichu vent de Nord. Et dire qu'hier je pêchais en teeshirt, alors qu'aujourd'hui, j'ai ressorti le blouson. En plus un peu de brouillard, mais rien de méchant.

C'est le fiston qui pilote, je peux ainsi faire un petit selfie de la Dream-Team. Pour être au complet, il manque Juju parti au loin dans les iles.


La Dream Team

Une fois passé Bréhat la mer est bien hachée mais ça reste praticable. Quelques sauts qui ont le mérite de nous tenir bien éveillés. Il nous faut 45 minutes pour arriver sur le spot. En arrivant, il y a déjà un bateau. C'est Gigi qui est déjà sur zone. Je vois pas mal de bateaux aux alentours. Il va falloir que je cherche un nouveau spot moins fréquenté :)
 
On met les lignes à l'eau. Les dérives sont bien contrariées avec le vent. C'est beaucoup plus difficile de pêcher qu'hier. Les lignes ne restent pas sous le bateau. Je me recale plusieurs fois pour trouver la bonne dérive. Je sens un toc sur ma ligne, le poisson suit mais je ferre trop vite. Raté, mais le fiston a commencé son ascenseur et gros stop, suivi par un gros rush. La pêcheuse est également attelée. Le carbone est bien plié à gauche et à droite. Les poissons sont bien énervés. La pêcheuse de fiston n'a plus rien au bout de la ligne, le poisson s'est décroché. Le ferrage n'était pas assez appuyé. Le fiston quant à lui continue de batailler. Il arrive au bord et je le mets dans l'épuisette. verdict sous la toise 71 cm.
 
C'est un steak
Les deux dérives suivantes ne donnent rien. Nous sommes maintenant une dizaine de bateaux sur le spot, les uns à coté des autres.
 
Le bateau va passer sur le spot. Marie commence l'ascenseur et c'est pendu. Elle effectue un premier gros ferrage puis un deuxième dans la foulée au cas où. Elle ne veut pas subir la même mésaventure que précédemment. Encore un gros rush pour aller chercher sa zone de confort au ras du fond. C'est parti pour quelques minutes de combat. Je commence à voir la silhouette dorée, c'est un beau lingot. Je suis à l'épuisette. Marie me l'amène tranquillement. C'est un steak.
 
Tout sourrire

Les dérives suivantes ne donnent rien. J'arrive juste à pêcher la ligne du bateau d'à côté. Réussir à s'emmêler avec le voisin, je trouve ça énorme. On est dû rester discuter un peu. Tout ça dans la bonne humeur. Du coup je change de zone pour aller sur un autre point.
 
Quelques minutes pour rejoindre le point. Le vent de Nord contrarie notre dérive. Il faut tenir compte du vent pour se placer idéalement. C'est le fiston qui va encore se distinguer. Pas d'ascenseur ce coup-ci, juste pris avec une animation au fond. Il lui a fait un ferrage de mammouth. Il commence à le remonter quand celui-ci lui met un gros rush. Heureusement que le frein n'est pas trop serré. Il est monté en 35 centièmes, normalement bien trop juste pour ces jolis poissons. Il parvient à le remonter à la surface au prix d'un beau combat.

Steak

Le courant est en train de tourner tout doucement, on en profite pour manger. Le bateau dérive tout doucement. Du coup on prend notre temps. Marie profite du soleil pour faire une reposette.

Le soleil commence à monter le bout de son nez. Tout de suite, ça va mieux. Je me remets en route. J'ai un point qui fonctionne pas trop mal sur le début de descendante. Le courant n'a pas encore repris complètement. Il faut réussir à positionner le bateau correctement en prenant en compte la force du courant sans oublier que le vent perturbe notre dérive. La première est mal positionnée. Je réajuste sur la seconde. Un peu avant de passer sur le point, mon leurre est bien au fond. Je sens un petit toc. Je commence l'ascenseur. Après cinq à six tours de manivelle, je suis stoppé net. Je ferre. Le poisson part dans un gros rush et je casse. Le fiston commence l'ascenseur et il est attelé. Gros rush également mais contrairement à moi son frein est bien réglé. Il a mon ancienne canne la Teklon royal. Je crois qu'il aime beaucoup cette canne. Le poisson arrive à la surface. Il a encore pris un énorme plaisir lors de cette bataille.


Plan d'eau agité, mais encore un beau lieu jaune

Les poissons sont bien présents. Cela dit heureusement que le fiston est là. J'ai refait mon nœud de raccord tresse fluoro. Au vu des conditions j'ai fait le nœud de chirurgien. Il ne passe pas très bien dans les anneaux mais en vertical pas de problème (Pas ni pwobleme doudou en Gwada).

