Pages

Affichage des articles dont le libellé est Bréhat. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bréhat. Afficher tous les articles

jeudi 26 juillet 2018

Les Pagres au Madai et Tenya


Le plus beau Pagre de la journée


J'organise une sortie entre copains. Gilles, Christophe et Kevin m'accompagnent pour cette sortie prospection. Je cible une espèce bien particulière, le Pagre (Pagrus Pagrus). Depuis que je l'ai péché l'année dernière aux Roches Douvres, ce poisson me fascine. C'est un formidable combattant. Pagrus est le nom latin de ce poisson qui peut être traduit par vorace.

Après avoir de nombreuses fait de nombreuses recherches sur internet pour connaitre son habitat,son mode vie, son alimentation, .... J'ai commencé par étudier les cartes marines à la maison. J'ai reçu de nombreux conseils par différents passionnés. Valentin et Thierry m'ont mis sur la voie pour le choix des différents leurres et leurs animations.

Fort de tout ça maintenant il ne reste plus qu'à chercher. Patience et persévérance sont les deux mamelles du pêcheur !!

On part donc sur les points que j'ai repéré sur les cartes marines. J'ai prévenu mes coéquipiers du jour que ce sera surement difficile mais pas impossible.

Après une demi heure de route nous voila sur le premier point. Je me place un peu au hasard. Gilles, Kevin et Christophe mettent un madai, pour ma part je mets un tenya. On décide de mettre un morceau d'appat (gambas crues) sauf Christophe qui laisse son madai sans nourriture.Il y a 30 mètres de fond.

On est calé au fond depuis 5 minutes et on prends tous des touches sauf Christophe. Après plusieurs ferrage dans le vide, c'est Gilles qui fait la première dorade grise.  

Dorade grise au Madai

Je replace la dérive. On laisse nos leurres au fond en prenant soin de ne pas trop gratter le fond. C'est même un peu difficile de ne pas faire d'animation. Je m'autorise à faire quelques mouvements de scion très lentement. Les dorades grises viennent rapidement sur nos leurres. Elles arrivent à nous dépouiller nos crevettes avec une dextérité déconcertante. On ne compte plus le nombre de louper. Ça ferre dans le vide sans arrêt. C'est la qu'on voit que la technique reste à affiner.

Christophe ne fait pas de bruit quand tout à coup, je vois sa canne pliée en deux. Il me semble que c'est un beau poisson. Je relève rapidement ma ligne pour prendre l'épuisette. Le combat dure. Le poisson ne rend pas les armes au contraire, il donne des coups de tête violent. C'est un sparidé de bel taille. J'observe sous le bateau pour tenter de voir une silhouette. Je commence à appercevoir une forme sous le bateau. C'est un pagre. Il fait des départ de droite à gauche. Quel fabuleux combattant. Christophe est hyper concentré. Il arrive en surface.Je le mets à l'épuisette rapidement. C'est un pagre de 40 cm.

Christophe avec le pagre, Kevin en arrière plan montrant le madai
Enfin, j'ai trouvé un spot à pagre depuis le temps que je le cherchais. J'en ai pasé du temps sur l'eau à la recherche de ce poisson. Ce n'est pas un monstre mais quel combattant. Je n'ose même pas imaginer quelle puissance dégage un pagre de 3 ou 4 kilos.

Après quelques dérives et quelques dorades grises, je me décide d'aller sur une autre zone.

 J'observe les courants. je tente de comprendre le plan d'eau. Je me place de manière à passer non loin d'une cassure. Je trouve une belle veine de courant. C'est un véritable autoroute à poisson. Le petits poissons se faisant emporter par ces courants pendant que les gros poissos attendent que la nourriture soit à porter pour les manger.

Le bateau est placé, il ne reste plus qu'a mettre nos lignes à l'eau. Le fond est plutôt propre. Je scrute le sondeur et je commence à voir la fameuse cassure. Il descend doucement  de 25 à 35 mètres. Je relache régulièrement ma tresse pour coller le plus possible avec le relief. Tout à coup, je prends une grosse cartouche. Je suis un peu surpris mais je parviens à ferrer dans le fraction de seconde qui suit. Le poisson me fait un gros départ pourtant il  me parait pas très lourd. C'est des coups de tête de sparidés. Il n'est pas décidé à monter, quelle défense !!!.

Le voila sous le bateau, c'est un pagre. Je vois ses reflets rose, l'eau est extrèmement clair. Kevin prend l'épuisette et le met au sec. C'est un poisson de 39 cm.

Le capitaine est heureux

Je suis aux anges. Il en aura fallu des sorties pour parvenir à les trouver. En fait, je pense que c'est la technique que je ne comprenais pas.

Sur les dérives suivantes un nombre de touches impressionnantes typique de la dorade grise. Chacun y va de sa dorade grise. Pas de gros spécimen mais une quantité impressionnante.


Kevin

Kevin fait ses poissons avec sa canne à truite. Il faut dire que c'est un passionné de pêche en float tube principalement en rivière et lac. Malheureusement après avoir flirté avec le fond, il casse. Il prend sa canne casting. Bien lui en pris puisqu'il fait un joli pagre sur la dérive suivante.

