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vendredi 15 mars 2019

Une marée avec Maitre Bleu à la recherche des homards


Le premier à pied, on s'en rappelle toujours



Philippe alias Maître bleu m’envoie un message pour m’inviter ç une partie de pêche à pied à la recherche de l’or bleu, le homard. Je suis comme un enfant qui attend noël pour avoir ses cadeaux. On se rejoint dans son jardin au pied du sillon. La vue est juste fantastique. Il a fallu gratter le parebrise ce matin mais dorénavant c’est grand soleil. Je suis parti de bien en avance pour ne pas être en retard. Du coup je prends quelques photos de ce fabuleux paysage. 

Le terrain de jeu commence à se découvrir


Philippe m’accueille avec un café et un pain au chocolat. Après ce petit intermède, on est parti. Il me confie deux cannes en bois armées d’un gros hameçon, une petite d’environ 1,20 m et une grande d’environ 2,30.

Avant de nous lancer, Philippe me décrit le parcours que nous allons effectuer. D’ailleurs les cailloux sont encore immergés. Il est maintenant temps de partir, la marée n’attend pas. On passe à côté du sillon. Il a les marques des tempêtes qui sont passés l’autonome. Il a une grosse brèche qui l’a coupé en deux. Philippe m’explique que les gros blocs de caillou censé le protéger ont modifié les courants affaiblissant le sillon. On continu et le parcours commence à devenir un peu plus caillouteux. Philippe reste le plus possible dans les petits chenaux qui descendent vers la mer. Un groupe de pêcheur est devant nous armé également de perches en bois.


Pour tout dire je ne profite pas du paysage, mes yeux regardent le sol sans arrêt pour ne pas glisser ou tomber. Dès que le terrain devient accidenté, j’ai l’impression que Philippe vole sur les obstacles. En bon guide, Il s’arrête de temps en temps pour m’attendre. Je vois qu’il aime cet estran. Il est intarissable. Il connait parfaitement la faune et la la flore. Après une longue marche nous arrivons sur les premiers spots. Patiemment, il m’explique comment faire. Il faut que le bâton soit le prolongement de la main. Il sert principalement au touché. On enfonce le bâton dans la cavité rocheuse. Il faut maintenant la sonder en faisant des mouvements d’aller-retour mais également de gauche à droite. Facile à dire mais extrêmement compliqué à réaliser. Tout est une question de feeling. C’est difficile de faire la différence entre un caillou, une algue, un congre, une étrille ou un homard. Je ne sens rien dans le premier trou. Maitre Bleu repasse pour vérifier si je n’ai pas raté le homard. De plus, il connait tous les trous. A croire qu’il les a scanné et gravé sur son disque dur interne (cerveau). Ce ne serait pas compliqué, s’il n’y en avait qu’un. Mais là, il s’agit de plus de 2000 trous répertoriés et localisés. Le tout sans électronique. Nous allons ainsi de trou en trou. Il me laisse explorer en m’indiquant ou est susceptible de se cacher le précieux. Je sens enfin une différence. Ce n’est pas flagrant. Je pense tout de même que le trou abrite une bestiole. J’essaye de la sortir mais je n’y arrive pas. 

Le Padawan en pleine action

Philippe prend le relai et me confirme qu’il s’agit d’un homard. Il me montre comment faire pour le sortir du trou. Avec sa gaffe, il coince le homard entre sa gaffe et le caillou. Il passe ensuite sa gaffe en dessous du bleu et tourne d’un quart de tour. Il tire doucement mais fermement pour le ramener. Il se décroche. Il recommence plusieurs fois. Il ne faut pas abimer le crustacé. On sent que la technique est bien rôdée. Petit à petit, il le ramène. Je commence à voir une pince. Un dernier effort et le homard est au bord du trou. Il l’attrape d’un geste précis et rapide. 



La marée continue à descendre. Il ne faut pas perdre de temps pour aller explorer d’autre endroit. On continue notre chemin. Philippe a son parcours en tête. On passe de caillou en caillou.
Sous un caillou, je sens quelque chose. Ce n’est pas comme tout à l’heure. Je tente d’expliquer à Philippe mes sensations. Il m’indique que ça ressemble à un congre. Il met sa gaffe et sort le congre du trou en un temps trois mouvements. Je suis impressionné. Il continue à explorer et il m’indique que ce trou est également colonisé par un bleu qu’il sort assez facilement. Malgré tout, il vérifie systématiquement si le trou n’héberge pas deux homards.