Je me replace. Le fiston est attelé mais ça casse direct au début du premier rush. Il semblait plus lourd que les précédents, mais on ne le saura jamais :)

Du coup je laisse ma canne nouvelle canne Smith au fiston. Je vais m'occuper du nœud de raccord. Je commence à peine à le faire que j'entends le frein qui chante. Ce n'est pas possible, il déchire tout le fiston aujourd'hui. Je lui demande de le remonter tranquillement pour que j'ai le temps de finir mon nœud. Je me dépêche avant de prendre l'épuisette pour le mettre au sec. Encore un beau steak.

Le plus beau de la journée 78 cm

Les conditions météo continuent à se dégrader. J'annonce que ce sera la dernière dérive. Je m'applique. Je commence mes ascenseurs les uns après les autres. Je remonte d'environ quinze mètres quand je leurre est arrêté net. Je le laisse partir dans son premier gros rush. Le carbone est bien cintré. je prends mon temps et je travaille le poisson tout en douceur. Le frein est bien réglé. De plus, je suis en 45 centièmes. Je commence à y croire lorsque je vois le poisson sous le bateau. C'est Vincent qui se charge de l'épuisette.

Lieu jaune
 
Il aura fallu attendre la dernière dérive pour que je puisse faire un poisson.
 
Il est l'heure de rentrer. C'est le fiston qui barre pour le retour. Le bateau passe très bien les vagues à une vitesse de croisière de 18 nœuds grâce notamment à sa carène de V profond. Je ne suis toujours pas déçu de ce 3D Tender 550 Patrol.
 
Conclusion :
 
Le fiston a définitivement dépassé son père. Il est de cette génération qui écoute les conseils, met en pratique et surtout fait ses propres choix d'animation. Il tente de nouvelle technique. La pêcheuse de fiston est également passionnée par la pêche. Elle réussit à faire un beau poisson. Elle en décroche un beau. C'est un vrai bonheur de pouvoir partager ces aventures en famille.

La nouvelle canne Smith Dragonbait 702H est une tuerie. Elle accepte 80 grammes en vertical sans problème. J'apprécie avant tout sa sensibilité et sa résonance. On est dans le haut de gamme.

Les leurres du jour :

Le Shiver couleur verte de chez Smith pour Marie

Le Magic Eel en jaune pour le fiston,

Le Fire Eel en rose et  orange pour moi.



mercredi 10 mai 2017

Lieus jaunes et technique de l'ascenseur

Le fiston et la pêcheuse de fiston sont revenus en Côtes-d'Armor pour passer le week-end. Tout d'abord, on doit réarmer le voilier après l'hiver puis essayer, si la météo le permet, d'aller faire un tour en mer sur le voilier et sur le semi rigide pour une partie de pêche. Le dimanche, on fait deux équipes. La première procède aux tests du voilier et l'autre se fait une sortie pêche au semi-large. On se retrouve tous pour casser la croûte sur le voilier.
 
Dimanche le départ se fait vers 9h30. J'emmène le fiston, la pêcheuse de fiston et mon épouse sur le voilier. Je pars avec les potes du fiston (Jean-Mye et Dav) en direction des plateaux du semi-large. Sur la cale, je rencontre Gildas qui va également à la pêche.
 
C'est parti pour une demi-heure de route sur une mer d'huile. Pas un souffle de vent, le soleil commence à chauffer que demander de plus. 
 
Je place ma première dérive sur le nouveau spot. Il faut le valider pour être sùr. On prépare notre matériel. Jean-Mye opte pour un Magic Eel couleur sandeel  de 16,5 cm avec une tête plombée de 70 gr, Dav va tester le Shiver 22 cm vert de chez Smith avec une tête plombée de 80 gr. C'est une nouveauté 2017 chez Smith. Je vais opter pour un Jig bleu de 80 gr.
 
Jean-Mye a sa canne Hot Rod, j'ai prêté la canne de papi Bernard (mon père) à Dav et j'ai pris ma nouvelle canne Smith la Dragonbait Sea-Bass 72H 7-40 gr.
 