Premier pagre pour Kevin

Le temps de décrocher le poisson, je vois une belle détection au fond jus. Je préviens tout le monde. Le fond remonte fort. En remontant son leurre pour ne pas accrocher le fond, Gilles est attelé. Ce n'est pas la défense du pagre. Il remonte tranquillement un bar de 45 cm. Le madai est un leurre qui prend tout type de poisson.



Bar de 45 cm

Release
Je décide de changer de spot pour aller prospecter une autre zone. Elle ressemble à celle que l'on vient de pêcher.

Le courant commence à faiblir. Je passe sur un spot à lieus jaunes. On change de leurre pour mettre des slugs. Après quelques dérives Christophe et Kevin font des petits tacauds. 

Du coup je préfère changer de zone pour essayer de trouver un nouveau spot à pagre. Après une dizaine de minutes nous voila arrivés. Je place le bateau au petit bonheur la chance. On change nos leurres pour remettre les madaï.

Je suis le dernier à mettre ma ligne à l'eau. Je laisse filer la tresse. Je n'ai même pas le temps d'arriver au fond que je suis attelé. Gros départ avec de petit coup de tête. C'est un sparidé et vu le combat, je pense à un pagre. Il arrive sous le bateau et je confire que c'est bien un pagre. Il arrive en surface mais l'épuisette n'est pas prête. Ce qui devait arriver arriva, le poisson se décroche au bord du bateau. Malgré cela, je suis fou de joie. Je viens de trouver un nouveau spot à pagre. La configuration du fond est assez proche du spot précédent. Et dire que je connais plein de spot qui sont dans la même configuration. 

Je me replace pour tenter de valider le point. C'est Gilles qui fait un joli pagre de 42 cm. C'est son premier. Il détient le record du bateau.

Premier pagre pour Gilles
les dérives se suivent mais ne se ressemblent pas. Plus aucune touche. Je me déplace d'une centaine de mètres. Kevin et moi faisons un doublé de dorades grises.

Dorade grise pour Kevin
On fait quelques dorades grises chacun. Le temps passe vite. Même si on ne prend pas un poisson à chaque fois, au moins on a des touches sans arrêt.

Kevin fait le dernier pagre de la journée à 1 cm du record du bateau.


On voit bien le madaï



Pagre breton

Il est maintenant temps de rentrer. Moi qui me moquait des madaï de Kevin (Wasabi de chez Hart) qui ne pèchent pas, je tournerai ma langue sept fois dans ma bouche la prochaine fois.

Conclusion :

Tout d'abord une belle fenêtre météo qui nous permit de faire cette sortie entre copains. 

Le travail de prospection est toujours aussi valorisant surtout lorque l'on trouve les poissons. Un grand merci à tous ceux qui m'ont donné des astuces pour pêcher ce fabuleux poisson. La technique est assez particulière. Je suis loin de la maitriser mais je commence à comprendre bien des choses. Je valide tout cela. Je vous ferai un petit topo la dessus.

Je ne regrette pas toutes les heures passées sur l'eau à la recherche de ce magnifique poisson. Mes prochains défis seront de trouver des émissoles et des dorades royales.

Les leurres du jour :

Une mention spéciale 
              - Madaï Hart shirmp en 75 gr toutes couleurs confondues.
              - Madaï Hayabusa free slide doré 56 gr.
Le Candy Shirmp de chez Fiiish en orange.
Le Wasabi de chez Hart couleur orange et vert en 80 gr et 120 gr.

Vous trouvrez ces artiches chez Valentin (Ac'scion pêche).

Matériel Utilisé :

Canne :
      - Smith Dragonbait 72H                                   2,18 m              Puissance 7-40 g
      - Rod House 706 IM Blank North Fork           2,20 m              Puissance 10-40 g
      - Grauvel Tecklon Royal 702                           2.10 m              Puissance 8-30 gr
Moulinet ;
      - Shimano Stradic 4000 Ci4 FBXG
      - Shimano Exage 4000
Tresse : Power Pro 9 kg rouge
Fluoro carbone 28 centième
Bateau : 3D Tender 550 Patrol
Combiné : Mc technologie Lowrance ELITE 9 TI,

mercredi 4 janvier 2017

Les lieus jaunes de la fin d'année 2016

⥹Les conditions anticycloniques exceptionnelles vont me pousser à faire un tour sur l'eau en cette fin décembre 2016. Toutes les conditions sont réunies pour faire la dernière sortie de l'année. Ce coup-ci, c'est vraiment la der. La mer ressemble à un lac, le soleil est bien présent et pas un seul nuage. La seule ombre au tableau, ce sont ces températures bien fraiches le matin.
 
Je décide donc de ne pas partir trop tôt. J'appelle Vincent et Jean-Marie (Mye). On se donne rendez-vous à la maison. La stratégie est simple ; essayer de trouver les lieus jaunes sur les plateaux du semi-large.

C'est un plaisir de naviguer sur une mer aussi plate. J'arrive sur mon premier point. on fait quelques dérives. Nous avons quelques tapes mais les poissons ne mordent pas. Je constate tout de même un peu de vie sur le sondeur. Sur l'ascenseur les poissons suivent mais font demi-tour. Les leurres sont bien à la verticale du bateau et le sondeur me permet de bien suivre nos différentes lignes. Je reste toujours émerveillé avec cette technologie, même si j'ai un combiné d'entrée de gamme. Je n'ose même pas imaginer ce que j'aurai avec un sondeur dernier cri et une dalle plus importante 7 pouces, 9 pouces voir plus avec une sonde de bonne qualité.

