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lundi 25 septembre 2017

Journée difficile qui fini bien

Le plus gros poisson du jour
 
 
 
Le fiston est en vacances. Du coup j'organise une sortie avec Jean-Mye son copain d'enfance. On part le matin de bonne heure et bien sur de bonne humeur. On a planifié la sortie et je me suis occupé de la stratégie. Le fiston a ciblé en priorité le bar.

On part de la cale proche de la maison. En chemin on croise le bateau des phares et balises situé à Lézardrieux.



Bateau des phares et balises


C'est le début de la descendante. Je vais aller explorer les plateaux du semi-large. Après avoir traqué les labrax pendant deux heures, force est de constater qu'ils ne sont pas là où je les cherche.

J'ai encore vu une belle chasse de fous de bassan avec des thons rouges en dessous. Une belle quantité d'individus. D'ailleurs, je les ai bien vu sur le sondeur. On a juste admiré le spectacle. Je comprends mieux pourquoi je n'ai pas trouvé les bars sur des plateaux qui sont tout de même assez proches. Je ne vois que deux possibilités, soit ils ont fui la zone, soit ils se cachent.

Du coup, changement de stratégie. On retourne au bord pour tenter de les débusquer dans quelques mètres d'eau. On croise un beau vieux gréement.
Vieux gréement sous voile

Après plus d'une heure a balayé le spot, le fiston parvient à faire le premier bar de la matinée. Il vient de changer de leurre pour mettre un Power Tail de chez Fiiish qu'ils ont pris la veille chez Valentin au magasin Ac'scion pêche. Du coup le moral de l'équipe remonte en flèche.


Bar de 48 cm

Jean-Mye lance son leurre. Il passe au-dessus du caillou et tombe juste derrière. Il mouline à fond pour ne pas rester accroché. Dès qu'il l'a passé, il s'écrit poisson. C'est une belle orphie que je surnomme l'espadon breton. Il parvient à la faire décrocher au bord du bateau.
 
Quelques bars de petite taille suivent les leurres mais ils ne sont pas décidés. Il est l'heure de manger. On se place dans l'anse de la corderie à Bréhat un peu à l'abri du vent.


La corderie à Bréhat
On attend patiemment que le courant reprenne. La stratégie va bon train. Que faire ? Choisir les bordures au risque de faire chou blanc comme ce matin. Ou aller chercher les bars un peu plus au large sur des passages bien connus. Je m'arrête pour faire une photo.

Le phare du Paon
 
Je décide de faire le début de la montante au semi-large. Il sera temps de revenir faire les bordures si on ne les trouve pas.
 
Une petite demi-heure de route sur une mer un peu cabossée. Arrivé sur place, le vent de sud contrarie les dérives. On arrive tout de même à faire quatre maquereaux pour les rillettes. J'arrive même à faire deux maquereaux sur le même leurre (Jig).
 
Le vent n'est pas chaud. Du coup, je retourne à la côte. Je vais faire un peu de prospection, cela ne peut pas être pire.
 
On passe sur des leurres un peu plus léger. Je me laisse tenter par un black Minnow de chez Fiish. La pluie de ces derniers jours a rendu l'eau chocolat. Dans ces conditions, les vibrations sont plus importantes que la couleur. Le Black Minnow a cet avantage d'être un leurre qui vibre beaucoup. Le fiston met son nouveau leurre pour tester également les vibrations de sa caudale. Il s'agit du Power Tail de 3,8 cm en 10g de chez Fiiish. Jean-Mye quant à lui prend one-up 4 pouces avec une tête de 18g.
 
J'ai un peu mal à mon bras. Je décide de prospecter en vertical sous le bateau. Le fiston et Jean-Mye sont à la volée. Les premières dérives ne donnent rien. Je passe sur un autre secteur.
 
La dérive se passe bien. le bateau avance lentement à moins d'un nœud. Je vois un peu d'activité au fond et entre deux eaux. Je commence à remonter tout doucement le leurre. Je sens une tape timide. Je continue à moulinet tout doucement. Le leurre se fait stopper net. Gros rush de démarrage. Après autant de frustration tout au long de la journée, je ne bouge pas mon plaisir. D'autant qu'il s'appuie sur le courant pour se défendre. Au bout de quelques minutes, il arrive en surface. Il donne de grands coups de queue. Je me rends compte que c'est un beau labrax. En voyant le bateau, il sonde. Le moulinet est bien réglé et la canne encaisse bien ses coups de tête. Le fiston parvient à l'attraper avec l'épuisette. Je le mesure il fait 64 cm.
Labrax bien ventru

64 cm de pur bonheur

Avec ce joli poisson, la motivation bat son plein. Je repositionne le bateau pour faire la même dérive. Il faut battre le fer quand il est chaud.

Le bateau avance lentement vers le point que je n'ai pas oublié de marquer sur le combiné Lowrance. Je fais le même type d'animation que précédemment. au moment où je passe sur le point, je l'anime lentement et direct, c'est pendu !! Je sens que ce n'est pas aussi lourd que le précédent. Je le ramène au bateau.  C'est un bar de 52 cm.

Les poissons sont actifs. Ils sont nettement décollés du fond. Je replace la dérive. Jean-Mye change son One-Up pour un black Minnow.