Le bateau glisse tout doucement vers le spot. C'est Dav qui ouvre le bal. Du coup Jean-Mye et moi faisons l'ascenseur. Jean-Mye me dit qu'il a eu une tape. Je regarde sa canne et là, gros ferrage ... Pendu! Il commence à remonter quand tout a coup le poisson lui fait un rush de malade. La canne encaisse bien et le moulinet qui sort de réparation chez Valentin (Ac'scion pêche), fonctionne à merveille. Bon ben j'ai compris, je me colle à l'épuisette. Dav parvient à le remonter tranquillement. Ce n'est pas la même histoire pour Jean-Mye qui bataille dur avec son poisson. Au bout de quelques minutes, le poisson arrive à la surface. Celui là, il est beau. On mesure, 60 cm pour Dav et 76 cm pour Jean-Mye.
 
Première dérive et doublé de lieus jaunes
 
Je peux maintenant valider le point. Je me replace pour positionner le bateau sur la même dérive. C'est reparti.  On approche du point marqué sur le GPS. Dav me dit qu'il a senti quelque chose. Je lui dis de faire l'ascenseur. Il s'exécute et grosse attaque. La canne de papi Bernard complètement cintrée, un gros départ. Voila le Dav attelé à un gros poisson. Y a pas à dire, la technique de l'ascenseur ça fonctionne bien sur les lieus jaunes. Il bataille bien. Le premier départ est toujours extrêmement violent. Il parvient à le remonter à la surface. Je me retrouve encore à l'épuisette.
 
Lieu jaune de 78 cm

Je me replace maintenant que j'ai confirmé le point. Le tout c'est de bien prendre son temps pour replacer la dérive. Cela se joue à quelques mètres près. C'est particulièrement vrai aujourd'hui ou l'eau est chargée de particules. La visibilité au fond doit être très mauvaise. C'est encore Dav qui va faire le show. Maintenant qu'il a compris la technique, il enchaine. Encore un gros rush au démarrage. Et je suis encore à l'épuisette. Les élèves ont dépassé le maître. D'ailleurs, je commence à me faire chambrer.
 
Lieu jaune de 75 cm
 
Bon c'est décidé, je change de leurre. J'enlève le jig pour mettre un Magic Eel de 22 cm avec une tête plombée de 70 gr. Dav commence à avoir mal à son poignet, trois à la suite ça laisse des traces !! 
 
Voyant que nous faisons du poisson, tous les bateaux aux alentours arrivent. Il faut maintenant slalomer entre les bateaux pour arriver à se replacer correctement. Nous avons qu'un petit créneau sinon je serai aller voir ailleurs. 
 
Je peux comprendre, c'est tellement plus confortable de pêcher sur un spot qui marche. Cela dit, en copiant, on ne progresse pas, on ne s'améliore pas. C'est bien plus enrichissant de trouver un spot tout seul et de parvenir à y faire un poisson, quelque soit sa taille.
 
De plus les poissons voient des leurres de toutes les couleurs et de toutes les formes passer devant leur nez, ils deviennent bien plus méfiants. Je ne vous dis pas non plus le bruit des moteurs.  Sans compter ceux qui débutent ou qui ne connaissent pas et passent à fond sur le spot. Pour conclure, la mer ne m'appartient pas et encore moins les spots sur lesquels je pêche.
 
Du coup je replace le bateau. Je sens un petit toc, je commence à remonter et gros stop. Il part dans un gros rush et plus rien. Ca a cassé net. Jean-Mye démarre également l'ascenseur et pendu. Encore un gros départ mais celui ci se fait en plusieurs étapes. Ca envoie du pâté comme dirait le fiston. Et devinez quoi, je suis à l'épuisette. J'aurai du changer mon fluoro à la maison pour mettre du 45 centièmes. Dav croche au fond et perd le Shiver de chez Smith. Je n'en ai pas d'autre alors je lui donne un Fire Eel orange et jaune  de chez Delalande.
 
Lieu jaune de 65 cm
 
Le courant commence à faiblir, je vais donc raccourcir mes dérives. Le bateau est replacé. Les leurres arrivent au fond et jean-Mye est de nouveau attelé. Il y a des jours ou tout fonctionne. un véritable état de grâce. Je fais une animation au fond et je démarre l'ascenseur, je me fais stopper net. Je ferre mais bien sur je n'ai pas resserrer le frein du moulinet et le poisson fini par se décrocher. Une erreur de débutant. Pour ma peine, je suis à l'épuisette.
 
