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vendredi 19 janvier 2018

Tripes, Fish an Rock'n roll

Le plus gros poisson de la journée


Etre membre d'une association comme Fish à l'affiche permet à des passionnés de se rencontrer et parler de notre passion commune. Elle permet aussi de partager des sessions de pêche. C'est dans cet esprit et grâce au groupe Facebook de l'association (réservé uniquement aux membres) que j'invite Eric puis Jean-Marie. Le rendez-vous est donné à la maison pour une partie de pêche au semi-large (1 à 5 miles des côtes). Eric se charge du casse-croûte. Il nous prépare des tripes à la mode de Caen. Jean-Marie s'occupe de l'apéro quant à moi je tenterai de trouver le bon spot. Je n'ai qu'un seul impératif c'est de rentrer pas trop tard.
 
Jean-Marie m'appelle un peu désespéré. Eric n'est pas au rendez-vous et impossible de le joindre. Après avoir attendu 40 minutes, il prend la route tout seul. Jean-Marie est à l'heure. On part donc directement à la cale après avoir chargé le matériel. Je prends quelques fruits pour le repas du midi :) Jean-Marie me fait remarquer que ce midi on mangera des tripes à la mode de QUAND. Rico, tes oreilles ont dû siffler, on s'est bien moqué de toi !!!
 
Le bateau est vite à l'eau et c'est le départ au semi-large dans une mer calme. Ce vent de Nord-Est fait monter un petit clapot. Le 3D tender 550 Patrol passe bien les vagues.
 
J'ai passé la mise à jour du GPS tranquillement dans le canapé à la maison. J'ai quelques réglages qui ont sauté. Le plus embêtant c'est que je n'ai plus mes points GPS. Ils ne sont pas effacés. Ils sont justes cachés. J'arrête le bateau. Je l'éteins et je le rallume, tous mes points sont visibles. Plus de peur que de mal.
 
Nous arrivons à bon port après une demi-heure de route. Je vois le bateau de Dimitri. Il est accompagné d'Eric. On passe leur dire bonjour. On va pêcher entre membres de l'association.
 
Dimitri et Eric
Je fais les trois ou quatre plateaux aux alentours mais c'est complètement vide, pas la moindre activité. Etant donné que je dois rentrer de bonne heure, je ne peux pas changer complètement de stratégie. Dimitri ne trouve pas non plus les poissons.   

Je vais tenter les points de montante. Je positionne le bateau pour être en mesure de passer le plus près du point noté sur la carte. Je mets mon leurre à l'eau. Je viens de passer sur un leurre souple.  Je vais aller gratter le fond et faire une série d'ascenseurs pas trop loin du point marqué sur mon élite 9TI. Le bateau dérive lentement. Je m'applique à faire monter et descendre mon leurre.

Tout à coup alors que je commence à perdre espoir, je sens un toc sur le leurre. Je continue à remonter à la même vitesse. Il revient. Je faire un gros ferrage. C'est pendu.  Le départ est violent, j'annone à Jean-Marie que c'est un beau poisson. Je lui propose de faire également l'ascenseur, on ne sait jamais peut-être qu'un autre poisson se laissera tenter. Il bataille dur, sur certain rush le scion de la canne est dans l'eau. Je resserre un peu le frein du moulinet. Malgré cela il reprend du fil. Je me demande même s'il est bien pris par la gueule. Je continue à le remonter petit à petit. Le poisson arrive doucement à la surface mais je suis emmêlé avec la ligne de Jean-Marie. Il gère parfaitement et parvient rapidement à libérer ma tresse. Il prend l'épuisette et le met au sec. C'est un beau lieu jaune de 72 cm (à vu d'œil).

Ma canne, la Dragonbait de chez Smith a fait le boulot. Je l'apprécie de plus en plus. Elle possède une réserve de puissance phénoménale. Elle est très légère et surtout très résonnante. De plus, armée d'un Stradic CI4+ lui aussi très léger, en fait un combo fantastique.
 
Lieu jaune estimé à 72 cm
 
On prend les photos d'usage et c'est reparti pour une nouvelle dérive. La casquette magique Ac'scion pêche a encore une fois porté chance. La superstition quand tu nous tiens. Les dérives suivantes ne donnent rien. Je suis surpris, en général, les lieus vivent en groupes de plusieurs individus de même taille. La seule explication rationnelle est que cet individu est sorti du groupe. Plusieurs causes, la première, le coefficient de marée très faible disperse les poissons sur le plateau rocheux en quête de nourriture. La deuxième, c'est les conditions météorologiques désastreuses enchainant les tempêtes les unes après les autres. Conjugué avec un vent de secteur Nord-Est très froid. Cela dit ce n'est que pure supposition de ma part.
 
Les premières dérives ne donnent rien. Les suivantes non plus d'ailleurs :)  Je sors le café pour nous réchauffer un peu. Le fond de l'air est plutôt froid. Heureusement que le soleil nous irradie un peu. On s'est rapproché de Dimitri pour partager notre café. Nous sommes en train de papoter et Dimitri me fait remarquer que des Fous de Bassan sont en train de plonger. En rigolant, je lui dit que les thons ne sont peut-être pas encore partis. On voit des ailerons sortir de l'eau mais ce sont des dauphins communs.
 




 
 
Un grand moment de bonheur. Ils sont venus directement au bateau. Ils sont très curieux. Ils passent au ras du bateau en se tournant sur le côté pour nous observer. C'est magique de partager ce moment sur l'eau avec ces mammifères marins.
 
Ils sont partis comme ils sont venus. Il s'agit d'un groupe d'une dizaine d'individus. J'ai beau en voir régulièrement, je suis en contemplation devant ces animaux.
 
Je ne pense qu'ils soient en chasse mais plutôt en ballade. Du coup les lieus jaunes sont peut-être cachés dans les algues sans bouger. C'est pour cela qu'ils ne mordent pas !!
 