Le bateau dérive un peu plus vite. Il passe rapidement sur le point sans succès. Je remonte et je lance derrière le bateau afin de faire repasser mon leurre sur le spot. Je vois également que les poissons sont maintenant entre deux eaux. Je pêche à la volée. A la quatrième ou cinquième animation j'ai une tape. J'anime deux fois sèchement puis je laisse le leurre descendre et une nouvelle fois je suis attelé. Cela ne me semble pas très gros. Quand tout à coup, il part dans un gros rush. Finalement, je revois mon estimation au vu de la violence des coups de tête. Chaque fois que je lui reprends du fils, il sonde. Après quelques minutes je le vois percer la surface. Au même moment le fiston est également attelé. Ca bagarre dur sur sa canne 5-15g. C'est Jean-Mye qui est à l'épuisette.

Bar de 65 cm Bien ventru


Bar de 54 cm



Je me replace. Le vent a forci un peu et le courant commence à diminuer. Moralité, je ne passe pas sur le point. Jean-Mye fait son premier bar de la journée.
 
Les dérives s'enchainent et les bars également. On en fera une petite dizaine sur ce spot. Malgré tout, la fatigue commence à se faire sentir. J'annonce dernière dérive avant de rentrer à la maison. Je clôture la session en faisant un bar de 46 cm.
 
Conclusion
 
Une journée complète en mer nous a épuisé. J'ai cherché les bars un peu partout sans les trouver. Au bord, au petit large (entre 2 et 4 miles des côtes) pour finir par les trouver dans l'estuaire. Journée très difficile. Pourtant, ils sont bien à la côte.
 
A voir les comptes rendus, on peut penser que la pêche c'est facile et qu'il suffit de lancer son leurre pour attraper des poissons. Ne vous y trompez pas, la pêche, c'est passionnant mais compliqué. On a tous des journées ou rien ne se déroule comme on le souhaite. Cette année, j'ai fait quelques belles bredouilles. Cela dit, même sans poisson, la pêche reste un loisir formidable. De toute façon, les meilleurs moments de la pêche sont ceux qui précèdent et ceux qui suivent celle-ci. Avant de partir, on pense à tous les poissons qu'on va faire et au retour on refait cette partie de pêche. Entre les deux, on est dans l'action. La pêche reste pour moi un moment privilégié où je m'évade du quotidien pour m'échapper de tous les tracas du quotidien. Une soupape de sécurité face à tous les soucis, tout du moins pendant ce laps de temps.   
 
Cela dit, j'ai passé un excellent moment avec Jean-Mye et le fiston. Il fallait être patient pour voir quelques écailles argentées. J'ai beaucoup de mal à trouver les poissons lorsqu'il y a des vents de sud. Non pas qu'ils ne mordent pas mais plutôt que je ne sais pas où les trouver. J'ai beaucoup de mal à placer le bateau correctement.
 
Les leurres du jour  

Ce fut une journée où tous les leurres ont été essayés.
 
Le fiston et Jean-Mye ont essayé le Power Tail de chez Fiiish en 10g. Ce leurre qui peut évoluer dans toutes les couches d'eau entre 1 et 10 mètres. Il émet de très fortes vibrations. Il faut tout de même faire bien attention de ne pas le faire trainer sur  le fond au risque de le perdre. Il peut faire la différence les jours ou les poissons sont difficiles. D'ailleurs tous les poissons fait le matin, l'ont été avec ce leurre. Un autre avantage, c'est qu'au moindre rayon de soleil, il envoie des éclats de lumière dans tous les sens. Les poissons peuvent donc le repérer très facilement.
 
 
 
Dans l'estuaire, les leurres souples ont été plus prenants avec une mention particulière pour le Black Minnow et le One-Up. Ces leurres sont tout de même extrêmement fragiles.
 
J'ai acheté un Asturie 130 pour vérifier son efficacité. Je n'ai pas fait un seul poisson avec. Cela ne veut pas dire qu'il ne pêche pas.     
 
Test de l'Astuerie 130 et du Smith en texan

vendredi 8 septembre 2017

Fratrie est réunie pour le coup du soir

Le plus gros poisson de la soirée

Je décide d'aller faire un tour à la pêche après le boulot. Les jours raccourcissent mais je tente un court créneau du soir. Ce soir la fratrie est réunie. La météo n'est pas formidable mais la passion l'emporte sur la raison. Pour autant je ne vais pas prendre de risque. Je décide de rester dans l'estuaire bien à l'abri.

Le bateau est vite mis à l'eau. Il nous que quelques minutes pour arriver sur le lieu de pêche. Le vent est bien présent mais il ne contrarie pas trop les dérives.

La fraterie
 
 
Il n'y a pas trop d'eau sur le premier spot. Je me rends directement sur le deuxième. Après quelques dérives, l'activité n'est pas là. J'insiste un peu sur cette zone. C'est Dany qui a le premier poisson de la soirée. C'est un magnifique rouget grondin.
 
Je me replace en décalant la dérive d'une cinquantaine de mètres. Dany et Blandine emmêlent leur ligne. Du coup je fais quelques lancés, en travers du courant. Je pratique la traction lente en laissant le leurre sur le fond. Soudain, je sens une petite tape dans le leurre. J'hésite entre un poisson et une algue. Il faut dire qu'avec ma nouvelle canne Smith, je ressens tout ce qu'il y a au fond. je décide donc de ramener en linéaire sur quelques mètres. Au troisième tour de moulinet, le leurre est aspiré par un poisson. Je ferre et c'est pendu. Gros départ !!! je jette un coup d'œil vite fait au sondeur, j'ai juste 6 mètres d'eau. Je vois également des poissons en activité. Pendant ce temps le poisson est bien énervé.  Je me contente juste de le brider canne haute. La canne (Dragonbait 7-40 de chez Smith) a une réserve de puissance phénoménale et le frein du Stradic est bien réglé. Je ne suis pas inquiet. Dany est à l'épuisette. On commence à voir le poisson malgré la couleur chocolat de l'eau. Pas de doute c'est un joli bar. Il continue à me faire des rushs. Il commence à fatiguer. J'en profite pour le ramener au bateau.