71 cm pour ce magnifique lieu jaune

 Je vérifie tout mon matériel. Frein ok, nœud raccord ok, agrafe ok, Je peux me replacer. C'est parti.  Fort de l'expérience de la dérive précédente, le laisse le leurre atterrir au fond, je fais une animation et je remonte directement assez rapidement imitant une proie apeurée. J'ai une métaphore pour expliquer la technique de l'ascenseur. Imaginer que vous soyez le facteur qui rentre dans une propriété. Vous avez fait la moitié du chemin et vous apercevez un chien énorme venir vers vous. Alors vous faite demi tour et vous courez le plus vite possible pour échapper à ce molosse. Je peux vous assurer que vous ne faite pas de pause pour rejoindre le portail d'entrée. Je peux vous assurer que vous ne faite pas de pause. Le facteur c'est le leurre, le chien c'est le poisson. Dans ce cas vous déclencher le reflexe d'agressivité du prédateur. Reste juste à trouver la vitesse de remonter. Je dirai rapide voir très rapide pour le bar et plutôt lent pour le lieu jaune.
 
Tout se passe bien et j'arrive à le remonter à la surface. Il m'a livré un beau combat tout en force.
 
lieu jaune de 77 cm
 
Je regarde l'heure et ça fait à peine une heure et demi qu'on pêche. J'annonce la dernière dérive. Je place le bateau. Je fais exactement la même animation que la dérive précédente et je fais le dernier lieu jaune de la journée. Jean-Mye réussi a faire un tacaud sur son Magic Eel de 16,5 cm. C'est le roi du tacaud. 
 
dernier poisson de la journée un steak de 75 cm
 
Il est temps de rentrer rejoindre toute la famille sur le voilier.
 
Les voileux !!
 
Conclusion :
 
Une session de rêve avec une météo merveilleuse. Les copains du fiston ont déroulé tout au long de cette matinée.
 
On a fait un poisson sur chaque dérive. C'est la première fois que cela m'arrive. J'ai repéré sur les cartes marines un point qui lui ressemble fortement. Je pense que j'irai faire un tour lors des prochaines mortes-eaux.
 
J'aime beaucoup les coefficients qui rapportent. C'est souvent bon signe. Je pense que la lune a une influence directe sur l'alimentation des poissons. Je vais creuser avec les notes de mon carnets de pêche. Je vais également lire les expériences que les autres pêcheurs ont pu partager sur ce sujet.
 
Le nouveau spot est validé. Encore une ou deux sorties sur ce spot et je le laisserai au repos.

La casquette magique Tootaz qui fait prendre que des gros poissons !!

les leurres du jour :
 
       - Le Fire Eel de chez Delalande,

       - Le Magic Eel de chez Sakura,

       - Une nouveauté de chez Smith le Shiver en 22 cm couleur 02 (un peu plus fragile que les deux autres).
 
 

Nouveauté 2017 de chez  Smith : Le Shiver 22 cm 
 
 
 
 
 
 

 

jeudi 4 mai 2017

Gros lieus jaunes sur un nouveau spot !

Samedi petit créneau le matin. Je me décide assez tard d'aller en mer. Je vais donc aller en mer avec ma sœur. Je dois être rentré pas trop tard. On se donne rendez-vous à la maison à 8h30.
 
C'est parti pour une session lieus jaunes au semi-large. Il nous faut une trentaine de minutes pour arriver sur la zone. Il y a deux autres bateaux. Je vais donc me décaler et faire un peu de prospection en même temps.
 
Je me décale sur un point que j'ai repéré sur les cartes marines à la maison. J'ai pris en compte la bathymétrie, les courants et le coefficient de marée. Je ferai un atelier au mois d'octobre ou novembre en partenariat avec Fish à l'affiche pour expliquer concrètement à l'aide d'exemple comment je procède.
 
Le bateau est placé, il ne reste plus qu'à mettre les leurres sur les cannes. Pour une fois, je vais faire une entorse aux leurres souples. Je vais mettre des Jigs. Un bleu pour les garçons et un rose pour les filles. Je sais, je tombe dans les clichés. Je viens de recevoir une nouvelle canne. Il s'agit de la Smith Dragonbait 7-40 gr.
 