Après quelques dérives sur ce point, je décide de me déplacer de 3 ou 400 mètres. Vincent commence à me charrier. Il est venu sur le secteur de Bréhat pour sortir un gros lieu jaune. Il faut dire que malgré ses prospections sur le secteur de Saint Quay Portrieux, il n'a pas encore réussi à prendre un gros lieu jaune. Il faut dire que les courants sont moins forts et la profondeur n'est pas aussi importante que sur nos spots.

Je lui annonce la couleur. Vincent tu vas faire le premier poisson et ce sera à mon tour, par contre Jean-Mye sera à l'épuisette. Je lui montre la surface de l'eau à quelques centaines de mètres du bateau où se forme un petit clapot. Je lui indique que c'est là que se situe le poisson . La dérive se poursuit tranquillement et on approche de l'endroit indiqué. Vincent a une première tape. Sur l'animation suivante, il annonce poisson. Il commence par prendre un gros rush. Il est aux anges. Je fais l'ascenseur et le leurre s'arrête net. Je suis attelé. C'est un doublé. Jean-Mye fait l'ascenseur pour le triplé mais il a juste une tape. Du coup, c'est à lui revient l'honneur de mettre dans les poissons dans l'épuisette. 64 cm pour Vincent et 58 cm pour moi. On voit bien sur la photo, les lieus jaunes ont été pris sûr la zone qui frisotte à l'arrière du bateau. Chercher les remous, vous trouverez peut-être les lieus jaunes.


Les premiers lieus jaunes de la journée

Après les congratulations d'usage, Vincent nous propose de prendre un café et un croissant. Après cet intermède plutôt sympathique, il est temps de remettre le bateau sur la bonne dérive. Vincent et Mye vont faire tour à tour une vieille commune chacun. Par contre plus de lieus jaunes sur les cailloux.

Je change de spot pour aller valider un point que j'ai trouvé depuis peu. Je profite pour m'arrêter prendre une photo de la Horaine. Cet endroit a été le lieu d'un dramatique accident en fin d'année 2016. J'aurai dorénavant, en passant devant cette baise, une pensée à tous ces marins professionnels qui vont braver les intempéries pour gagner leur vie.
 


La Horaine dans le nord-est de Bréhat
 Il fait tout de même faire attention aux cailloux qui sont assez nombreux autour de la Horaine. C'est parti pour un quart d'heure de navigation sur ce plan d'eau lisse. Que dire de ce soleil qui nous irradie sans le moindre nuage.

J'arrive à bon port. Je place le bateau sur la dérive. L'absence de vent me fait dérive à coté de mon point GPS. Jean-Mye a des touches mais rien de concret. Il fait l'ascenseur plusieurs fois d'affiler. Enfin, à la descente son leurre se fait arrêter net avant d'avoir touché le fond. Gros ferrage, c'est pendu. Et c'est parti pour un tour. La canne bien cintrée. Le moulinet  envoie du son.

Jean-Mye en pleine concentration
Après quelques rushs bien appuyés, le poisson arrive à la surface. Je suis à l'épuisette. Au moment où je la baisse le poisson fait un dernier piqué. Le fil s'est emmêlé dans l'épuisette et on a failli le perdre. J'arrive à le mettre au sec.

Steak pour Jean-Marie


C'est un beau lieu jaune de 72 cm, on peut le classer dans la catégorie des steaks.

Le sourire du pêcheur, heureux de sa prise.

Je suis content, chacun a fait un beau poisson. On refait quelques dérives sur ce spot mais on a bien quelques tapes mais les poissons décrochent rapidement. Ce doit être des petits lieus jaunes.

C'est l'étale de marée basse. On va arrêter de pêcher pour casser la croûte. Je n'ai pas vu la matinée passée. Du pain de la charcuterie et une bière feront notre bonheur. Et comme toujours on refait la partie de pêche du matin.

Je connais un spot de début de marée montante ou les poissons peuvent être de belle taille. En plus il n'est pas très loin. Le courant n'a pas encore complètement tourné. Les dérives ne me font pas passer au bon endroit. En revanche, le sondeur m'indique une grosse activité sous le bateau. Nous avons tous des tapes mais rien au bout de l'hameçon. Vincent va tout de même prendre un modeste lieu jaune de 40 cm.

Je replace la dérive et c'est au tour de Jean-Marie d'en faire un de 44 cm.

En fin de dérive, Vincent se fait atteler par un très gros poisson. La canne est pliée en deux. Il part dans un gros rush qui n'en finit pas. Au vu des coups de tête, c'est du lourd. Puis tout à coup, on entend comme un coup de fouet. Il vient de casser. Vincent est dépité. Mais que s'est-il passé? l'explication est simple. Vincent a mis son doigt sur la bobine. Grave erreur, le lieu jaune est un poisson très puissant surtout dans ses premiers rushs. Il faut le laisser s'épuiser. Bien sur cela ne s'applique pas lorsqu'on pêche sur les épaves, il vaut mieux prendre une tresse et un fluoro plus gros. En tout cas, il aura eu au bout du fil un gros poisson. Les sensations sont là et ce n'est que partie remise.

