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mardi 22 mai 2018

Nouveau record pour Juju


Le plus gros poisson de la journée


Je planifie une sortie avec ma fille et Tom son ami. C'est la première fois qu'il va à la pêche. On prend le chien de Juju avec nous. C'est la première fois que j'emmène un chien à bord. C'est une première pour lui également. Tout c'est super bien passé. C'est un chien adorable et sympa.

Christophe, nous rejoindra sur l'eau avec son bateau. Je prépare tout le matériel.


Prêt à partir
 
La mise à l'eau est vite réalisée. Il faut dire que le dimanche la cale est plutôt tranquille. On peut même garer la voiture facilement. Christophe a déjà mis son bateau à l'eau. On va partir en convoi.
 

 
 
Je me rends sur un spot de pêche. Je n'ai pas exploré cette année. Je creuse dans ma mémoire pour essayer de trouver la manière de l'aborder. La première dérive sert surtout à voir la direction du courant. Je monte les leurres à Juju et Tom. Le chien se positionne à l'avant du bateau et commence à faire une sieste.
 
Je donne à Juju et Tom des Fire Eel jaune fluo et marron clair. Je prends un jig Sanagi de chez Powerline. Je me replace, tout en donnant quelques conseils à Tom. C'est parti les leurres sont à l'eau. Il est bien attentif. D'ailleurs,  il ne met pas longtemps à comprendre. Le plus dur, pour lui est de savoir s'il est bien au fond.
 
Astuce : Le leurre souple met environ une seconde pour descendre d'un mètre. Il suffit donc de compter dans sa tête. Je trouve que cela ne suffit pas. Alors je mets mon doigt au ras de la bobine. La tresse est juste un peu freinée. Lorsque le leurre touche le fond la tresse se stoppe. Je ferme le pick-up. Je soulève ma canne pour ne pas rester croché au fond. Ensuite je contrôle la descente en gardant la tresse tendue jusqu'à ce que je ressente un toc. Je vous l'accorde dès que le courant est fort c'est beaucoup plus dur. Il faut s'entrainer sur un fond de sable. C'est moins risqué.
 
les dérives s'enchainent sans faire le moindre poisson. Finalement, les pissons ont déserté cet endroit
 
Je vais aller sur d'autres points. Après quelques dérives, je vois Christophe avec la canne bien cintrée. C'est une magnifique vieille commune. Elle aborde de belles couleurs rouilles.
 
Le mousse transformé en Capitaine
 
Sur la dérive suivante, il fait de nouveau une magnifique vieille. Je vais peut-être lui changer son surnom de mousse pour le roi de la Couguar Bretonne.

les autres dérives ne donnent rien. La matinée a passé bien vite. Je propose à tout le monde de s'arrêter manger. Juju me rappelle qu'elle pêche mieux le ventre plein !!

On amarre les bateaux et on se laisse dériver tranquillement.

Pause déjeuné sur une mer d'huile


J'en profite pour refaire les nœuds


Bon le bilan de cette matinée est plutôt médiocre. En plus, j'ai un peu la pression. Je souhaite que Tom puisse prendre un poisson pour sa première sortie de pêche en mer. Je définis une nouvelle stratégie avec Christophe. On tombe d'accord sur le spot. Il ne faut pas se rater. C'est parti pour 20 minutes de navigation. Comme on peut le voir sur les photos, nous allons affronter une mer ....... d'huile.

Les leurres sont à l'eau, principalement du Fire Eel. Juju en jaune fluo, Tom en bleu et jaune (allez  ASM Clermont, c'est un clin d'œil à Alexis). Je prends un rouge et noir (allez Toulouse). Christophe un bleu.

Sur la deuxième dérive, je sens un toc. Je commence l'ascenseur. Je ressens de nouveau un toc, au troisième toc, je ferre. Pendu !!! Je prends la canne à Tom et je le laisse remonter le poisson. Après quelques tours de manivelle, il laisse un peu de mou dans la tresse. Le poisson arrive à se décrocher. Je sais que maintenant il ne fera pas la même erreur. Pendant ce temps, Christophe fait son premier lieu jaune. Tom m'indique qu'il souhaite prendre un poisson par lui même, du début à la fin.

Je me replace mais je foire mon replacement. On laisse la dérive se terminer pour mieux se replacer. Je m'applique tout en prenant mon temps. Je suis sur les bons rails. Les leurres sont au fond. Je sens une petite tape mais le poisson ne suit pas mon ascenseur. Tom commence le sien et bing pendu. Il est content, c'est son premier poisson. Au vu du rush qu'il lui a mis, je lui annonce un gros lieu jaune. La moitié de la canne est dans l'eau. Il me regarde les yeux interrogatifs. Et là, je fais comment. Je peux ressentir cette poussée d'adrénaline qui l'envahit. Après quelques conseils, il arrive à faire baisser la pression. Il se concentre pour ne pas faire la même erreur que précédemment. Après quelques gros rushs bien amortis par la canne et le moulinet, il le remonte tranquillement. Juju voit le poisson bien avant nous grâce à ses lunettes de soleil polarisantes. Il perce la surface. Il le dirige vers l'épuisette comme un pêcheur confirmé. Il est au sec. Je le mesure. Il fait 74 cm pour plus de 4 Kg. Et dire que c'est son premier poisson. Il va avoir du mal à faire mieux la prochaine fois, enfin qui sait !!!

Cette photo résume son bonheur

Avec les bras tendu, il pose comme un pro :)

C'est l'euphorie dans le bateau. Celui-là, il lui a bien fait mal aux bras. Je suis certain qu'il n'oubliera pas cet instant, tout comme je me souviens parfaitement de mon premier poisson fait il y a plus 45 ans. Pourtant, il n'était pas aussi gros que celui-ci.

Je propose à l'équipage de remonter la dérive. Les dérives suivantes ne donnent rien. Christophe fait un autre lieu jaune. Je change de spot.