Il y a maintenant deux ans, il m'est arrivé une mésaventure. Ma canne, une Smith Dragonbait 10-60 gr est tombée à l'eau. C'est arrivé tout bêtement. Je suis parti à la pêche avec mon petit frère. Il fait un joli lieu jaune. Je remonte rapidement mon leurre à mi-profondeur. Je pose la canne pour prendre l'épuisette, à ce moment un autre lieu jaune prend le leurre. La canne plie en deux et passe par-dessus bord, avant même que je puisse faire quoi que ce soit. Je suis furieux, mais je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. Je raconte ma mésaventure à Valentin d'Ac'scion pêche. Le temps passe. Je commence à oublier cet épisode lorsque Valentin m'appelle pour me dire qu'il a vu le représentant de Smith au magasin. Il lui a raconté mon histoire. Du coup, il lui propose à titre exceptionnel de me remplacer la canne à titre gracieux faisant de moi le plus heureux des pêcheurs. Je remercie chaleureusement Valentin mais également la société Smith. Il ne me reste plus qu'à tester cette nouvelle canne. Je vous ferai compte rendu objectif de cette nouvelle canne.
 
Les jigs sont à l'eau et la zone à prospecter arrive tranquillement. Après quelques animations, je sens un toc dans ma canne. Je procède comme d'habitude en faisant un ascenseur. Je ne sais pas ce que peut donner cette technique avec le jig. Au bout de quelques tours de manivelles, un nouveau toc. Je continue et je me fais stopper net. De toute évidence, la technique fonctionne. Je donne ma canne à ma sœur pour qu'elle puisse faire le combat. Il commence par faire un gros rush. Elle va mettre plusieurs minutes pour le remonter.

La nouvelle canne est dépucelée.
 
Le jig, ça marche
 
Belle courbure
 
Premier poisson sur la première dérive. Le coup du roi :) Blandine a mal à son poignet, c'est pour dire la puissance de ce poisson.
 
 
Je me replace. Le spot a l'air prometteur. Je laisse couler le Jig pour atteindre le fond. D'ailleurs il coule bien plus vite qu'un leurre souple. Je l'anime comme un leurre souple. Une grande tirée vers le haut. J'accompagne le leurre tout au long de la descente. Je répète le mouvement. Dès que je sens le moindre toc, je fais l'ascenseur. je commence mon animation. Je décolle le leurre du fond. Je garde ma tresse tendue mais elle est stoppée à la descente. Je fais un gros ferrage. C'est pendu. Il me l'a gobé à la descente. C'est du lourd. La canne plie et le moulinet chante. Je peux m'apercevoir que la canne à une grosse réserve de puissance. Je sens les coups de tête. Je prends mon temps pour le remonter. Blandine saisit l'épuisette. A voir sa silhouette dorée sous la surface de l'eau, je peux vous dire que c'est pas mal du tout. A la vue du bateau, il jette toutes ses forces pour un dernier départ. Il est au sec. Blandine n'a pas tremblé.


Il manque juste le sourire

Sur la troisième dérive on fait un doublé. Blandine l'a pris toute seule. Il s'ensuit un beau combat.

Joli lieu jaune

Après cette photo, l'appareil a cessé de fonctionner (batterie déchargée). toujours est-il que les dérives s'enchaînent ainsi que les poissons. J'ai des détections de malade sur le sondeur. Un banc de lieus jaunes d'environ 50 mètres de long et de 10 mètres de haut. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas vu de telles détections.

Au bout d'une heure, Blandine a mal aux poignets à force de remonter de gros lieus jaunes. Je parviens même à faire un chinchard au jig.

Le quota que je me suis fixé est atteint. Il faut rentrer. Bien que la pêche soit addictive, il faut rester raisonner et raisonnable.  Tous les lieus jaunes font entre 65 et 80 cm

Il y a des jours où tout est parfait, la météo, la stratégie, le matériel, la compagnie,  ...

Je rentre tranquillement à la cale. On a gardé quelques poissons, heureusement que les autres ont pu repartir. C'est l'avantage de pêcher des zones pas trop profondes.

Conclusion

J'ai partagé une matinée sur l'eau avec ma sœur. elle a pris pas mal de poissons.

L'étude des cartes marines à la maison pour chercher de nouveaux spots a bien fonctionné cette fois.

Une nouvelle canne formidable associée à un Stradic Ci4 en 4000. Un blank d'exception qui allie résonance, réserve de puissance, légèreté.

Les lieus jaunes sont encore proches de la côte. La température de l'eau reste à 12 degrés. Il faut attendre qu'elle passe à 14 pour aller taquiner les bars.

Les leurres du jour

Le jig sans contestation possible jusqu'à ce que je casse sur un très gros poisson. Un frein peut être un peu trop serré.  Les couleurs n'ont pas eu d'importance. Autant de poissons sur le rose que sur le bleu.

J'ai fini la session avec un Fire Eel (18 cm) pour Blandine et un Magic Eel (22 cm) pour moi. Ils ont également donné de bons résultats.

A plus pour de nouvelles aventures !!