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lundi 23 octobre 2017

Gros lieus jaunes et requin taupe



Le plus gros de la journée



Au vu de la météo, j'appelle Christophe pour lui proposer une sortie en mer. Tout est calé et une demi-heure plus tard on est parti. Grand soleil et surtout pas de vent.

Les coefficients sont très bas. Je ne sais pas quelle stratégie adopter. Chercher les bars à la côte ou bien aller faire un tour sur les plateaux du semi-large traquer les lieus jaunes. La mer est exceptionnellement plate. Du coup on va faire un tour aux lieus jaunes.

Après avoir regardé mon carnet de pêche, je décide d'aller sur un spot que je n'ai pas encore pêché cette année, ni même l'année passée. J'y avais fait de beaux poissons.

Après une petite demi-heure de route tranquillement, j'approche du point marqué sur mon combiné. Je place le bateau. La première passe sert surtout à caler la dérive.

Je mets un Jig et Christophe un Fire Eel 22 cm, le fameux Fire Tiger (dos vert, corps jaune et ventre orange). Les leurres descendent bien. La première dérive ne donne rien mais c'est normal, je suis passé à 100 mètres du point.

Je corrige le placement. Le bateau arrive sur le point marqué. Je commence l'ascenseur sur une dizaine de tours. J'ouvre le pick-up. Deux ou trois animations au ras du fond et c'est reparti pour l'ascenseur. Je sens une première tape. Je continue comme si de rien était à mouliner. Deuxième attaque, je ralentis sans m'arrêter. Un ou deux tours de plus,.jJe n'arrive plus à mouliner. Je ferre et c'est pendu. Je préviens Christophe qui commence également l'ascenseur. Il s'écrit pendu aussi. Je remonte le mien assez rapidement, il n'est pas très gros. Pendant ce temps, je vois Christophe qui bataille dur. Il lui met des gros rushs. Sa nouvelle canne Daiwa 10-60 a une belle courbure. Elle encaisse bien les coups de tête du poisson. Je scrute l'eau pour essayer de voir le poisson. Je distingue une drôle de forme foncé quelques mètres sous le bateau. Je réalise tout à coup que c'est un requin. Je dis alors à Christophe de tout donner pour remonter le plus rapidement possible le poisson. Il fait son possible mais le poisson combat toujours. C'est l'avantage de prendre du poisson dans peu d'eau. L'épuisette est prête et Christophe parvient dans un dernier effort à le remonter. Je le mets au sec immédiatement. Le leurre est coupé net au ras de l'hameçon, sectionné par le requin.
 
Le requin cherche sa proie autour du bateau. il passe et repasse en surface. Il s'agit d'un requin-taupe de 2 mètres environ. Christophe ne l'a pas encore aperçu, trop concentré à remonter son lieu jaune. Il penche la tête et aperçoit rapidement sa silhouette. Quel bonheur de voir évoluer ce prédateur en haut de la chaine alimentaire dans son élément naturel. Il finit par nous apercevoir et s'enfonce rapidement dans le bleu à toute vitesse. Je suis étonné de le trouver sur ce spot. C'est une première sur ce spot dans aussi peu d'eau (entre 25 et 30 mètres d'eau).
 
On mesure le poisson, il s'agit d'un lieu jaune de 72 cm, pris par la joue. Je comprends mieux maintenant le difficulté qu' a eue Christophe à le remonter.

Lunker de 72 cm

Je replace la dérive tout de même. Christophe remet un fire eel blanc avec un dos noir. J'espère que les lieus jaunes n'auront pas déserté la zone. le bateau file tranquillement vers le point. Le jig est bien au fond. Je règle le sondeur pour jouer avec la sensibilité. Au même moment alors que je ne faisais aucune animation je suis attelé. La sensation est bizarre. Je ne saurai pas dire de quel type de poisson il s'agit. Je regarde sous le bateau. Je vois deux poissons de pris sur le jig. Il s'agit de gros tacauds.
 