Bar de 66 cm

Après la photo, je profite de la fonction trackback de mon sondeur Lowrance Elite 9 TI. Je fais défiler l'historique. Je trouve le banc de bars en activité. Je profite pour marquer ce point. J'adore cette fonctionnalité qui n'existait pas sur mon précédent sondeur.
 
Je replace le bateau. Je sais par expérience que cette frénésie ne va pas durer longtemps. Je scrute le sondeur. Je vois très nettement les poissons en chasse sur une boule de fourrage. J'ai une attaque mais il lâche l'affaire. C'est Dany qui annonce poisson. En ferrant le poisson, il a failli se casser la figure par-dessus bord. Il n'en fallait pas moins pour déclencher un fou rire sur le bateau. Blandine prend l'épuisette. Ce n'est pas le plus gros des bars mais il a le sourire jusqu'aux oreilles. Il m'explique qu'il a senti un petit toc. Il a décidé de remonter sa ligne, c'est à ce moment que le bar a mordu.


Bar de 40 cm

Blandine remonte son leurre. Il est bien déchiré. Elle n'a pas senti la touche visiblement. Les dérives suivantes ne donnent rien.
 
Les températures continuent de descendre. Je décide donc de rentrer à la maison.
 
Conclusion
 
C'est la première fois que la fratrie était réunie pour une partie de pêche.
 
Les leurres du jour
 
Je reste fidèle au Jinza avec une tête plombée de 15 grammes (8 à 10 mètres d'eau).
 
Un One Up gris clair pour Dany avec une tête de 20 grammes.
 
Blandine a pris un Crazy Sand Eel taille 3 avec une tête plombée de 20 grammes.

mardi 29 août 2017

Pêche des lieus jaunes aux leurres de surface sur le plateau des Roches Douvres

Le plus gros poisson de la journée

Valentin du magasin Ac'scion pêche et Alexis de la boutique en ligne Tootaz m'invitent à participer à une partie de pêche sur le mythique site des Roches Douvres. C'est Franck Choron guide de pêche qui va nous guider pour cette journée. Je vous invite à parcourir son site internet

Fabien, bloggeur et Pro staff Delalande bien connu dans le milieu de la pêche nous accompagne. Vous trouverez son compte rendu en cliquant sur le lien.

Le phare des Roches Douvres à mi-chemin entre Paimpol (30 kms) et les iles Anglo-normandes (40 kms). C'est le dernier phare construit sur les côtes françaises. C'est également le plus spacieux mais c'est surtout le phare européen le plus éloigné de la côte. 
Il s'élève à plus de 64 mètres de haut. Il porte à 24 miles. Il vient récemment d'être inscrit au patrimoine des monuments historiques (31 décembre 2015).

Ce chantier de construction a duré 7 ans  (1947-1954). 11 000 tonnes de matériel ont été acheminées et plus d'une centaine d'ouvriers ont participé à sa construction. Le phare a été automatisé en 2000.

J'ai la chance de connaitre deux anciens gardiens. Yvon y a passé pas loin d'un an alors qu'il venait d'avoir tout juste 18 ans. Il m'a raconté bon nombre d'anecdotes. Il y a même appris à faire des bateaux dans des bouteilles. Il faut dire qu'il a eu beaucoup de temps libre qu'il a fallu occuper. C'est un passionné de chasse sous-marine et il y a fait quelques jolis homards et des bars énormes. Je n'oublie pas non plus Auguste qui a passé plus de vingt ans sur ce phare avec des relèves tous les 20 jours. Il est intarissable lorsqu'il raconte ses aventures sur ce phare.

Je suis passé en voilier en prenant soin de ne pas trop m'approcher. En revanche, je n'y ai jamais pêché. 

Autant vous dire que la semaine précédant cet événement, j'étais excité à l'idée d'y aller. D'ailleurs je n'étais pas le seul à être impatient.

Le rendez-vous est donné pour 4h du matin sur le port de Lézardrieux. Le réveil n'a pas eu le temps de sonner que je suis déjà debout. Je suis chargé de préparer le café et les gâteaux.

Franck arrive au port. Il commence sa routine. Débarquement des bidons d'essence, préparation du matériel et surtout musique pour la bonne humeur. La nuit est étoilée, pas un nuage et surtout pas du tout de vent. La traversée va être sympathique. Fabien et Alexis nous rejoignent au port. On commence à se chambrer et à rigoler. C'est parti pour une heure de route. Franck n'utilise pas son GPS pour aller sur la zone. La lumière du GPS est trop forte même en la réglant sur la position nuit. Il préfère piloter à vue en suivant les feux de nuit. On voit bien mieux ainsi les dangers qui se trouvent sur l'eau. De plus les yeux s'habituent bien à la nuit. Une fois quitter le chenal du Trieux, on aperçoit le feu des Roches Douvres, bien qu'il soit à 20 miles nautiques de notre position.

Le bateau est hyper confortable avec ses sièges jockeys. Ils sont même munis d'amortisseurs pour notre plus grand confort. La route se fait au rythme de la radio. Franck allume le sondeur au pied de ce majestueux phare.