Finalement, je vais faire de la prospection. J'ai repéré à la maison des coins susceptibles d'abriter des poissons. Il va maintenant voir si mon intuition est bonne. Le spot est à une portée de fusil. Après quelques minutes de navigation, je m'arrête. J'arrive en fin de descendante et le courant est très faible. Je me mets un peu au hasard. Le but est de peigner le spot. Sur la première dérive Jean-Marie a une petite attaque. D'ailleurs le sondeur montre une petite activité au fond.  Il procède à l'ascenseur mais le poisson ne suit pas. Il redescend mais son leurre reste accroché au fond. Du coup on ne sait pas si c'est un poisson.

Il est l'heure de retourner à la maison. Je suis frustré de ne pas avoir réussi à faire prendre à Jean-Marie un beau lieu jaune. Finalement ce n'est pas grave. On a passé un bon moment sur l'eau. C'est certain on se refera une sortie, pourquoi pas sur son terrain de jeu de l'autre côté de la baie..

Je m'arrête en chemin pour tenter un dernier spot. Elle ne donne rien. Dimitri rentre également. On se retrouve à la cale et on refait le match.

Conclusion

Pas d'activité sur le spot, juste un beau lieu jaune en quatre heures de pêche. Un bon moment de partage avec Jean-Marie. Eric tu as bien fait de rester à la maison, on a simplement raté les tripes à la mode de Caen. Pourtant tu nous as mis l'eau à la bouche avec ta photo.

Au plaisir de les gouter la prochaine fois !!


Une belle rencontre avec les dauphins. Je ne me lasse pas de voir ces mammifères marins évoluer dans leur habitat naturel. On se rend compte à quel point ils ont l'air intelligent.

Un grand merci à Dimitri et à Eric qui nous ont offert un sandwich que nous avons apprécié. C'est cela la solidarité des marins.

Les leurres du jour :

Le Magic Eel vert de chez Sakura en 16,5 cm avec une tête plombée de 65 gr.

Matériel Utilisé :

Canne :
      - Smith Dragonbait 72H 2,18 m puissance 7-40 g
       - Rod House 706 IM Blank North Fork 2,20 10-40 g
Moulinet ;
      - Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
      - Shimano Exage 4000
Tresse : Power Pro 9 kg rouge
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Combiné : Lowrance ELITE 9 TI   

vendredi 12 janvier 2018

Lieu jaune, nouveau record


La plus belle poutre de la journée

Mon neveu et mes nièces sont de passage en Bretagne. Ils m'ont demandé de leur organiser une sortie en mer avec Tonton. Je surveille la météo de près. Je trouve une date sans vent et avec un beau soleil. C'est donc Eva, Jeanne et Maël qui m'accompagnent. Éva adore pêcher mais on n'a pas encore eu l'occasion d'y aller ensemble. Jeanne est déjà venu plusieurs fois et je crois qu'elle adore ça. Quant à Maël, il est exilé en Australie. Nous nous suivons par images interposées. C'est un chasseur sous-marin qui n'a jamais pratiqué la pêche avec une canne. Il suit le blog. Cela lui permet de garder le contact avec la famille à l'autre bout du monde.

Au travers des photos qu'il poste sur Facebook, je le suis également. Je suis impressionné par les poissons énormes qu'il fait en apnée. Des poissons qui sont plus grands que lui. C'est un chasseur sous-marin hors pair. Il chasse le plus souvent possible. Il me raconte même qu'il est capable de faire 3000 kilomètres dans son weekend pour assouvir sa passion. Ce pays qui est un continent est immense. Voici un aperçu des prises qu'il fait en apnée et au fusil.

Wahoo ou appelé le Thazard  Bâtard de (20 kg et vitesse de pointe de 80 km/h)

Thon dent de chien
Nous avons d'ailleurs beaucoup échangé sur l'interdiction de la pêche du bar pour les récréatifs. Il m'indique qu'en Australie, les pêcheurs récréatifs cotisent l'équivalent de 30 euros par an. Autant dire que la manne financière est énorme. C'est une cotisation obligatoire. En contrepartie, cet argent sert à surveiller la ressource et à la protéger. Ils créent des récifs artificiels pour protéger les poissons.  Ils suivent la ressource au plus près et au plus vite. Ils peuvent monter ou descendre les quotas sur les poissons. C'est une instance indépendante des instances politiques. Je trouve cette organisation plutôt pas mal. Je vais faire quelques recherches sur le net pour voir comment cela fonctionne.

Jeanne, Éva et Maël me rejoignent à la maison. Le vent est complètement tombé et le soleil est généreux. Les températures commencent à monter 3° à 8 heures mais 7° à 10 h. Je mets le bateau à l'eau sur la cale près de la maison. En sortant du Trieux, je n'ai toujours pas de stratégie mais plutôt deux options. je finis par choisir l'option où je vais perdre le moins de leurres possible.

J'arrive donc sur les plateaux du semi-large. Je ne suis pas le seul bateau sur zone. Je compte pas moins d'une dizaine d'embarcations. Une chance le secteur est grand et chacun y trouve sa place sans être les uns sur les autres. Je place le bateau afin de placer sur le spot. Le relief du fond se compose d'un fond de sable et au fur et à mesure qu'on dérive on passe sur une alternance de fonds rocheux et de fond de sable. Les lieus jaunes se trouvent auprès des cailloux ou dénivelés.

Je commence par faire un cours rapide sur l'utilisation de la canne à pêche et du moulinet. Je leur explique la technique à employer sur ce secteur. Ils sont impatients mais très attentifs aux conseils que je leur fournis.

Maintenant que la théorie est enseignée on passe aux travaux pratiques. Je compte bien leur faire prendre quelques poissons. La pression est sur mes épaules.

Chacun a choisi son leurre. Des leurres colorés pour les filles et des leurres imitatifs pour les gars. Tous les leurres sont bien au fond. Maël est le premier à l'oeuvre. Le poisson est au bout de la ligne mais il ne l'a pas ferré. Au bout de quelques tours de moulinet, un peu de mou dans la tresse. Il se décroche. Maël aura appris qu'il ne faut pas laisser de mou dans la ligne (tresse tendue) et qu'il faut ferrer les poissons. Il redescend, le leurre s'arrête. Il semble s'être accroché sur le fond. Il pense à une grosse algue. Comme tous les pêcheurs débutants, il veux remonter très vite. On attend tous de voir cette fameuse algue quand je vois une silhouette dorée sous le bateau. C'est son premier poisson à la canne. C'est l'euphorie sur le bateau. Maël se lâche. On se met tous à rigoler. La bonne humeur est communicative.