Je cale ma dérive et c'est parti. Le courant nous amène tranquillement sur le point noté sur le GPS. On s'approche du caillou. Le fond commence à remonter. Juju commence à faire l'ascenseur quand tout à coup la canne plie en deux. Le moulinet se fait bien entendre avec un premier départ de folie. Juju est assise à l'avant du bateau et la position semble inconfortable. Je sens bien qu'elle hésite à se mettre debout de peur de perdre le poisson dans la manœuvre. Alors elle continue à moulinet sans s'arrêter même lorsque le poisson prend de la tresse. Heureusement qu'elle est sportive et qu'elle a de la force dans les bras. D'ailleurs, ils commencent à chauffer mais c'est une battante. Le combat dure. Elle récupère la tresse mètre après mètre. Je commence à voir la silhouette du poisson sous le bateau. Nous l'encourageons pour le dernier sprint final. Je le mets à l'épuisette. Whaoouu, je pense que c'est son nouveau record. On le mesure c'est un beau lieu jaune de 76 cm. Juju, tu es une championne !!!!


Le sourire jusqu'aux oreilles. Le chien en ferait bien son casse-croute

On est dans le "money time" et je n'ai pas fais de lieu jaune. Je m'applique. Les animations doivent être minimalistes. Je gratte le fond à un mètre au-dessus du fond pour ne pas accrocher. Je sens une petite tape. Je commence l'ascenseur. Au bout de trois ou quatre tours de manivelle, une nouvelle tape. Je continue toujours à la même vitesse et c'est pendu. J'assure le ferrage en levant brusquement ma canne. Il part dans un gros rush pour regagner le fond. L'adrénaline monte. je commence à le ramener mais je sens que c'est un beau poisson mais pas aussi gros que celui de Juju. Il s'épuise assez rapidement et je le remonte pas trop vite. Je parviens à le ramener à la surface. Tom est à l'épuisette. Il est rapidement mis au sec. C'est un lieu jaune de 67 cm.

Lieu jaune de 67 cm, portant des marques bizarres sur le corps.

La journée est bien entamée. Je décide donc de rentrer.

Conclusion :

La matinée n'a pas été facile mais on sauve la session l'après-midi.

Quel plaisir de partager ma passion avec ma fille et son copain. J'adore ces moments où la famille est réunie. Juju a claqué son nouveau record sur le lieu jaune. Tom place la barre déjà haute pour son premier poisson. Je pense qu'il s'en souviendra longtemps. Ils se sont chambrés ces deux-là sur le chemin du retour.

Le chien a été adorable. Il a vite trouvé sa place sur le bateau sans jamais nous déranger. A l'avant le museau face au vent lorsqu'on faisait route et couché sur la trappe de mouillage à l'arrêt. Je te ramène quand tu veux.

Juju a pris un vrai plaisir avec ma canne Smith. D'une part elle est très légère et d'autre part elle est très raisonnante sous réserve que la tresse soit tendue bien sur.

La technique de pêche en vertical est très efficace pour les lieus jaunes.

Leurres utilisés :

Le Fire Eel de chez Delalande avec des têtes plombées de 60, 80 et 100 gr. Les coloris bleu et jaune, rose et marron.

Matériel Utilisé :

Canne :
      - Smith Dragonbait 72H                                    2,18 m              Puissance 7-40 g
       - Rod House 706 IM Blank North Fork           2,20 m              Puissance 10-40 g
       - Tecklon Royal 702  Grauvel                          2.10 m              Puissance 8-30 gr
Moulinet ;
      - Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
      - 2 Shimano Exage 4000
Tresse : Power Pro 9 kg rouge
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Combiné : Lowrance ELITE 9 TI

mardi 15 mai 2018

Sortie prospection avec le Fiston : Jig contre Souple

Le plus gros de la journée

Toute la petite famille est réunie pour une petite semaine. Il manque juste Cancan qui est partie au défi des ports de pêche défendre les couleurs du Lycée Maritime de Paimpol au Grau du Roi.

Je profite pour faire une sortie avec le fiston. Je vais changer de plateau pour trouver je l'espère des nouveaux spots. On va donc profiter de cette météo extraordinaire pour prospecter. J'affectionne tout particulièrement ces journées sans vent pour tenter de trouver le spot !! Les coefficients de marée sont très bas, les temps de prospection seront donc plus longs. A mi- marée, on peut voir nettement les veines d'eau. On devine facilement le relief tumultueux. On découvre des cailloux qui ne sont pas marqués sur les cartes. C'est un temps d'observation privilégié.

Je m'éloigne pas trop de la côte. Rapidement on trouve une belle veine d'eau. On voit nettement que le courant s'accélère sur les deux côtés du caillou. J'aime beaucoup et cela ressemble pas mal à un autre spot qui abrite des lieux jaunes.  J'arrête le bateau. Le fiston va mettre son leurre fétiche, le Magic Eel de chez Sakura tête 50 gr. Pour ma part je mets un jig un Slash Beat de chez Megabass en 60 gr.

Je scrute le sondeur pour voir si les poissons sont là. Le fiston a branché son téléphone en wifi sur le Combiné. Ca lui permet d'avoir sur son téléphone portable la même vue que moi.

Sur la troisième ou quatrième dérive, je parviens à faire un petit lieu jaune de 54 cm. J'ai mis la casquette magique que j'ai gagnée lors de la selective Barracuda tour. Merci Yann et toute l'équipe de Cras Nautique, elle est validée.





Je me replace. J'ai vu sur le sondeur qu'ils étaient sur le haut de la tête de roche, posté en attendant la nourriture. Sur la dérive suivante je remets le couvert. Ce coup-ci, il est un peu plus gros 65 cm. Dans un peu plus de 20 mètres d'eau, c'est un poisson bien combatif, partant dans des rushs tout au long de la remontée. Même en surface, il a repris de la tresse.


Lieu jaune.

Le Jig, c'est fantastique. Merci à Gildas S, Valentin, Alexis et Jérémy pour m'avoir fait voir comment animer ce morceau de ferraille.

Maintenant que le point est validé, je pars explorer d'autre veine de courant. Je retrouve un peu les mêmes conditions 200 mètres plus loin. Je regarde les résurgences pour placer le bateau au mieux. Le courant ne me porte pas dans la bonne direction. On passe pile au-dessus du caillou. Je croche mais j'arrive à sauver le leurre.
 