Le phare des Roches Douvres


Le phare en mer le plus éloigné mais aussi le plus confortable
 
Je suis étonné de voir que les fonds varient de 5 à 15 mètres. Le bateau est positionné. Nous montons des leurres de surface. J'ai opté pour l'asturie 130. Franck précise qu'il faut des leurres sans bavette. C'est parti. J'avoue que faire des lieus jaunes au leurre de surface me laisse dubitatif mais je ne mets pas un seul instant la parole de Franck. Le bateau dérive tout doucement. Le coefficient de marée est franchement bas (38). Après une vingtaine de lancer, je vois le leurre de Franck se faire attaquer. Le lieu jaune a fait une chandelle de près d'un mètre hors de l'eau. Il arrête son animation et laisse le leurre se faire balloter par le petit clapot. Une deuxième grosse attaque et c'est pendu. La canne est complètement cintrée. Franck bride le poisson avant qu'il ne réussisse à regagner le fond. Alexis prend l'épuisette et parvient à le mettre au sec. C'est l'euphorie dans le bateau. Je n'y croyais pas mais il faut avouer que Franck a raison. Cela tombe bien c'est notre guide pour la journée. Je suis à la lettre les conseils de Franck. Animation très rapide canne haute en faisant des pauses toutes les 3 à 4 secondes. J'entends Alexis à l'autre bout du bateau s'écrier poisson. Pendant ce temps j'ai également une attaque mais le lieu n'a pas réussi à le prendre. Je viens de me réconcilier avec les leurres durs.

L'objectif d'Alexis est atteint. Il voulait absolument prendre un lieu au leurre de surface. Quand on sait que le lieu quitte rarement le fond, c'est un véritable exploit. Le jour se lève petit à petit. On assiste à un joli lever de soleil. Je m'arrête de pêcher quelques instants pour admirer la vue. On arrive à voir les lumières de Jersey au loin.

Il devient dangereux de pêcher sur cette zone. Franck se déplace pour aller taquiner les lieus et les bars aux leurres souples dans une dizaine de mètres d'eau. Franck nous dit de pêcher à la volée. Je mets un Nitro shad 120 bleu avec une tête de 30 grammes. Après quelques lancés, je fais un petit lieu jaune. Au même moment Alexis est également pendu. C'est le premier bar de la journée.


Alexis fait son premier bar
Les poissons s’enchaînent du lieu jaune, des bars. A n'en pas douter le spot est bon pour ne pas dire excellent.  Et dire que le coefficient de marée est de 38 alors je n'ose pas imaginer ce que ce serait avec un coefficient de 70 ou 80. Fabien a mis son leurre fétiche. Un Delalande bien sûr !! Il s'agit du DJ Line couleur argent holo dos bleu pailleté. 

Je suis surpris de pouvoir faire des lieus jaunes à la volée dans 10 à 15 mètres d'eau avec des petits grammages. La technique est assez simple. Ce qui est essentiel dans cette pêche, c'est d'avoir une bonne tresse et surtout d'avoir une bonne canne. Pour la tresse, je me suis fait conseiller avec Valentin et Alexis. Pour la canne, j'ai lune Dragonbait Seabass 72h de chez Smith. Une canne fantastique, très tactile et hyper résonante. Cette canne est donnée pour 7-40 g. Elle accepte 70 grammes en verticale tout en gardant la même courbure. Je l'utilise tout le temps tellement elle est polyvalente.  

Je lance loin. je ferme le pick-up. J'attends que le leurre touche le fond en laissant  la tresse bien tendue. A partir du moment où je sens le toc du fond, je commence l'animation. Je suis canne basse. Je fais deux tirées sèches pour finir canne haute. Je rembobine tout en baissant ma canne et revenir parallèlement au plan d'eau. Dès que la canne est revenue à son point d'origine, je recommence cette animation. Il faut toujours que la tresse soit tendue. Il faut également ferrer à la touche au risque de rater le poisson et pourrir la zone pour de long instant (en général 15 à 20 minutes sans touche). 

Le bateau dérive lentement. On passe par moment, sur des cailloux qui sont à fleur d'eau. Franck, toujours prêt à mettre l'ambiance, nous indique qu'ils ont poussé dans la nuit. Il faut vraiment connaitre parfaitement le secteur pour s'y aventurer. Le GPS n'est d'aucune utilité dans ce chaos de cailloux.

Le courant commence encore à faiblir. Je sors le café et les gâteaux. On se pose juste quelques minutes. J'arrive tout de même à renverser le café de Franck. Le boulet mon deuxième surnom !!

Chaque fois que Franck replace le bateau, il a toujours une anecdote à nous raconter. Dès que l'on parle pêche, il est intarissable. On rigole bien, les blagues fusent. L'Auvergnat et le Normand ont pris cher. J'ai passé une partie de la matinée à rigoler de bon cœur. 


Discussion entre passionnés
Franck décide de nous amener sur un spot où les poissons passent régulièrement. Il nous faut quelques minutes pour l'atteindre. Il s'agit d'une remontée de cailloux. Il se crée une grosse vague qui déferle. Il faut lancer son leurre au plus près de la déferlante et laisser son leurre arrivé au fond avant d'animer. Les bars sont postés. Ils attendent que la nourriture, chahuté dans la vague, leur tombe dans la gueule.  

Franck et Alexis nous font une démonstration. Pour ma part je n'arrive qu'à prendre du lieu jaune. Ce doit être une question d'animation.