Le terrain de jeu devient de plus en plus physique. Je suis dans l’eau parfois jusqu’au bassin. Je manque de me casser la figure plusieurs fois. Je me sers des gaffes pour m’équilibrer.
Au fur et à mesure qu’on avance, maitre bleu enchaine les prises. Sa connaissance m’impressionne de plus en plus. Il s'occupe également de faire le ménage dans les trous surtout lorsqu'ils sont remplis d'algues. Il entretien bien son terrain de jeu. Nous voilà au bas de l’eau et il faut explorer un maximum de caillou. Ils ne seront pas longtemps accessibles. On se réparti les trous. Bien sûr, il m’a donné toutes les explications avant. Je m’applique de mon mieux. Je commence à mettre mon bâton sous le caillou et je vois Philippe qui reviens avec un homard dans chaque main. Il les a faits en moins de 5 minutes chrono en mode « «Warrior ». On continue à explorer. La marée commence à remonter. Philippe a pris le soin de laisser quelques trous à prospecter sur le chemin du retour. L’eau monte assez vite. Il ne faut pas perdre de temps. Il emprunte les petits chenaux pour marcher plus vite sans glisser sur les algues qui recouvrent les cailloux. Il s’arrête dans une petite mare et retourne quelques cailloux. Il ne tarde pas à faire une dizaine d’ormeaux en 10 minutes. Pour ma part, j’en trouve beaucoup mais ils ne font pas la taille. Il y en avait parfois plus de 6 ormeaux sous le même caillou. Le soleil nous a accompagné toute la journée. Heureusement que je me suis habillé léger. On entame la longue route du retour. J’avoue que je commence à fatiguer.

Sur le chemin du retour on fait encore quelques trous. Ceux sont ses spots de mortes eaux. Ils arrivent à trouver des bleus avec de coefficient de marée parfois inférieur à 80.

Le chemin du retour me parait long. J’ai le jardin de Philippe en ligne de mire. Le terrain est un peu moins accidenté ce qui facilite notre progression. Encore un petit effort et nous sommes arrivés.

Nous y voila, on fait la photo d'usage dans le jardin avec les trophées.

L
Le jardin 
En conclusion :

J'ai passé une journée inoubliable. Assurément, Philippe tu m'a fabriqué des souvenirs. Je ne pensais pas que c'était aussi dur de trouver des homards. Il faut de longues années d'expérience pour parvenir à les trouver et à les sortir de leur cachette. La faune et la flore n'ont pas de secret pour toi.

Je suis officiellement un padawan comme aime à le dire Philippe. A la prochaine marée, je vais essayer de mettre en application toutes les astuces que tu m'as montré. Je pense savoir ou aller chercher.

Je te remercie pour ta patiente et ta gentillesse. Je te remercie surtout de m'avoir faire voir tes cachettes mais ne t'inquiète pas je n'y retournerai pas sans toi. 

mardi 10 septembre 2013

Quelques souvenirs de vacances

Les vacances viennent de se terminer et il est temps pour moi de faire ma rentrée. Je n'ai pas publié de post au mois d’août malgré de nombreuses sorties entre la famille et les copains.

De nombreux poissons péchés lors de ces différentes sessions.

Congre de 1m40


Tout d'abord la venue de mon petit cousin Yohann (dit Yoyo), excellent pécheur de bar qui sévit à Saint Nazaire, Pornichet, Le Croisic. Il a été champion de France de lancé surf casting (la valeur du pécheur n'attend pas les années). Nous avons passé un moment sur l'eau et nous avons pris du bar bien sur mais également une raie et un petit requin qui lui a fait bien plaisir tant l'attaque était violente et le combat incertain (Emissole tachetée).
Emissole tachetée

Le sourire de Yoyo 

Raie pour Yoyo et bar pour Rémi

Nous avons confronté nos techniques de pêche. Il laisse traîner ses leurres, plutôt surplombés à mon gout, au raz du fond. Je lui ai fait voir la technique de pêche en traction. Il a réussi à la mettre en pratique sur son terrain de jeu et a fait la différence avec cette technique (il apprend vite). C'est un adepte du surf casting et je sens que je vais aller le voir dans son fief pour une petite session.

Nous avons prospecté le plus clair de notre temps dans l'archipel de Bréhat. Il a été surpris de voir les 400 îles que compte cet archipel et surtout la clarté de l'eau (visibilité de 4 à 5 mètres en permanence).

Copyright : Anthony Pen El
Il a été pu constater que le poisson était actif une bonne partie de la journée avec bien sur des pics le matin et le soir. Le rendez vous est pris et je ne doute pas qu'il revienne passer un autre week end. J'ai adoré partager ces moments de complicité avec ce passionné, que dis-je  ce "fou de pèche".

J'ai fait une session également avec mon filleul (Maxence) et son frère (Mewen). Nous avons pris ce jour la trois bars de plus de 65 cm.


Je suis allé souvent seul pour essayer de trouver des nouveaux postes. Le poisson était bien souvent au rendez vous.

J'ai également mis des casiers qui m'auront rapporté un homard, des tourteaux et des étrilles. Ils ont souvent été relevés par des personnes peu scrupuleuses (j'ai même retrouvé un casier à plus de 100 m de l'endroit  initial).