C'est étonnant, le poisson n'a pas combattu un seul instant. Je vérifie le frein du moulinet mais il est bien réglé. C'est la première fois que je vois ça. Toujours est-il que ce lieu jaune est de belle taille avec 72 cm sous la toise. Elle est bizarre ton algue Maël (petit clin d’œil).

La joie est communicative. 

Le  reste de la matinée est vite résumé. Rien de rien sur tous les plateaux que je prospecte. Mais ou sont-ils?

La mer est lisse comme un lac, le soleil nous chauffe bien. C'est Jeanne qui sonne l'heure du casse-croûte. On ne risque pas d'en manquer, tout est en double. Une mauvaise communication visiblement. Je souhaite aller tout de même voir un autre point. Après une dizaine de minutes de route nous voila sur le spot. La dérive ne donne rien. Du coup on sort les victuailles. Il est 13h30 et tout le monde a faim finalement. Pendant qu'on mange, je laisse le bateau dériver tranquillement. J'ai toujours un œil sur le sondeur, on ne sait jamais. Le courant est en train de tourner tout doucement.  Au moment de sortir le café, j'aperçois une belle détection derrière un petit caillou. J'ai l'impression qu'ils sont calés. Je marque le point.

On se dépêche de finir de manger. J'ai l'impression que je les ai trouvés un peu par hasard. Il ne reste plus qu'à confirmer. Je place le bateau un peu en amont de la détection. Il s'agit d'un fond de sable pour l'instant. J'ai les yeux rivés au sondeur. J'attends avec impatience le caillou. Ils sont normalement juste derrière. Ça y est le caillou est là.

Je demande à tout le monde de relever les lignes de 4 ou 5 tours de manivelles pour ne pas se prendre le caillou. Je leur demande de se tenir prêt à ouvrir le pick-up pour envoyer le leurre au fond. On a passé le caillou et on redescend tous nos leurres. C'est Jeanne qui prend le premier poisson. Gros cintrage de canne et gros départ, typique du lieu jaune. Elle a ses bras qui commencent à chauffer. Il n'est pas décidé à se laisser faire sans combattre. Elle reprend de la tresse mais il continue à faire des départs. Pendant ce temps, Maël et moi avons une tape sur nos leurres. Mais rien n'y fait. ils ne mordent pas. Jeanne continue tranquillement à mouliner. J'aperçois le beau lingot sous le bateau. Je prends l'épuisette. Jeanne le dirige directement dans celle-ci. C'est un superbe lieu jaune. Il mesure 74 cm. C'est un beau steak.

Lieu jaune pour Jeanne
Maël croche dans le fond et casse le bas de ligne. Je n'ai pas surveillé le sondeur et au premier caillou ça croche.

Je replace la dérive. Je refais le bas de ligne de Maël. Je lui laisse ma canne en attendant. Ce coup-ci j'ai retenu la leçon, tout en faisant mon nœud je regarde le sondeur. Je donne le tempo pour savoir précisément quand il faut ouvrir le pick-up et descendre son leurre. Je constate qu'ils gobent les leurres à la descendante. C'est Éva qui fait son tout premier poisson. Le poisson est lourd et il faut le remonter. Ça chauffe bien les bras, n'est ce pas Éva !!

C'est un beau lieu jaune de 58 cm.

Tenir le poisson dans ses mains, ça c'est fait  !!!!

On  y retourne. Il faut profiter quand les poissons sont présents. je replace la dérive correctement. J'ai la double vue sur le combiné. D'un côté la carte et de l'autre le sondeur. Etant donné qu'ils sont localisés à un endroit bien précis, je peux guider mes apprentis pécheurs. On est tous concentrés. Ils attendent les instructions. Attention caillou, on remonte de quatre ou cinq tours de manivelle. On arrive sur le point ouvrer le pick-up du moulinet pour aller au fond. A ce petit jeu, c'est Éva qui est attelée. Il lui met un cartouche sur le premier départ. Celui-ci, il est joli. D’ailleurs la canne est complètement cintrée. Il lui prend pas mal de tresse sur ce premier départ. Je remonte ma ligne pour la guider. Le ferrage a été timide, je lui demande de garder sa ligne bien tendue. Petit à petit elle arrive à le remonter. Il doit être joli. Il lui fait quelques rushs dont elle se souviendra. 

Je commence à voir un beau lingot doré une dizaine de mètres sous le bateau. Il fera un beau baroude d'honneur en voyant le bateau. Finalement, il arrive en surface. Je le mets dans l'épuisette. Je le mesure. Verdict 69 cm.

Toujours la banane

Je me replace. Maël veut essayer un jig. Il est intrigué par ce morceau de métal. Je lui laisse ma canne. Je lui explique un peu l'animation de ce leurre. Un véritable aimant à poisson.

Je n'ai pas bien positionné le bateau. Le courant commence à pousser comme on dit par chez nous. On va passer à une cinquantaine de mètres du point. Je laisse tout de même le bateau dériver. On s'approche. Je demande à Maël de faire l'ascenseur. Peut-être que les lieus jaunes verront le leurre de loin. Il remonte d'une dizaine de tour de manivelle. Un stop de trois à quatre secondes. Il ouvre le pick-up pour faire retomber le leurre au fond. Une animation ou deux sur le fond puis il remonte tranquillement d'une dizaine de tour. Il a une attaque. Je lui demande de ne surtout pas s'arrêter. Il continue encore quelques tours. Tout à coup la ligne se stoppe net. C'est parti pour un beau combat. Sur une canne légère comme la dragonbait de chez Smith, c'est du pur bonheur.

Il gère parfaitement la situation. Après quelques minutes, le poisson perce la surface de l'eau. C'est un beau lieu jaune de 68 cm.

Beau poisson Maël

C'est le cinquième poisson. J'annonce donc dernière dérive. Il faut savoir être raisonnable. Je m'applique pour replacer le bateau.