Fabien à décider de pêcher à contresens. Au bout de quelques lancés, il s'écrit "Poisson". On se retourne et j'entends le moulinet qui hurle. Il est canne haute et encaisse les gros départs et les coups de tête du poisson.  Là, c'est un sérieux client. j'arrête de pêcher pour voir Fabien aux prises avec ce beau poisson. Je le sens un peu stresser. Je le comprends avec toutes ces têtes de roche. Il ne faut pas que la tresse touche un caillou. Il est assurément concentré. Il le bride parfaitement, l'empêchant de retourner au fond. Je le vois arriver en surface. C'est un magnifique poisson. Il est bien nerveux. Il donne des coups de tête à gauche et à droite pour se libérer. Fabien continue de s'appliquer. il se rapproche tout doucement. Dès qu'il aperçoit le bateau, il sonde pour aller chercher le fond. Heureusement que la canne de Fabien amortit bien les rushs. Le frein de son moulinet est parfaitement réglé. Il arrive au bord du bateau et Franck le saisi  et le met dans l'épuisette. Fabien ne réalise pas encore mais la joie commence à l'envahir. C'est l'euphorie sur le bateau. On le mesure. C'est un beau lunker de 78 cm. 

Lunker pour Fabien
 Fabien est un excellent pêcheur. Malgré un terrain de jeu différent, il arrive à sortir de beaux poissons. Il est même à deux doigts de son record de bar.

Franck replace le bateau. Toute l'équipe est gonflée à bloc. Les poissons sont actifs. Il faut en profiter. C'est Alexis qui ouvre le bal avec un bar de 50 cm. Puis c'est Franck avec le même spécimen.


Alexis a la banane.

Franck un guide de pêche passionné

Quant à moi je suis abonné aux lieus jaunes. J'ai un seul bar et en plus un pin's de 25 cm.

C'est l'étale. Fabien propose qu'on se ravitaille avec des bons produits locaux. Fabien est passé au nouveau magasin le fumoir à coté d'Ac'scion Pêche. Je me suis régalé. Je vous invite si vous passez dans le secteur d'aller y faire un tour.


Le fumoir sur le port de Paimpol
Un petit aperçu
Alexis demande à Franck si c'est possible d'aller chatouiller les pagres. Franck a un spot pas trop loin et nous propose de nous y amener. Je suis comme un gosse à Noël qui attend son cadeau. Franck nous précise que le spot est bon mais il faut beaucoup plus de courant. Il va quand même tenter mais peut être sans résultat. Je mets un madai

La dérive est parfaitement placée. Il passe sur les points notés sur son GPS mais aucune activité. Je profite pour faire des maquereaux. Je me fais charrier par toute la bande. Je parviens même à faire un joli rouget grondin. Je change le madai pour mettre un jig. On se déplace d'une centaine de mètres. Je continue mon festival sur les maquereaux. Mes petits camarades continuent leur moquerie. C'est mon quart d'heure.

Franck a un dernier point à explorer. On voit une superbe détection sur le sondeur. Je n'ai jamais vu ce type de détection avant. Franck est catégorique c'est une détection de pagres. D'ailleurs c'est Alexis qui fait le premier pagre de la journée. Ce n'est pas un monstre mais il fait plaisir. Fabien en fait également un. C'est son premier pagre. Il ajoute ainsi une nouvelle espèce à son palmarès.

Premier pagre pour Fabien
Franck nous replace. Il me donne quelques tuyaux. J'applique sa méthode à la lettre. Je prends une belle tape. Le poisson est au bout de la ligne mais j'oublie de le ferrer. Et, il se décroche rapidement. Je suis frustré, comment ai je pu commettre cette erreur de débutant. Alexis en profite pour faire une magnifique coquette.

Sur la dérive suivante, je laisse couler le jig. Je suis pris lors de la descente du leurre. Je ferme le pick-up et je ferre dans la foulée. C'est pendu. Je sais tout de suite que j'ai affaire à un pagre. Je le travaille tout en douceur. Il est hyper combatif. Une boule de muscle ce poisson. Je commence à voir sa robe rouge. Yes !!!! mon premier pagre. Mon objectif de la journée est atteint. Je suis aux anges. Rien ne m'aurait fait plus plaisir ce jour-là. J'en rêvais, c'est maintenant chose faite. Encore merci à Franck de m'avoir ammené sur le spot. Un immense merci à Valentin et Alexis de m'avoir donné l'occasion de participer à cette journée fabuleuse. Je peux vous assurer que j'ai vécu mon rêve.

Mon premier pagre
Franck décide de laisser les pagres tranquille. On retourne aux bars. Changement de technique. On va pêcher dans la mousse au plus près des têtes de roches. Franck et Alexis nous font une démonstration, prenant les bars les uns après les autre. J'emmagasine un maximum d'informations pour le futur. La technique parait simple mais elle extrêmement difficile à réaliser. Je vais essayer de l'appliquer dans l'archipel de Bréhat. Il faut connaitre parfaitement son secteur pour pouvoir pratiquer cette pêche. On pêche au ras des cailloux avec une houle d'un mètre. Franck n'hésite pas à placer le bateau au bon endroit. Il faut parfois ressortir en marche arrière.On ne peut pas faire demi tour.

Avant de partir des Roches Douvres, Franck tient à nous montrer le sanglier des roches. On va pouvoir créer la légende des Roches Douvres.

C'est l'histoire d'un sanglier qui voulait rejoindre l'Angleterre à la nage, en chemin il rencontre une sirène qui .........

Bon ok, je deconne, c'est surement le vent du large :)

Le sanglier des Roches Douvres
Il est temps de se rapprocher de la côte. C'est avec une certaine nostalgie que je vois s'éloigner ce Phare perdu au milieu de nulle part.  En chemin, Franck nous place sur un spot à lieu jaune. C'est Fabien qui réussi à dégainer le premier. Normal, il a mis le Fire Eel de chez Delalande.

Lieu jaune costarmoricain
Il est midi passé et tous les pêcheurs sont crevés. Fabien fait même une petite sieste sur le chemin du retour. Je sais c'est pas beau mais je balance. Tout ça pour dire que le bateau est hyper confortable et spacieux.