On refait la dérive. Le courant monte en intensité. Je ne vais pas pouvoir y rester trop longtemps. C'est de nouveau Vincent qui fait un poisson. Là encore c'est un gros poisson. Au même moment Jean-Marie fait aussi un poisson. Vincent a du mal à brider le poisson pendant que Jean-Marie annonce que c'est petit. Vincent a une minute d'inattention et le poisson décroche. Jean-Marie fait une toute petite vieille. Encore un joli poisson de décroché pour Vincent. Un peu de mou dans la ligne et ça ne pardonne pas. Je vous dis pas comment il s'est fait charrier le pauvre. Il a pris cher.

On voit au large la brume qui commence à tomber. Les températures baissent d'un coup. Je me dis qu'il est temps de revenir à la maison.

retour dans l'estuaire
Conclusion

Encore un moment de partage entre passionnés. De la bonne humeur, une météo fantastique, de beaux poissons même s'ils ont été difficiles à trouver, voila la définition d'une bonne partie de pêche.

 La température de l'eau ayant bien baissé, les beaux lieus jaunes arrivent à la côte.

Les leurres du jour

Vincent a parié sur les leurres de chez Fiiish (Black Minnow et Crazy), Jean-Marie et moi sur les leurres Sakura (Magic Eel). Je n'ai pas testé la pochette de leurre que j'ai gagné chez mon détaillant habituel (Ac'scion pêche). 

lundi 5 décembre 2016

Les lieus jaunes des pieds gelés

Profitant d'une journée de congé, j'invite Jean-Mye un copain du fiston. Les prévision météo sont bonnes, hormis peut-être un détail le froid polaire sur la Bretagne. Je me lève de bonne heure pour préparer le bateau. À peine j'ai mis le nez dehors que je me rends compte qu'il va falloir s'habiller chaudement. Il fait -3 degrés. Ça faisait bien longtemps qu'on n'avait pas eu des températures aussi froides sur Paimpol. Dany mon petit frère va nous accompagner.
 
On part vers 10 heures sous un grand soleil. D'ailleurs, la température à bien augmenté, il fait maintenant 2 degrés. Le bateau est à l'eau et c'est parti pour rechercher les lieus jaunes sur les plateaux du semi-large. Finalement, il ne fait pas aussi froid que je l'aurai imaginé. 
 
Ce matin je suis en panne d'inspiration. Je vais aller faire de la prospection. Je cherche les têtes de roches un peu plus au large que d'habitude. c'est donc sur une mer d'huile qu'on part à 20 nœuds de moyenne. Le flot est avec nous.
 
J'arrive sur le plateau rocheux du semi-large et on se met en action de pêche. Pas de détection au sondeur mais j'insiste tout de même pendant plus d'une heure sans le moindre résultat. Pas une seule tape, on arrive juste à perdre quelques leurres. On fait une pause-café agrémenté de pains au chocolat (merci Jean-Mye). 
 
Je change radicalement d'endroit. Pour aller sur une zone de confort. Sur la troisième dérive je fais le premier poisson de la journée. C'est un petit lieu jaune. Il a au moins le mérite de remotiver l'équipage.
 
Lieu jaune de 49 cm
 
Je voudrais bien trouver un peu plus gros. On fait plusieurs autres spots mais on ne prend que des vieilles. Certes, c'est un poisson combatif mais on recherche les gros lieus jaunes.

Jean-Mye prend une belle vieille qui lui mit la misère sur son black minnows 160. A ces couguars !!!!

Leurre coupé net
 
 
C'est l'heure du casse-croûte.
 
C'est le moment de s'occuper de la stratégie. Que faire, ou aller, sachant qu'il ne reste plus beaucoup de temps. C'est à ce moment précis qu'il faut faire travailler ses méninges.
 
Je décide de continuer la prospection. J'ai repéré un caillou sur la carte non loin de notre position. C'est parti.
 
C'est bientôt l'heure de l'étale. Je positionne le bateau de manière à ne pas passer en plein milieu de la patate. À peine a-t-on mis les leurres à l'eau que j'ai déjà les premières tapes. Le nouveau spot a l'air prometteur. Deux ou trois fois je ferre dans le vide. La technique de l'ascenseur ne fonctionne pas. Je décide de faire une animation minimaliste 40 à 50 cm au-dessus du fond. Une petite tirée, je sens un toc et gros ferrage, pendu ... Gros combat avec la canne bien cintrée et le moulinet qui chante. Jean-mye est à l'épuisette. C'est un beau poisson.

lunker de la journée avec 71 cm

On fait la photo et je me replace tout en expliquant la manière de faire à mes deux coéquipiers. C'est au tour de Dany de faire un beau poisson. On voit sur la photo qu'il venait de se faire arracher un morceau de sa queue. Ça ne devait pas être son jour.

Lieu jaune de 67 cm
On a trouvé le spot et la technique. Bien sûr j'ai noté le point sur mon GPS.

Je me replace. Bien qu'on ne voie aucune détection sur le sondeur, ils sont bien la. C'est au tour de Jean-Mye de faire son lieu jaune. Malheureusement, je n'ai pas pris la photo.

Sur la dérive suivante, je suis attelé de nouveau. Alors là, c'est du lourd. La canne est complètement dans l'eau. Le moulinet chante. Il est bien plus lourd et costaud que le précédent. Je serre un peu le frein du moulinet et ..... je casse. Je suis dégouté. J'ai fait une erreur de débutant. À vouloir pécher fin, tresse en 10 centièmes et fluoro de 30 centièmes, on finit par casser. J'ai tout de même pris un pied total pendant ce combat.