Je peste. Je vois le  banc de lieus jaunes sur le sondeur. pas le temps de redescendre mon leurre. C'est Christophe qui fait encore chanter le moulinet et cintrer la canne. C'est parti pour sa séance de musculation. Il ne faut pas trainer avec le squale dans le quartier. Le moulinet est serré. Christophe fait comme les Shadoks, il pompe. Rapidement le poisson arrive à la surface. Je le mets dans l'épuisette rapidement. Je le mesure 74 cm, encore un Lunker.


Lunker de 74 cm
 
Christophe me fait remarquer que le temps est en train de se dégrader au loin. Une épaisse couche de brune se dirige vers nous. Je replace la dérive. Pas de lieus jaune sur cette dérive juste un beau tacaud au Jig pour ma part. Le vent se met à souffler de plus en plus fort. La brune avance elle aussi très rapidement. Je décide dans ces conditions un retour à la côte prématurée.
 
La brune nous a rattrapés. C'est dans cette purée de pois qu'on rejoint le rivage en faisant bien attention à ne pas percuter un autre bateau. Toute la navigation est faite grâce aux instruments électroniques.
 
Après une brève concertation avec Christophe, on décide de rentrer.
 
Conclusion
 
J'ai bien analysé mon carnet de pêche, pour finir par retourner sur un ancien point GPS. Une option payante au vu des beaux poissons que Christophe à fait. Je vous recommande de bien noter vos points sur votre GPS mais également de tenir un carnet de pêche de retour à la maison. Je prends des photos qui me donne la date et l'heure mais également la luminosité, les nuages, l'état de la mer. Je peux aussi  récupérer la date et l'heure de mes points GPS.    
 
Je note sur mon carnet : 
  • Date,
  • Heure,
  • Type de prise,
  • Technique,
  • Leurre (taille, poids, couleur), 
  • Heure marée,
  • Coefficient de marée,
  • Profondeur,
  • Spot ou N° point GPS,
  • Force et direction du vent,
  • Luminosité,
  • Nuage,
  • Température de l'air et de l'eau.
J'avoue que c'est un peu astreignant mais c'est à ce prix que l'on peut progresser et s'améliorer. On peut s'en passer dès lors que l'on a une excellente mémoire. C'est une approche un peu cartésienne mais ça donne de bons résultats. Cela dit ce n'est pas une science exacte.
 
Une session bien écourtée par la brume mais que du bonheur.
 
Les leurres du jour
 
Aucune contestation possible, le Fire Eel 60 gr de chez Delalande est une valeur sûre pour les lieus jaunes. Christophe et moi avons une préférence pour le colorie Fire-Tiger (99).
 
Le Jig prend vraiment toutes les espèces de poissons parfois même sans l'animer. En revanche, il ne les sélectionne pas. Ce sera la leçon du jour ;)

Matériel Utilisé
 
Canne : Smith Dragonbait 72H  2,18 m 7-40
Moulinet : Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
Tresse : Power Pro 9kg rouge
Bateau : 3D tender 550 Patrol
Combiné GPS-Sondeur : Lowrance ELITE 9TI Totalscan 

vendredi 14 avril 2017

Gros lieus jaunes au semi-large

J'appelle Ben membre de la Team Golden Royal, habitué à pêcher en surfcasting, à quitter le plancher des vaches pour le petit large. J'ai fait le salon de la pêche avec lui et je lui avais promis de l'emmener faire une sortie en mer. Christophe nous accompagne dans cette nouvelle aventure.
 
La météo, en ce début avril, est plutôt clémente. Les températures sont fraiches le matin mais elles montent rapidement. L'eau se réchauffe. Elle arrive à 12 degrés. C'est bon signe. Comme souvent, je vais aller au semi-large chercher les lieus jaunes. Il faut environ une bonne demi-heure de route pour atteindre les plateaux.
 