Je laisse ma canne à Maël et je prends la sienne (Celle de mon père). J'ai le Fire Eel aux couleurs du stade toulousain (Rouge et noir). C'est un clin d’œil à Alexis.

Je laisse le leurre descendre sur le fond de sable. Ensuite je regarde le sondeur pour voir le caillou et ne pas laisser les leurres s'accrocher au fond. Je commence à voir le caillou. Je remonte ma ligne de quelques tours de manivelle. Ils sont toujours là. J'ouvre le pick-up. Je contrôle la descente avec mon pouce gauche. La tresse se stoppe. je ferme le pick-up. Je fais une animation. je sens un toc. je commence à mouliner lentement. Je fais une pause en m'arrêtant de mouliner. j'attends deux à trois secondes sans bouger. Je redémarre l'ascenseur. et là ma ligne s'arrête net. Je ferre fermement. C'est pendu.

Le poisson fait un très gros départ. Là, ça envoie du bois. J'ai affaire à un beau poisson. J'ai une tresse plutôt fine. Je n'ai pas trop de frein sur le moulinet. Je le laisse donc se fatiguer. Petit à petit, je commence à lui reprendre de la tresse. Auprès de longues minutes, je parviens à remonter à la surface. Maël le met au sec avec l'épuisette. Celui-là il est joli. C'est le nouveau record du bateau avec 84 cm. Et dire qu'il aura fallu attendre la dernière dérive pour que je fasse un poisson. 

Nouveau record lieu jaune avec 84 cm

C'est une belle dernière dérive. On rentre tranquillement à la maison.

Conclusion :

Une bien belle journée ensoleillée. Je n'ai pas vu la mer aussi plate depuis un moment. Maël et Éva ont pris leur premier lieu jaune à la canne. Jeanne a également pris son lieu jaune mais elle est habituée maintenant. 

Une matinée compliquée qui se termine en apothéose. J'ai marqué un nouveau spot sur mon GPS. 

Les lieus jaunes se rapprochent tout doucement de la côte. C'est bon signe, cela veut  dire que la ponte se termine.

Les leurres du jour :

Le Magic Eel 22 cm avec des couleurs naturelles, tête plombée 80 gr.
Le Fire Eel  22 cm tête plombée 80 gr.
Les Jigs de 80 gr.

Matériel Utilisé :

Canne :
      - Smith Dragonbait 72H 2,18 m puissance 7-40 g
      - Grauvel Tecklon  Royal 702 2,10 m puissance 8-30 g
      - Rod House 706 IM Blank North Fork 2,20 10-40 g
Moulinet ;
      - Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
      - Shimano Exage 4000
Tresse : Power Pro 9 kg rouge
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Electronique : Lowrance Elite 9 TI Totalscan


jeudi 4 janvier 2018

Courte sortie lieus jaunes

Le plus gros poisson de la journée

Je surveille la météo depuis quelques temps. Je vois une fenêtre météo pour le dimanche. Entre deux perturbations, un petit moment d'accalmie.

Christophe et Dimitri sont disponibles. Je décide d'aller faire un tour aux seiches et calamars. Je n'y suis pas allé souvent cette année. Le choix est souvent cornélien bar ou seiches. J'ai très souvent choisi bar plus pour le plaisir que pour la table d'ailleurs. Je voulais absolument perfectionner ma technique light dans peu d'eau.

Cela fait maintenant un an que je n'ai pas pêcher avec Dimitri. Voici le compte rendu de notre précédente sortie vous trouverez le compte rendu en cliquant sur le lien.

Le bateau est vite mis à l'eau et je ne peux m'empêcher de prendre une photo de la baie de Paimpol.

Le plan d'eau est plutôt plat

L'équipage est  prêt

Il ne faut pas plus de 10 minutes pour être sur le spot sur une mer complètement plate. Les turlutes sont en place. Elles sont rapidement mises à l'eau. les dérives s’enchaînent sans la moindre activité. Après une petite heure et différents spots, je sens une certaine lassitude du capitaine et de l'équipage. Le vent souffle un peu plus que prévu mais le plan d'eau reste très praticable. Christophe nous propose un café bien chaud et un croissant. Durant la pose, je pense aller faire un tour sur les plateaux du semi-large.

Je soumets l'idée à mes coéquipiers qui sont enthousiastes à l'idée d'aller taquiner les lieus jaunes. J'ai quelques points non loin de là.

On range le café et les cannes et s'est parti.

Je vais sur un point que j'ai marqué voila bien deux ans. Encore une belle sortie avec le fiston et son pote d'Arcachon.

Plus on s’éloigne de la côte et plus la mer est hachée et plus le vent souffle. Je place le bateau de manière à passer sur le point GPS. C'est bien accidenté à fond mais j'ai des pêcheurs d'expérience à mes côtés. Le bateau dérive lentement. On arrive sur le point mais pas d'activité sur le sondeur. Après avoir passé quelques cathédrales (Têtes de roches qui montent de 10 à 15 mètres). Mon leurre se fait stopper net. Le frein chante et ça fait du bien. Je resserre un peu le frein. Il arrive assez rapidement au bateau. Je me suis emmêlé avec la ligne de Christophe. Les lieus jaunes sont présents.

Lieu jaune de 64 cm
Je replace le bateau mais le courant commence à faiblir. J'insiste un peu sur le point mais plus rien ne mord. Du coup je me déplace sur le plateau juste à côté. Pas beaucoup d'activités sur ce plateau.

Je fais un troisième plateau et sur une dérive c'est Christophe qui est attelé. Il est visiblement content. Encore un beau poisson de 62 cm.

Lieu jaune de 62 cm

Quelques dérives sur le spot ne donnent rien. Ce n'est pas faute de m'appliquer pour placer la dérive. Le courant est en train de tourner. Je sens parfaitement le fond. Je laisse mon leurre au ras du fond. Je sens une petite attaque. Je ferre mais rien. j'accompagne mon leurre au fond tresse tendue. Je ressens encore une petite attaque. Je commence à remonter tout doucement. Le leurre se fait stopper net. Je comprends tout de suite que j'ai affaire à une vieille commune. Un gros départ puis elle se calme assez rapidement. Je parviens à la mettre au sec. Je la décroche rapidement et j'oublie de faire la photo.  