Les dérives suivantes ne donnent rien. C'est l'étale. Les poissons ne sont plus du tout actifs. Le soleil est bien bas dans le ciel. Le froid commence à se faire ressentir.  Le vent d'est forci un peu à la renverse. Je décide de me rapprocher de la côte. En chemin, je passe devant un spot qui m'a souvent souri. Je ne peux pas le pêcher plus d'une demi-heure. Et là, on est pile au bon moment.

Je m'applique à bien positionner le bateau. Jean-Mye a une attaque mais sans suite. Au même moment j'ai également une attaque. Je commence l'ascenseur. Après trois ou quatre tours de manivelle, j'ai une grosse tape. Je ferre immédiatement. Le poisson est bien accroché.

Lieu jaune 58 cm
 
 Le froid pique de plus en plus. J'abrège la partie de pêche et on rentre tranquillement à la cale.

J'ai acheté un tour de cou en microfibres de la marque Morf chez Ac'scion pêche. Je vous le recommande tout particulièrement pour lutter contre le froid. Du coup j'en ai pris un pour mon épouse qui fait du kayak. C'est bientôt Noël et ça peut faire un cadeau pratique et sympa.


 

Conclusion

C'est toujours un plaisir de se retrouver sur l'eau même par ses températures un peu fraiches. Quelques beaux poissons mais rien d'exceptionnel non plus. Un nouveau spot qui s'annonce prometteur.

J'ai encore mis à mal l'adage qui dit "Vent d'est rien ne pêche". Il est très difficile de se mettre à l'abri des vents d'est. Ceux-ci sont souvent accompagnés d'une houle qui empêche les marins de sortir. Pour ma part, je pêche très mal avec des vents de sud alors que d'autres les adore. Il n'y a pas de vérité mais chacun a sa vérité !!

Les leurres du jour

On a cassé toute la journée. Dans ces conditions, c'est difficile de donner un vainqueur. Le Bôle Shad 180 et le Magic Ell 160 sur des couleurs marron ont fait le boulot.

J'espère que l'on aura encore quelques créneaux météo avant la fin de l'année.
 

mardi 11 octobre 2016

Bar à la côte avec Damien guide pêche

Vendredi Damien me propose de faire le match retour sur son bateau. Nous serons quatre, Dom, le fiston, Damien et moi sur le Dervinis. Dam a prévu de faire la matinée. Départ à 7h00 du port de Lézardrieux. Ça  pique mais je suis impatient d'apprendre cette technique par un vrai professionnel.

Le bateau est prêt, le moteur chauffe tranquillement. Il ne reste plus qu'à partir. L'avantage de cette pêche c'est qu'on est vite arrivé sur la zone. Sachant que Damien est un bon pêcheur, on se retrouve assez vite suivi par un autre bateau. Ce doit être la rançon du succès.

La première dérive ne donne rien. c'est marée basse et il n'a pas assez d'eau sur les parcs. Dom pêche avec un leurre du surface, Dam, Vincent et moi sommes aux leurres souples. On se déplace de quelques centaines de mètres. Le fiston est attelé. C'est un bar. Au vu des premiers rushs et de la courbure de la canne il s'agit d'un beau poisson. Il part un coup à gauche, fait demi-tour pour partir sur la droite. Vincent le travaille canne haute pour brider le poisson et éviter de casser sur sa tresse sur les tables. Je vois une grosse gerbe d'eau lorsque le poisson remonte à la surface. Je vois bien les gros coups de tête. Encore quelques départs et le poisson est mis dans l'épuisette. Dam met le poisson dans le vivier afin de pas faire fuir les autres. Avoir un vivier permanent dans le bateau est un avantage. De plus il y a une circulation d'eau continue. Cela favorise le bien être du poisson qui peut récupérer de son combat tranquillement. Je suis d'ailleurs surpris de les voir se calmer très rapidement. 

Le jour se lève à peine et premier bar de la journée

Le fiston a énormément progressé ces derniers mois sur cette pêche tout en finess. Je pense que la Salitica y est pour beaucoup. Il a engrangé beaucoup d'expérience sur ces deux jours de compétition. Il a cette faculté de savoir écouter et de se remettre en question à chaque partie de pêche.

Lever de soleil
Dan se déplace de quelques centaines de mètres pour tenter de nouvelles dérives. Bien sur c'est sa connaissance du terrain et ses années de pratique  qui font toute la différence. Après quelques lancés, les premières touches arrivent. Le courant commence à pousser un peu plus. Dam anime un peu plus vite et bingo un petit bar. C'est au tour de Dom de faire deux petits bars coup sur coup.

Leurre Jinza Xingu 10,5 couleur BB

A force de persévérance, je finis par faire mon premier bar de la journée.

Pas énorme mais il fait plaisir.

Dam replace les dérives faisant des sauts de puce pour suivre les poissons.

Vitesse lente lors du replacement

Un doublé pour le fiston et Dam. Je fais une petite vieille qui m'aura donné du fil à retordre. La bonne nouvelle c'est que le leurre à résister à sa mâchoire puissante.

Ils sont pas heureux ces deux la.