Cela fait longtemps que je ne suis pas aller sur ce spot. Avoir de nombreux coins de pêche permet de laisser les zones se reposer et se repeupler. A mon avis les poissons appellent les poissons et le fait de vider une zone peut, à terme, la vider. C'est tentant de venir régulièrement sur sa zone dit de confort. C'est pour cette raison que je prospecte toujours à la recherche de nouveaux spots.
 
Les coefficients sont importants, la fenêtre de pêche ne sera pas très grande. En ce qui me concerne c'est deux heures avant et après l'étale de marée haute ou basse.

On commence par prendre un café et un croissant que Christophe a amené. A peine servi, je reverse tout mon café. Je suis le boulet du jour.
 
On arrive sur le plateau. Les premières dérives ne donnent rien. Les poissons sont difficiles à localiser. Finalement après de nombreuses dérives infructueuses c'est Christophe qui ouvre le bal. Les lieus sont en chasse sur des sardines. Ils se déplacent assez vite derrière le banc.

Le premier de la journée
 Je les ai trouvés mais je sais que ça va être dur de les suivre. Malgré tout après quelques dérives je parviens à les retrouver. Je vais faire coup sur coup deux lieus jaunes. Ils ne sont pas énormes (55 et 57 cm).

Les dérives suivantes ne donnent rien. Pourtant on s'applique. Les lieus jaunes sont rivés au fond en semi-léthargie. Je comprends mais un peu tard qu'il faut bien gratter le fond pour réussir à les faire mordre.

Le courant commence à faiblir. Il est temps de s'arrêter de pêcher pour casser la croûte. Ben nous a régalés avec ses provisions.

On a pris le temps de manger tranquillement. De toute façon, les poissons ne mordent pas à l'étale. Je prends mon mal en patiente. Je veux absolument que Ben puisse prendre un beau poisson. C'est l'objectif principal de la journée. D'ailleurs il met toutes les chances de son coté en mettant la valeur sur du moment le Fire Eel.

Couleur du moment

Après quelques dérives, c'est ben qui annonce poisson. Ce ne pas bien gros mais il est content d'ouvrir son compteur, Un magnifique coquette avec des couleurs extraordinaires. Je prends la photo et elle repart immédiatement à l'eau.

Je suis encore en Guadeloupe !!

Je replace la dérive. Je vois un peu de détection sur le sondeur bien calé sur le fond. J'invite tout le monde à descendre les leurres bien au fond et à remonter lentement. Je sens un toc. Je commence à remonter lentement. Le poisson est là mais je ferre dans le vide. Je ne bouge pas et je laisse le leurre sans aucune animation pendant quatre à cinq secondes. Je commence à remonter, grosse attaque, je ferre et pendu. Le premier rush me fait dire qu'il est joli. Il me fait un beau combat jusqu'à la surface. Christophe me dit qu'il a vu quelque chose sous le bateau qui se déplace assez vite. A force de regarder la silhouette se déplacer, il s'agit d'un requin taupe. Je me dépêche de mettre le poisson au sec pour ne pas me le faire coquer. Du coup on arrête de pêcher pour l'admirer.
 
Il s'agit d'un requin taupe d'environ 2 mètres. Il passe très près du bateau à moins d'un mètre. C'est la deuxième fois que je vois un requin en Bretagne. La première fois il s'agissait d'un requin renard. Bien entendu il est inoffensif pour l'homme. C'est simplement l'agitation du poisson et d'un repas facile qui l'a attiré à la surface. Ben pour sa première sortie en mer sur mon bateau a une chance extraordinaire de pouvoir assisté à ce moment magique.