Puis Christophe est de nouveau attelé par un poisson un peu plus modeste. Il a le mérite de nous motiver à bloc.

Lieu jaune de 55 cm


La fin de la journée est difficile pour ne pas dire autre chose. Le froid a eu finalement triomphé.

Conclusion :

Une journée mi-figue mi-raisin. Un temps de saison, fatalement un peu frais. Une bonne ambiance sur le bateau et c'est bien ce qui compte le plus pour moi. Je suis désolé pour Dimitri qui n'a pas fait de poisson. J'ai prévu d'aller taquiner les calamars et les seiches et j'ai fini par aller aux lieus jaunes. Du coup Dimitri n'a pas pris sa canne jaune.

Les lieus jaunes commencent à venir timidement près de la côte. Il va falloir attendre un peu pour les voir arriver en masse sur les plateaux du semi-large.

Les leurres du jour :

Egalité parfaite entre le Fire Eel 220 de chez Delalande et Majic Eel 220 de chez Sakura.

Matériel Utilisé :

Canne : Smith Dragonbait 72H 2,18 m puissance 7-40 g
Moulinet ; Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
Tresse : Power Pro 9 kg rouge
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Electronique : Lowrance Elite 9 TI Totalscan

mercredi 7 juin 2017

Le coup du soir réserve parfois de bonnes surprises


Christophe m'appelle pour faire le coup du soir. Je me décide en quelques instants et je prépare mon matériel de pêche. Il passe me prendre à la maison et route pêche. L'avantage de cette période de l'année c'est qu'il fait jour assez tard. De plus la météo est géniale, pas un souffle de vent et grand soleil.
 
Le bateau est vte mis à l'eau et on se dirige vers le semi-large. La mer ressemble à un lac. Il ne nous faut pas très longtemps pour arriver sur zone. Malheureusement Christophe n'a pas les mêmes points GPS que les miens. 
 
On se place un peu au hasard et on ne trouve pas les poissons. Après quelques dérives infructueuses, je me rappelle que j'ai les points sur mon téléphone. En quelques instants je retrouve mes points. Je les note dans son combiné.
 
Christophe place le bateau afin que l'on puisse passer sur ce nouveau point. La première dérive ne donne rien. Le bateau n'a pas dérivé correctement. Christophe ajute la dérive.
 
Le bateau se dirige parfaitement. Christophe commence à voir des échos prometteurs sur le sondeur. Après quelques animations minimalistes au fond, je sens un toc sur mon leurre. Je commence l'ascenseur. Après une dizaine de tour , je suis stoppé net. Gros ferrage et penduuuu ! Au même moment Christophe commence à faire l'ascenseur et pendu également. C'est le premier doublé de la soirée. Christophe a pris une grosse cartouche. Le moulinet chante dur. Le rush est impressionnant. Tout à coup j'entends un bruit sourd. Christophe a cassé son moulinet au niveau du pied. Il a le moulinet d'une main et la canne de l'autre. Je tente de lui donner un coup de main en prenant sa canne pendant qu'il mouline. Mon poisson se décroche. Je remonte ma ligne pour l'aider. Bien sûr sa tresse s'est emmêlée. Il décide de remonter le poisson à la main. Il va falloir faire attention de ne pas se couper les mains avec celle ci. Heureusement, le poisson est fatigué. Il est moins combatif. Après de longues minutes à le remonter, il arrive en surface. Je prends l'épuisette. Je le mets au sec. C'est un lieu jaune de 80 cm.
 

On voit bien le moulinet cassé. Heureusement qu'il porte sa casquette magique Ac'scion pêche
On fait un peu de ménage sur le bateau. La tresse est étalée un peu partout sur le pont. On n'arrive pas à la sauver. Christophe prend sa deuxième canne.
 
Il replace la dérive en évitant bien sur de repasser sur le spot. nous allons faire quelques lieus jaunes de belle taille sur ce spot. il n'y a pas un seul bateau à l'horizon. J'avoue que c'est assez agréable de pêcher dans ces conditions. En remontant une dérive, Christophe remarque une chose étrange. Il s'agit d'un poisson-lune (mola mola) qui se trouve en surface. Je le saisis avec l'épuisette délicatement. Christophe prend deux ou trois photos et je le remets à l'eau. D'habitude je ne fais jamais ça, je me contente de l'observer mais je ne sais pas ce qui m'a pris. Un moment d'égarement probablement. D'ailleurs ce sera la seule et unique fois que je le ferai.
 

Poisson lune de rofil


Poisson lune de face
 
Remise à l'eau tout en délicatesse
 
Il est parti en pleine forme. Il n'a pas demandé son reste. C'est une créature qui semble venir d'un autre temps. Il s'agit là d'un petit spécimen. Les plus gros peuvent atteindre une tonne et  3 mètres d'envergure. Ce poisson n'a pas de queue. Il ressemble à une tête sur laquelle on a planté deux nageoires dorsales. Il s'alimente principalement de méduses. C'est un très gros consommateur. En effet les méduses sont pauvres en calories. Ce poisson est un pélagique, il apprécie les eaux tempérées et tropicales. Il nage très mal. Il se laisse porter par les courants.
 
Il est formellement interdit de le pêcher dans toute l'union européenne. C'est la première fois que Christophe en voit un.
 