Se lever à trois heures du matin laisse des traces Fabien !!
On rentre tranquillement à 18 nœuds. Le bateau de Franck est très confortable pour naviguer mais également pour pêcher.

La bête !!
Conclusion

Une journée extraordinaire dans un lieu mythique. Le premier rempart des marins, redouté et respecté. Le paradis des pêcheurs. Je ne remercierai jamais assez Valentin et Alexis de m'avoir emmené dans cette aventure.

Un grand merci également à Franck qui nous a guidés toute cette matinée. Sa connaissance de la zone nous a permis de faire un grand nombre de poissons. J'ai plus appris en une journée que pendant toute une année.

Une bande de copains qui s'amuse qui pêche et qui ne se prenne pas la tête. J'ai hâte maintenant de faire le match retour en Normandie avec Fabien :). Fabien est notre porte-bonheur météo. Chaque fois qu'il est venu partager une partie de pêche le soleil fut de la partie. Il n'aura vu la Bretagne que sous le soleil. Il bat presque son record de bar. Depuis qu'il vient en Bretagne, il arrive toujours à tirer son épingle du jeu. Alexis et Fabien ressentent la pêche. Ils ne font pas que pêcher, ils vivent la pêche. Ils ont un sixième sens pêche. J'apprends énormément en leur compagnie. Mon cerveau emmagasine les informations qui j'en suis sur, me serviront tout au long de mes prochaines parties de pêche.

Nous avons fait monter à bord un nombre incalculable de poissons. J'ai vu, de mes yeux vus, l'attaque d'un lieu jaune au leurre de surface. Je croyais que c'était une légende mais Alexis et Franck peuvent en attester.

La défense du pagre est tout simplement géniale. C'est un poisson très combatif. Je me demande ce que cela donne sur un gros spécimen de 3 à 5 kilos.

Les leurres du jour

Fabien n'a utilisé que des leurres Delalande, le DJ Line pour le bar, le Fire Eel pour le lieu et le madaï Salty Ruber. Il n'a pas cédé une seule seconde à la tentation de prendre un leurre d'une autre marque.

Franck est un adepte du Nitro de chez Illex dans toutes les tailles et tous les coloris.

Alexis a dévalisé la boutique Ac'scion pêche et a testé toutes les nouveautés en magasin avec beaucoup de succès.

Pour ma part, j'ai testé les madaï et les jigs  sur le pagre, le nitro de chez Illex et bien sur le Magic Eel. 









 

mardi 4 juillet 2017

Du soleil et des Fishs

Le fiston a fini ses vacances. Il prend la route dans l'après-midi. On a juste le temps de faire une petite session rapide. Mon épouse et mon filleul nous accompagnerons. Je pars avec le fiston. Mon épouse et mon filleul nous rejoindrons à Loguivy de la mer.

Le bateau est rapidement mis à l'eau. Il nous reste un peu de temps avant de prendre le reste de la famille. Du coup on va faire un tour sur les parcs pour voir si les bars sont présents.

J'arrive sur les parcs. Je place le bateau au ralenti histoire de ne pas effrayer les poissons. Je vois un bar qui saute à une cinquantaine de mètres du bateau. Je m'arrête. Le fiston lance en direct. Il laisse son leurre couler. Il commence son animation à la volée. Après trois ou quatre animations, c'est pendu. One shot comme on dit dans le jargon des pêcheurs. Et dire que je n'ai même pas eu le temps de lancer mon leurre. Il est bien énervé. Il part tantôt à gauche tantôt à droite. Le fiston le bride canne haute pour ne pas le laisser descendre sous les tables à huitres. Il crève la surface. Ce n'est pas un lunker bien sur mais il se défend bien. Je le mets dans l'épuisette. c'est un bar de 47 cm.

One shot dans 3 mètres d'eau sur les parcs

remise à l'eau comme il se doit. On voit bien les tables sous l'eau.

La journée s'annonce bien. Après quelques lancés et quelques suivis, il est temps d'aller chercher le reste de l'équipe pour aller pêcher au semi-large.

Tout le monde embarque.C'est parti pour une petite demi-heure de route sur une mer d'huile. Malgré un soleil bien présent il ne fait pas chaud lorsque le bateau fait route.

Le moral est au beau fixe

J'arrive sur le spot de pêche. Seulement deux bateaux, mais personne sur le spot que j'affectionne à marée montante. Le choix des leurres est vite fait. Le Magic Eel 220 vert avec une tête de 70 grammes pour le fiston et le même en marron pour moi.

La première dérive n'est pas bien placée mais elle me donne le sens de la dérive. Je me replace. Je prends mon temps pour la placer au mieux. Je passe sur le point mais pas du tout d'activité. Je laisse dériver le bateau. Je vois quelques échos sur le sondeur au sommet d'un caillou. C'est le fiston qui ouvre le bal. C'est un beau poisson, au vu du rush qu'il vient de prendre. Je fais la technique de l'ascenseur mais rien. Chacun est à son poste. Sylvie est la reportrice photo, Max est à l'épuisette, le fiston en action de pêche et moi à la barre ;)

Max à l'épuisette

Lieu jaune de 65 cm
Après les photos d'usage, je replace la dérive. Les poissons se sont déplacés dans le tas de cailloux, bien au-delà de mon point. C'est une morte-eau, le courant n'est pas très fort. Cela peut expliquer leurs déplacements. Je laisse le bateau continuer de dériver. Comme précédemment, les poissons sont bien présents sur le sommet du caillou. Je commence l'ascenseur et ce coup-ci, c'est pendu. Je donne ma canne à Max pour qu'il remonte le poisson. Il a un mal de chien à tourner la manivelle du moulinet. D'une part vu le poids du poisson c'est normal mais d'autre part c'est un gaucher. La manivelle du moulinet est à l'envers pour lui. Après d'interminables minutes, il parvient à le remonter. Il en a mal aux bras le pauvre. Il est tellement fier d'avoir réussi que la douleur s'atténue.