Astuce : lorsque le leurre croche le reflexe et de tirer comme un malade pou le faire décrocher. En fait, il faut ouvrir le pick-up attendre une demi-seconde et le fermer puis donner quelques à-coups pas trop appuyés pour qu'il se décroche. Cela dit, ça ne marche pas à chaque fois.

Je me replace en ajustant ma dérive. J'anime toujours mon jig en le faisant voler au ras du fond. Je viens chercher le fond. Je remonte de 30 à 40 cm. Je fais de grandes tirées puis je le remonte de 5 à 6 mètres. Je fais une pause.  Je le laisse descendre et ainsi de suite. Attention la touche se produit souvent lors de la descente du leurre lorsqu'il plane.

D'ailleurs mon leurre se fait stopper avant d'être arrivé au fond, ferrage et poisson. Je sens bien que le poisson est tout petit. Je le remonte tout doucement pour qu'il puisse repartir en pleine forme. Je ne fais pas de photos. Plus vite il est remis à l'eau plus il a de chance de repartir.

Je refais un autre lieu jaune du même calibre (environ 45 cm reparti grandir) . Ils sont de petite taille. Du coup, on repart prospecter.

C'est l'heure de l'étale. Ce matin j'ai fais le break. Le fiston 0 - 5 pour moi. Pour une fois qu'il ne met la misère !! Mais attention la journée n'est pas finie.

On sort le casse-croûte. Il va falloir faire attention le fiston n'est jamais aussi bon qu'après avoir mangé.

On se laisse dériver tout doucement en attendant que la marée tourne. J'étudie la carte pour mettre en place la stratégie de l'après-midi.

Je tente un caillou marqué sur la carte mais après une dizaine de dérives, le fiston fait une très grosse vieille. Ma fille Juju  la fera le soir en carpaccio, une tuerie.

Le soleil tape fort et je tombe la veste. Je regrette de ne pas avoir pris un short et des claquettes. Je me déplace un peu sur un point que j'avais noté à la maison en étudiant les cartes marines. Je place le bateau. Il n'y a qu'une étendue de sable, pas un seul caillou à l'horizon. Du coup je cherche le caillou. après quelques passages je fini par le trouver. C'est dans ce cas que le side est important. Je me replace pour passer au raz du caillou. Je ne vois pas de détections sur le sondeur. Je continue à faire l'ascenseur et j'ai une petite tape. Je ferre mais rien. Le fiston anime son leurre au fond et tout à coup il s'exclame "Poisson". Il commence à le remonter. La canne se cintre d'un coup et le moulinet commence à chanter. Visiblement c'est un beau poisson. Lui qui n'avait rien fait de la matinée, îl commence fort. La canne encaisse bien les puissants coups de tête du poisson. Il lui fait un joli combat, sans jamais rendre les armes comme c'est souvent le cas avec les lieus jaunes. Il faut dire que dans 20 mètres d'eau, ça envoie du lourd comme on dit. Je commence à voir la robe dorée du lieu jaune sous le bateau. J'ai l'épuisette à la main. Le fiston guide le poisson vers celle-ci. Je le mets au sec. Il fait 70 cm. Lunker pour le fiston.

Lunker

Sous un autre angle
 Le point est bien marqué. je vais remonter la dérive assez loin du point pour ne pas effrayer les poissons. Le bateau file doucement. Je continue avec le jig mes animations saccadées. Le fiston est plutôt à gratter avec son Magic Eel. Le point se rapproche et je commence l'ascenseur. Après une dizaine de tour je fais un stop de 3 à 4 secondes et je retourne au fond. Le fiston commence son ascenseur. Il a une tape, puis une autre et ferrage mais manqué. Je l'entends maugréer. Il laisse son leurre sans aucune animation puis la canne se plie en deux. Il retrouve le sourire direct. La canne une IM 706 de chez Rodhouse  fait bien le boulot. Je remonte ma ligne pour prendre l'épuisette.  Il arrive en surface. C'est un beau lieu jaune de 65 cm.

La classe le fiston
Le point est largement validé. Je pense même que c'est un hot spot. Je me replace. Je change de Jig pour en mettre un plus léger. Le bateau file vers le point. Je reste sur une animation minimaliste du coup. Je viens toucher le fond. Je remonte de 50 cm. Je fais de petites tirées en laissant le jig plané à la descente.  Je fais une longue pause sans bouger. Au même moment, le fiston et moi sommes attelés. on peut entendre les freins de nos moulinets en stéréo. Maintenant, il va falloir gérer la remontée des poissons et l'épuisette. En tout cas ça bagarre bien. Je remonte mon poisson en premier. Je gère l'épuisette dans ma main gauche et la canne dans la main droite. La manœuvre s'effectue à merveille. Le poisson est au sec. Le poisson du fiston arrive également dans l'épuisette. C'est le premier doublé de la journée. Que du bonheur. 60 pour le fiston et 65 en ce qui me concerne.

Self fish comme dirai Juju

Sur les deux dérives suivantes c'est le fiston qui fait les poissons, un de 52 cm (reparti grandir un peu) et un de 65 cm. Je vais maintenant laisser ce spot au repos pendant quelque temps. Je reviendrai l'année prochaine à la même saison pour y trouver, je l'espère quelques beaux lieus jaunes. C'est une zone où je ne vois pas beaucoup de bateaux. Je vais maintenant étudier les cartes marines pour essayer de trouver un coin qui y ressemble.

Lieu jaune de 52 cm avant sa remise à l'eau



Lieu jaune de 65 cm

Conclusion :

Une météo géniale avec un soleil bien chaud par moments, pas un souffle de vent nous a permis de bien observer les veines de courant, les résurgences et les oiseaux. On a vu des fous de bassan toute la journée passer au-dessus de nous. On a observé également un vol de cormorans d'une centaine d'individus, des guillemots de trôle pouvant plonger à plus de 150 mètres.

Une belle journée de prospection avec le fiston. J'adore ces journées à traquer les poissons et observer la nature dans sa version sauvage. J'ai également réussi à marquer plusieurs nouveaux points sur mon électronique.