L'eau a maintenant bien monté. Les bars sont relâchés et repartent en pleine forme. J'espère les revoir dans quelques années

Dam nous envoie dans les iles de l'archipel de Bréhat. Sa connaissance approfondie de la zone nous permet de slalomer entre la multitude de cailloux. Dans ces conditions, le sondeur n'est pas d'une grande utilité. Je peux vous dire qu'il faut parfaitement connaitre le secteur pour s'y aventurer.


Dam repère un joli courant qui s'accélère auprès d'un caillou. Il place le bateau parfaitement pour pouvoir le longer. Il nous explique où lancer le leurre pour optimiser nos chances de trouver le poisson. A ce jeu, c'est le fiston qui lance parfaitement le leurre. Quelques animations et Fish on. La canne est pliée en deux, le moulinet chante le sourire du fiston s'agrandit. Le bar s'appuie sur le courant. Il n'est pas décidé à se rendre sans combattre pour notre plus grand plaisir.

Bar de 55 cm

Le courant que l'on peut voir sur la photo ci-dessus nous amène sur un autre poste. Il s'agit d'une configuration un peu similaire. Damien voit le courant s'accélérer et dit à Dom de lancer sur la ressurgence. Le lancé est parfait. A peine deux à trois secondes et Dom se fait démonter la canne. Ca c'est du gros pépère. Damien est aux petits soins. Il lui donne tous les conseils en temps réel. Garde le fils tendu, lève ta canne et reprends le fil en la descendant.

Canne bien cintrée
Dom écoute bien les conseils e les met en pratique. Le poisson commence à fatiguer. Il fait encore un gros rush. Après quelques minutes le bar est mis au sec. Dom fait le plus gros poisson de la journée.

Ca ne se voit pas mais Dom est au ange.

Après cette prise on refait un saut de puce pour trouver à nouveau des zones de courant. Sur mon premier lancé, je laisse le leurre descendre puis ban une cartouche. Je n'ai pas le temps de ferrer. Après trois ou quatre coups de tête, il se décroche. Je suis dégouté. Il va falloir que je sois plus attentif à la touche.

Dam change radicalement de coin. Il nous emmène sur les parcs. Pas d'activité sur la zone, il décide de se déplacer. Dom fait rapidement un bar non maillé. Puis c'est au tour de Dam de faire à peu près le même.

L'horloge tourne. On doit rentrer. Sur le retour je lui montre un spot à seiche. Les turluttes sont mises à l'eau. A ce jeu c'est le fiston qui fait une énorme seiche de plus d'un kilo.

On rentre au port tranquillement.

Conclusion :

J'ai passé une journée au top. On a fait des poissons un peu partout. J'ai beaucoup appris lors de cette journée. Comment aborder les spots, quel grammage mettre en fonction du courant et de la dérive, où se trouve le poisson, comment animer son leurre. On peut lire les magazines, se faire expliquer la technique, mais rien ne remplace une session didactique sur l'eau. Une demi-journée de pur bonheur.

J'ai également compris que les poissons passent de poste en poste à la recherche de nourriture. Il ne faut pas hésiter à se déplacer en même temps que les poissons. C'est là toute la difficulté de cette pêche. Dans un premier temps, ou sont-ils et ensuite ou vont-ils.

Les leurres du jour :

Le Black Minnow 120 de chez Fiiish pour Dom, les Xingu 10.5 cm de chez Jinza pour Dam et moi et les one up slug 4" de chez Sawamura pour le fiston.



mardi 4 octobre 2016

Des bars et des Dauphins

Mercredi j'invite Damien Février, Alias Mimin's Barrel sur les réseaux sociaux, excellent guide de pêche de surcroit. La journée s'annonce formidable. Des coefficients de marées au top, du soleil et pas de vent. Tous les ingrédients pour passer une bonne journée.

La stratégie du jour, c'est de faire la fin de montante au bord et d'aller faire la descendante au petit large. Etant bien entendu que c'est le bar qu'on va cibler. Rendez à la cale vers 10 heures. Il ne nous faut pas trop de temps pour  se rendre sur zone. Le courant est faible. Je vais donc rechercher un spot ou le courant accélère entre deux cailloux. J'aime bien ce genre de spot. Les bars aiment bien se poster sur ces lieux.

Après quelques dérives, c'est Dam qui fait mouche. J'adore le voir prendre du poisson. Il vit son combat avec le poisson. Je n'ai pas la canne mais il nous transmet ses sensations. Dam vit son métier et sa passion à 200%.

Bar sur canne Grauvell light

Les dérives s'enchainent et les bars également. tout le monde touche du poisson. Ils ne sont pas très gros. Le fait de les prendre dans trois mètres d'eau sur des cannes lights procurent de bonnes sensations.

Il est temps de les laisser un peu tranquille. Je leur propose d'aller faire un tour au semi-large afin de trouver des bars un peu plus gros. On va faire le début de la descendante sur des points que j'ai déjà marqué.

Après quelques dérives et pas une seule détection, on change d'endroit. Sur le chemin Dam voit une chasse de fou de bassans. On en dénombre plus d'une centaine. Il faut dire que Dam a des yeux de lynxs. Il a réussi à voir cette chasse qui est à 2 miles nautiques de bateau. On se dirige bien sur vers la chasse qui fait rage.