Passage de canne

Un petit coup de main à l'apprenti pêcheur qui a le sourire jusqu'aux oreilles 
Max pose comme un pro


Je suis content d'avoir pu faire partager ma passion de la pêche à mon filleul. Je pense que cette sortie sera gravée dans sa mémoire.

Je replace la dérive pour passer au mieux sur le point. Le vent a forci un peu. Il faut compenser et recaler à chaque dérive. J'avoue que c'est plus facile à dire qu'à faire. Le bateau se dirige doucement vers le point. Le fiston a une tape mais le poisson ne monte pas sur son leurre. Je fais une grande animation. Le poisson prend le leurre à la descente. Je ferre fortement et c'est attelé. Je propose de laisser la canne à Max mais il a encore mal aux bras du combat précédent. Il se charge de l'épuisette comme un chef.



Lieu jaune.

Le courant commence à faiblir. C'est de plus en plus difficile de placer la dérive correctement. le bateau arrive non loin du point et j'ai une petite tape. Je commence l'ascenseur mais le poisson ne suit pas. C'est le fiston qui a laissé son leurre au fond qui est attelé. Au vu de la dérive précédente, il a vite appris.  Un beau rush au démarrage parfaitement maitrisé.


Encore un beau poisson

Pendant ce temps le filleul a un coup de fatigue. C'est fatigant la pêche finalement.

C'est fatigant la pêche 

J'annonce que c'est la dernière dérive. Le courant est de moins en moins fort. En passant sur le point, je vois très nettement les lieus jaunes décollés du fond. Ils commencent à changer de place . Je parviens tout de même à en décider un avec un ascenseur déclenché au bon moment. Gros rush pour commencer, je pense que celui-là doit être de belle taille. Pendant ce temps le fiston essaye plusieurs ascenseurs mais rien n'y fait.
.

Lieu jaune
Finalement on a encore le temps d'en faire une dernière. Je clôture de la plus belle des manières cette partie de pêche.

Lieu jaune
Il est temps de rentrer. On s'arrête à la corderie pour faire une baignade. La sonde de température d'eau du GPS m'annonce 21.3 degrés. C'est confirmé par le bateau juste à coté de nous. Incroyable !!!


Séance de plongeon acrobatique

Après cet intermède, dans un décor paradisiaque, il est l'heure de rentrer.
 
Conclusion :
 
Du bar à la côte, des lieus jaunes au semi-large, une météo au top et la famille que demander de plus mis à part mes filles (Juju, Cancan et Marie). La tribu c'est important ;)
 
Les vacances du fiston se terminent mais il emmène avec lui du lieu jaune pour se remémorer ces parties de pêche en Côtes-d'Armor.

Je commence à maitriser le combiné Lowrance Elite 9 TI. Je vois parfaitement bien les poissons sous le bateau. Il me reste à peaufiner les réglages. La taille de l'écran de 9" est un véritable confort. Pour le Chirp médium et haut, je ne maitrise pas totalement mais je ne désespère pas. 

Après plusieurs partie de pêche, j'aime de plus en plus la Dragonbait Seabass 7-40 de chez Smith. Elle est couplée à un moulinet Stradic 4000 Ci4+ de chez Shimano qui allie robustesse et légèreté. Un véritable plaisir ce combo. J'aime beaucoup son action de pointe qui est parfait pour les bars. Que dire de la résonnance de cette canne, c'est fabuleux. J'ai l'impression que la canne est le prolongement de mon bras.
 
Les leurres du jour :
 
Certains lecteurs m'ont demandé de mettre des photos des têtes plombées et leurres que j'utilise.   
 
Le Magic Eel 220 avec une tête de 70 grammes de chez Sakura.
 
J'utilise les coloris 007 Sand Eel et 021 équille
 
Tête Sakura 70 gr
 
 
Le fiston a testé un Jig mais il l'a laissé au fond assez rapidement.
 
Dans peu d'eau le One Up Shad en 5" de chez Sawamura avec une tête plombée Astufisk 5,5 grammes à pris l'unique poisson.
J'aime beaucoup ce colorie
Même si je ne pêche pas avec ce leurre, je fais une dédicace spéciale à Alexis (Big Boss Tootaz) grand supporter de l'ASM (Club de rugby de Clermont-Ferrant) qui est, cela dit, champion de France cette année. J'ai pas fini d'en entendre parler. Alexis si tu veux pêcher du bar n'hésite pas à prendre cette couleur :) Et qui sait ce sera peut-être la couleur de l'année 2017.
 
 
 
 Têtes plombées de chez Astufish? fabriquant français et breton de surcroit (c'est mon côté chauvin)
 
 
Tête plombée Astufish Alex X2 ou X3
 Toutes les photos ont été enregistrées d'internet sur différents sites. 

vendredi 23 juin 2017

Prospection et Jigs

Une belle journée s'annonce. Bien entendu je vais aller avec le fiston faire une partie de pêche. Je lui propose d'aller faire de la prospection sur des plateaux un peu plus éloignés de la côte. Je reste tout de même dans la limite des 6 milles des côtes. La mer est lisse, pas une seule ride à la surface. Pas un nuage pour nous cacher le soleil.