Le courant est maintenant trop fort pour notre spot de pêche. On se déplace sur une zone qui abrite de beaux spécimens de bars. Ce sont les mortes-eaux et je ne pense pas trouver des bars. ce n'est pas trop loin et cela vaut le coup d'essayer. J'y avais fait un bar record compte rendu sur ce lien. et sur celui-ci également
 
Christophe place le bateau sur la dérive. Il voit une belle détection sur le sondeur. Je regarde, il s'agit d'un banc de bars en chasse bien décollé du fond. J'attends quelques instants avant de faire l'ascenseur. J'ai une première tape. Je continue de remonter. Une deuxième tape puis ma ligne s'arrête net. Je fais un gros ferrage. Là c'est du lourd. la canne est complètement cintrée. Le moulinet s'emballe. Je suis même obligé de mettre le talon de la canne dans le creux de ma hanche tant le poisson tire. Il m'a pris au moins 30 mètres de tresse sur le premier rush. Il reste tanker sur le fond. Je commence à pomper tout doucement sans le brusquer. C'est un bar. Il met de gros coups de tête. Je suis monté en 30 centièmes alors je fais bien attention de ne pas casser. La canne est fabuleuse, elle encaisse sans broncher les coups  de tête du bar. La réserve de puissance est irréprochable. Il s'agit de la DragonBait de chez SMITH en 10-40 gr parfaitement équilibré avec un moulinet Stradic 4000 Ci4 FB XG de chez SHIMANO. Elle m'a permis de bien sentir les différentes attaques du poisson. En tout cas, je me régale tout au long du combat. Le bar a combattu jusqu'au bateau. Même arrivé en surface, il m'a fait quelques départs avec l'énergie du désespoir. Christophe le met au sec. Je retire le leurre et je le mesure. 78 cm sur la toise. C'est un lunker. Je me dépêche de prendre les photos avant de lui rendre sa liberté. Il arrive dans le top 3 des plus gros bars que j'ai péché.
 
Plus beau bar de la saison
 
Christophe  prend son temps mais replace parfaitement le bateau. La concentration est à son maximum. Christophe scrute le sondeur. Il commence à voir quelques échos. Il ne faut pas trop être impatient. Voir les échos ne veut pas dire que les poissons sont piles en dessous du bateau. Il faut attendre quelques secondes avant de faire l'ascenseur. Partir trop tôt au risque que les poissons ne voient pas le leurre remonté, partir trop tard risque de ne pas provoquer leur agressivité. C'est l'expérience qui détermine à quel moment on démarre. Il faut savoir qu'en fonction de la sonde et de la fréquence utilisée le cône du sondeur sera plus ou moins grand. pour une sonde en 200 Htz le cône représente environ la hauteur d'eau pour une sonde en 83 htz on aura 3 fois la hauteur d'eau. Pour les chirps je ne maitrise pas le sujet.
 
La dérive n'étant pas rapide, j'attends 5 secondes avant de démarrer. Je remonte assez rapidement. Je sens une tape dans le leur. Je continue à moulinet sans m'arrêter. Une deuxième tape puis une troisième puis comme tout à l'heure gros stop. Je ferre énergiquement. Il faut bien ferrer sinon sur un coup de tête le poisson risque de se décrocher. C'est souvent l'erreur que commettent les débutants. Toujours est-il que le poisson est bien ferré. Il part dans un gros rush. Je ressens tout de suite que j'ai affaire à un très gros poisson. Sur le premier départ, je laisse la canne et le moulinet faire le job. Je me contente de tenir la canne parallèle à la surface de l'eau afin de bien faire travailler le carbone.  Après de longues minutes de bonheur, je vois la silhouette argentée typique du bar. Encore un dernier effort et il transperce la surface. Christophe le met au sec dans l'épuisette. Je le mesure, il fait 80 cm. Mon deuxième plus gros bar.
 
80 centimètres de pur bonheur
 
Je me dépêche de le remettre à l'eau. Au moment où je le mets à l'eau, il se débat et me coupe sur le doigt avec son opercule. Je lâche le poisson qui me met une claque avec sa queue et m'arrose sur le deuxième cout de queue. La casquette magique Tootaz a failli tomber à l'eau. Bon, il faut être beau joueur, il mène 1-0. A l'année prochaine pour une revanche :)
 
Sur la troisième dérive c'est Christophe qui est attelé. Au terme d'un beau combat, il s'agit d'un bar tout en longueur qui accuse tout de même 65 cm.
 
Premier bar de la saison pour Christophe
 
Inutile de vous dire que tous les bars sont repartis à l'eau.
 
 
 
La pluie vient ternir un peu cette fin de journée. Les températures baissent de quelques degrés d'un coup. Christophe a oublié sa veste dans la voiture. Du coup avant d'être transi de froid on décide de rentrer.
 
Conclusion
 
Une bien belle sortie après le boulot. Une météo de rêve jusqu'à la pluie. Pas un seul bateau au semi-large hormis un vieux gréement le Renard qui rentre à Saint Malo.
 
Les premiers gros bars de la saison. Une concentration énorme de bars chassant les sardines.
 
Le fait marquant du jour, la casse du moulinet de Christophe. C'est la première fois que je vois un moulinet se briser de la sorte.
 
Les leurres du jour
 
Le Fire Eel 18 cm vert clair de chez Delalande 
le Magic Eel  220 vert de chez Sakura

lundi 15 mai 2017

La Dream Team

Le lundi matin, je pars avec le fiston et la pêcheuse de fiston. Il est inutile de partir trop tôt, je préfère faire la fin de la descendante et le début de la montante. Ce matin les températures sont bien fraiches, la faute à ce fichu vent de Nord. Et dire qu'hier je pêchais en teeshirt, alors qu'aujourd'hui, j'ai ressorti le blouson. En plus un peu de brouillard, mais rien de méchant.

C'est le fiston qui pilote, je peux ainsi faire un petit selfie de la Dream-Team. Pour être au complet, il manque Juju parti au loin dans les iles.


La Dream Team

Une fois passé Bréhat la mer est bien hachée mais ça reste praticable. Quelques sauts qui ont le mérite de nous tenir bien éveillés. Il nous faut 45 minutes pour arriver sur le spot. En arrivant, il y a déjà un bateau. C'est Gigi qui est déjà sur zone. Je vois pas mal de bateaux aux alentours. Il va falloir que je cherche un nouveau spot moins fréquenté :)
 
On met les lignes à l'eau. Les dérives sont bien contrariées avec le vent. C'est beaucoup plus difficile de pêcher qu'hier. Les lignes ne restent pas sous le bateau. Je me recale plusieurs fois pour trouver la bonne dérive. Je sens un toc sur ma ligne, le poisson suit mais je ferre trop vite. Raté, mais le fiston a commencé son ascenseur et gros stop, suivi par un gros rush. La pêcheuse est également attelée. Le carbone est bien plié à gauche et à droite. Les poissons sont bien énervés. La pêcheuse de fiston n'a plus rien au bout de la ligne, le poisson s'est décroché. Le ferrage n'était pas assez appuyé. Le fiston quant à lui continue de batailler. Il arrive au bord et je le mets dans l'épuisette. verdict sous la toise 71 cm.
 