La casquette magique Ac'scion pêche

C'est bizarre mais après cette période de disette, tout l'équipage est motivé comme jamais. Je me replace. C'est au tour de Ben de faire un poisson. Alors là, le moulinet chante. Il siffle de longues secondes. La canne est complètement cintrée. Je vois les coups de tête du poisson qui sont retransmis en direct dans le scion de la canne. Je peux vous dire qu'il est heureux. C'est rare de pouvoir faire d'aussi beaux lieus jaunes en surf casting.

Ben tu poses comme un pro, il te manque juste la casquette !!

Le banc de poissons est maintenant bien localisé. La pêche en devient plus facile et la technique de l'ascenseur est bien comprise par Ben. Je suis satisfait qu'il ait réussi à faire un joli poisson. La technique de l'ascenseur peut paraître facile mais il faut un peu de technique malgré tout. Ben ne cause pas beaucoup mais il écoute et apprend vite.

Beaucoup du courant sur le spot
 
Je fais deux nouveaux lieus jaunes sur les dérives suivantes. Puis Ben prend un tacaud.

Christophe a ouvert le bal ce matin mais depuis rien de rien. Même s'il ne le dit pas, il doit commencer à trouver le temps long. Au moment on il ne s'y attendait le moins, il sent une petite attaque au fond. Il remonte son leurre et c'est pendu. Il lui met des rushs costauds. Il a le sourire jusqu'aux oreilles.


Un peu flou mais beau poisson.

Il est temps de rentrer Christophe a des impératifs familiaux. Du coup on ne sera pas trop tard à la maison.
 
 
Retour à la cale à 20 nœuds
 
Le phare de la croix
 
 
Conclusion :
 
Une journée placée sous le beau temps Breton. Un bon moment de partage avec Ben et Christophe.
 
Une rencontre magique avec un requin taupe. Ce souvenir restera gravé dans ma mémoire. Il faut absolument préserver ces grands prédateurs.
 
Cela fait maintenant un an et je suis toujours aussi satisfait de ma canne Grauvelle Teklon Royal 702 (8-30 gr). Quelle plaisir pour un budget abordable d'avoir une canne de cette qualité. J'apprécie avant tout sa sensibilité. La canne ne fait pas le pêcheur mais il faut avouer que c'est plaisant d'avoir du bon matériel.
 
Les leurres du jour :
 
Ben a utilisé le Fire Eel de chez Delalande. Christophe et moi plutôt le Magic Eel de chez Sakura. Aucune couleur n'a fait la différence.
 
J'ai essayé le nouveau leurre de chez Kerfil bien connu comme distributeur de la  gamme de moulinet TICA. Il n'a pas pris de poisson mais je ne l'ai pas testé suffisamment longtemps. Cela dit, les seiches vont bientôt mourir dès qu'elles auront pondu. Il fera peut-être la différence à ce moment-là.
 
 

vendredi 3 juillet 2015

Sortie du soir = Lunker !

Je propose à Fred une sortie en fin d'après midi. Je prépare mon matériel à la maison. Au moment d'aller chercher le bateau, je vois arriver Jean My un copain du fiston. Il est de retour du Congo après deux mois de travail. Je lui propose de nous accompagner.
 
Fred a un peu de retard. Heureusement qu'il a des circonstance atténuantes sinon il serait resté à quai, la marée n'attend pas. Le temps est splendide. Le soleil a chauffé toute la journée pour atteindre des températures au dessus des 30 degrés.
 
Après trois quart d'heure de route nous voila sur les plateaux du semi large. En chemin on voit au loin quelques éclairs. Il va falloir faire attention avec nos cannes en carbone. Je place le bateau sur la dérive. Les premières dérives ne donnent rien, pas même une petite attaque.

Sans tarder, je passe sur un autre spot non loin du premier. Sur la première dérive c'est Jean My qui est attelé. Ce n'est pas un gros spécimen. Il est bien maillé. Il fait 47 cm et repart immédiatement à l'eau. Il ne demande d'ailleurs pas son reste et en un éclair il a disparu. A la vu de ce poisson, Fred m'indique qu'il le trouve gros.