Après avoir bien étudié les cartes marines, j'ai une petite idée pour traquer les poissons. Je commence par un plateau rocheux entouré de sable.

La journée est consacrée au jigs. Je vais pêcher toute la journée avec ces morceaux de métal.

Je fais un tour sur la zone en mode structure scan pour repérer le fond. et le modéliser. Je suis vraiment surpris de la puissance de mon nouveau combiné Lowrance. Une fois les repérages effectués, je place la dérive. Pas de poissons à l'horizon. Je décale la dérive de 25 mètres à l'est et ainsi de suite. Après avoir peigné la zone, pas une seule touche et pas âme qui vive.

Je décide d'aller voir une autre zone. Quelques minutes de route, la prospection commence. Je suis toujours aux Jigs. Il faut que j'évalue sur toute une session ces bouts de métal. L'endroit n'est pas meilleur que le précédent.
 
La matinée passe tout doucement mais pas de nouveaux spots. Je discute stratégie avec le fiston autour d'un café. On analyse la carte à la recherche d'un spot. La prospection c'est souvent frustrant. On essaye une dérive sur une ligne de sonde.
 
Ce café nous a fait du bien. Je suis remotivé à bloc. On descend les jigs. Avec ce coefficient de marée le bateau dérive à moins de 2 nœuds. Je vois un peu d'activité sur le sondeur sur un caillou sorti de nulle part. Je monte et redescends le jig. Le leurre se fait stopper à la descente. Je ferme le pick-up et je ferre. C'est pendu. Le poisson se défend bien mais je me demande bien de quel poisson il s'agit. je vois la silhouette du poisson sous le bateau. C'est une dorade. C'est un poisson que je n'ai pas l'habitude de prendre.

Dorade
Le moral est au plus haut dans le bateau après cette prise inespérée. J'ai, bien entendu, marqué le point sur le GPS.
Du coup, je me replace. Plus d'activité et plus de courant sonnent l'heure pour nous de faire une pause casse-croûte. Un dauphin est venu nous rendre visite rendant ce moment magique.
 
J'ai attendu de voir le courant s'inverser avant de reprendre notre prospection. Pendant le repas je me suis amusé à mettre des points sur GPS. Il me reste maintenant à vérifier si c'est un bon choix.
 
Je fais un peu de route pour tenter de trouver des poissons. On trouvera peut-être le spot de l'année :). Malgré ce temps merveilleux pas beaucoup de bateaux sur la zone prospectée. Depuis qu'on est parti ce matin nous en avons croisé deux.
 
Je fais le tour du spot au ralenti pour me donner une idée de la nature des fonds. Le structure scan et le down scan me donnent énormément de précisions et surtout la façon de l'aborder. Je me lance.
 
Je place la dérive. Je vois sur le GPS un peu de poissons caler sur le fond. J'anime mon jig simplement. Je touche le fond, une ou deux animations amples plus je remonte en linéaire plus ou moins rapidement d'une quinzaine de mètres. Sur une animation, je sens le jig s'arrêter avant d'avoir touché le fond. Je ferme le pick-up et ferrage. C'est attelé. Gros rush au premier tour de moulinet. Ca ressemble à la défense du lieu jaune. Le fiston vient d'avoir une tape également.
 
Lieu jaune de 71 cm
 
Je me replace. Le fiston a quelques tapes puis c'est pendu. C'est un tacaud. il va en faire trois d'affiler. Le roi du tacaud :)
 
Je me replace mal mais je parviens tout de même à faire un autre lieu jaune. Il m'a encore pris à la descendante.
 
Lieu jaune de 62 cm
 
Je décide de changer de zone. Toutes les autres zones marquées ne donneront rien. Nous décidons d'arrêter là afin de rentrer à la maison pas trop tard. Demain c'est le dernier jour de vacance du fiston. Je vais aller sur mes spots bien connus pour chercher des lieus jaunes qui seront dégustés dans le Finistère.
 
Conclusion
 
C'est une journée riche en enseignement. Il faut parfois savoir sacrifier une journée pour aller faire de la prospection, tester de nouveaux leurres et pratiquer de nouvelles techniques. Au final, une vingtaine de spots de tester. On a trouvé du poisson sur seulement deux spots. Mais paradoxalement j'ai adoré cette journée. D'une part mon fiston m'accompagne dans cette aventure et d'autre part nous avons eu une météo de rêve.
 
J'ai également testé sur une journée les jigs. C'est une pêche encore plus active qu'aux leurres souples. Le soir, il n'a pas fallu me bercer. J'ai abordé cette journée jig avec un peu de défiance. Il faut reconnaitre que j'ai été agréablement surpris. Je pense que les jigs feront partie intégrante de ma boîte de pêche. tout d'abord les jigs permettent de pêcher même lorsque le courant forci. Ensuite ils descendent bien plus rapidement que les leurres souples. Je peux raccourcir ma dérive.
 
J'ai essayé des jigs avec des assist hook en tête pour éviter de trop crocher le fond. J'ai eu de nombreuses tapes sur le leurre à la remontée mais sans pouvoir ferrer les poissons. Il faudrait peut-être mettre un hameçon simple sur un anneau brisé. Je ferai le test.
 
On retourne demain pour aller sur des spots connus.
 
Une impression d'être les seuls en mer, c'est mieux que le yoga pour se vider la tête.
 
Les leurres du jour
 
Bien évidemment des jigs, tous de la même marque avec des grammages différents de 50 à 120 grammes. J'ai testé deux couleurs le bleu ciel et bleu ciel et rose avec assist hook simple en tête.