Bien que le fiston ne pêche pas souvent, il a le sens de la pêche. De toute façon pas de planche à voile ni de kite et encore moins du surf avec cette météo.

Comme on dit au foot, on a eu chacun notre mi-temps. Le matin les lieus jaunes étaient réceptifs au Jig et l'après-midi aux leurres souples. Je dirai match nul.

Leurres utilisés :

Magic Eel 220 couleur marron clair ou vert  de chez Sakura avec des têtes plombées de 50 gr
Slash Beat couleur bleu de chez Megabass en 60 gr
Metal Spot bleu de chez Flashmer en 40 gr

Matériel Utilisé :

Canne :
      - Smith Dragonbait 72H                                    2,18 m              Puissance 7-40 g
       - Rod House 706 IM Blank North Fork           2,20 m              Puissance 10-40 g
Moulinet ;
      - Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
      - Shimano Exage 4000
Tresse : Power Pro 9 kg rouge
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Combiné : Lowrance ELITE 9 TI

Casquette magique : Suzuki offert par Cras Nautique Paimpol.


lundi 29 mai 2017

Article dans Ouest france

Un article sympathique dans le Ouest France de jeudi dernier .

 





 

 

Avec les beaux jours, Damien Février, guide de pêche dans l’archipel de Bréhat, propose des sorties à la journée. Après-midi ensoleillé à la pêche au lieu jaune. Reportage.

« À la pêche, c’est 90 % de préparation et de rêve et 10 % de pêche. » Cette réflexion résume bien l’état d’esprit qu’il faut avoir quand on part en mer avec Damien Février, guide de pêche depuis 2012 dans l’archipel de Bréhat.Ce mardi midi, le soleil brille et la mer est lisse. Il faudra attendre quelques minutes pour quitter le ponton du port de Lézardrieux, le temps qu’elle monte.
À bord, Alain, un pêcheur confirmé du coin, et Jean-François, un Bruxellois, qui n’hésite pas à prendre la route chaque week-end pour descendre pêcher en Bretagne. « Vous avez vraiment un pays super et en plus il y a du poisson », dit-il avec la banane des gens heureux.La sortie s’annonce au top. Elle le sera car qu’y a-t-il de plus beau que la sortie du Trieux ? Après avoir passé le phare de La Croix, puis déroulé les chevaux du hors-bord devant le phare du Rosédo et longé Bréhat, direction le grand large. Une roche top secret : les coins de pêche, ça ne se donne pas.

Clochards bourrés

Au volant de sa coque rigide alu de 6,5 m, Damien paraît tutoyer le bonheur absolu. « Avant, j’étais pompier de Paris. J’en avais marre de ramasser des clochards bourrés. » Et déjà à l’époque, il passait son temps sur l’eau à traquer le poisson, pendant ses jours de congé.En 2011, il entre à l’école de pêche de Caulnes. Après une année de formation, il décroche un diplôme de guide de pêche qui lui permet d’envoyer en mer des personnes attirées par ce sport. « Pas plus de quatre en même temps, sinon ça devient compliqué pour pêcher. »

Miss Lorraine à bord

Aujourd’hui, ils ne sont que deux. Reste à trouver le poisson. Sans doute le plus compliqué. Et cet après-midi maritime va nous le prouver… Hier, avec trois femmes à bord, il a sorti une dizaine de bars et quatre lieus. « Une bonne pêche. Tous les bars ont retrouvé la grande bleue, car c’est fermé jusqu’au 1er juillet. On a gardé juste les lieus. En remontant d’une cinquantaine de mètres de fond, ils sont morts arrivés en surface à cause de la pression. Mais lorsqu’on en a sorti un ou deux par personne embarquée, j’arrête. »
Ce mardi après-midi, l’affaire paraît plus mal engagée. « Il fait trop beau et il y a un peu trop de coefficient pour le lieu. »

Chasse au trésor

Au bout d’une dizaine de dérives, le guide de pêche décide de rejoindre un autre coin. « C’est un peu de la prospection, explique Damien. On va sur une épave de sous-marin allemand coulé lors de la dernière guerre. C’est la première fois. Un copain l’a trouvé sur Internet. » Comme une chasse au trésor… Les yeux rivés sur le sondeur, les trois pêcheurs sont concentrés pour voir la trace de ce bâtiment de 70 m de long, coulé dans le sens nord-sud.
L’écho sur l’épave est bien faible, mais Damien décide quand même de lâcher les jigs et autres leurres souples. Pas grand-chose au final si ce n’est deux gros lieus sortis par Jean-François et Alain… Et beaucoup de plaisir. Damien ne dira pas le contraire. « Depuis que je fais ce boulot, c’est comme si je démarrais une seconde vie. »
En plus du grand large et de la pêche sportive, il fait des rencontres enrichissantes et parfois un peu surprenantes. « La semaine dernière, des joueurs d’En Avant, et il y a un mois, j’ai embarqué Miss Lorraine avec son copain. Elle a sorti deux lieus. » De quoi raconter à ses copines en rentrant de ses vacances en Bretagne…
Damien Février est adhérent de l’association Fish à l’affiche qui possède un blog. Tél. 06 61 23 15 21 (sortie demi-journée ou journée).
« Toutes les pêches dans le Goëlo » est un site où on trouve des conseils donnés par Alain Delaveaud.
Yannick Le Tutour

lundi 15 mai 2017

La Dream Team

Le lundi matin, je pars avec le fiston et la pêcheuse de fiston. Il est inutile de partir trop tôt, je préfère faire la fin de la descendante et le début de la montante. Ce matin les températures sont bien fraiches, la faute à ce fichu vent de Nord. Et dire qu'hier je pêchais en teeshirt, alors qu'aujourd'hui, j'ai ressorti le blouson. En plus un peu de brouillard, mais rien de méchant.

C'est le fiston qui pilote, je peux ainsi faire un petit selfie de la Dream-Team. Pour être au complet, il manque Juju parti au loin dans les iles.