J'ai trouvé les bars . Ils sont actifs. Jean Mye annonce poisson mais je ne vois pas les coups de tête typique du bar. Arrivé au bateau c'est un tas d'algues. Il s'est fait amicalement chambré. Par contre Fred a un poisson et la canne est bien pliée. Le moulinet se fait entendre. Fred s'applique à remonter tranquillement le bestiau. Heureusement que le frein est bien réglé. Il passe sous la toise 65 cm.

Premier bar pour Fred
Les jolis pépères sont là. Je replace la dérive. Jean My va faire son deuxième poisson. C'est un bar de 48 cm.

Jean My voit un aileron se rapprocher de nous. C'est un requin taupe. Il nage tranquillement vers le bateau. Au même moment je suis attelé. Je bride le poisson rapidement. J'ai peur que le requin vient se servir directement sur ma  ligne. Le poisson est bien lourd. Je ne parviens pas à le brider. Je vois l'aileron du requin se rapprocher. Au final, j'arrive à le mettre au sec. C'est un lunker 71 cm


On voit très nettement l'aileron du requin entre la canne et Fred


Spectacle fascinant, n'est ce pas Fred

 
Nous sommes restés un bon moment observer ce magnifique animal. Je me suis approché tranquillement tout au près de lui suffisamment près pour être éclaboussé lorsqu'il a plongé. Il faisait au alentours de 2 mètres.

N'ayez aucune crainte, ce requin est totalement inoffensif pour l'homme.  
 
Je ne voudrait pas dire mais Fred tu es un veinard. Depuis que je navigue, c'est la première fois que je vois un requin.
 
Quand la chance est au rendez vous, on voit deux Pen Duick sous voile passer à quelques encablures de nous.

Bateau emblématique, le Pen Duick

Fred va continuer son festival en prenant deux nouveaux bars de 61 et 55 cms.


La canne de Papi Bernard

Il est temps de rentrer tranquillement. Sur le chemin du retour, une vague un peu plus haute et plus courte que les autres nous a complètement trempé. Aucun risque mais on a pris une bonne douche. Heureusement, il fait encore chaud.

Le soleil commence à décliner tout doucement. Je pose le bateau sur un corps mort. Chacun déguste le casse croute préparé par Sylvie agrémenté d'une bière.

On assiste au coucher du soleil. Tout à coup, Jean My voit un feu rouge à main qui a été percuté par un bateau. On range rapidement les affaires. Je fais route vers le bateau en difficulté. Un autre bateau se dirige également vers lui. Au moment ou j'arrive près du bateau celui ci part. Je le rattrape pour lui demander des explications. En fait, ils sont en train de fêter l'anniversaire d'un passager. Ils n'ont rien trouvé de mieux que de percuter un fumigène rouge !!! Je leur explique que c'est un signal de détresse et qu'il ne faut pas l'utiliser à tord et à travers. J'espère qu'ils auront retenu la leçon.
 
Superbe coucher de soleil

Ciel rouge le soir, laisse bon espoir,
Ciel rouge le matin, Pluie en chemin

Conclusion :

Encore une journée de partage et un nouveau passager d'embarqué. Fred, pour sa première partie de pêche en mer a réussi tout de même à prendre trois jolis Labrax. Il a assez vite assimilé la technique que j'utilise. Il a même réussi à mettre la pâté aux locaux.

Jean My, un vieil habitué du bateau a retrouvé de bonnes sensations après deux mois d'exil sur les côtes africaines.

Je suis ravi d'avoir pu faire profiter à mes convives d'une bonne partie de pêche.

Les leurres du jour : Principalement le Nitro Shad 150 en vert, blanc-vert  dos foncé avec des têtes de 60 à 90 grammes. Le Nitro Bôle Shad 140 bleu et marron en 60 ou 80 grammes. Les couleurs n'ont pas été déterminantes ce soir.