C'est un steak
Les deux dérives suivantes ne donnent rien. Nous sommes maintenant une dizaine de bateaux sur le spot, les uns à coté des autres.
 
Le bateau va passer sur le spot. Marie commence l'ascenseur et c'est pendu. Elle effectue un premier gros ferrage puis un deuxième dans la foulée au cas où. Elle ne veut pas subir la même mésaventure que précédemment. Encore un gros rush pour aller chercher sa zone de confort au ras du fond. C'est parti pour quelques minutes de combat. Je commence à voir la silhouette dorée, c'est un beau lingot. Je suis à l'épuisette. Marie me l'amène tranquillement. C'est un steak.
 
Tout sourrire

Les dérives suivantes ne donnent rien. J'arrive juste à pêcher la ligne du bateau d'à côté. Réussir à s'emmêler avec le voisin, je trouve ça énorme. On est dû rester discuter un peu. Tout ça dans la bonne humeur. Du coup je change de zone pour aller sur un autre point.
 
Quelques minutes pour rejoindre le point. Le vent de Nord contrarie notre dérive. Il faut tenir compte du vent pour se placer idéalement. C'est le fiston qui va encore se distinguer. Pas d'ascenseur ce coup-ci, juste pris avec une animation au fond. Il lui a fait un ferrage de mammouth. Il commence à le remonter quand celui-ci lui met un gros rush. Heureusement que le frein n'est pas trop serré. Il est monté en 35 centièmes, normalement bien trop juste pour ces jolis poissons. Il parvient à le remonter à la surface au prix d'un beau combat.

Steak

Le courant est en train de tourner tout doucement, on en profite pour manger. Le bateau dérive tout doucement. Du coup on prend notre temps. Marie profite du soleil pour faire une reposette.

Le soleil commence à monter le bout de son nez. Tout de suite, ça va mieux. Je me remets en route. J'ai un point qui fonctionne pas trop mal sur le début de descendante. Le courant n'a pas encore repris complètement. Il faut réussir à positionner le bateau correctement en prenant en compte la force du courant sans oublier que le vent perturbe notre dérive. La première est mal positionnée. Je réajuste sur la seconde. Un peu avant de passer sur le point, mon leurre est bien au fond. Je sens un petit toc. Je commence l'ascenseur. Après cinq à six tours de manivelle, je suis stoppé net. Je ferre. Le poisson part dans un gros rush et je casse. Le fiston commence l'ascenseur et il est attelé. Gros rush également mais contrairement à moi son frein est bien réglé. Il a mon ancienne canne la Teklon royal. Je crois qu'il aime beaucoup cette canne. Le poisson arrive à la surface. Il a encore pris un énorme plaisir lors de cette bataille.


Plan d'eau agité, mais encore un beau lieu jaune

Les poissons sont bien présents. Cela dit heureusement que le fiston est là. J'ai refait mon nœud de raccord tresse fluoro. Au vu des conditions j'ai fait le nœud de chirurgien. Il ne passe pas très bien dans les anneaux mais en vertical pas de problème (Pas ni pwobleme doudou en Gwada).

Je me replace. Le fiston est attelé mais ça casse direct au début du premier rush. Il semblait plus lourd que les précédents, mais on ne le saura jamais :)

Du coup je laisse ma canne nouvelle canne Smith au fiston. Je vais m'occuper du nœud de raccord. Je commence à peine à le faire que j'entends le frein qui chante. Ce n'est pas possible, il déchire tout le fiston aujourd'hui. Je lui demande de le remonter tranquillement pour que j'ai le temps de finir mon nœud. Je me dépêche avant de prendre l'épuisette pour le mettre au sec. Encore un beau steak.

Le plus beau de la journée 78 cm

Les conditions météo continuent à se dégrader. J'annonce que ce sera la dernière dérive. Je m'applique. Je commence mes ascenseurs les uns après les autres. Je remonte d'environ quinze mètres quand je leurre est arrêté net. Je le laisse partir dans son premier gros rush. Le carbone est bien cintré. je prends mon temps et je travaille le poisson tout en douceur. Le frein est bien réglé. De plus, je suis en 45 centièmes. Je commence à y croire lorsque je vois le poisson sous le bateau. C'est Vincent qui se charge de l'épuisette.

Lieu jaune
 
Il aura fallu attendre la dernière dérive pour que je puisse faire un poisson.
 
Il est l'heure de rentrer. C'est le fiston qui barre pour le retour. Le bateau passe très bien les vagues à une vitesse de croisière de 18 nœuds grâce notamment à sa carène de V profond. Je ne suis toujours pas déçu de ce 3D Tender 550 Patrol.
 
Conclusion :
 
Le fiston a définitivement dépassé son père. Il est de cette génération qui écoute les conseils, met en pratique et surtout fait ses propres choix d'animation. Il tente de nouvelle technique. La pêcheuse de fiston est également passionnée par la pêche. Elle réussit à faire un beau poisson. Elle en décroche un beau. C'est un vrai bonheur de pouvoir partager ces aventures en famille.

La nouvelle canne Smith Dragonbait 702H est une tuerie. Elle accepte 80 grammes en vertical sans problème. J'apprécie avant tout sa sensibilité et sa résonance. On est dans le haut de gamme.

Les leurres du jour :

Le Shiver couleur verte de chez Smith pour Marie

Le Magic Eel en jaune pour le fiston,

Le Fire Eel en rose et  orange pour moi.



jeudi 4 mai 2017

Gros lieus jaunes sur un nouveau spot !