La Dream Team

Une fois passé Bréhat la mer est bien hachée mais ça reste praticable. Quelques sauts qui ont le mérite de nous tenir bien éveillés. Il nous faut 45 minutes pour arriver sur le spot. En arrivant, il y a déjà un bateau. C'est Gigi qui est déjà sur zone. Je vois pas mal de bateaux aux alentours. Il va falloir que je cherche un nouveau spot moins fréquenté :)
 
On met les lignes à l'eau. Les dérives sont bien contrariées avec le vent. C'est beaucoup plus difficile de pêcher qu'hier. Les lignes ne restent pas sous le bateau. Je me recale plusieurs fois pour trouver la bonne dérive. Je sens un toc sur ma ligne, le poisson suit mais je ferre trop vite. Raté, mais le fiston a commencé son ascenseur et gros stop, suivi par un gros rush. La pêcheuse est également attelée. Le carbone est bien plié à gauche et à droite. Les poissons sont bien énervés. La pêcheuse de fiston n'a plus rien au bout de la ligne, le poisson s'est décroché. Le ferrage n'était pas assez appuyé. Le fiston quant à lui continue de batailler. Il arrive au bord et je le mets dans l'épuisette. verdict sous la toise 71 cm.
 
C'est un steak
Les deux dérives suivantes ne donnent rien. Nous sommes maintenant une dizaine de bateaux sur le spot, les uns à coté des autres.
 
Le bateau va passer sur le spot. Marie commence l'ascenseur et c'est pendu. Elle effectue un premier gros ferrage puis un deuxième dans la foulée au cas où. Elle ne veut pas subir la même mésaventure que précédemment. Encore un gros rush pour aller chercher sa zone de confort au ras du fond. C'est parti pour quelques minutes de combat. Je commence à voir la silhouette dorée, c'est un beau lingot. Je suis à l'épuisette. Marie me l'amène tranquillement. C'est un steak.
 
Tout sourrire

Les dérives suivantes ne donnent rien. J'arrive juste à pêcher la ligne du bateau d'à côté. Réussir à s'emmêler avec le voisin, je trouve ça énorme. On est dû rester discuter un peu. Tout ça dans la bonne humeur. Du coup je change de zone pour aller sur un autre point.
 
Quelques minutes pour rejoindre le point. Le vent de Nord contrarie notre dérive. Il faut tenir compte du vent pour se placer idéalement. C'est le fiston qui va encore se distinguer. Pas d'ascenseur ce coup-ci, juste pris avec une animation au fond. Il lui a fait un ferrage de mammouth. Il commence à le remonter quand celui-ci lui met un gros rush. Heureusement que le frein n'est pas trop serré. Il est monté en 35 centièmes, normalement bien trop juste pour ces jolis poissons. Il parvient à le remonter à la surface au prix d'un beau combat.

Steak

Le courant est en train de tourner tout doucement, on en profite pour manger. Le bateau dérive tout doucement. Du coup on prend notre temps. Marie profite du soleil pour faire une reposette.

Le soleil commence à monter le bout de son nez. Tout de suite, ça va mieux. Je me remets en route. J'ai un point qui fonctionne pas trop mal sur le début de descendante. Le courant n'a pas encore repris complètement. Il faut réussir à positionner le bateau correctement en prenant en compte la force du courant sans oublier que le vent perturbe notre dérive. La première est mal positionnée. Je réajuste sur la seconde. Un peu avant de passer sur le point, mon leurre est bien au fond. Je sens un petit toc. Je commence l'ascenseur. Après cinq à six tours de manivelle, je suis stoppé net. Je ferre. Le poisson part dans un gros rush et je casse. Le fiston commence l'ascenseur et il est attelé. Gros rush également mais contrairement à moi son frein est bien réglé. Il a mon ancienne canne la Teklon royal. Je crois qu'il aime beaucoup cette canne. Le poisson arrive à la surface. Il a encore pris un énorme plaisir lors de cette bataille.


Plan d'eau agité, mais encore un beau lieu jaune

Les poissons sont bien présents. Cela dit heureusement que le fiston est là. J'ai refait mon nœud de raccord tresse fluoro. Au vu des conditions j'ai fait le nœud de chirurgien. Il ne passe pas très bien dans les anneaux mais en vertical pas de problème (Pas ni pwobleme doudou en Gwada).

Je me replace. Le fiston est attelé mais ça casse direct au début du premier rush. Il semblait plus lourd que les précédents, mais on ne le saura jamais :)

Du coup je laisse ma canne nouvelle canne Smith au fiston. Je vais m'occuper du nœud de raccord. Je commence à peine à le faire que j'entends le frein qui chante. Ce n'est pas possible, il déchire tout le fiston aujourd'hui. Je lui demande de le remonter tranquillement pour que j'ai le temps de finir mon nœud. Je me dépêche avant de prendre l'épuisette pour le mettre au sec. Encore un beau steak.

Le plus beau de la journée 78 cm

Les conditions météo continuent à se dégrader. J'annonce que ce sera la dernière dérive. Je m'applique. Je commence mes ascenseurs les uns après les autres. Je remonte d'environ quinze mètres quand je leurre est arrêté net. Je le laisse partir dans son premier gros rush. Le carbone est bien cintré. je prends mon temps et je travaille le poisson tout en douceur. Le frein est bien réglé. De plus, je suis en 45 centièmes. Je commence à y croire lorsque je vois le poisson sous le bateau. C'est Vincent qui se charge de l'épuisette.

Lieu jaune
 
Il aura fallu attendre la dernière dérive pour que je puisse faire un poisson.
 
Il est l'heure de rentrer. C'est le fiston qui barre pour le retour. Le bateau passe très bien les vagues à une vitesse de croisière de 18 nœuds grâce notamment à sa carène de V profond. Je ne suis toujours pas déçu de ce 3D Tender 550 Patrol.
 
Conclusion :
 
Le fiston a définitivement dépassé son père. Il est de cette génération qui écoute les conseils, met en pratique et surtout fait ses propres choix d'animation. Il tente de nouvelle technique. La pêcheuse de fiston est également passionnée par la pêche. Elle réussit à faire un beau poisson. Elle en décroche un beau. C'est un vrai bonheur de pouvoir partager ces aventures en famille.