Chasse de dauphins

Les dauphins encerclant le banc de poisson et le fou prêt à plonger

A peine arrivé, les leurres sont à l'eau. Et là, on voit les dauphins qui chassent. Il y en a des dizaines. Je m'approche un peu. Ils viennent tous vers le bateau. Le spectacle est magique. ils sont tout près du bateau dans la vague d'étrave. Visiblement ils prennent plaisir. J'ai même cette impression qu'ils jouent.




On est resté plus d'une heure avec eux.

Après cet intermède, il est temps de casser la croûte. Dam a sorti le jambon du pays basque. Un pur bonheur !!

Le soleil est bien haut dans le ciel et il fait très chaud. On tombe les blousons et les polaires.

Je tente de trouver au petit large des bars un peu plus gros que ceux de la côte. Aucune activité sur les spots habituels. A croire qu'ils ont déserté les zones. Il faut dire que l'eau est plutôt chaude même au large. Nous décidons donc de revenir à la côte pour faire la fin de la descendante.

Un peu de route, mais sous ce soleil tout va bien. On se retrouve sur une zone où on trouve des parcs, des cailloux des algues. Un paradis pour les bars.

Il faut juste bien faire attention de ne pas abimer le bateau.

Terrain de jeux

C'est Vincent qui ouvre les hostilités avec un bar maillé

Juste maillé reparti grandir

Puis Dam fait également le sien.

Bar bien maillé également

On va en faire encore quelques-uns non-maillé. Le niveau de l'eau est trop bas sur cette zone. Je décide de rentrer tranquillement à la maison.

On prévoit le match retour sur le bateau à Damien vendredi matin.

Conclusion :

Une vingtaine de bars allant de 20 à 60 cm. Je commence à comprendre de mieux en mieux qu'il n'y a pas une technique mais bien plusieurs. Vincent est plutôt à gratter lentement, Dam lui pratique la volée rapide. Quant à moi mes meilleurs résultats sont à la volée lente. J'ai essayé la traction lente mais je n'ai pas pris un seul poisson, à refaire dans d'autre conditions.

A chacun de trouver la technique, Celle où on est le plus à l'aise (Breizh) !!

Le leurre du jour :

Sans contestation possible le Xingu 10.5 couleur BB avec des têtes plombées de 10 à 21 gr.

lundi 3 octobre 2016

Bars et marée dans la même journée

J'ai du retard dans mes comptes rendus. Premier retour  sur une semaine de vacances avec le fiston.
 
Pas de grande marée le week-end alors je fais une session rattrape avec le fiston le lundi. Avant de se rendre sur une des nombreuses iles que compte l'archipel de Bréhat, on va faire une partie de la descendante en finess sur les parcs.
 
La matinée sera principalement de la prospection. Je débute dans cette pêche. Je ne connais pas encore les bons coins. Il faut passer du temps pour affiner la technique et trouver les poissons. C'est aussi l'occasion d'avoir de bonne surprise ou pas !!
 
Après quelques lancés, Vincent fait le premier bar. Un barset est venu succombé au One Up slug 5" sur tête plombée de 10 gr.

Une riflette

On prospecte encore et encore sans résultat. Il est l'heure de casser la croute avant d'enchainer une partie de pêche à pied. Je vais, tout comme mon père l'a fait avec moi, lui faire voir la technique pour pêcher les praires et les palourdes. J'en profite également pour lui expliquer ou les chercher en fonction du terrain. C'est le quatrième jour de marée, il ne faut pas s'attendre à une pêche miraculeuse. Nous ferons tout de même quelques douzaines de praires.


Début prometteur pour le fiston


Praires de l'archipel de Bréhat

Après avoir arpenté l'ile de long en large, la marée commence à remonter. Je mesure les praires et les palourdes avec le pied à coulisse en plastique. C'est l'outil indispensable pour tout pêcher à pied. Il est résistant, peu encombrant et maniable et peu onéreux.

Mon meilleur compagnon de marée
 Il n'est pas tard. Je propose au fiston de faire la montante sur les parcs. Je me dirige vers le spot. Je croise mon beau-frère qui revient également de la marée. Il a fait des praires, des étrilles, des ormeaux  et un homard.
 
On continue notre chemin, impatient de traquer notre cher labrax. Les parcs ne sont pas encore recouverts. Je vais donc aller sur un de mes premiers spots. Le fiston avait fait un de ces premiers bars.  Je place le bateau dans la veine de courant qui se forme au début de la montante. Je sais que les bars aiment bien se poster à cet endroit au tout début du flot.
 
Sur la deuxième dérive, Fish on. Il est bien nerveux. Il s'appuie sur le courant. Je pense que c'est un beau poisson. Au final, il a bien maigri lors du combat :)

Labrax de 47 cm

L'eau a bien monté. Il est temps d'aller faire les parcs. On va faire un festival sur des petits bars. La technique commence à rentrer. Pêcher avec des leurres de quelques grammes procure un vrai plaisir. Au final on va faire une quinzaine de barsets. De nombreux doublés, tout ça dans une superbe ambiance.  Le soleil est bien bas et on rentre crevé mais tellement content d'avoir pu profiter pleinement de la journée.
 
Conclusion :
 
Deux pêches différentes dans la même journée et deux plaisirs différents. Une bonne journée de partage avec le fiston. Au final pas mal de petits bars, ce qui est plutôt bon pour l'avenir.
 