Samedi petit créneau le matin. Je me décide assez tard d'aller en mer. Je vais donc aller en mer avec ma sœur. Je dois être rentré pas trop tard. On se donne rendez-vous à la maison à 8h30.
 
C'est parti pour une session lieus jaunes au semi-large. Il nous faut une trentaine de minutes pour arriver sur la zone. Il y a deux autres bateaux. Je vais donc me décaler et faire un peu de prospection en même temps.
 
Je me décale sur un point que j'ai repéré sur les cartes marines à la maison. J'ai pris en compte la bathymétrie, les courants et le coefficient de marée. Je ferai un atelier au mois d'octobre ou novembre en partenariat avec Fish à l'affiche pour expliquer concrètement à l'aide d'exemple comment je procède.
 
Le bateau est placé, il ne reste plus qu'à mettre les leurres sur les cannes. Pour une fois, je vais faire une entorse aux leurres souples. Je vais mettre des Jigs. Un bleu pour les garçons et un rose pour les filles. Je sais, je tombe dans les clichés. Je viens de recevoir une nouvelle canne. Il s'agit de la Smith Dragonbait 7-40 gr.
 
Il y a maintenant deux ans, il m'est arrivé une mésaventure. Ma canne, une Smith Dragonbait 10-60 gr est tombée à l'eau. C'est arrivé tout bêtement. Je suis parti à la pêche avec mon petit frère. Il fait un joli lieu jaune. Je remonte rapidement mon leurre à mi-profondeur. Je pose la canne pour prendre l'épuisette, à ce moment un autre lieu jaune prend le leurre. La canne plie en deux et passe par-dessus bord, avant même que je puisse faire quoi que ce soit. Je suis furieux, mais je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. Je raconte ma mésaventure à Valentin d'Ac'scion pêche. Le temps passe. Je commence à oublier cet épisode lorsque Valentin m'appelle pour me dire qu'il a vu le représentant de Smith au magasin. Il lui a raconté mon histoire. Du coup, il lui propose à titre exceptionnel de me remplacer la canne à titre gracieux faisant de moi le plus heureux des pêcheurs. Je remercie chaleureusement Valentin mais également la société Smith. Il ne me reste plus qu'à tester cette nouvelle canne. Je vous ferai compte rendu objectif de cette nouvelle canne.
 
Les jigs sont à l'eau et la zone à prospecter arrive tranquillement. Après quelques animations, je sens un toc dans ma canne. Je procède comme d'habitude en faisant un ascenseur. Je ne sais pas ce que peut donner cette technique avec le jig. Au bout de quelques tours de manivelles, un nouveau toc. Je continue et je me fais stopper net. De toute évidence, la technique fonctionne. Je donne ma canne à ma sœur pour qu'elle puisse faire le combat. Il commence par faire un gros rush. Elle va mettre plusieurs minutes pour le remonter.

La nouvelle canne est dépucelée.
 
Le jig, ça marche
 
Belle courbure
 
Premier poisson sur la première dérive. Le coup du roi :) Blandine a mal à son poignet, c'est pour dire la puissance de ce poisson.
 
 
Je me replace. Le spot a l'air prometteur. Je laisse couler le Jig pour atteindre le fond. D'ailleurs il coule bien plus vite qu'un leurre souple. Je l'anime comme un leurre souple. Une grande tirée vers le haut. J'accompagne le leurre tout au long de la descente. Je répète le mouvement. Dès que je sens le moindre toc, je fais l'ascenseur. je commence mon animation. Je décolle le leurre du fond. Je garde ma tresse tendue mais elle est stoppée à la descente. Je fais un gros ferrage. C'est pendu. Il me l'a gobé à la descente. C'est du lourd. La canne plie et le moulinet chante. Je peux m'apercevoir que la canne à une grosse réserve de puissance. Je sens les coups de tête. Je prends mon temps pour le remonter. Blandine saisit l'épuisette. A voir sa silhouette dorée sous la surface de l'eau, je peux vous dire que c'est pas mal du tout. A la vue du bateau, il jette toutes ses forces pour un dernier départ. Il est au sec. Blandine n'a pas tremblé.


Il manque juste le sourire

Sur la troisième dérive on fait un doublé. Blandine l'a pris toute seule. Il s'ensuit un beau combat.

Joli lieu jaune

Après cette photo, l'appareil a cessé de fonctionner (batterie déchargée). toujours est-il que les dérives s'enchaînent ainsi que les poissons. J'ai des détections de malade sur le sondeur. Un banc de lieus jaunes d'environ 50 mètres de long et de 10 mètres de haut. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas vu de telles détections.

Au bout d'une heure, Blandine a mal aux poignets à force de remonter de gros lieus jaunes. Je parviens même à faire un chinchard au jig.

Le quota que je me suis fixé est atteint. Il faut rentrer. Bien que la pêche soit addictive, il faut rester raisonner et raisonnable.  Tous les lieus jaunes font entre 65 et 80 cm

Il y a des jours où tout est parfait, la météo, la stratégie, le matériel, la compagnie,  ...

Je rentre tranquillement à la cale. On a gardé quelques poissons, heureusement que les autres ont pu repartir. C'est l'avantage de pêcher des zones pas trop profondes.

Conclusion

J'ai partagé une matinée sur l'eau avec ma sœur. elle a pris pas mal de poissons.

L'étude des cartes marines à la maison pour chercher de nouveaux spots a bien fonctionné cette fois.

Une nouvelle canne formidable associée à un Stradic Ci4 en 4000. Un blank d'exception qui allie résonance, réserve de puissance, légèreté.

Les lieus jaunes sont encore proches de la côte. La température de l'eau reste à 12 degrés. Il faut attendre qu'elle passe à 14 pour aller taquiner les bars.

Les leurres du jour

Le jig sans contestation possible jusqu'à ce que je casse sur un très gros poisson. Un frein peut être un peu trop serré.  Les couleurs n'ont pas eu d'importance. Autant de poissons sur le rose que sur le bleu.

J'ai fini la session avec un Fire Eel (18 cm) pour Blandine et un Magic Eel (22 cm) pour moi. Ils ont également donné de bons résultats.

A plus pour de nouvelles aventures !!