La nouvelle canne Smith Dragonbait 702H est une tuerie. Elle accepte 80 grammes en vertical sans problème. J'apprécie avant tout sa sensibilité et sa résonance. On est dans le haut de gamme.

Les leurres du jour :

Le Shiver couleur verte de chez Smith pour Marie

Le Magic Eel en jaune pour le fiston,

Le Fire Eel en rose et  orange pour moi.



mercredi 10 mai 2017

Lieus jaunes et technique de l'ascenseur

Le fiston et la pêcheuse de fiston sont revenus en Côtes-d'Armor pour passer le week-end. Tout d'abord, on doit réarmer le voilier après l'hiver puis essayer, si la météo le permet, d'aller faire un tour en mer sur le voilier et sur le semi rigide pour une partie de pêche. Le dimanche, on fait deux équipes. La première procède aux tests du voilier et l'autre se fait une sortie pêche au semi-large. On se retrouve tous pour casser la croûte sur le voilier.
 
Dimanche le départ se fait vers 9h30. J'emmène le fiston, la pêcheuse de fiston et mon épouse sur le voilier. Je pars avec les potes du fiston (Jean-Mye et Dav) en direction des plateaux du semi-large. Sur la cale, je rencontre Gildas qui va également à la pêche.
 
C'est parti pour une demi-heure de route sur une mer d'huile. Pas un souffle de vent, le soleil commence à chauffer que demander de plus. 
 
Je place ma première dérive sur le nouveau spot. Il faut le valider pour être sùr. On prépare notre matériel. Jean-Mye opte pour un Magic Eel couleur sandeel  de 16,5 cm avec une tête plombée de 70 gr, Dav va tester le Shiver 22 cm vert de chez Smith avec une tête plombée de 80 gr. C'est une nouveauté 2017 chez Smith. Je vais opter pour un Jig bleu de 80 gr.
 
Jean-Mye a sa canne Hot Rod, j'ai prêté la canne de papi Bernard (mon père) à Dav et j'ai pris ma nouvelle canne Smith la Dragonbait Sea-Bass 72H 7-40 gr.
 
Le bateau glisse tout doucement vers le spot. C'est Dav qui ouvre le bal. Du coup Jean-Mye et moi faisons l'ascenseur. Jean-Mye me dit qu'il a eu une tape. Je regarde sa canne et là, gros ferrage ... Pendu! Il commence à remonter quand tout a coup le poisson lui fait un rush de malade. La canne encaisse bien et le moulinet qui sort de réparation chez Valentin (Ac'scion pêche), fonctionne à merveille. Bon ben j'ai compris, je me colle à l'épuisette. Dav parvient à le remonter tranquillement. Ce n'est pas la même histoire pour Jean-Mye qui bataille dur avec son poisson. Au bout de quelques minutes, le poisson arrive à la surface. Celui là, il est beau. On mesure, 60 cm pour Dav et 76 cm pour Jean-Mye.
 
Première dérive et doublé de lieus jaunes
 
Je peux maintenant valider le point. Je me replace pour positionner le bateau sur la même dérive. C'est reparti.  On approche du point marqué sur le GPS. Dav me dit qu'il a senti quelque chose. Je lui dis de faire l'ascenseur. Il s'exécute et grosse attaque. La canne de papi Bernard complètement cintrée, un gros départ. Voila le Dav attelé à un gros poisson. Y a pas à dire, la technique de l'ascenseur ça fonctionne bien sur les lieus jaunes. Il bataille bien. Le premier départ est toujours extrêmement violent. Il parvient à le remonter à la surface. Je me retrouve encore à l'épuisette.
 
Lieu jaune de 78 cm

Je me replace maintenant que j'ai confirmé le point. Le tout c'est de bien prendre son temps pour replacer la dérive. Cela se joue à quelques mètres près. C'est particulièrement vrai aujourd'hui ou l'eau est chargée de particules. La visibilité au fond doit être très mauvaise. C'est encore Dav qui va faire le show. Maintenant qu'il a compris la technique, il enchaine. Encore un gros rush au démarrage. Et je suis encore à l'épuisette. Les élèves ont dépassé le maître. D'ailleurs, je commence à me faire chambrer.
 
Lieu jaune de 75 cm
 
Bon c'est décidé, je change de leurre. J'enlève le jig pour mettre un Magic Eel de 22 cm avec une tête plombée de 70 gr. Dav commence à avoir mal à son poignet, trois à la suite ça laisse des traces !! 
 
Voyant que nous faisons du poisson, tous les bateaux aux alentours arrivent. Il faut maintenant slalomer entre les bateaux pour arriver à se replacer correctement. Nous avons qu'un petit créneau sinon je serai aller voir ailleurs. 
 
Je peux comprendre, c'est tellement plus confortable de pêcher sur un spot qui marche. Cela dit, en copiant, on ne progresse pas, on ne s'améliore pas. C'est bien plus enrichissant de trouver un spot tout seul et de parvenir à y faire un poisson, quelque soit sa taille.
 
De plus les poissons voient des leurres de toutes les couleurs et de toutes les formes passer devant leur nez, ils deviennent bien plus méfiants. Je ne vous dis pas non plus le bruit des moteurs.  Sans compter ceux qui débutent ou qui ne connaissent pas et passent à fond sur le spot. Pour conclure, la mer ne m'appartient pas et encore moins les spots sur lesquels je pêche.
 
Du coup je replace le bateau. Je sens un petit toc, je commence à remonter et gros stop. Il part dans un gros rush et plus rien. Ca a cassé net. Jean-Mye démarre également l'ascenseur et pendu. Encore un gros départ mais celui ci se fait en plusieurs étapes. Ca envoie du pâté comme dirait le fiston. Et devinez quoi, je suis à l'épuisette. J'aurai du changer mon fluoro à la maison pour mettre du 45 centièmes. Dav croche au fond et perd le Shiver de chez Smith. Je n'en ai pas d'autre alors je lui donne un Fire Eel orange et jaune  de chez Delalande.
 