J'ai pu lui transmettre un peu de mon expérience sur la pêche de la praire. Il est plus spécialisé dans la pêche des ormeaux.
 
Le leurre du jour :
 
Sans contestation possible le Xingu de chez Jinza en 10,5 cm couleur BB avec des têtes plombées de 12 et 18 gr. J'avoue que depuis que Damien me les a fait essayer, je les ai adoptés.  



mardi 13 septembre 2016

Lieus, Tacaud Turbo

Toute la famille est réunie en ce début septembre. Il n'en fallait pas moins pour organiser une sortie en famille. Samedi les conditions n'étant pas au rendez-vous, nous sommes allés faire un tour de voilier. Dimanche en revanche, les conditions météo sont au top. On va prendre le bateau à Christophe et le mien. On se retrouve tous à la maison. La cale de mise à l'eau est déjà bien encombrée.

Je vois Philippe, un membre de l'association Fish à l'affiche. C'est le spécialiste, pour ne pas dire le sorcier (tellement son savoir est immense), de la pêche des homards à pied. Cela fait 35 ans qu'il la pratique, c'est pour dire !! On reste un peu discuter sur la cale. Je peux admirer son Bombard qu'il vient d'acquérir.


Les bateaux sont mis à l'eau. Le fiston et la pêcheuse de fiston à bord du 3D tender 550, Damien et Christophe sur le Pro 470. C'est parti pour une bonne demi-heure de route. 
 
La mer ressemble à lac. Pas une seule ride sur l'eau. C'est la morte-eau. En règle générale,  j'apprécie les petits coefficients mais là, ils sont extrêmement bas 31.

Je me place sur un plateau que j'ai du mal à pêcher lorsque les coefficients sont trop forts. On peux y dériver à plus de 4 nœuds. Du coup, j'y ai marqué quelques points sur le GPS. Je place la dérive. Ce sera Black Minnow Kaki 160 pour Marie, Magic Eel 220 pour Vincent et moi. Il ne faut pas attendre longtemps. C'est Marie qui fait le premier lieu jaune. Ce n'est pas qu'une pêcheuse de fiston mais belle est bien une pêcheuse tout court.

Marie tout sourire
 
 Sur la dérive suivante c'est le fiston qui en découd avec un autre lieu jaune. Celui-là, il est hyper combatif. Il faut dire qu'avec sa canne 5-15 gr UL, il a pris du plaisir.

Vincent tient un beau lingot doré.
 
 Christophe et Damien ne sont pas en reste sur leur bateau.

Un lieu jaune également pour Damien
J'ai assez prélevé sur ce spot. Je me déplace d'un demi-mile pour tenter ma chance sur un autre coin. Encore sur la première dérive, je fais mon premier lieu jaune. Puis c'est au tour du fiston mais le poisson réussi à se décrocher. Incompréhensible, le ferrage dans la règle de l'art, la ligne toujours tendue, tête plombée neuve avec un hameçon bien piquant.. on examine le leurre. On trouve bien des traces sur le haut du leurre.

Le fiston va se faire atteler plusieurs fois d'affiler et toujours le même scénario, le poisson lâche prise. Je fais directement l'ascenseur et la une grosse cartouche. La canne est pliée en deux. Le poisson commence à partir dans un gros rush et claque ça casse. Je suis dégouté. Je relève ma ligne. Mon nœud de raccord fluoro-agrafe n'a pas tenu. Je me suis dépêché pour le faire, ça m'apprendra.

Je réussis à faire un deuxième lieu jaune. Pendant ce temps, Christophe fait un turbo, en grattant le fond.

Premier turbo de la saison
 
 Les poissons ne sont pas très gros, entre 45 et 60 cm.

Comme tout à l'heure, il est temps d'abandonner ce point. Je décide d'aller sur des points un peu plus au large pour essayer de faire de plus gros poissons. J'ai commis une erreur de stratégie. Non seulement on a fait de la route mais on ne fait pas de poisson. Christophe, tire son épingle du jeu, en faisant un très gros tacaud (55 cm).

Marie en profite pour faire une reposette.

On pourrait croire qu'il fait froid mais pas du tout !!

On fait route. Le fiston décide de s'arrêter à la chambre à Bréhat pour vider le poisson. On en profite pour piquer une tête dans l'eau. Les goélands sont de plus en plus effrontés. En effet, l'un d'eux n'a pas hésité à venir chercher sa pitance dans le ventre du poisson.

Un petit self fish
Après cet intermède, on rentre à la cale.

retour cote à cote à 18 nœuds
 J'ai croisé l'Eulalie et son patron Dominique. On a prévu de se faire une sortie pêche un soir. Il ne reste plus qu'à attendre une fenêtre météo.

Eulalie au premier plan et la nébuleuse
 
Conclusion :

Une bien belle journée. Quelques lieus jaunes pour agrémenter notre table. Christophe a sorti une dizaine de poissons, du lieu jaune, de la vieille, du tacaud et un turbo.

J'ai fait le mauvais choix en allant au large. Je sais pourtant que les lieus jaunes s'éparpillent autours des cailloux lorsque le courant est faible. Je suis resté les chercher sur mes points habituels. Je note ces informations dans ma mémoire pour ne pas faire deux fois la même erreur.

Le leurre du jour :

Difficile à dire tant la  journée a été difficile. Le fiston a mis un jig (jugulo casting), les prises se sont multipliés.