Lieu jaune de 65 cm
 
Le courant commence à faiblir, je vais donc raccourcir mes dérives. Le bateau est replacé. Les leurres arrivent au fond et jean-Mye est de nouveau attelé. Il y a des jours ou tout fonctionne. un véritable état de grâce. Je fais une animation au fond et je démarre l'ascenseur, je me fais stopper net. Je ferre mais bien sur je n'ai pas resserrer le frein du moulinet et le poisson fini par se décrocher. Une erreur de débutant. Pour ma peine, je suis à l'épuisette.
 
71 cm pour ce magnifique lieu jaune

 Je vérifie tout mon matériel. Frein ok, nœud raccord ok, agrafe ok, Je peux me replacer. C'est parti.  Fort de l'expérience de la dérive précédente, le laisse le leurre atterrir au fond, je fais une animation et je remonte directement assez rapidement imitant une proie apeurée. J'ai une métaphore pour expliquer la technique de l'ascenseur. Imaginer que vous soyez le facteur qui rentre dans une propriété. Vous avez fait la moitié du chemin et vous apercevez un chien énorme venir vers vous. Alors vous faite demi tour et vous courez le plus vite possible pour échapper à ce molosse. Je peux vous assurer que vous ne faite pas de pause pour rejoindre le portail d'entrée. Je peux vous assurer que vous ne faite pas de pause. Le facteur c'est le leurre, le chien c'est le poisson. Dans ce cas vous déclencher le reflexe d'agressivité du prédateur. Reste juste à trouver la vitesse de remonter. Je dirai rapide voir très rapide pour le bar et plutôt lent pour le lieu jaune.
 
Tout se passe bien et j'arrive à le remonter à la surface. Il m'a livré un beau combat tout en force.
 
lieu jaune de 77 cm
 
Je regarde l'heure et ça fait à peine une heure et demi qu'on pêche. J'annonce la dernière dérive. Je place le bateau. Je fais exactement la même animation que la dérive précédente et je fais le dernier lieu jaune de la journée. Jean-Mye réussi a faire un tacaud sur son Magic Eel de 16,5 cm. C'est le roi du tacaud. 
 
dernier poisson de la journée un steak de 75 cm
 
Il est temps de rentrer rejoindre toute la famille sur le voilier.
 
Les voileux !!
 
Conclusion :
 
Une session de rêve avec une météo merveilleuse. Les copains du fiston ont déroulé tout au long de cette matinée.
 
On a fait un poisson sur chaque dérive. C'est la première fois que cela m'arrive. J'ai repéré sur les cartes marines un point qui lui ressemble fortement. Je pense que j'irai faire un tour lors des prochaines mortes-eaux.
 
J'aime beaucoup les coefficients qui rapportent. C'est souvent bon signe. Je pense que la lune a une influence directe sur l'alimentation des poissons. Je vais creuser avec les notes de mon carnets de pêche. Je vais également lire les expériences que les autres pêcheurs ont pu partager sur ce sujet.
 
Le nouveau spot est validé. Encore une ou deux sorties sur ce spot et je le laisserai au repos.

La casquette magique Tootaz qui fait prendre que des gros poissons !!

les leurres du jour :
 
       - Le Fire Eel de chez Delalande,

       - Le Magic Eel de chez Sakura,

       - Une nouveauté de chez Smith le Shiver en 22 cm couleur 02 (un peu plus fragile que les deux autres).
 
 

Nouveauté 2017 de chez  Smith : Le Shiver 22 cm 
 
 
 
 
 
 

 

jeudi 2 mars 2017

Lieus jaunes Troisième partie

Le fiston est de retour au pays pour le week-end. La météo est bonne. Il est impatient d'aller taquiner les lieus jaunes sur les plateaux du semi-large. J'appelle Jean-Mye pour reformer le trio infernal. On se donne rendez-vous à la maison à 10 h.
 
On charge les affaires et c'est parti pour une journée en mer. Avec toute cette main-d'œuvre, le bateau est vite mis à l'eau.



Le fiston prend la barre. Pendant ce temps je m'installe sur la banquette arrière. La météo a prévu un peu de vent de sud-est mollissant l'après-midi. La mer est un peu hachée. On accélère un peu (20 nœuds), ça passe tout seul sur la crête des vagues. On arrive vite sur le point GPS.
 
Jean-Mye est passé chez Valentin pour lui prendre des Fire Eel couleur marron avec la tête plombée 80 gr et le rattle dans la queue. J'ai perdu le mien la veille donc je mets un majikeel couleur verte tête 70 gr. Le fiston fait de même. Un petit briefing sur la manière de pêcher cette roche.
 
C'est parti. La première dérive sert à se caler. Sur la deuxième dérive, c'est le fiston qui se distingue. Il a sa canne spéciale lieus jaunes. C'est une nouille mais elle marche fort. En tout cas, elle prend cher. Elle est complètement cintrée. Le moulinet nous rappelle que c'est surement un beau poisson. En tout cas ça bataille dur. Il me jette un coup d'œil et là, je vois qu'il kiffe. Il prend son temps, je dirai même qu'il savoure chaque minute. Je m'occupe de l'épuisette. C'est une belle bête de 76 cm.

Gros lieu jaune
 
Ce spot abrite de gros poissons. Comme vous pouvez le constater sur la photo la mer est un peu agitée.
 
Je replace les dérives mais le courant est beaucoup trop faible. C'est à ce moment précis que Jean-Mye nous fait une démonstration. Il va prendre 8 tacauds d'affilé. Jean-Mye le roi du tacaud. J'enrage de ne pas avoir de Fire Eel. C'est le leurre du moment. Ces sont des poissons très voraces. Ils font entre 20 et 40 cm. Ils n'hésitent pas à engloutir un leurre de 20 cm. 
 
Puisqu'on est sur du tacaud, je vais essayer un inchiku. Je n'ai jamais réussi à prendre un poisson avec ce leurre. Ce sera une grande première aujourd'hui. Cela ne fait pas trois minutes qu'il est dans l'eau, et je sors un tacaud. Je n'ai fait aucune animation, juste entre deux eaux à un mètre au dessus du fond. Je le remonte tout doucement. Je lui fais faire un palier à trois ou quatre mètres pour pouvoir le relâcher dans de bonnes conditions.
 
Nous ne sommes pas venu pour des tacauds, bien que sa chair soit délicieuse.
 
Du coup on anticipe le casse-croûte. C'est Jean-Mye qui nous a encore régalés. On a même le kouingn amann en dessert pour la touche bretonne.
 
Le vent commence à mollir et ce n'est pas pour me déplaire. Le soleil nous irradie bien même si les températures ne sont très élevées. Le courant commence à reprendre petit à petit. On va pouvoir recommencer la pêche.

Le courant s'est inversé, je vais devoir repenser mes dérives. Je place le bateau. Jean-Mye et le fiston gardent leur combo. Je vais tenter les shads cet après-midi. Je mets un black Minnow 120 avec une tête plombée de 25 gr. Je dois être un peu idiot de mettre un si petit grammage. Je sors de mes certitudes. J'ai beaucoup de mal à sentir le fond, il faut bien l'avouer. Je scrute le sondeur si je ne veux pas laisser mon leurre.  Je commence l'ascenseur par paliers. Trois ou quatre tours de moulinet puis un stop de 2 à 3 secondes. Je continue pour le palier 2 et ainsi de suite. Rien ne se passe. J'ouvre mon pick-up pour laisser le leurre descendre. Je me fais stopper avant d'arriver au fond. Je ferme le pick-up et ferrage dans la foulée. C'est pendu. C'est lourd, ça se défend bien et j'ai un gros rush. C'est typique de la défense du lieu jaune. Celui-là, il est bien maillé. C'est le fiston qui prend l'épuisette. J'ai annoncé la couleur. C'est un lieu jaune de 80 cm.

Belle poutre

Encore une dérive et on change de spot. Je cale sur la même dérive.

Le bateau dérive vers le point marqué, nous sommes tous concentrés. Je suis bien au fond. Je sens le toc à chaque fois que le leurre touche le fond. J'ai un œil sur le sondeur. Je fais un premier ascenseur assez rapide rien ne se passe. je redescends le leurre. Je fais une animation de grande amplitude en accompagnant en veillant à garder la tresse tendue. Je remonte rapidement le leurre. Au cinquième tour de manivelle, le leurre s'arrête net. Je fais un gros ferrage. C'est attelé. Gros départ, je laisse passer premier rush. Ensuite, je fais comme le shadoks (les anciens comprendront) je pompe. Je commence à voir sous la couche d'eau la robe dorée caractéristique du lieu jaune. Le fiston est à l'épuisette. Il est mis au sec. C'est un lieu jaune de 75 cm. Une précision utile. C'est le pêcheur qui guide le poisson dans l'épuisette et non pas l'inverse.

Lieu jaune de 75 cm
 
Je change de spot pour laisser le spot tranquille pour un moment.

Je me rapproche de la côte. Je dois explorer quelques points que j'ai relevés sur la carte. C'est incroyable le nombre  d'informations que l'on peut trouver sur internet pour que l'on sache ce qu'il faut chercher. Un exemple : mettre en superposition la carte marine avec la bathymétrie. J'ai prévu de travailler le sujet pour faire un atelier en fin d'année pour les membres de l'association "Fish à l'Affiche".

J'arrive sur la zone que je souhaite prospecter. J'ai décidé d'aller une zone caillouteuse entourée de sables.

Les lignes sont à l'eau. Je passe le point que je voulais prospecter mais je laisse aller un peu la dérive pour voir si je n'ai pas de reliefs autour. Je vois très nettement sur le sondeur un banc de poissons en chasse sur des poissons fourrages. J'avertis tout le monde que la zone est poissonneuse. Chacun son tour, on fait l'ascenseur. C'est le fiston qui se prend la première cartouche. Je regarde sa canne tout en maniant mon leurre au fond. Je le vois faire un gros ferrage et il annonce poisson. Vu le fil qu'il lui a pris ça ressemble à un bon gros pépère. En fait il le remonte sans trop de difficulté. Je le mets au sec. C'est un lieu jaune de 61 cm. Sur le premier départ j'aurai juré plus mais c'est déjà un très beau poisson.

Lieu jaune pour le fiston
 
 Je n'ai, bien sur, pas oublié de marquer le point.

Je refais un passage, le banc a disparu de l'écran mais ils ne doivent pas être très loin. Jean-Mye commence l'ascenseur et pendu. Le fiston et moi faisons l'ascenseur mais rien. Du coup je remonte pour prendre l'épuisette.

Jean-Mye nous a donné une leçon pour les tacauds mais il fait son premier lieu jaune.

Lieu jaune de 57 cm

J'annonce que ce sera la dernière dérive.

C'est à mon tour de clore la session de la plus belle des manières avec un beau poisson.


Lieu jaune de 79 cm
 

Il est temps de rentrer à la maison. C'est le fiston qui a pris les commandes pour rentrer. J'ai pu profiter de ce magnifique paysage qu'offre Bréhat.

Conclusion :

Quelques souvenirs de plus avec le fiston et Jean-Mye. Une belle session de pêche avec de jolis lieus jaunes en février.

Les lieus jaunes sont arrivés à la côte. Ils sont plutôt combatifs malgré une eau qui est descendu au-dessous des 10°.

Rappel utile ; N'oubliez pas de marquer le point lorsque vous trouvez un poisson. Dans l'euphorie, on n'y pense pas toujours.
 
Les leurres du jour :

Le Fire Eel de chez Delalande pour les tacauds au moment de l'étale.

Hormis le Black Minnow de chez Fiiish, les shads n'ont pas fonctionné.

Le Majikeel de chez Sakura.

Je vais retenter de mettre à l'eau l'inchiku. Je pense m'en servir lorsque le courant sera faible. J'aurai peut-être la chance de trouver des sparidés au hasard de mes prospections. 


Dimanche sortie express (A peine 2h30), avec le fiston et la pêcheuse de fiston, malgré le mauvais temps. Marie arrive à faire deux belles vieilles communes et le fiston un joli lieu jaune.

Joli lieu jaune de 68 cm

Vieille commune (pas toi Marie)




Qui a la plus grande gueule !! 

Va grandir

Le grand plongeon


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